La tribu arabe des Chaamba des Banu Sulaym d’Algérie

Publié le Mis à jour le

Un cavalier arabe monté sur chameau avec épée arabe lame droite dans l'actuel Tunisie de la tribu des Chaambas ( fraction présente entre Algerie et Tunisie) issue de la grande tribu arabe des Banu Sulaym (adnanite) 19eme siècle
Un cavalier arabe monté sur chameau avec épée arabe lame droite dans l’actuel Tunisie de la tribu des Chaambas ( fraction présente entre Algerie et Tunisie) issue de la grande tribu arabe des Banu Sulaym (adnanite) 19eme siècle

Les chaambas sont des arabes Banu Sulaym, une branche venu tardivement du Fezzan en Libye et installé dans le nord du désert algérien ( Metlili, El Meni’a, Ouargla, El-Oued et le Grand Erg Occidental (Beni Abbes et Timimoun).) jusqu’au sud Tunisien (mont chaambi).

« On peut considérer les Chaambas comme le type du grand nomade arabe. Plus que tout autre peuple du Sahara, les Chaamba sont parcouru et « possédé » d’immenses étendues de désert. Ils ont avancé très loin vers le Sud et représentent, sans nul doute, l’une des branches les plus hardies et les plus entreprenantes du monde arabe. » source : Ruffié Jacques, Ducos J., Larrouy Georges. Étude hémotypologique des populations de la région du M’Zab (département des Oasis). In: Bulletins et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, XI° Série. Tome 3 fascicule 4, 1962. pp. 354-371.: 10.3406/bmsap.1962.1199
url :/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1962_num_3_4_1199

La zone de la tribu arabe des Chaamba Banu Sulaym
La zone de la tribu arabe des Chaamba Banu Sulaym

Le nom chaamba viens du chef de tribu Chouaïb Ibn Khouzaym,al-Sulami . Les deux principales tribus sont les Achèche et les Messaâba, selon Ibn Khaldoun 

Alors que, traditionnellement, c’étaient des nomades spécialisés dans l’élevage de dromadaires, la plupart se sont installés dans les oasis au cours du siècle passé. Le palmier dattier est le produit agricole le plus important pour les Chaamba

La ville de Metlili Chaamba, Algérie, au 19e siècle Algérie, publié en 1884 par Keith Johnson
La ville de Metlili Chaamba, Algérie, au 19e siècle Algérie, publié en 1884 par Keith Johnson

« Pour le séro-anthropologiste qui étudie le peuplement de l’Afrique du Nord, l’étude des Chaambas offre un intérêt de tout premier plan, en permettant d’analyser comment les caractères proprement « arabes » des envahisseurs Chaambas se sont dilués, mélangés à ceux des populations proto-négroïdes et berbères (somalid) primitives qu’ils ont soumises ou refoulées et avec lesquelles les croisements ont été inévitables. Dans quelles formes et avec quelle intensité ces caractères se manifestent-ils lorsqu’ils se mêlent progressivement à ceux des populations autochtones primitives ? L’interprétation correcte de ces données est facilitée par le fait que l’arrivée des Chaambas en Afrique du Nord est relativement récente, bien connue. »

Le Khalifa de la tribu des Chaamba Mouadhi »• 1888-1889
Le Khalifa de la tribu des Chaamba Mouadhi »• 1888-1889

« Notre étude appelle cependant, dès le début, des précisions importantes : nous n’avons pu malheureusement étudier les Chaambas en général, mais seulement quelques fractions caractéristiques. Tout d’abord les sédentaires de Metlili, la « capitale » du monde Chaamba que L. C. Briggs considère comme les plus représentatifs de ses Chaambas primitifs pour la raison fort simple qu’ils ont plus que les autres été préservés des influences étrangères. Ensuite, l’étude des Chaambas nomade? de diverses fractions, moins nombreux que nous l’aurions souhaité, les événements récents en sont la cause. Tous ces Chaambas ont une origine commune, mais les croisements avec d’autres races ont été plus fréquents chez les nomades que chez les sédentaires de Metlili. Enfin, quelques sujets de tribus arabes « frontalières » des Chaambas : Saïd Otba en particulier.(..) »

chaamba de l'ajjer sahara central par jean dubief
chaamba de l’ajjer sahara central par jean dubief

Histoire. Les Chaambas, arrivés en Afrique du Nord lors des invasions hilaliennes, vinrent s’installer sur la place du Ksar de Metlili vers le milieu du xive siècle, repoussant devant eux les Zénètes. Ils se fractionnèrent en trois clans au début du xvne siècle : les Chaambas Mouadhi partirent vers El Goléa, les Chaambas Bou- Rouba choisirent Ouargla, et seul le groupe des Chaambas Berezga demeura à Metlili ; enfin, quelques fractions se fixèrent dans le Nord-Ouest du désert, sur le « piedmont » de l’Atlas. Par la suite, ces différents groupes, quoique se querellant parfois entre eux, se réconcilieront toujours pour combattre les tribus arabes voisines : Said Otba, Laarba, Ouled Badjouda ; le raid des différentes communautés Chaambas assemblées contre les tribus nomades des Berbères du Nord-Ouest, raid effectué en 1876, est resté célèbre.. »

Génétique : Les bedouins Chaamba sont placé génétiquement au milieu entre des populations méditerranéennes d’origine italienne et des Arabes d’Asie (Moyen-Orient) selon André Chaventré dans l’étude « Evolution anthropo-biologique d’une population touarègue , Numéros 103 à 104 » , tandis que les arabes réguibat de Mauritanie et ceux de la Saoura sont classer avec les Harratins, et les berbères de Siwah, les berbères de Msirdah et les kabyles source : Evolution anthropo-biologique d’une population..., Numéros 103 à 104 page 183 et 186, Par André Chaventré https://books.google.fr/books?id=c1zXdsCLlcQC&lpg=PA186&ots=3TL4wwN5VO&dq=chaamba%20d’asie%20arabes&hl=fr&pg=PA183#v=onepage&q=chaamba%20d’asie%20arabes&f=false

Ils seraient une confédération de clans arabe, descendants d’Hilaliens1 des Zorba1 (les Intéressés se disent Issus de Shuyab ibn Khozaima al-Sulami des Banu Sulaym4) du nord du Sahara algérien, Bernard Lugan les dits descendants des Banu Sulaym5. Ils sont arabe selon Emmanuel Grégoire,Jean Schmitz6 aussi selon Jean Dubief7 Ils sont de race arabes pour la « Société normande de géographie de Rouen »8 Ils sont berbères, selon Ludovic Drapeyron et Charles Vélain9 ou selon l’anthropologue Ahmed Ben Naoum, qui a déclaré que c’est une tribu berbère des Zénètes10. Ahmed Ben Naoum ne donne aucune source bien sur il cite Ibn Khaldoun mais pas la page ou il dit que les Chaamba sont des zenetes étrange 11 , de plus Ahmed Ben Naoum a été contredit par Lameen Souag chercheur du CNRS qui a précisé que les chaamba étaient bien des arabes et s’identifiaient comme tel12. la tribu des chaamba s’est formée après la mort de Ibn Khaldoun et ils arrivent du Fezzan13. Enfin, selon le capitaine et scientifique E.Carettedans l’étude (1853) Exploration scientifique de l’Algérie, il est mentionné explicitement que les chaamba sont des Arabes14. Ils sont des clans arabes d’origine arabe1516171819.

Personnalité chaambi :

  • Mukhtar Belmokhtar  est un djihadiste algérien né le 1er juin 19721 à Ghardaïa en Algérie au sein d’une famille modeste appartenant à la tribu arabe des Châambas. Il est prénommé Mokhtar en hommage à un de ses oncles, guillotiné par les Français en 1959 pendant la guerre d’Algérie.. Après un passage en Afghanistan, il combat pendant la Décennie noire dans le sud de l’Algérie au sein du GIA, puis du GSPC. Il est l’un des principaux artisans du ralliement des djihadistes algériens à Al-Qaïda qui aboutit à la formation d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2007.

Ahmed Benbitour (arabe : أحمد بن بيتور), né le 20 juin 1946 à Metlili en Algérie, est sénateur de la République algérienne et ancien chef du gouvernement (du 23 décembre 1999 au 26 août 2000). Il fut également plusieurs fois ministre de 1992 à 1996. En décembre 2012, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle algérienne de 2014.  Ahmed Benbitour, est né dans la ville de Metlili-Chaamba dans la wilaya de Gardaïa. Lorsqu’il a deux ans, ses parents quittent sa ville natale, pour aller plus au sud dans l’autre oasis de Ghardaïa dans la ville El Menia

Références

  1. Jacques Grand’henry, Les parlers arabes de la région du Mzāb, Sahara algérien, Leiden: Brill 1976, p. 3.
  2. Ruffié Jacques, Ducos J., Larrouy Georges. Étude hémotypologique des populations de la région du M’Zab (département des Oasis). In: Bulletins et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, XI° Série. Tome 3 fascicule 4, 1962. pp. 354-371.: 10.3406/bmsap.1962.1199

    url :/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1962_num_3_4_1199

  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o« Chaȃnba, Chaʿȃnba, Šaʿȃnba, Chaȃmba », sur http://encyclopedieberbere.revues.org/2098,‎ février 1993 (consulté le 9 juillet 2015)
  4. « Joshua Project 2000 – Chaamba Bedouin Profile », sur http://www.ad2000.org (consulté le 21 juillet 2015)
  5.  Jacques Grand’henry, Les parlers arabes de la région du Mzāb, Sahara algérien, Leiden: Brill 1976, p. 3
  6.  Chaamba.Net », sur http://www.chaamba.net (consulté le 20 juillet 2015)
  7. « Le blog officiel de Bernard Lugan: Le Mali n’existant plus, le moment n’est-il pas venu de redessiner la carte de la région sahélo-saharienne ? », sur bernardlugan.blogspot.fr (consulté le 20 juillet 2015)
  8.  Emmanuel Grégoire et Jean Schmitz, Afrique noire et monde arabe: continuités et ruptures, IRD Editions,‎ 1er janvier 2000 (ISBN 9782876785960, lire en ligne)
  9. Jean Dubief, L’Ajjer, Sahara central, KARTHALA Editions,‎ 1er janvier 1999 (ISBN 9782865378968, lire en ligne)
  10.  Société normande de géographie, Rouen 1902, {{Ouvrage}} : paramètre titre manquant (lire en ligne)
  11. Revue de géographie, vol. 7, C. Delagrave,‎ 1914 (lire en ligne), p. 61
  12. Hebba Selim, « L’anthropologue Ahmed Ben Naoum dénonce un mensonge « construit »: le conflit à Ghardaïa n’est pas ethnique », Huffington Post,‎ 13 juillet 2015 (lire en ligne
  13.  « الصفحة غير موجودة. | tribus Algeriennes » (consulté le 21 juillet 2015
  14.  « How Berber is the Arabic of the Chaamba? »
  15. « Histoire », sur Chaamba.net (consulté le 20 juillet 2015
  16.  Ernest Carette, Exploration scientifique de l’Algérie. 3, Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrionale et particulièrement de l’Algérie / par E. Carette,…, Imprimerie Impériale (Paris),‎ 1er janvier 1853 (lire en ligne)
  17. Evžen Strouhal, Afrika ein, Partie 1 ;Partie 3 (lire en ligne
  18.  Jean Dubief, L’Ajjer, Sahara central (lire en ligne)
  19. Société normande de géographie, Rouen, Bulletin, Volumes 24 à 25,‎ 1902 (lire en ligne)
  20. Roger Frison-Roche, Djebel Amour (lire en ligne)
  21. Eugène Guernier, Georges Froment-Guieysse, L’Encyclopédie coloniale et maritime: Algérie et Sahara. 2 v,‎ 1948 (lire en ligne)
  22. 938513976
Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s