Kanka Moussa, l’homme le plus riche de tous les temps

Publié le Mis à jour le

Kanga Mussa L’empereur du Mali
Kanga Mussa L’empereur du Mali

« Kanga Mussa aurait réalisé en 1324 un pèlerinage à La Mecque, lors duquel il aurait été accompagné de 60 000 hommes, 12000 esclaves et 80 chameaux transportant chacun 80 kg d’or.

Il aurait aussi construit une mosquée dans chacune des cités dans lesquelles il s’arrêtait le vendredi, jour de prière pour les musulmans.

Certaines sont encore debout 700 ans plus tard, notamment la mosquée de Sankoré à Tombouctou.

Il est le roi de l’or, l’homme qui a fait chuter les cours de ce métal précieux tout le long d’un périple qui le conduira du Mali actuel à la Mecque, en passant par l’Egypte. Kankan Moussa, ou encore Mansa Moussa, dixième roi des Mansa, régna de 1307 à 1337.

Son célèbre pèlerinage laissa La Mecque et Médine, ainsi que le Caire, face à une chute soudaine du cours de l’or, qui durera dix ans, pendant lequel ce vieux métal jaune de 5000 ans d’histoire ruinera les fortunes les plus établies.

Selon les chroniques, Mansa fut obligé de racheter une partie de l’or qu’il avait apporté avec sa caravane.

Beaucoup d’artisans de l’or de la zone Sahel se réclament de ce personnage mythique qui accomplit le pèlerinage en 1324 à la tête de 60 000 personnes dont 12 000 esclaves.

Portrait de Mansa Moussa, empereur du Mali, sur une carte géographique de l'Europe et de l'Afrique du Nord, datée 1375. Mansa Moussa tient une pépite d'or dans sa main
Portrait de Mansa Moussa, empereur du Mali, sur une carte géographique de l’Europe et de l’Afrique du Nord, datée 1375. Mansa Moussa tient une pépite d’or dans sa main

« L’empire du Mali s’étendait alors du Fouta Djallon (Guinée Conakry) à l’Aguadez (Niger), sur le Ghana ancien et le Songhaï. Si l’épopée mandingue, chantée par les griots, célèbre depuis des siècles la bonne fortune de ce roi des rois, c’est surtout les savants arabes, notamment Ibn Battuta et Ibn Khaldoun qui ont produit les écrits les plus remarquables sur Kanka Moussa.

Ibn Khaldoun le fait descendre de Soundjata Keita, le fondateur de l’empire du Mandingue, dont le point de départ, se situerait exactement dans l’actuel camp militaire de Kati, ville garnison à quelques kilomètres de Bamako.

Sur la route de la Mecque, Kanka Moussa fît halte en Egypte au mois de juillet 1324.

Sa rencontre avec le sultan mamelouk An-Nâsir Muhamed ben Qalâûn a donné lieu à plusieurs versions.

La grande mosquée de Tombouctou
La grande mosquée de Tombouctou

« Son refus de se prosterner devant le puissant sultan est relaté de plusieurs manières.

Une année plus tard, en 1325, le roi Mansa Moussa entreprend le chemin du retour riche de son expérience mecquoise et prêt à dupliquer sur son Soudan natal les merveilles entrevues de l’Orient.

Accompagné d’architectes et d’artisans de diverses spécialisations, il fit édifier à Tombouctou des mosquées et des écoles.

La mosquée Djingareyber, encore debout aujourd’hui, fut construire en ce temps là.

Désormais Tombouctou commerce avec toute la Méditerranée, de Venise à Rome et du Caire à Istanbul. Selon le site Celebrity Networth, Kankan Moussa est l’homme le plus riche de tous les temps, avec une fortune estimée à 400 milliards de dollars, bien devant les «empereurs » modernes comme le mexicain Carlos Slim ou l’américain Bill Gate, riches respectivement de 69 et 61 milliards de dollars. Kanka Moussa devance même Guillaume le conquérant, envahisseur de l’empire britannique. »  source http://www.lesafriques.com/archives-d-afrique/kanka-moussa-l-homme-le-plus-riche-de-tous-les-2.html?Itemid=308?articleid=38188

Tombouctou, Mali
Tombouctou, Mali

http://www.lesafriques.com/archives-d-afrique/kanka-moussa-l-homme-le-plus-riche-de-tous-les-2.html?Itemid=308?articleid=38188

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Kanga Moussa lors de son long voyage de retour depuis la Mecque en 1325, Moussa apprend que son armée avec à sa tête le général Sagamandia a repris Gao, en pays Songhaï.

Cette ville avait fait partie de l’empire avant même le règne de Sakoura et constitue à cette époque un important centre commercial bien que ses tendances rebelles soient notoires. Moussa fait un détour par la ville où il reçoit en otages les deux fils du dia songhaï YasiboAli Kolen et Souleyman Nar. Il revient ensuite à Niani avec les deux garçons et les fait éduquer à sa cour10.

Esquisse du plan de la grande mosquée de Tombouctou
Esquisse du plan de la grande mosquée de Tombouctou

Un roi bâtisseur

Moussa fait construire de nombreuses mosquées et madrasas à Tombouctou11 et à Gao, son œuvre la plus connue restant la médersa de Sankoré. À Niani, il fait construire une salle d’audience, un bâtiment communiquant par une porte intérieure avec le palais royal. L’édifice « construit en pierre de taille est surmonté d’un dôme décoré d’arabesques colorées. Les fenêtres de l’étage supérieur sont ornées d’argent, celles de l’étage inférieur d’or » (il n’en reste aucun vestige). On lui attribue souvent par erreur la construction de l’actuelle mosquée de Djenné, mais celle-ci date de 1907.

Influence à Tombouctou

Le souverain malien passe par Tombouctou à son retour de la Mecque et y installe des architectes arabes venus d’Al-Andalus (dont Abou Ishaq es-Sahéli) et du Caire afin d’édifier son palais et la mosquée Djingareyber toujours existante12.

Tombouctou est située sur un site favorable, à proximité du fleuve Niger, l’axe de transport principal de la région. La ville devient un carrefour religieux, culturel et commercial, ses marchés attirent les commerçants de l’Afrique occidentale comme d’Égypte, une médersa est fondée dans la ville (ainsi qu’à Djenné et Ségou) ce qui contribue à la diffusion de l’islam, Tombouctou devient une ville renommée pour son enseignement islamique13. Les informations concernant la prospérité nouvelle de la ville parviennent jusqu’en Europe, les commerçants de VeniseGênes et Grenade rajoutent la cité à leurs circuits commerciaux, ils y échangent des produits manufacturés contre de l’or14 .

En 1330, la ville est conquise par le royaume Mossi, après en avoir rapidement repris le contrôle, Moussa y fait construire des remparts, un fort et y cantonne une armée de manière à protéger Tombouctou de futures attaques.

  1.  Selon Maurice Delafosse dans Haut-Senegal Niger [archive]. Charles Monteil place la fuite d’Ali Kolen en 1275 plutôt qu’en 1335 (Jean Rouch Les Songhay [archive] L’Harmattan, 2007 (ISBN 2747586154 et 9782747586153))
  2.  (en) « Mansa Musa » [archive], Maafa: African Holocaust (consulté le 27 février 2010)
  3.  De Villiers et Hirtle 2007p. 70
  4.  De Villiers et Hirtle 2007p. 74
  5.  De Villiers et Hirtle 2007p. 87-88

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kanga_Moussa

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