De l’infiltration Arabe au Soudan au Sultanats Nubiens

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La mosquée de Dongola qui fut une église et c’est la que ce rendis Abdallah ibn Sa’ad ibn Abi as-Sahr radi Allah anhu en 647 JC au Soudan Nubien lors de la deuxième bataille de Dongola contre les forces chrétiennes nubienne.
La mosquée de Dongola (depuis le 15e siècle) qui fut une église et c’est la que ce rendis Abdallah ibn Sa’ad ibn Abi as-Sahr radi Allah anhu en 647 JC au Soudan Nubien lors de la deuxième bataille de Dongola contre les forces chrétiennes nubienne. Photo: Diebner 1967

Vers 640, la conquête arabo-musulmane de l’Égypte isole ces royaumes chrétiens, du reste du monde chrétien. Deux bataille ont lieu entre les arabes du califat Rashidun et les chrétiens de Makuria Les royaumes chrétiens s’effondreront entre le xive et le xvie siècle. Les Arabes baptisèrent alors les terres situées au sud de l’Égypte Bilad-al Sudan, le pays des Noirs.

JC Zeltner explique que  des arabes des Fezzara se serrai infiltrés en Nubie  lors de la prise de l’Egypte par Amr ibn al-As (radi Allah anhu), , et il dit, « qui habita le Soudan depuis la conquête d’al Bahnasa » en 642 par l’armée du Califat rashidun, par contre Robin Seignobos dans ‘frontière entre le bilād al-islām et le bilād al-Nūba » nous dit bien qu’après « plusieurs raids entrepris en Nubie mais ne débouchent pas apparemment sur une conquête territoriale. »  et surtout qu’après le traité appelé « al-Baqt », les nubiens devait « laisser librement circuler les marchands musulmans sur leur territoire et inversement. Toutefois ce privilège ne les autorise pas en principe à s’y installer durablement. Autrement dit, l’accord garantit la libre circulation des biens et des personnes de part et d’autre de la frontière tout en limitant, en principe, les possibilités d’installation durable. À cela s’ajoute une clause d’extradition, puisque les Nubiens doivent livrer aux autorités musulmanes les réfugiés ḏhimmī, les rebelles, les renégats ou les éventuels esclaves fugitif » 

Ses Arabes Fezzara selon Zeltner aurai enfantés  les clans chameliers de la steppe soudanaise (dar Hamid, Zayadia et Bani Jerar)..

Faudrai attendre encore quelque siècles  pour que l’infiltration arabe soit plus conséquente notament du temps d’Ibn khaldoun (1332,- 1406), qui nous décris les Arabes de Nubie   (actuel Soudan) :  »

« Dans le Saïd supérieur , depuis Syène jusqu’à la Nubie, et de là jusqu’à l’Abyssinie , se trouvent des tribus nombreuses et des familles isolées, appartenant toutes à la tribu arabe de Juhayna , branche de celle de Qodâa.

Elles pullulent dans les déserts de ce pays, et elles ont conquis les contrées habitées par les Nubiens.

Elles serrent de près les Abyssiniens et partagent avec eux la jouissance des terrains limitrophes.

Parmi ces tribus , celle qui habite les environs de Syène s’appelle les fils de Kenz-Ed-Dola (Banu al-kanz al-Dawla), personnage qui acquit une certaine célébrité par sa longue lutte avec le gouvernement (fatimide) égyptien ‘.

Depuis Syène jusqu’à Cous , le pays est habité par les Beni-Kenz et les Beni-Djâfer-Ibn-Abi-Taleb.

Ceux-ci vinrent s’y établir lors de leur expulsion du territoire de Médine par les Beni-‘l- Hocein. Les Beni-Djâfer sont connus parmi leurs voisins sous le nom des Chérifs Djaférides. Ils s’adonnent principalement au commerce. » (Histoire des arabes, Ibn Khaldoun)


Les Banu Kanz (arabe « Fils de Kanz») étaient un groupe d’arabes issu de Rabi’ah qui ont émigré en Egypte et au Soudan, pour finalement disloqué les africains Beja et pénétrant dans le désert à l’est du Nil autour d’Assouan.

En 1004, le calife Fatimide al-Hakim a décerné le titre de Kanz ad-Dawla pour le chef de la tribu qui à capturer le fugitif Omeyyade Abou Rakwa. En 1066, Kanz ad-Dawla Nasir envahi Nobadia mais a été repoussé. Pourtant, la famille est devenue un pouvoir important dans la région, et a pris le contrôle de la région d’Assouan et de ses mines d’or pour afin de parvenir à une  indépendance nominale avant d’être vaincu par les Ayyoubides par Shams ad-Dawla Turanshah, le frère de Saladin, en l’an 1 173.

Les Banu Kanz ,n’ont  jamais conquis Makuria, le plus grand État chrétien médiéval de la Nubie, mais ont progressivement épousé des femmes dans la famille royale. Parce que l’héritage des Makuriens, comme leurs ancêtres Kushite était basé sur le modèle, matrilinéaire du fils de la sœur du roi, les membres des  Banu Kanz ont finalement hérité du trône du royaume en l’an 1412.

Les Banu Kenz sont resté les dirigeants de facto de la Nubie jusqu’en 1517, quand la région a été conquise et a fusionné en Egypte par les armées de l’Ottoman Sultan Selim.

Garde Africain du Palais
Garde Africain du Palais

Le sultanat Funj de Sennar, aussi appelé Sennar, était un sultanat du nord du Soudan, nommé Funj d’après le groupe ethnique de cette dynastie ou Sinnar (ou Sennar) lui-même nommé d’après sa capitale, qui régna sur une aire conséquente du Nord-Est de l’Afrique entre 1504 et 1821

Origines

En 750 ou 755, des Omeyyades fuyants le massacre par la révolution Abbasside, passèrent en Abyssinie et se serrai mélangé sur place les Funj en serrai issus de ce mélange. Au xve siècle, la partie de la Nubie autrefois contrôlée par la Makurie abritait un certain nombre de petits états et était soumise à de fréquentes incursions des nomades de désert. La situation en Alodie est bien moins connue, mais il semble aussi que l’état s’était effondré. La zone fut réunifié sous Abdallah Jamma, originaire des régions de l’Est qui avait grandies en pouvoir et s’étaient enrichies grâce au commerce de la Mer Rouge. L’empire d’Abdallah était établie depuis peu d’années lorsqu’au premier xvie siècle le peuple Funj sous la direction d’Amara Dunqas arrivèrent du sud, ayant été conduits au nord par le peuple Shilluk. Le peuple Funj battit Abdallah et établirent leur propre royaume basé à Sennar.

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Une peinture d’un guerrier du sultanat de Sinnar, prétendument achevée au XIXe siècle lors de l’existence du Sultanat
La garde nubienne
La garde nubienne

Le Sultanat du Darfour était un état pré-colonial d’Afrique de l’Est dans ce qui correspond aujourd’hui à la région du Soudan. Il fonctionna de manière indépendante de 1603 au 24 octobre 1874.

Origines

Le Darfour est principalement composé de plaines semi-arides qui ne peuvent accueillir de population dense. La seule exception est la zone à l’intérieur et autour des montagnes de Djebel Marra. Ce fut depuis ces bases dans les montagnes qu’une série de tribus étendirent leur contrôle à l’ensemble de la région. Les peuplades Daju et les peuplades migrantes du xive siècle, les Tunjurs furent les plus anciens pouvoirs du Darfour d’après les sources écrites. La passation de pouvoir des peuples Daju au peuples Tunjur fut facilité par le mariage.

Finalement les Tunjurs commencèrent à se marier avec les Fours produisant le Sultan Dali, une figure célébrée dans les histoires du Darfour, qui était Four par sa mère et rapprochant ainsi la dynastie du peuple qu’elle gouvernait. Dali divisa le pays en provinces et établit un code pénal, qui, sous le titre de Kitab Dali ou le Livre de Dali, est toujours préservé et diffère par quelques aspects de la loi Coranique. Son petit-fils Suleiman (ou « Sulayman », habituellement désigné par l’épithète Four en tant Solon, signifiant « l’Arabe » ou « le Rouge ») régna de 1603 à 1637 et fut un grand guerrier et un Musulman dévoué. Suleiman Solon est considéré comme le fondateur de la dynastie Keira ainsi que du sultanat du Darfour.

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Le Sultanat du Darfour et ses voisins vers 1750

Islam et prospérité du Darfour

Les Tunjurs introduisirent l’Islam au Darfour via leur expérience dans les empires musulmans de Kanem et Ouaddaï. Le petit-fils de Suleiman, Ahmed Bukr (c.1682-c.1722), fit de l’Islam la religion de l’état et accru la prospérité du pays en encourageant l’immigration vers Bornu et Bagirmi. Son autorité s’étendit à l’est du Nil aussi loin que les banques d’Atbara.

garde nubien
garde nubien Deutsch Ludwig
Emirs Africain
Emir Africain
Un émir soudanais reçois les nouvelles
Un émir soudanais reçois les nouvelles

En 1484, Amara Dounkas (1484-1526) fonde le royaume foundj de Sennar (ou Sinnar) qui annexe le royaume d’Alodie en 1504. Il règne entre le Nil blanc et le Nil bleu sur une population composée d’Arabes, de Nubiens, deMéroïtiques et de Noirs3. Les Foundj ont Sennar pour capitale sur le Nil bleu dont ils contrôlent la vallée. L’essentiel des exportations est composé des esclaves des tribus païennes de l’ouest et du sud4.

À la fin du xviiie siècle, le royaume foundj est ruiné par les luttes intestines des rois et de leurs vizirs Hamadj. Le royaume, qui a déjà perdu le Kordofan au profit du Darfour, ne contrôle plus que Sennar, la capitale, et la Gezirah(« île »), riche terre entre le Nil Blanc et le Nil Bleu où l’irrigation est possible ; il connaît une succession de meurtres de sultans jusqu’en 1821 avant d’être conquis par l’Égypte alaouite5.

En octobre 1820, sur ordre de la Porte, Méhémet Ali organise une mission au Soudan dirigée par son fils Ismaïl Kamil6. Le 12 juin 1821, après avoir soumis Dongola et les Chaïkieh, Ismaïl entre à Sennar et annexe le royaume Foundj7. Son lieutenant, le defterdar Mohammed Kousrao conquiert le Kordofan sur le Darfour8 dont la capitale tombe le 16 août9. La révolte en Grèce ne permet pas de continuer la conquête vers le Darfour. Quatre gouverneurs sont installés à Dongola, à Berber, à Sennar et au Kordofan.

épées soudanaise
épées soudanaise

L’Égypte impose au Soudan un régime administratif dominé par les « Turcs », al-Turkiyya (la Turquerie), en réalité des gens de langue turque (Albanais, Circassiens, anciens mamelouks ralliés au khédive). Le turc osmanli devient la langue administrative. Des impôts très lourds payables en nature (bétail et esclaves) sont levés.

L'armée Soudanaise Mahdiste à l'action fin 19eme siècle
L’armée Soudanaise Mahdiste à l’action fin 19eme siècle

Les Égyptiens instituent un régime fiscal qui suscitera maintes révoltes. La base de la taxation est la terre, l’unité taxée étant le nombre de grandes roues à eau (sagiya) qui doivent payer de 15 à 132 piastres par an selon la production. Les terres non irriguées sont beaucoup moins imposées, mais les palmiers-dattiers le sont aussi. Les soldats noirs, qui meurent de maladie hors du Soudan, sont affectés à la colonisation de leurs propres terres. Ils forment une armée de mercenaires efficace (Nubi) et plus tard serviront à la colonisation des Allemands au Tanganyika et des Belges au Congo.

épée soudanaise d'influence arabe, et étuis nubien en peaux de crocodile
épée soudanaise d’influence arabe, et étuis nubien en peaux de crocodile

Des esclaves sont recrutés massivement pour l’armée du khédive et entraînés à Assouan. Un des motifs de l’expansion égyptienne le long de la vallée du Nil est la traite des esclaves, en particulier pour approvisionner l’armée en soldats. Méhémet Ali compte obtenir annuellement entre 20 et 40 000 hommes par an, mais la traite ne lui en procurera qu’entre 2 et 3 000.

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Dès octobre 1822, le pays se révolte contre le système d’impôts imposé par l’Égypte. Ismaïl Kamil est brûlé vif. La situation est rétablie par le defterdar Mohammed Kousrao, qui vainc les rebelles à la bataille de Makdur en septembre 18239. Le defterdar est remplacé comme commandant en chef des troupes égyptiennes par Uthman Jarkas al-Biringi en septembre 1824 qui fixe son quartier général à Khartoum au confluent des deux Nils.

Armure complète soudanaise pour cheval et pour le cavalier, datant des guerres mahdistes contre l'empire Britannique
Armure complète soudanaise pour cheval et pour le cavalier, datant des guerres mahdistes contre l’empire Britannique

En 1874, le prince marchand égyptien Zubeir Pacha s’empare du Darfour pour le compte du khédive. Il envisage de se passer des intermédiaires égyptiens et d’utiliser une liaison directe avec Benghazi par El Giof. Son influence inquiète les Égyptiens, qui l’emprisonnent lors de sa visite au Caire. Son fils, Soliman bey, réunit une armée pour le libérer, mais est battu et tué par les troupes égyptiennes en 1879.

Les troupes ansar Mahdistes en vertement et traditionnel et jibbah
Les troupes ansar Mahdistes en vertement et traditionnel et jibbah

Le 29 juin 1881, Mohamed Ahmed ibn Abd Allah, originaire de Dongola, se proclame le Mahdi (le sauveur) et prêche contre les « Turcs ». Il dispose au début de quelques partisans et d’armes de jet, mais le succès qu’il remporte auprès des garnisons égyptiennes abandonnées au Soudan renforce ses troupes et ses armements. Il conquiert tout le pays de 1881 à 1884. Sa révolte éveille pour la première fois une conscience nationale au Soudan.

Charge de Fuzzy Wuzzy Mahdistes
Charge de Fuzzy Wuzzy Mahdistes

Les troubles menacent les intérêts des Britanniques. Le gouvernement britannique demande au khédive Tawfiq d’évacuer le Soudan. L’opération est confiée au général Gordon. Il remonte le Nil jusqu’à Khartoum, où il se trouve isolé en pays hostile, mais refuse de regagner l’Égypte et se retranche dans la ville pour organiser la résistance malgré la disproportion des forces en présence. La ville résiste pendant un an, du 13 mars 1884 au26 janvier 1885 (siège de Khartoum). Gordon Pacha est tué lors de la prise de Khartoum par les mahdistes. Sa mort permet aux Britanniques de justifier stratégiquement leur présence en Égypte. L’armée de secours commandée par le général Wolseley rebrousse chemin sans tenter de reprendre la ville, puis abandonne Dongola, sa base de départ. Le Mahdi œuvre à la constitution d’un État islamique, qui s’étend sur la superficie approximative du Soudan actuel, et établit sa capitale à Omdourman, face à Khartoum.

Fuzzy-Wuzzy
Fuzzy-Wuzzy

Après la mort du Mahdi dans des conditions mystérieuses le 22 juin 1885, son fils et lieutenant (Khalifa) Abd Allah (Abdallahi ibn Muhammad, 1846-1899) prend le pouvoir, maintient l’unité du Soudan, bat les Éthiopiens mais ne peut envahir l’Égypte.

Guerrier Mahdiste du siège du commandement a Omdurman (Soudan)
Guerrier Mahdiste du siège du commandement a Omdurman (Soudan)

La Guerre des mahdistes ou la guerre du Soudan est un conflit colonial, religieux et politique qui s’est déroulé au Soudan de 1881 à 1899. Il a opposé principalement les mahdistes soudanais, aussi appelés derviches, désireux d’établir dans la région un émirat fort et indépendant, aux autorités coloniales égyptiennes puis anglo-égyptiennes représentées pendant quelque temps et jusqu’à la chute de Khartoum survenue en 1885, par le personnage emblématique de Gordon Pacha. Il a également impliqué l’Éthiopie, l’Italie, l’État indépendant du Congo et la France.

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Les combats qui se sont surtout déroulés au Soudan ont également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’Éthiopie. Le conflit s’est terminé par la défaite des madhistes, vaincus par les forces anglo-égyptiennes commandées par Horatio Herbert Kitchener.

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La bataille d’Umm Diwaykarat au Soudan a lieu le 24 novembre 1899 entre les troupes britanniques anglo-égyptiennes et celles du chef mahdiste, Abdallahi ibn Muhammad, successeur auto-proclamé de Muhammad Ahmad.

Le Soudan anglo-égyptien fut créé à l’issue de cette guerre.

Dervich Mahdiste Soudanais
Dervich Mahdiste Soudanais
Guerrier Mahdiste posant après sa capture par les anglais
Guerrier Mahdiste posant après sa capture par les anglais
Guerrier Soudanais Beja (afrique de l'est) avec lance et boucier en position de combat
Guerrier Soudanais Beja (afrique de l’est) avec lance et boucier en position de combat
Armure Soudanaise d'influence anglaise, arabe et persane
Armure Soudanaise d’influence anglaise, arabe et persane

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Ansar_Mahdi jibbah 6 mahdiste

Mahdiste du Soudan
Mahdiste du Soudan
Fuzzy Wuzzy Mahdistes
Fuzzy Wuzzy Mahdistes

Nile Arabs & Mirr Bej Warriors mahdiste

Armure Soudanaise Mahdiste
Armure Soudanaise Mahdiste

Période britannique

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2 réflexions au sujet de « De l’infiltration Arabe au Soudan au Sultanats Nubiens »

    Nala A. a dit:
    20 avril 2016 à 17 h 23 min

    Bonjour,

    Tout d’abord merci beaucoup pour cette article et sa riche iconographie.
    Plusieurs œuvres sont photographiées dans leur musée, notamment l’armement ainsi que les tuniques mahdistes. Pouvez-vous m’indiquer de quel musée il s’agit?
    Je vous remercie pour votre aide,

    Nala

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