Monuments de l’ère Abbasside et archéologie Islamique en Algérie :

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Les remparts et la forteresse Aghlabide de Annaba en Algerie :
Les remparts Aghlabide de Annaba en Algerie :

Annaba (Buna) :

Sous le règne des arabes des Banu Tamim la dynastie des Aghlabides (qui  est vassale des Abbasside de Baghdad), la ville est désormais appelée Bouna ( alors que c’étais Medinat Seybouz sous les omeyyades), et se présente comme une ville prospère et animée protégée par de nouveaux remparts fait par les Aghlabides et son port agrandi occupe la 1ere place dans le monde maritime de l’Ifrikiya .

La citadelle de la Qasbah aghlabide Abbasside de Annaba
La citadelle de la Qasbah aghlabide Abbasside de Annaba 

Le patrimoine arabe en algerie, est en danger, déjà lors de l’époque coloniale, l’archéologie biblique et romaine a détruit les strates arabes islamique.

Ensuite ce sont les historiens « algériens » qui préférant exalté le passé romain qu’e le passé arabe.


Tiffech dans la région de Souk Ahras (Algérie) Le général Abbasside Abd al-Rahman ibn Muhammad ibn al-Ash’ath al-Khuza’i 762-765 érige vers le VIIIe siècle un camp Arabe au cœur même de la citadelle byzantine de Tiffech) http://www.soukahras.info/%D8%AA%D9%8A%D9%81%D8%A7%D8%B4-2/
Tiffech dans la région de Souk Ahras (Algérie) c’est le général  arabe envoyé par les Abbassides Abd al-Rahman ibn Muhammad ibn al-Ash’ath al-Khuza’i 762-765 qui érigea vers le VIIIe siècle un camp Arabe au cœur même de la citadelle byzantine de Tiffech  http://www.soukahras.info/%D8%AA%D9%8A%D9%81%D8%A7%D8%B4-2/

Tifesh :


ruines de Tahert source: http://www.wilaya-tiaret.dz/historique.html

Al-Abbassiya près de Tahert :

Ibn Khaldoun reviens sur la fondation de la ville al-Abbassiya (l’Abbasside) pres de Tahert en Algérie occidentale

« Après la mort d’Abou Ikal al Aghlab at-Tamimi son fils Abou al  Abbas Mohammed (841-856) monta sur le trône et l’Afrique se soumis à ses lois.  Ce fut lui qui fonda en l’année 237 ( en 851) les environs de Tahart une ville qu il nomma El Abbassiya. Plus tard Aflah ibn Abd el Wahab ibn Roustum (823-872) la brûla et écrivit à l’émir (Omeyyade) d’Andalousie pour s’en faire un mérite auprès de lui, ce prince en effet lui envoya 100,000 drachmes (..) » Histoire de l’Afrique sous la Dynastie des Aghlabites, et de la Sicile ..  Par Ibn-Kḫaldoūn p112 


Pont sur le Nahr Tagdemt , Tahart Algérie source univ ibn Khaloun Tiaret http://www.univ-tiaret.dz/ar/univ_en_bref/tiaret/rostomides.html

Tahert al-Qadima Omeyyade et Abbasside :

L’ancienne ville de Tahert al-Qadima existait avant les Rustumides (dynastie kharijite persane) les Rustumides ont fait la Tahert al-Jadida mais  pas la Qadima, car elle fut conquise par Okba ibn Nafi al-Fihri général Omeyyade en battant les berbères et les byzantins qui s’y trouvait. (Ibn Khaldoun, Ibn ab al-Hakam, al-Nuwayri)

Un atelier de frappes monétaires « abbasside ce trouvais a Tahert. En effet Tahert al-Qadima existait au moment où Ibn Rustum al-Farisi al-Khariji s’installa dans la région car des pièces de bronze,(fulus), furent retrouvées à Volubilis (Maroc) mais frappées dans la ville de Tahert (Madinat al-Tahart), mentionnent le nom d’un gouverneur arabe de la ville, dépendant des Abbassides de  Baghdad  source: (L’urbanisation dans l’Algérie médiévale de A Khelifa – ‎2004 et Colin G. S., Monnaies, 1936, p. 118 et 123-124 Eustache D., Monnaies de Tahert, 1962, p. 75.


Forteresse de fondation Aghlabide/Abbasside d'al-Marsa al-Kharez dans la wilaya d'El Tarf entre Annaba et la frontière Tunisienne , elle permettait de surveillé la mer des incursions ennemie .
Forteresse de fondation Aghlabide/Abbasside d’al-Marsa al-Kharez dans la wilaya d’El Tarf entre Annaba et la frontière Tunisienne , elle permettait de surveillé la mer des incursions ennemie .

Marsa al-Kharaz :


Lancel Serge, Pouthier Pierre. Première campagne de fouilles à Tigisis. In: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 69, 1957. pp. 247-253. doi : 10.3406/mefr.1957.7418 url : /web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1957_num_69_1_7418 Consulté le 24 septembre 2015
Lancel Serge, Pouthier Pierre. Première campagne de fouilles à Tigisis. In: Mélanges d’archéologie et d’histoire T. 69, 1957. pp. 247-253.
doi : 10.3406/mefr.1957.7418
url :
/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1957_num_69_1_7418
Consulté le 24 septembre 2015

Tidjis et Ksar al-Ifriqi :

« Tidjis, (Tigisis romaine(Ain El Bordj) Ancienne cité (préromaine, de par les dolmens qui se trouvent à proximité), elle figurait dans le récit de Procope, comme un lieu fortifié par les Byzantins.

Située à l’extrémité Est de Bhira Touila , à l’ouest de Sigus, cette zone est possède un point d’eau important (Ain El Bordj). Cette cité qui se trouvait sur l’ancienne voie romaine qui reliait Theveste à Cirta, a été réinsérée dans le système défensif des Byzantins.

Ces derniers y construisirent une forteresse importante.

Sous le règne des Aghlabides, Tidjis dépendait de Baghaï, puis de Constantine à la fin du Xe Siècle.

Les fouilles archéologiques avaient dégagé les restes de « thermes » et d’une mosquée.

Kasr El Ifriqy « Un peu en retrait de la route directe qui reliait Tifash à Tidjis, à une étape de Tifash à l’Est et autant d’Arku à l’Ouest, Kasr al-Ifrqi (le Château de l’Africain) était établi dans une position stratégique importante, dominant la vallée de Ayn Sfa qui aboutit dans la plaine arrosée de l’Oued Crab et où passait la grande route de Tifash.

Il etait dressé sur un plateau élevé et défendu par les ravins de Dra-Al –Frigui, Dahar-Al-Bagra et Chaabat Esania .» 

Cet établissement comprenait un fortin byzantin que les Aghlabides et les Zirides avaient certainement exploité comme garnison afin de refouler les incursions venant du Sud. Cette cité dépendait en 989 de Constantine. »

source : (A.BOUCHAREB. Cirta ou la substratum urbain de Constantine)

Lancel Serge, Pouthier Pierre. Première campagne de fouilles à Tigisis. In: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 69, 1957. pp. 247-253. doi : 10.3406/mefr.1957.7418 url : /web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1957_num_69_1_7418 Consulté le 24 septembre 2015
Lancel Serge, Pouthier Pierre. Première campagne de fouilles à Tigisis. In: Mélanges d’archéologie et d’histoire T. 69, 1957. pp. 247-253.
doi : 10.3406/mefr.1957.7418
url :
/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1957_num_69_1_7418
Consulté le 24 septembre 2015

Tigis suite


Le ribat Omeyyade de Belezma (algerie) devenue Abbasside, mais qui fut a l'origine un fort Byzantin
Le ribat Omeyyade de Belezma (algerie) devenue Abbasside, mais qui fut a l’origine un fort Byzantin

Belezma :

Ibn Hawkal (920-988) le géographe arabe syrien reviens sur la fondation arabe  de Belezema et sa population arabe (Algerie) :

« Belezma , petite forteresse entourée d’un rempart de terre et occupée par des guerriers intrépides s’élève au milieu d’une plaine et possède une source d’eau courante qui sert à l’irrigation des terrains cultivés. Belezma est une ville moderne , fondée par des Arabes  , dont les descendants s’y trouvent encore. Ils y vivent dans l’aisance et l’abondance , sont riches en chevaux et en bétail  et assez puissants pour se protéger eux-mêmes contre leurs ennemis. »

Ibn Hawkal op cit. p.242


Les ruines de l'ancienne Setif, Citadelle etc
Les ruines de l’ancienne Setif, Citadelle etc

Setif :

Des fouilles furent  entreprises au début des années 80 dans la ville algérienne de Setif, elle ont démontré des niveaux d’époque arabe. Selon Khelifa Abderrahmane dans « L’urbanisation dans l’Algérie médiévale », le résultats des fouilles furent très intéressant et furent exprimé en ses termes :    « La ville n’était pas totalement abandonnée et les vestiges des thermes servaient d’abri occasionnel aux hommes et au bétail. Le développement de la ville musulmane se serait fait d’abord au nord de la forteresse byzantine.

 La fouille a montré que les premières maisons avaient été construites avec des réemplois de pierres de taille renforcées sur leur face intérieure de cailloux liés à du pisé.

Les dates données par le carbone 14 varient entre 655  et 970 ap. J.-C. 

La fouille mit à jour neuf bâtiments qui ont été datés entre 810 (Aghlabides) et 974 (fatimides).

Une monnaie d’Al Mu’izz le fatimide ainsi qu’un tesson de céramique figuré ont été trouvés dans le troisième sol. Mais l’important est
que la fouille a pu dégager une typologie de l’habitat des Xe et XIe siècles pour cette région, avec des pièces
plus longues que larges »  

Khelifa Abderrahmane. L’urbanisation dans l’Algérie médiévale. In: Antiquités africaines, 40-41,2004. pp. 269-287.


Pierre tmbale (abbasside) trouvée dans la périphérie de la ville de la municipalité de Sidi Okba (algerie Biskra) indique la tombe d'un érudit venu d'Homs (al-Hilms) en Syrie
Pierre tombale (abbasside) trouvée dans la périphérie de la ville de la municipalité de Sidi Okba (algerie Biskra) indique la tombe d’un érudit venu d’Homs (l’homme à pour nisba al-Himsi) en Syrie (Bilad al-Sham)

Sidi Okba :


Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l'ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi
Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l’ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi

Tobna :,


Basilique byzantine de theveste Tebessa
Basilique byzantine de theveste Tebessa

Tebessa :

Ruines romaine de l’antique de Tebessa dans le Constantinois en Algerie, al-Mâlikî, nous dit que  le général Omeyyade Ḥassân ibn al-Nu‘mân al-Ghassani en partance pour combattre la berbère Kâhina, passe par Madjjâna, à  50 km au nord de Tébessa, il campe devant un fort encore non conquis par les arabes , à l’arrivée du chef Omeyyade, les Byzantins se réfugie , poussant Ḥassân ibn Numan al-Ghassani à continuer son avancée sans la prendre (al-Mâlikî : t. 1, 50 et Ibn Nâjî : t. 1, 61), quand Ḥassân ibn Numan al-Ghassani est à la poursuite de la Kâhina, fuyant vers les Aurès il fait escale à Qal‘at Busr pour s’y retrancher, mais trouve le fort en état de ruine (al-Mâlikî : t. 1, 54).  Le nom de, Busr, a été souvent mal orthographié  dans les ouvrages relatifs a ces événements il s’agit d’un protagoniste de la conquête arabe omeyyade de l’ifriqiya,  c’est un sahabi du nom  Abû ‘Abd al-Raḥmân Busr ibn  Abî Arṭa’a, radi Allah anhu infatigable partisan du clan omeyyade, il combattit avec Mu‘âwi’ya radi Allah anhu à Ṣiffîn et participa ensuite à la conquête de l’Égypte et de l’Ifrîqiya. Il mourut au Bilad al-Sham , sous le règne de Mu‘âwiya radi Allah anhu a, ou bien du vivant de ‘Abd al-Malik ibn  Marwân (puisse  Allah lui faire miséricorde) selon une autre version (al-Mâlikî : t. 1, 85 et Ibn Nâjî : t. 1, 157-159). Selon al-Bakrî, Busr aurait conquis la qal‘a qui porte son nom, sous le commandement et sur l’ordre de Mûsâ ibn  Nuṣayr al-Lakhmi (al-Bakrî : 145).
L’association de ce personnage, qui aurait participé à la conquête arabe, au terme qal‘a, pour former ce toponyme, pourrait suggérer déjà l’existence d’une première installation islamique immédiatement consécutive à la conquête Omeyyade et la construction d ‘une mosquée. Ce lieu fortifié aurait ainsi servi de base à une garnison  arabe chargée de veiller au contrôle d’une importante zone de passage, située sur l’antique route reliant Carthage à Théveste (Tebessa). Ce cas est à rapprocher de la situation d’al-Andalus au lendemain de la conquête musulmane : on y a constaté l’abondance des toponymes en qal‘a, associés systématiquement à des noms de personnes, probablement des chefs militaires arabes.

L’amphithéâtre de Tébessa a fait l’objet, dans les années soixante, de fouilles qui ont mis au jour de nombreux vestiges d’une occupation continue durant la fin de l’Antiquité et au Moyen Âge. Dans les couches postérieures à l’abandon du bâtiment, on a distingué plusieurs niveaux (Lequément, sans date : 199-241) :
1 -La céramique confirme également une datation de l’époque vandalo-byzantine.
2- un niveau sur la destruction des murs tardifs est constitué d’une couche noire contenant des foyers. La céramique est islamique; l’auteur conclut à un habitat de tentes.(Omeyyade)
3- un habitat islamique, avec une céramique vernissée bleue-verte à reflets métallisés, ou a vernis blanc ou vert. Une monnaie aghlabide est trouvée également; il en conclut naturellement que le niveau est aghlabide ou plus tardif. (abbasside)
4- un dernier niveau d´habitat qui n’a pas été fouillé car la stratigraphie était bouleversée; d’importants vestiges d’habitat, avec une céramique vernissée; une monnaie fatimide et surtout des inscriptions funéraires en coufique du xiie-xiiie siècle.(fatmides,zirides etc.) (sources)


Fals Omeyyade de Damas frappé à Tlemcen en Algérie
Fals Omeyyade de Damas frappé à Tlemcen en Algérie

Tlemcen, Omeyyade et Abbasside atelier de frappes monétaires 

La Station d’ain Muhajer sur les hauteurs ouest de Tlemcen en Algérie ou eu lieu la rencontre entre le berbère Kusaylah et le compagnon Abu al-Muhajer Dinar al-Mkhazoumi radi Allah anhu en 55 de hégire sois 675 jc.
La Station d’ain Muhajer sur les hauteurs ouest de Tlemcen en Algérie ou eu lieu la rencontre entre le berbère Kusaylah et le compagnon Abu al-Muhajer Dinar al-Mkhazoumi radi Allah anhu en 55 de hégire sois 675 jc.

Le lieu de la tribu berbère des Kutama dans l'émirat arabe des Aghlabides en Ifriqiya
L’émirat arabe des Aghlabides en Ifriqiya

Selon Djamel Raham dans « Les Structures Spatiales de l’Est Algerien »  les pricipales villes algérienne sous les Aghlabides ( ère Abbasside) sont :

 » Il (l’état Aghlabide) avait pour territoire toute la Tunisie et une bonne partie de l’Est Algérien allant jusqu’à la ligne JijelSétif du côté ouest et atteignant les bourgades de N’gaous et de Bellezma vers le sud. Il avait pour capitale Kairouan en Tunisie et dura pendant tout le IXème siècle. Beaucoup de villes prospérèrent durant leur règne et les plus importantes, dans l’Est Algérien, furent Mila, Constantine, Sétif, Bellezma, N’gaous, les ports de Jijel et de Skikda ainsi que leurs alentours qui étaient de riches régions agricoles. La chute de cette dynastie fait place au Royaume Fatimide qui émergea de la région de Bejaïa, capitale de la puissante confédération des Kotama « 

sources :

Djamel Raham. Les Structures Spatiales de l’Est Alg´erien. Les maillages territoriaux, urbains et routiers.. Geography. Universit´e de Constantine, 2001. French.PDF

Dinar Aghlabide Abbasside au musée d’Alger : http://www.discoverislamicart.org/database_item.php?id=object;ISL;dz;Mus01;27;fr

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