Tabriz la ville Abbasside de l’Azerbaïdjan Iranien

Publié le Mis à jour le

Ancienne carte de la ville de Tabriz
Ancienne carte de la ville de Tabriz datant de l’an 940 de l’Hégire (1533), réalisée et esquissé par Matrakçi Nasuh érudit et savant Turc Ottoman à la façon d’une miniature, Palais de Topkapi, Istanbul

Après la conquête de la Perse sassanide par les Arabes musulmans du califat Rashidun , la tribu yéménite des Azd s’installe à Tabriz. La ville connait alors un certain développement, au point que le géographe syrien al-Yaqout affirme au xiiie siècle que Tabriz n’était qu’un village avant l’arrivée des Arabes. En 791, la ville est détruite par un tremblement de terre. Zubayda, épouse du calife abbasside Haroun al-Rachid, permet par ses dons la reconstruction et l’embellissement de la ville.

Selon l’historien turc Ewliya Chelebi  dans son « Séyâhat nameh d’Ewliya Chelebi » (1) cette ville fut fondée sous Haroun-Al Rachid, calife abbasside. D’après Ewliya, au XVIIe siècle, Tabriz avait six portes :  » La porte d’Aujân, Sarvan, Sardroud, Shâmgâzân, Sarâve et la porte de Ray « 

Ruines d'une des portes de la ville de Tabriz
Ruines d’une des portes de la ville de Tabriz

À partir de la fin du xe siècle, Tabriz vit une période troublée. Elle devient la capitale de dynastes locaux qui étendent leur pouvoir sur la région.

En 1227, la ville est conquise par Gengis Khan et intégrée au vaste empire mongol. Elle se relève à partir de 1270, date à laquelle Abaqa Khan, petit-fils de Gengis Khan et fondateur de la dynastie des Ilkhanides, se fixe à Tabriz pour sa position privilégiée près des vastes prairies du nord-ouest de l’Iran actuel. En 1295, Ghazan Khan en fait le centre administratif de son empire, qui s’étend de l’Anatolie à l’Amou-Daria, et du Caucase à l’océan Indien. Sous son règne sont élevées de nouvelles murailles et de nombreux bâtiments publics, des écoles et des caravansérails.

Notes

(1) Il contient dix volumes. Edition imprimée de Séyâhat nameh est une édition partielle d’extraits du livre I, avant propos sous le titre de Motekhabâté Ewliya Chelebi, Istanbul 1258, 1262 ; Bulak 1264 ; Istanbul vers 1890. Edition intégrale : livre I -VI, Istanbul 1314 ; l’édition des livres I – VI a été assurée par les soins d’Ahmad Dyewdet et Nedjîl, Asîn. Les livres VII et VIII sont parus aux publications Tûrk Tarikh Endjûmeni, grâce à Kilisli Rif’at Bilge, Istanbul 1928. Les livres IX, Istanbul 1955 et X, Istanbul 1938 ont été publiés par les soins du ministère de l’Education Nationale turc en caractères latins.

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