L’une des plus vieille Mosquée d’Afrique du Nord, celle de Mila dans la région de Constantine

Publié le Mis à jour le

mila

 

En 59 de l’hégire, Abu al-Muhajer (emir Omeyyade d’ifriqiya),attaqua les Grecs. (Certain comme la trad d’al-Tijani la place en 51, alors qu’il fut nommé émir en 55). Il lança une expédition contre Djazirah-Charik al-Absi, expédition qu’il confia au Tabi’i Hanach-Ibn-Abd-Allah-Es-Sanani (présent en ifriqiya avant Abu Muhajer Dinar). Abul-l-Mahasin la placer en 59 de l’hégire. « La Djaziraj Charik, dit al-Bakri, située entre Sousah et Tunis, porte le nom de Charik-el-Absi ‘de la tribu arabe des Banu Abs), qui en avait été le gouverneur » Al-Tijani, reproduit la même assertion, en ajjoutant que ce Charik fut père de k’orrah ibn Charik, qui tint le gouvernement de l’egypte de 90 à 96 de l’hégire sous le califat d’Al-Walid ibn Abd al-Malik

En 59 de l’hégire Abu al-Muhajer Dinar, raconte  Abou-l-Mahasin (1530/31-1604), marcha sur Kartadjannah (Carthage), dont la garnison vint à sa rencontre, u combat acharné fut livré, et la nuit seule put séparer les combattants. Les musulmans dans la nuit qui suivit cette bataille, vinrent camper sur une montage au sud de l’actuel Tunis, des négociations s’entamèrent  et la paix fut conclue moyennant l’abandon, fait au musulmans de la Djazirah.. Si, comme le dit l’historien auquel j’emprunte ce passage, Abul al-Muhajer Dinar alla immédiatement s’emparer de Mila (al-Milah), ou il séjourna environ 2 ans, il en faudrait en conclure que cette ville (Mila) était déjà hors de la possession des maîtres  (Grecs) de Carthage.

source; étude sur la conquête de l’Afrique par les Arabes, d’après les textes arabes imprimés. Tome 1 / par : Fournel, Henri (1799-1876)

 La Mosquée de Sidi Ghanem à Mila en Algérie (675-676 JC)  par le compagnon  et général omeyyade Abu Muhajer Dinar al-Makhzoumi (radi ALLAH anhu), sous le califat de Muawiya (radi ALLAH anhu) (667-680).
La Mosquée de Sidi Ghanem à Mila en Algérie (675-676 JC) par le compagnon et général omeyyade Abu Muhajer Dinar al-Makhzoumi (radi ALLAH anhu), sous le califat de Muawiya (radi ALLAH anhu) (667-680).

L’une des plus vieille Mosquée d’Afrique du Nord, la Mosquée Omeyyade de Sidi Ghanem à Mila dans la région de Constantine dans l’actuel Algerie construite par le Sahabi Abou El Mouhadjir Dinar radi ALLAH anhu lorsqu’il établis la capital régional des Omeyyades à Mila alors en Ifriqiya

millia omeyyade abou dinar
Art arabo-islamique typique de l’architecture Omeyyade comme les palais du désert de Jordanie ou les grande Mosquées Omeyyade de cette époque

Sidi Ghanem est, selon les historiens, le plus ancien lieu de culte musulman en Algérie. La mosquée a été construite à l’aube de l’Islam, dans une période très avancée des Foutouhate au Maghreb, en l’an 59 de l’Hégire (678 après Jésus-Christ) par le calfat Omeyyade

La mosquée, ceinte d’un impressionnant mur aux 14 tours de guet, fut érigée par le compagnon du Prophète Mohamed (QSSSL) Abou El Mouhadjir Dinar, l’un des premiers musulmans, avec Okba Bnou Nafaâ, à braver les frontières de l’inconnu pour débarquer en Afrique du nord.

13954494094 mila

Abou El Mouhadjir Dinar a résidé durant deux ans dans la ville de Mila, considérée comme un « poste avancé » des Foutouhate musulmanes dans la région, comme l’attestent beaucoup d’historiens.

Au dixième siècle de l’Hégire, l’historien et géographe Abu Ubayd Abd-Allah Al-Bakri cita la mosquée de Sidi Ghanem comme « la première mosquée de Mila, jouxtant Dar El Imara » (Maison de Commandement Omeyyade remplacent Kairouan ).

114151-la-mosquee-sidi-ghanem
Le compagnon Abou El Mouhadjir Dinar avais établis la capital régional des Omeyyades à Mila (en ifriqiya actuel algerie) avant que les omeyyade ne la re-déplace à Kairouan (actuel Tunisie) au retour d’Okba ibn naffi al-Fihri

Une autre preuve irréfutable du fait que Sidi Ghanem est le plus ancien édifice religieux en Algérie, est ce passage d’un livre d’Ibn Khayat, datant du troisième siècle de l’Hégire, dans lequel l’écrivain évoque « l’établissement d’Abou El Mouhadjir Dinar à Mila, vers l’an 59 de l’Hégire, où il s’attelle à la construction d’une mosquée ».

13954494095 mila

Le voyageur arabe Ibn Dhahabi, s’est également attardé, dans ces écrits, sur les Foutouhate musulmanes dans la région de l’Afrique du Nord pour évoquer Mila en tant que « poste avancé » de la diffusion de l’Islam au Maghreb.

Des faits confirmés par Ibn Thaghri Berdi, dans son livre « les Foutouhate prospères », où il rappelle l’apport d’Abou El Mouhadjir Dinar dans la propagation de l’Islam en Afrique et son séjour à Mila.

wilaya mila
Localisation de la wilaya de Mila
1081-mosquee-de-sidi-ghanem-ex-basilique-romaine-du-temps-de
En parallèle, des études techniques effectuées sur la mosquée ont révélé que les matériaux utilisés pour sa construction étaient de type très ancien. Il a été attesté que les motifs de décoration sont « en tous points semblables à ceux des mosquées de Médine (Arabie Saoudite), des Omeyyades à Damas (Syrie) et de Kairouan, en Tunisie

Le monument millénaire ( début omeyyade), la deuxième plus ancienne mosquée du Maghreb, après celle de Kairouan, longtemps délaissé, fera très prochainement l’objet d’une opération de réhabilitation.

interieur
Vue sur l’intérieur de la mosquée Omeyyade

Les études effectuées jusque-là se sont notamment intéressées à la mosquée de Sidi Ghanem, inhabituellement orientée vers le Sud, caractéristique phare de toutes premières mosquées rashidun et omeyyade construites du Machrek.

Les interventions menées dans ce cadre ont permis de découvrir des manuscrits en langue arabe que des historiens ont attribués à Sidi Ghanem, illustre savant arabe, très respecté, à son époque, pour sa science et son érudition et dont l’édifice porte le nom.

sidi_ghanem_interieur
Les études effectuées jusque-là se sont notamment intéressées à la mosquée de Sidi Ghanem, inhabituellement orientée vers le Sud, caractéristique phare de toutes premières mosquées rashidun et omeyyade construites du Machrek.

En parallèle, des études techniques effectuées sur la mosquée ont révélé que les matériaux utilisés pour sa construction étaient de type très ancien. Il a été attesté que les motifs de décoration sont « en tous points semblables à ceux des mosquées de Médine (Arabie Saoudite), des Omeyyades à Damas (Syrie) et de Kairouan, en Tunisie

 

EPSON DSC picture
En accédant au site abritant la mosquée Sidi Ghanem, dans l’enceinte de ce qui fut probablement une basilique byzantine avant la conquête arabe Omeyyade, au cœur de la vieille ville de Mila qui fut la capital de l’émir Omeyyade d’Afrique du Nord Abou al Mouhadjir Dinar

Pour l’heure, un bureau d’étude qualifié s’affaire à actualiser les travaux de réhabilitation de la mosquée. Une fois restauré, ce vestige qui illustre on ne peut mieux la période musulmane à Mila, sera transformé en musée pour raconter le centre de rayonnement de l’Islam que fut Mila et mettre en valeur les trésors cachés d’une cité fascinante.

La citadelle Omeyyade de Mila
La citadelle Omeyyade de Mila jouxtant la mosquée. Dans les villes de  garnison arabe (Omeyyade et Abbasside) comme à Mila, Tubna, Tehuda,  ou Bâghây (dans l’actuelle Algerie), un contingent arabe (jund) étais établi à l’époque omeyyade. Le contrôle dans les premier  temps de l’Islam du pouvoir Islamique en Algérie apparaît dans une trouvaille faite dans les années 1930, près de Ouenza (wilaya de Tebessa, Algerie), d’un poids de verre portant une inscription précisant qu’il a été fait en l’an 127 de l’Hégire (745 Jc) à la fin des Omeyyades par  l’émir omeyyade Ma’sal ibn Ḥammâd, wâlî de Mîla, sur ordre du gouverneur semi-indépendant de Kairouan ‘Abd al-Raḥmân ibn Ḥabîb al-Fihri (le Fihride) (Marçais et Lévi-Provençal, 1937).

 

La Mosquée Omeyyade de Sidi Ghanem de Mila, construite par l’honorable compagnon et général arabe Omeyyade Abu al-Muhajer Dinar (radi ALLAh anhu) en l’an 59 de l’hégire (678 de J.-C.) a Mila dans le Constantinois en Algerie alors en Ifriqiya.

Elle est l’une des plus vielle du monde avec celle de Kairouan (Okba ibn Nafi), Biskra (Okba ibn nafi) et Tunis (Hassan Ibn Numan al-Ghassani) et celle de Fustat (Amr ibn al-as).

A cette époque Okba (ra) fut démis de ces fonctions et Abu Muhajer déplaça sont ‘ »dar al imarat’ ( maison de commandement) à Mila pour les futuhat (conquêtes du Maghreb), qu’il poussa jusqu’à Tlemcen, il trouvera le martyr avec Okba ibn Nafi face au troupes grecs, romaine et berbères et (vandales?) de Kusaylah l’apostat près de Biskra a Sidi Okba au retour d’un raid au Maghreb

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s