Arabisation, et tribus arabes du Constantinois :

Publié le Mis à jour le

ifriqiya 1

Selon Djamel Raham dans « Les Structures Spatiales de l’Est Algerien »  les principales villes algérienne Aghlabides (avec des soldats arabes abbassides) sont :

 « Il (l’état Aghlabide) avait pour territoire toute la Tunisie et une bonne partie de l’Est Algérien allant jusqu’à la ligneJijelSétif du côté ouest et atteignant les bourgades de N’gaous et de Bellezma vers le sud. Il avait pour capitale Kairouan en Tunisie et dura pendant tout le IXème siècle. Beaucoup de villes prospérèrent durant leur règne et les plus importantes, dans l’Est Algérien, furent Mila, Constantine, Sétif, Bellezma, N’gaous, les ports de Jijel et de Skikda ainsi que leurs alentours qui étaient de riches régions agricoles ».

sources :Djamel Raham. Les Structures Spatiales de l’Est Alg´erien. Les maillages territoriaux, urbains et routiers.. Geography. Universit´e de Constantine, 2001. French.PDF

Algerie orientale, populations arabes pré-hilaliennes : 

1) Selon al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays). la ville algérienne  de Tobna capitale Abbasside du Zab  était : « peuplé d’Arabes Qurayshites (fihr, makhzoum, hachem) et d’autres arabes des différentes armées« . ( Al-Yaqubi repris par AA Duri dans « The Historical Formation of the Arab Nation p72)  » Autre auteur oriental Ibn hawqal (920-982) nous parlait  aussi « des arabes de Tobna » issue du « jund ».  

2) Selon Al-Yaqubi à l’époque Abbasside  la ville de Baghai en Algérie était peuplé « d’Arabes et leurs soldats »

3) Selon  al-Bakri op cit. p.153 « La population de Mîla  (en Algerie prés de Constantine et Skikda) se compose d’Arabes, de gens de la milice et d’hommes de race mélangée.», al-Yaqubi (Buldan , p13 version arabe et p86 version latine) disait qu’elle était dominé par le clan arabe des Banu Abd as-Samad avec un chef arabe du nom deMusa ibn al-Abbas ibn abd as-Samad de la tribu des banu sulaym, Al-Nowaïri  disait en parlant d’un autre clan arabe de Mila qu’ils était issus de Rabi’a et leur chef avait le nom Hassan ibn Ahmad (gouverneur Aghlabide). Plus tard les ethnologues français feront cette observation au 19e siècle sur une tribu de Milah: « Les Mouïah (de Mila) sont issus de la tribu arabe des Quraysh qui donna le jour au prophète Mohammed (psl). Cette origine leur assure une grande prépondérance sur leurs voisins.  Ils avaient pris une part active à la conquête de l’Espagne par les Arabes » tiré du livre « Tableau de Situation  des établissements Français en Algérie »  1840 op.329 . Le jund Hims(Jund Emese Homs) qui selon Mohammad Talbi (« l’émirat aghlabide page 79) citant al-Nuwairi,  ce trouvait à sa tête un kalbite du nom de Mâlik b. al-Mundir alKalbî  « du jund d’Émèse (Homs), en garnison à Mila »

4) Al-Bakri op. cit p.170  décrivait  les arabes Qahtanites et Qaysites de Tolga située au nord de Bentious  en Algerie,   » (..)  composait de trois villes, entourées chacune d’une muraille de briques, et d’un fossé.(..)  habitée par des gens de sang mêlé (muwallad), l’autre par des Arabes d’origine yéménite, et la troisième par une peuplade appartenant à la tribu arabe de Qais » 

5) Al-Bakri (1014- 1094) op.171  parlait des arabes Qurayshites   de Sidi Okba (Tehuda) ,pas loin de Biksra en Algerie.

6) Ibn Hawkal op cit. p.242  décrivait les arabes de la ville algerienne de Belezma en ces termes : « est une ville moderne,  fondée par des Arabes , dont les descendants s’y trouvent encore.(..) » al-Yaqubi dit que Belezma est peuplé des  Banu Malik issu « des Banu Tamim et de leurs client » (The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

7)  al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays).: 349 reviens sur les arabes  de Medjana en Algerie : «(..) Ses habitants sont un groupe (qawm) qu’on nomme les Sanâjira (arabe). On dit que leur origine est de Sinjâr, dans le Diyâr Rabî‘aIls servent comme jund pour le pouvoir aghlabide.». Al-Idrīsī, Kitāb nuzhat al-muštāq, à la page. 262 et al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; à la page 323 confirme la présence de ses arabes à  Medjana

8) Al-Bakri (1014- 1094)à la page 178 parlait des Aghlabides de Setif et al-Yaqubi dit explicitement qu’il ce trouvait une peuplade arabe du nom de des « Banu Usluja des Banu Assad b. Khozaima »  voire al-Yaqubi , Kitab al-Buldan en arabe à la page 13 ou The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri.page 72

9) Dans la ville de Maqqara  (Cité d’Ifrîqiya d’ou est issue al-Maqqari est à une vingtaine de km au Sud-Est de Msila en Algérie). Al-Yaqubi (repris par AA.Durri) signalait les arabes de la tribu des Banu Dabba  (The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

10) Ma’din dans le zab Algérien était peuplé selon al-Yaqubi par  des  arabes issus de Sadd ibn Tamim (Banu tamim) ( repris dans « The Historical Formation of the Arab Nation » (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

11) al-Bakri signalait que la ville de Bentious était peuplé d’arabe qurayshite appelé Banu Kharadj ( al-Bakri Kitāb al-Masālik wa-al-Mamālik)

Après les pre-hilaliens voilà les Hilaliens :

La wilaya de Skikda, avec la localisation des sites historique , lieux de l'établissement de certaine tribus arabes hilalienne
La wilaya de Skikda, avec la localisation des sites historique , lieux de l’établissement de certaine tribus arabes hilalienne

Selon al-Idrissi (1100-1165) la région comprise entre Collo et Constantine soit la wilaya de Skikda était peuplé et dominé par les Banu Hilal : «De Constantine .. Au port d’al-Collo, 2 journées, en traversant une contrée fréquentée par les Arabes.(..). Les Arabes qui l’habitent sont pacifiques; (.)

Les Arabes ne passent jamais cette montagne qui est comme une limite de leur territoire. (..).Dal-Coll à Constantine , on compte 2 journées, en se dirigeant vers le sud et en traversant un pays occupé par les Arabes. »

Al-Idrīsī « géographie de Roger »  (1100-1165) op cit. p.113

Carte par l'amiral Ottoman Piri Reis de Bejaia a Annaba et Constantine sur laquelle on voit Annaba sous le nom arabe de Qalaãt Balad El Unnãb
Carte par l’amiral Ottoman Piri Reis de Bejaia a Annaba et Constantine sur laquelle on voit Annaba sous le nom arabe de Qalaãt Balad El Unnãb

Annaba selon al-idrissi est un  « un territoire considérable où les Arabes dominent. »

Al-Idrīsī « géographie de Roger »  (1100-1165) op cit. p.262

Al-idrissi en parlant de Mars al-Kharaz : « les environs sont peuplés d’Arabes »

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.135

Sharq al-jazair l'est algerien
Sharq al-jazair l’est algerien

Selon le capitaine français E.Carette (19e siècle): les hilaliens dans le nord constantinois était répartie de la manière suivante :

 « Dans la province de Constantine, les hilaliens et solaymites étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud. C’est même par la région septentrionale (nord), par le massif méditerranéen qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb. Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des ArabesIls dominaient aussi dans tout, le pays compris entre al-Koll’ (Collo) et Constantine, et étaient en relations de commerce avec les habitants de cette dernière ville. On voit que les Arabes avaient abordé la province de Constantine par le côté le moins accessible ; mais il est extrêmement probable, qu’ils y avaient été bien accueillis, peut-être même appelés par le reste des Ketâma, dignes de la sympathie des tribus arabes que le khalife du Caire avait lâchées sur le Maghreb. L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord. Au moment où al-Idrissi écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès, et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra. Ils dirigeaient sur Bar’aï (Baghaie) des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants. A l’époque qui nous occupe, l’irruption arabe atteignait à l’ouest le défilé du Bibân, mais ne le dépassait pas. Al-idrissi  signale ce passage comme dangereux à cause des fréquentes incursions des Arabes. Il mentionne aussi sur la route de Bougie à Kala’at-Benou-H’ammâd, et non loin du Bibân, une ville appelée Souk’-el-Khemis, assez forte pour rendre vains les efforts des Arabes qui voudraient s’en emparer, et un château fort appelé Souk’-el-Tneïn, autour duquel rôdent continuellement les Arabes. Sortie de l’Égypte, en 1048, elle avait atteint, en 1160, le centre de la province de Constantine»

(Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrionale et particulièrement de l’Algérie) par E. Carette ; p.408-09 et 410

Décrivant le Maghreb et ses habitants au XIVe siècle, Ibn Khladoun, nous indique que la province de Bougie et de Constantine

Mohamed Khireddine disait : »Ces tribus (Hilalienes) ont pénétré au Maghreb en empruntant trois voies différentes : – le littoral : régions de la Calle, Annaba, Collo-Skikda, Constantine, jusqu’aux monts des Babor – les plateaux situés entre les monts des Atlas tellien et saharien – le Sahara : versant Sud des Aurès, région du Zab (ou Ziban) jusqu’au Mzab » 

Mohamed Khireddine (imprimerie Dahleb – Alger 1985)

Après les Almohades, les Hilaliens domines toujours le Constantinois au 14e siècle : 

403d arabe de skikda philpville
Affiche avec pour titre « Arabes de Phillipeville (skikda), région de Constantine »

Les berbères pour dénigrés les arabes ce réfèrent aisément à Ibn khaldoun (1332-1406), mais celui ci décrivant le Maghreb et ses habitants au XIVe siècle, nous indique que la province de Bougie et de Constantine « appartenaient autrefois au tribus Zwawa, Kutama, Adjissa et Huwara (barbares), mais elles sont maintenant toute habitées par les Arabes, qui en occupent toutes les parties à l’exception de quelques montagnes d’accès difficile ou l’on trouve encore plusieurs fractions de ces tribus ».

 Ibn Khaldoun, op cit, p147

Carte linguistiques du nord algérien ( nord-constantinois) faite par un berberiste entre 1850 et le moyen age il n'y a pas eu d'évolution
Carte linguistiques du nord algérien ( nord-constantinois) faite par un berberiste (selon les travaux de salem shaker) entre 1850 et le moyen age il n’y a pas eu d’évolution

« Ce peuple (arabe riyah) domine à présent sur les plaines de Bougie et de Constantine, et traite en maître les Sedoukich (Kutama) et les Eiyad (Athbedj arabe) et les autres tribu qui habite ces contrées. (..) Les Awlad Muhammad (arabe) occupent à eux seuls les territoires qui forment la province de Constantine, ayant obtenu du gouvernement Hafside, une grande partie de la région qui sépare cette ville (Constantine) de la mer » ,(..)  les Awlad Seba (arabe) possède les alentours de Bougie » (Ibn Khaldoun, Histoires des. ., p76)

Lors de son célèbres voyage l’explorateur berbère marocain Ibn Battouta (1304-1377) en parlant des Arabes hilaliens de la région de Bejaia à Constantine en ses termes : « Nous marcherons en toute hâte, de peur d’éprouver en chemin la perfidie des Arabes. »

( Ibn Batuta, Voyages page-18)

Les Hafsides (arabe : الحفصيّون) sont une dynastie d'origine berbère masmoudienne1 qui gouverne puis règne sur l'Ifriqiya, soit la Tunisie, le Constantinois et la Tripolitaine, entre 1207 et 15742. Étroitement liés aux Almohades, au nom desquels ils gouvernent l'Ifriqiya à partir de 1207, les Hafsides deviennent indépendants sous Abû Zakariyâ Yahyâ en 1236 et se maintiendront au pouvoir jusqu'à l'annexion de la Tunisie par l'Empire ottoman en 1574.

A la fin des Hafsides Hilaliens domine l’ifriqiya depuis Bejaia à Tripoli  (1393-1494):

« Vers 1393, une insurrection générale éclate parmi les tribus arabes; elle s’étend depuis Tripoli jusqu’à Bougie.L’émir parvient à les réprimer; mais il ne détruit ni leur audace, ni même leur influence , qui va toujours croissant. En 1434, nouvelle révolte sous le successeur d’Abou-Farez, qui cependant ne règne qu’une année.Quelques années après, nouvelle insurrection. Les Oulâd-Bellîl assiégent Tunis ; l’émir Abou-‘Omar refoule les Arabes au delà de l’Ouad-Râs, et leur impose la condition de ne pas dépasser le cours de cette rivière. Malgré cette défense, son successeur, Abou-Zakaria- Yah’ia , est encore obligé, dès son avénement, de marcher contre eux (1488- 1494). »

Fin de citation. source : E.Carette (1808-1890) dans « Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrional . p.418

Les Millets ottoman, la divisions des ethnies et religions de du Sultanat et Califat Ottoman
Les Millets ottoman, la divisions des ethnies et religions de du Sultanat et Califat Ottoman 

Liste des tribus arabes à la fin des Ottomans en Algerie orientale :

Tribus arabe de Annaba et de Lacalle

Asaouda El Maouna Oulad Maamer Drakmena Moualfa Cherfa Elma Elma el krachcha Talha Oulad Dendon Oulad bou aziz Beni Salah Oula Ahmed Beni Salah Oulad Chaib plus le report de 3,650 arabe de annaba cela fait 10,340 arabes ethnique

la Calle

Nehed El masen Oulad ali oulad amer ben ali 3,260 arabes ethnique

La calle suite des tribus arabes

sbeta et Oulad stéta Oulad diab Seba oulad Nac’er Chiabna Oulad Aziz Oulad Senon Chafia Beni Amer Merdes Beni Salah Beni Urdjin et Oulad berbas 14, 320 arabes ethnique de La calle tribus arabe du cercle de l’edough Sidi Aicha Ouichaouia Zehoua Ataura Khoualed 1,740 arabes ethnique cerlce de l’edough a reporter

Suite des tribu arabe du cercle de l’édough

Trenat Arb Aouam Beni Gueehcha Fedj Moussa Saada Beni Muhamed Djenden Beni marwan 7,230 arabes ethnique en tout dans le cercle de l’édough

tribus arabe du cercle de Guelma

Saadla Oulad siAfifi beni Guechecha Rogt Fezara Oulad kebab Aicba Beni Mokhtae Afleg Nbeil Oulad senen Oulad djaballah Meknec ( considéré comme arabe mais c’est une tribu d’origine berbère) Oumfodds 7,880 arabes ethnique a Guelma a reporter sur le tableau suivant

Suite du cerlcle de Guelma les tribus arabes

Oulad si Afifi el Mouatba Mrabtin total des arabes ethnique de Guelma

8,340

Les tribus arabe ethniques de Skikda Philippeville

Beni Ouelban  Eulma Ouichaouia du Filfila Redjeta tribus indécise selon Carette et Ibn Khaldoun une fraction des Banu Mehena sont arabe Oulad djebara considérée comme arabe mais surement berbère

5, 360 arabes ethnique

massif de Colo et de Philipville (Skikda)

massif de colo 0 arabes sois aucune tribu arabe

Totale du massif de Colo et de Skikda Philippeville 5, 360 arabes ethnique pour 14,820 berbères ethniques

tribus arabes ethnique de la région centre Constantine

Hanencha proprement dit Oulad Bech Chikha Oulad Dia Oulad zeid el Aouaid Oulad si abbis Hamama oulad gaceum? indécis Oulad Si mouça

sois 6,280 arabes ethnique pour 6,360 berbères ethnique dans la région centre Constantine

Tribus arabes ethnique de Constantine

Oulad Masaoud hekselma El Mrena Oulad Sheikh Arab ad Douara Mchala Mehais Gamzia Oulas si Yhia ibn Thaleb Tebessa bekkaria et Oukes Oulad si Aica Oulas selim El Kebacha Serrardia Mouasbia indécise Zenatia Makhzen 21, 470 arabes ethniques a reporter dans Constantine

Suite des tribus arabes de Constantine

Elma kebachka les autres étant berbères Amer Cheraga Zemoul Berrania Mlla (ville) moitié arabe Seraoia Arab Oued bou slah totale avec les arabes de mila, et les populations mélangé du domaine de l’état français et des propriétés particulières

il semblerai que le nombres d’arabes serrai de 66, 270 d’arabes pour 190, 580 de berbères

tribus arabe du Cercle de Constantine region de Batna

Akhbar el halfaoui es Sebt Oulad Seiah Zaouia EL Kantara (village) El Outaia El Sahari 10, 000 arabes dans le caidat de Batna de l’aurès Oulad Zeian

6, 400 arabes dans le caidat de Batna pour 66, 500 berbères

Cercle de Constantine les tribus arabes de la région ouest

Cherfa de samer ( une partie arabe et une partie peuplé de chaoui) Cherfa de Bael Oulad Abd’ erRahman Serh’na 2,650 arabes dans la régions ouest de Constantine pour 21,050 berbères tribu arabe de la région Est de Constantine Kheiran village ( une centaine d’habitant étais arabes contre des milliers berbères) Arab Ouildja (300 arabes pour 1700 berbères) L’est du cercle de Constantine ne comprend que 450 arabes pour 38,500 berbères

Suite du cercle de Constantine

Nemencha Sidi Abid (village) peuplé de 2,060 d’arabes pour 3000 berbères Alaouna brareha sois 40,000 arabes pour 18 000 berbères récapitulatif des aurès pour les tribus arabes et berbères 59,500 arabes ethniques pour 155,050 berbères

région du Sahara des zibans

Biskra et faubourg Chetima (village) Sidi kholil Filli-èche Korra garta seriana Sidi Okba Ain eu Kaga H’aouch sidi Salah Zribt el Ouad bades el ksar Liana Zribt Hamoud Khanguet Sidi nadji (arabes et berbère) Oulad saoula Oulad sakhri Oulad Hadidja Oulad Amr el akhdar sois 28,700 arabes ethnique pour 2,190 berbères

Tribus arabes du Cercle de Constantine Ziban

Zab Bouchagroua (village) Zaadcha (village) farfar (village) Tolga (village) El Bordj (village) Forala EL Amri (village) Hel Ben Ali R’omra El Eumour Kletma Oulad nacer Drid el Oualben sois pour le zab nord ouest 16, 700 arabes pour 1,440 Ziban sud ouest tribu arabes Aouruach (village) Milli (vilage) zaouit-ech-cherfa Bigou (village) zaouit ben Omar (village) Ourellal (village) bent-ious (village) D>jerbania (village) Mkhadna (village) Sah’ira (village) Lioua (village) Oulad djelali (village) oulad khaled (village) Cheria Oulad ogab oulad saçi oulad harkat elmia Rah’man Bouzid  sois 43, 860 arabes pour 140 berbères en tout dans le Ziban

il y a a 99,260 arabes pour 3,870 berbère

région SAHARA

Oued Rir composé de tribu arabo-berbères, avec 18,180 arabes pour 11,000 berbères

Les tribus arabes ethnique de Oued Souf et l’oasis de Temacin

Toute la population de l’oasis de Temacin est berbère sauf said Oulad Amer Oulad Seiah sois 12,600 arabes pour 91,890 berbères les tribu arabe de Oued souf debilla Zgoum Behima Sidi Aoun Goumer Tarasoult Kouinin Tribu de Kouinin El Oued souf, soit 24, 170 arabes pour 8200 berbères a Oued Souf

Les tribus arabes de la région de Ouarghla cercle de Constantine

Ouarghla ville (3,600 arabes pour 6,000 berbères) Ngouça (ville) 540 arabes pour 1800 berbère Bemendil Sidi Khouiled (village) 100 arabes et 100 berbères Rouiçat 60 arabes et 60 berbères

Ain Amer 450 arabes et 450 berbères

Adjadja 500 arabes pour 100 berbères,

Chaamba Mkhadma

soit 17,3350 arabes pour 8, 540 berbères récapitilatif du sahara Ziban :

99, 260 arabes pour 3,870 berbères Ouad Riri 12,180 arabes pour 11,000 berbères Temacin sois 12,600 arabes pour 91,890 berbères Oued Souf 14, 170 arabes pour 8,200 berbères Ouargla 17,350 arabes pour 8,540 berbères

Les tribus arabes du Cercle de Setif

Amer Gharaba Eulma Houamer Zemmora El Rasla Ain Turk Oulad Kecem Oulad Mosli guergour sois 49, 180 arabes ribus arabe de la Medjana Bou saada El Ha’mel Mdoukal Ed DIn Ben Naou Selemat Oulad Nacer ou Mad’i Oulad sidi Harech Maila (ville) Oulad derradj Oulad ma’di sous 5;700 arabes à Medjana

Les tribus arabes de Medjana

tazrout (village) Hel el Hamra (village) Oulad abbas (village) Oulad si amer (village) Drea’at (village) D’ela (village) El Ksour (village) sois 3,520 arabes pour 1,300 berbères au niveau de Drea al Oulad haddad hannacha Aiad Oulad Tebban sois 9,250 arabes Medjana Mkadden sedreta oulad si bou nab dounir hachem zaout sidi amir sois 12,280 arabes ethnique medjana

Cavalier Arabe du Maghreb Islamique
Cavalier Arabe du Maghreb Islamique

Les  Tribus Arabes d’Ifrqiya plus particulièrement du Constantinois

Les Soleïm occupent la plus grande partie de la Tripolitaine et de la Tunisie.

Voici comment se répartissent leurs fractions :

Les Debdab s’étendent sur la région littorale entre Barka et Tripoli.

Les Mirdas occupent les contrées méridionales de la Tunisie,

le pays de Kastiliya, les villes de Touzer et de Nefta leur servent de séjour d’été.

Les Allak. ayant pour chefs les Kaoub, sont établis dans la plaine de Kaïrouane et le pays au midi de cette ville où ils ont remplacé les Daouaouïda (Riah).

Les Hakim sont entre Souça et El-Djem.

Les tribus Athbedj sont cantonnées comme suit :

Les Dreïd et Garfa (Kerfa) sur le versant de l’Aourés et jusqu’aux environs de Tebessa.

Les Latif dans le Zab, et à Biskra, où ils ont formé la petite dynastie des Beni-Mozni.

Les Dahhak, dans les steppes du Sahara au midi des précédents.

Enfin, les Aïad, Korra et Amer dans les montagnes entre le Hodna oriental et le pays de Hamza.

Les Daouaouïda (Riah) occupent le Hodna et s’avancent jusqu’au versant sud du Djebel-Dira. Ils dominent à Mecila, bien que leur puissance ait été très affaiblie par le châtiment qu’El-Mostancer leur a infligé.

Les Zor’ba sont répartis de la manière suivante dans le Mag’reb central.

Les Yezid, depuis Djebel-Dira jusqu’à Dehous et à la vallée de l’Ouad-Sahel, touchant à l’est aux tribus Athbedj et au sud aux Daouaouïda, avec lesquels ils sont  continuellement en guerre.

Les plateaux à l’ouest du Hodna sont occupes par les Hoseïn, jusque vers le Djebel-el-Akhdar. Ils ont été placés dans ces localités de même que les Yezid pour Abou-Zakaria vers 1235.

Les Amer (pluriel, Amour), tribu d’origine Athbedj, passée aux Zor’ba, s’étendent à l’est des précédents jusqu’au Djebel- Rached qui va recevoir leur nom. Les Oroua sont avec eux.

Les Malek, formant le reste de la tribu, occupent les plaines du Mag’reb central, dans la partie comprise entre Miliana et la Mina, les Attaf étant près, de Miliana et les Soueïd et Dialem dons  les plaines du Chélif et de la Mina.

Les Makil se sont fractionnés : une de leurs tribus, les Thaaleba sont fi xés aux environs de la montagne de Titeri, ayant pour voisins les Sanhadja Mellikch, au nord, et les Toudjine à l’ouest.

Les autres tribus Makiliennes se sont avancées vers l’ouest par les régions sahariennes.

Au midi de Tlemcen sont les Douï-Obeïd-allah ; près de Sidjilmassa, les Monebbate ;

Dans le Sous-el-Akça, les Douï-Hassane et Chebanate.

Les Djochem, comprenant les Kholt et Sofiane, occupent le Tamesna, mais ils sont très affaiblis par les dernières guerres.

Une fraction des Riah est toujours cantonnée dans le Hebet où elle a été transportée, en même temps que la précédente, par le khalife El-Mansour.

Les plaines, on le voit, deviennent peu à peu le domaine des Arabes. Plusieurs de ces tribus, qui se sont mises au service des souverains berbères, ont obtenu, en récompense de leurs services, soit des territoires à titre de fiefs (Ikta), soit d’autres faveurs telles que laDjebaïa, part de moitié sans la produit des impôts qu elles faisaient rentrer.

En outre, les tribus arabes puissantes imposent à leurs voisins sédentaires, les habitants des oasis, diverses charges, notamment le droit de Khefara ou protection dont le but est surtout de les exempter des incursions de leurs «protecteurs». Ce droit consiste en jeunes chameaux.

Enfin, certaines tribus sahariennes, à la suite de services rendus à leurs sœurs du Tel, dans les guerres, exigent d’elles le droit de R’erara (sac), dont ces dernières s’affranchissent par le versement d’un certain nombre da R’rara de grain(**).

Sharq al-jazair l'est algerien
Sharq al-jazair l’est algerien

desert_warrior_by_abozooz-d53asa5

LES TRIBUS ARABES DE HILAL ET DE SOLEÏM(*) en Afrique du Nord

Invasion arabe HilaliénneIl convient d’entrer dans quelques détails sur les tribus arabes qui vont faire invasion en Afrique et avoir une si grande influence sur l’histoire de la Berbérie (Lybie; Tunisie; Algérie & Maroc). Deux grandes tribus arabes, celles des Beni Hilal et des Beni-Soleïm appartenant à la famille des Moder (adan), s’étaient établies vers l’époque de l’avènement des Abbassides dans les Hedjaz, touchant à la province du Nedjd. Durant de longues années, ils avaient parcouru en nomades ces solitudes, s’avançant parfois jusqu’aux limites de l’Irak et de la Syrie et descendant d’autres fois jusqu’aux environs de Médine. Leur état normal était le brigandage, complément de la vie nomade ; elles ne manquaient, du reste, aucune occasion de se lancer dans le désordre, prêtant leur appui à tous les agitateurs et rançonnant les caravanes, sans même respecter celle que le khalife de Bagdad envoyait chaque année porter ses présents à la Mecque. Les Karmates avaient trouvé, dans ces nomades, des adhérents dévoués qui s’étaient associés à toutes leurs dévastations et les avaient suivis en Syrie. Lorsque les armées Fatimides passèrent en Asie, pour combattre les derniers partisans des Ikhehidites, elles en triomphèrent facilement ; mais bientôt elles se trouvèrent en présence des Karmates, soutenus par les Hilaliens et Soleïmides et se virent arracher une à une toutes leurs conquêtes. Il fallut recommencer la campagne, et ce ne fut qu’au prix de luttes acharnées que les Fatimides parvinrent à vaincre leurs ennemis. Le khalife El Aziz, voulant prévenir de nouvelles insurrections de ce genre, se décida alors à transporter au loin les turbulents nomades qui lui avaient causé tant d’ennuis. Par son ordre, les tribus de Hilal et de Soleïm furent, vers la tin du Xe siècle, transportées en masse dans le Saïd, ou Haute Égypte, et cantonnées sur la rive droite du Nil. Mais si, par cette mesure, le danger résultant de leur présence en Arabie était écarté, leur concentration sur un espace restreint, au cœur de l’Égypte, ne tarda pas à devenir une cause d’embarras nouveaux. Habitués aux vastes solitudes de l’Arabie, n’ayant, du reste, aucune ressource pour subsister, ces Arabes firent du brigandage un état permanent, de sorte que le pays devint bientôt inhabitable, tandis qu’eux-mêmes souffraient de toutes les privations. Cette situation durait depuis plus de cinquante ans et le gouvernement égyptien avait, en vain, essayé d’y porter remède, lorsque, par suite des événements que nous allons retracer dans le chapitre suivant, le khalife fatimide trouva l’occasion de se débarrasser de ces hôtes incommodes en les lançant sur la BerbérieLorsque El-Moez se décida à se soustraire à l’obéissance des Beni-’Obeïd, il travailla d’abord à les déconsidérer dans l’esprit des peuples, en semant de fâcheux bruits sur leur compte. Il chercha même à corrompre leurs serviteurs. Il écrivit à cet effet au visir d’El- Mestamer, khalife d’Égypte, pour l’engager à trahir son maître. Sa lettre se terminait par ces vers : « Cesse de t’attacher à des yeux sans consistance, et dont un homme comme toi devrait ignorer même le nom.» Après avoir lu cette lettre, le visir dit à un de ses amis : «N’est-il pas surprenant qu’un homme du Mor’reb, un Berbère, veuille tromper un Arabe de l’Irak’ ? » Lorsque El-Moez se fut mis en révolte ouverte et qu’il eut reçu l’investiture du khalife de Bagdad, le visir conseilla à El-Mestamer de faire marcher contre lui des tribus d’Arabes. Ce prince goûta ce conseil, et fit partir les Arabes du Saïd, à qui il distribua de l’argent et abandonna Barka. Les Arabes qui allèrent ainsi en Afrique étaient les Riah’, les Zagba, et une portion des Beni-Amer et des Senan. Arrivés en Afrique, ils y commirent toutes sortes d’excès et se gorgèrent de richesses. Lorsque leurs amis d’Égypte apprirent cela, ils voulurent aller les rejoindre et offrirent de l’argent à Mestamer pour qu’il le leur permît. Le prince accepta leurs offres. Il retira plus d’eux, en leur permettant de se rendre en Afrique, qu’il n’avait donné à leurs devanciers pour les y pousser.Ces nouveaux venus eurent d’abord à combattre les Zenata des environs de Tripoli. El-Moez marcha contre eux avec une réunion de Senhadja et de Zenata. Les deux partis se trouvèrent en présence. Les Zenata firent défection et les Senhadja prirent la fuite. El-Moez, entouré d’un corps de nègres de près de vingt mille hommes, résista plus longtemps qu’on ne devait l’attendre d’un prince que la fortune abandonnait ; mais, à la fin, il fut contraint de battre en retraite sur Mans’oura. Les Arabes s’avancèrent jusqu’à K’aïrouân. Il y eut entre cette ville et Rekkâda un combat où ils furent encore vainqueurs. El-Moez voulut alors négocier; il fit ouvrir les portes de K’aïrouân et permit aux Arabes d’entrer dans cette ville et d’y acheter ce dont ils auraient besoin. Il espérait les rappeler, par cette concession, à des sentiments plus modérés et les déterminer à retourner dans leur pays; mais il n’en fut pas ainsi les Arabes pillèrent la ville, en dispersèrent les habitants, se rendirent maîtres de toute la contrée, qu’ils se partagèrent et qu’ils ruinèrent complètement. El-Moez, voyant qu’il ne pouvait résister à ce torrent dévastateur, se retira à Mohdïa, dont son fils Temin était gouverneur. Celui-ci alla à sa rencontre et lui rendit tous les honneurs qu’il lui devait comme à son souverain et à son père. El-Moez lui remit la conduite des affaires, et mourut en 453, après un règne de quarante-neuf ans. Il fut très-généreux. On dit qu’il donna en un seul jour 100,000 dinars à un de ses amis. Mais son règne fut continuellement agité par la guerre, tous ses commandants de province s’étant successivement révoltés contre lui. Il n’y a que Dieu dont l’empire soit solide et durable. Remarque :  Cette invasion de la Berberie par les tribus arabes de l’Égypte est un fait très-remarquable de l’histoire de cette contrée; mais il en est un autre qui, quoique peu connu, ne l’est pas moins : c’est une émigration très-considérable qui eut lieu de la Berberie en Égypte vers la fin du XVIIe siècle. A cette époque, grand nombre de tribus de Tunis et de Tripoli se portèrent dans les régions arides de la rive gauche du Nil, et pendant plusieurs années elles ne vécurent que des déprédations qu’elles commettaient dans la vallée de ce fleuve ; mais elles finirent par s’établir sur des terres que leur céda le gouvernement, et les cultivèrent. Depuis cette époque, ces hommes de proie sont devenus de paisibles fellah’, plus pillés que pillards. On peut voir à ce sujet, dans l’ouvrage de la Commission d’Égypte, les Mémoires de MM. Jomard et Aimé Dubois.Composition et fractions des tribus arabes Hilaliennes et Soleïmites

Bani Hilal
Bani Hilal

Les tribus arabes qui passèrent en Afrique se composaient de trois groupes principaux, savoir :

1° Tribus de 1a famille de Hilal-ben-Amer : Athbedj, Djochem, Riah, Zor’ba.

2° Tribus formées d’éléments divers se rattachant aux Hilal : Makil, Adi.

3° Tribu de Soleïm-ben-Mansour :

4° Tribus d’origine indécise, mais alliées aux Soleïm : Troud, Nacera, Azzu, Korra

TRIBUS HILAL-BEN-AMER 1° HATHBEDJ

Doreïd (ou Dreïd.) Oulad-’Atïa. Oulad-Serour. Djar-Allah. Touba
Kerfa (ou Garfa) Beni-Moh’ammed. Beni-Merouane (ou Meraounïa). H’adjelate (Kleïb, Chebib, Sabah’, Serh’ane. Nabele
‘Amour Morra. Abd-Allah (Mihia, Oulad-Zekrir, Oulad- Farès, Oulad-Abd-es-Selam). Beni-Korra
Dahhak et Aïad Mehaïa. Oulad-Difel. Beni-Zobeïr. Mortafa. Kharadj. Oulad-Sakher. Rah’ma.

2° DJOCHEM.

Acem
Kokaddem
Djochem Kholt. Sollane (H’areth, Oulad Mota, Klabia). Beni-Djâber
Mirdas Daouaouïda (Meçaoud-ben-Soltane, Acer-ben- Solatane). Sinber. Amer (Moussa, Moh’ammed, Djâber). Meslem
Ali Fader’ . Dahmane (Menàkcha).
Amer El-Akhdar (Khadr).
S’aïd Oulad-Youçof (Mekhàdma, R’oïout, Bohour).

3° ZOR’BA

Malek Souéïd (Chebaba , H’assasna, Flitta, S’béïh’, Modjaher, Djoutha, Oulad-Meïmoun).
Bakhis
‘Attaf
Dïalem
Yezid Oulad-Lahek
S’àad (Beni-Madi, Beni-Mansour, Zor’li).
Khachna
Beni-Moussa
Moafâa
Djouab
Herz
Marbâa
Haméïane
Hocéine Djendel
Kharrach (Oulad-Meçaoud, Oulad-Feredj, Oulad-Taref).
‘Amer (‘Amour) Yakoub.
H’amid (Beni-Obeïd, Beni-Hidjaz, Meharez).
Chafaï (Chekara, Metarref).
‘Oroua En-Nadr (Oulad-Khelifa, Hamakaa, Cherifa, Sahari, Douï-Ziane, Oulad-Slimane).
Homeïs (Obéïd-Allah, Fedar’, Yak’dane).

4° MAKIL ET ‘ADI

Sakil Thâaleba.
Douï-Obéïd-Allah (Heladj, Kharaj).
Moh’ammed Beni-Mokhtar (Doui-Hassane, Chebânate, Rokaïtate).
Douï-Mansour (Oulad-bou-l-Hocéïne, Hocéïne, Amrâne, Monebbate).

TRIBU DES SOLÉIM-BEN-MANSOUR

Debbab Oulad-Ah’med.
Beni-Yezid.
Sobh’a.
H’amarna.
Khardja.
Oulad-Ouchah’ (Mehamid, Djouari, Hariz).
Oulad-Sinane.
Nouaïl.
Slimane.
Heïb Chemmakh.
Sâlem (Ah’amed, Amaïm, Alaouna, Oulad- Merzoug).
Beni-Lebid.
Zir’b.

 

Aouf. Mirdas.
Allak. Kaoub (Beni-’All, Beni-Abou-el- Leill).
Dellab (Troud).
Hisn. (Beni-Ali, H’akim).
Mohelhel.
Riah’-ben-Yah’ïa et H’abih.

DÉTAILS DES HISN

Hisn. Beni-Ali. Oulad-Soura.
Oulad-Nemi.
Bedrâna.
Oulad-Oum-Ah’med.
Hâdra.
Redjelane.
Djoméïate.
H’omr.
Meçanïa.
Ahl-Hocéïne.
H’edji.
H’akim.
Oulad-Mrai. Oulad-Djaber.
Chr’aba.
Naïr
Djouïne.
Zéïad.
Noua.
Makâd.
Molâb.
Ah’med.

Tribus d’une origine indécise, mais alliés aux Soléïm.

Troud et Adouane  syrienne 
Nacera
Azza Chemal.
Mehareb
Korra

A leur arrivée en Berbérie, les Arabes trouvèrent des conditions d’existence bien supérieures à celles qu’ils venaient de traverser ; aussi leur nombre s’accrut-il rapidement, ce qui eut pour résultat de subdiviser les tribus mères en un grand nombre de fractions. Pour faciliter les recherches, nous donnons, dès à présent, le tableau des subdivisions qui se formèrent après un séjour plus ou moins long dans le pays.

(*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2; page 8  par Ernest Mercier.

(*) In : « Berbères » par Ibn-Khaldoun. , tome I, II, & III.

LES TRIBUS DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE.

Les Henanecha, qui dominaient sur toute la partie orientale de la province de  Constantine, à cheval sur la frontière tunisienne, des hauts plateaux à la mer, avaient pour suzerains les Chabbïa. Lorsque Abd-es-Samed, émir de ces derniers, avait dû quitter la Tunisie, il s’était avancé, avec l’appui des Dréïd, jusqu’au sud de Constantine, en refoulant les Oulad-Saoula, anciens maîtres du pays; abandonnant ensuite aux Daouaouida les régions situées à l’ouest du Bou-Merzoug, il avait soumis à son autorité les plateaux près d’Ain-Beïda et Tebessa et, de là, s’était avancé en vainqueur jusque dans le Sahara. Ain-Chabrou, près de Tebessa, était devenu son centre, entre le Tel et le Sahara. Une famille religieuse, dont le chef, Abd-el-Hamid, s’était attiré un grand renom dans le pays, en rendant impartialement la justice aux nomades et aux telliens, provoqua par son indépendance la colère du puissant chef des Chabbïa, dont il n’avait pas voulu servir les caprices. Abd-es-Samed le fit périr ainsi que les mâles de sa famille. Un seul d’entre eux, nomme El-Mebarek, échappa au massacre et alla se réfugier à Khenguet- Sidi- Nadji, dans l’Aourès, où il fonda la Zaouïa si renommée qui y existe encore.Cet audacieux attentat eut pour effet. de déterminer l’explosion d’une révolte générale contre les Chabbïa dont la tyrannie avait fini par excéder tout le monde. Leur surprise fut d’autant plus grande que leur pouvoir semblait moins contesté ; en un jour tout changea et, dès lors, ils n’eurent plus un instant de répit : traqués, poursuivis, trahis, ils n’évitèrent de tomber sous les coups des Henanecha ou des Daouaouïda que pour être pris par les Turcs. Après avoir vu périr son fi ls dans un rude combat contre ces derniers, au lieu dit Guiber, Abd-es-Samed se réfugia dans le Djebel-Chechar, montagne de l’Aourès méridional, où il fonda aussi une Zaouïa ; les autres membres de sa famille furent dispersés et la puissance de cette dynastie, un moment si grande, fut éteinte pour toujours.
Les conséquences de la chute des Chabbïa furent considérables.

Les Dréïd, qui avaient été leurs plus fermes soutiens, se virent chassés des environs de Constantine, dispersés, et leurs débris se cantonnèrent à Ouks, auprès de Tebessa. Les Nehed et Khoumir, collecteurs d’impôts des Chabbïa dans le sud, furent réduits à se retrancher dans les montagnes situées à l’est de La Calle, d’où ils étaient peut-être originaires.

Portrait d’Ali-Ben-Ahmed, prince de Constantine et chef des arabes Haractas
Portrait d’Ali-Ben-Ahmed, prince de Constantine et chef des Haractas
FRACTIONNEMENT DES HANANECHA ; LEURS CHEFS LES HAHAR ET LES BEN- CHENNOUF.

Les Nemamcha, obéissant à des chefs nommés les Oulad- Rechache et qui étaient cantonnée sur les plateaux, au sud de Tebessa, où ils vivaient de l’existence semi-nomade.

Les Harakta, tribu de mœurs semblables, mais peut-être plus sédentaire, occupant les environs d’Aïn-Beïda. Ils obéissaient à la famille du cheikh Aïssa.Un autre groupe se forma aux Garfa, entre Aïn-Beïda et Guelma, autour de le famille Ben-Merad.

Enfin, dans l’Aourès, un certain Ammar-el-Amrani groupa d’autres Bedouins d’origine diverse, qui furent appelés Amamra, en souvenir de non nom.

Quant aux Henanecha proprement dits, ils formèrent deux groupes principaux, l’un, vers la Tunisie, sous l’autorité de la famille Ben-Chennouf, appuyé par un groupe des Oulad-Saoula et dominant la ville du Kef et la région qui s’étend à l’ouest; et l’autre à Kalâat-es- Senane, à l’est de Tebessa, forteresse naturelle, servant de capitale aux chefs, les Harar.

Arabes de SOUK ahras AVEC UN LION
Arabes de SOUK ahras AVEC UN LION

LES DAOUAOUÏDA ET LEURS CHEFS LES BOUAOKKAZ. LES OULAD-MOKRANE DE LA KALAA ET DE LA MEDJANA.

Nous avons dit plus haut que les Oulad-Saoula, attirés, en partie, du côté du Kef par les Ben-Chennouf, affaiblis après leur longue suprématie, avaient vu leurs derniers débris repoussés dans l’extrême sud par les Chabbïa. Une autre branche des Daouaouïda, descendante des Yakoub-ben-Ali(1), ayant à sa tête la famille des Bou-Aokkaz, avait hérité, en partie, de leur suprématie sur Constantine, bien diminuée par l’établissement des Turcs. Ils avaient reçu de ceux-ci le titre de cheikh-des-Arabes et dominaient dans le Zab et le Sahara de Biskra et jusqu’aux montagnes qui bordent la plaine des Abd-en-Nour, au sud. Le cheikh des Henanecha, à l’est, celui des Arabes, au sud-ouest, se disputaient et se partageaient la prépondérance des plateaux de la province.Plus à l’ouest, dans la plaine de la Medjana, étaient les Mokrani, étendant leur autorité sur les Beni-Abbés, au nord, et la région de Mecila, au sud. Lors des grandes conquêtes faites par Amokrane, à la fin du siècle précédent, le domaine des Douaouïda avait été fortement entamé et il en était résulté une ardente rivalité entre les deux familles; mais Sidi-Nacer, fils et successeur d’Amokrane, n’avait pas hérité de ses qualités guerrières. Il préférait l’élude à la gloire et s’était renfermé dans sa Zaouia de la Kalâa. Or, les tribus du sud, qui s’étaient compromises pour son père, n’entendaient pas être abandonnées ainsi. D’autre part, les Beni-Abbès étaient mécontents de sa timidité et de sa paresse. Ils s’entendirent avec les gens du sud et, étant parvenus a l’attirer hors de la Kalâa, le massacrèrent avec son escorte. Ainsi fi nit la royauté de la Kalâa des Beni-Abbés. Ces faits se passèrent, sans doute, dans les premières années du XVIIe siècle.Cependant, deux fils de Sidi-Nacer avaient échappé au massacre. L’un d’eux, Sidi-Betteka fut recueilli par les Hachem, groupe détaché des Hachem de la province d’Oran qui étaient venus se mettre au service de son aïeul Amokrane, ainsi que nous l’avons dit. Ils étaient établis dans la Medjana et devinrent les plus fermes soutiens de la famille Mokrani, dont le jeune chef, Sidi-Betteka, sut relever la puissance et causer aux Turcs de graves embarras, en s’opposant au passage de leurs colonnes, s’ils ne composaient pasavec lui. Il tira vengeance de la trahison des Beni-Abbès et étendit son autorité sur la Medjana, le Hodna et les régions du sud-ouest.

Malgré les prières des Beni-Abbès, il ne voulut jamais retourner à la Kalâa. Un autre fils de Sidi-Nacer, nommé Mohammed, alla vers le nord, dans les montagnes qui avoisinent Djidjeli, fonder une Zaouïa qui est restée en la possession de cette branche de la famille Mokrani, jusqu’à ce jour.

L’abaissement des Oulad-Mokrane avait favorisé l’extension de la puissance des Daouaouïda, dont le chef, Ahmed-ben-Ali (bou- Aokkaz), avait accordé sa fille en mariage à Sidi-Nacer ou à un de ses frères. Le cheikh Daouadi avait sa deïra, son principal campement, dans le Zab, d’où il rayonnait sur divers points de son vaste territoire; mille cavaliers étaient toujours prêts à l’accompagner. Il mourut en 1602, et fut successivement remplacé par son fi ls Ali, puis par son petit-fi ls Ahmed, en 1616. Enfin celui-ci étant décédé en 1622, le commandement échut à son fi ls Sakheri, homme énergique que nous allons voir entrer en scène.

Tiffech
Tiffech dans la région de Souk Ahras (Algérie) Le général Abbasside Abd al-Rahman ibn Muhammad ibn al-Ash’ath al-Khuza’i 762-765 érige vers le VIIIe siècle un camp Arabe au cœur même de la citadelle byzantine de Tiffech)http://www.soukahras.info/%D8%AA%D9%8A%D9%81%D8%A7%D8%B4-2/
Les tribus arabes  dans les Hauts- Plateaux et le Sahara :Les Oulad-Saïd, Mekhedma, Djelal, Farès, Amer, etc.Enfin, les beys de Constantine, ayant eu le soin d’incorporer au domaine de nombreux territoires, y installèrent des tenanciers qui ont formé partout dans ces Azels de nouveaux groupes ; ils constituèrent en outre de toutes pièces des tribus entières pour le service des Makhezen, notamment les :Zemoul, Barranïa, Beni-Siline et autres.En 1830, le bey El-Hadj-Ahmed règne en vrai despote à Constantine et, par suite de le chute du dey, il va prendre le titre de pacha, dans lequel il sera confirmé par la Porte. En attendant, il s’occupe avec activité et intelligence de la construction d’un palais digne de lui. Les matériaux qu’il a commandés en Italie par l’intermédiaire de son représentant de Bône, étant insuffisants, il se procure ce qui lui manque : plaques de marbre, colonnes, carreaux de faïence, etc., en les enlevant, sans permission, aux demeures de ses administrés.

Dans toutes les directions, les marabouts sont nombreux ; mais on ne trouve pas, parmi eux, ces grandes figures qui s’imposent en dominant les autres, et nous nous dispenserons d’en citer.

Il en est autrement des familles féodales, dont nous avons suivi autant que possible le développement, et que nous allons passer en revue.

Celle des Bou-Aokkaz, à la tête des Daouaouida, et dont le chef, Farhate-ben-Saïd, a porté le titre de Cheikh-el-Arab. C’est le vrai maître du Zab, du Hodna et de la région qui confine au nord, à la plaine des Abd-en-Nour.

Celle des Ben-Gana, d’origine plus récente, que le bey Ahmed-el-Kolli a opposée à la précédente, et dont le chef, Mohammed- Bel-Hadj-ben-Gana, a reçu d’El-Hadj-Ahmed-bey, renouvelant ce qui avait été fait par son aïeul El-Kolli, la titra quelque peu honoraire de Cheikh-al-Arab.

Celle des Mokrani de la Medjana, bien réduite par ses luttes intestines. Son chef, reconnu par les Turcs, est alors le vieux Ben- Abd-Allah, de la branche des Oulad-el-Hadj. Mais Ahmed-ben- Mohammed et Abd-es-Selam, deux de ses parents, sont sur le point d’entrer en scène.

Celle des Oulad-Achour, dans le Ferdjioua, dont le chef est, alors, Bou-Rennane; son cousin, Maggoura, tient la campagne contre lui et lui dispute le pouvoir. Mais c est le jeune Ahmed-Bou- Aokkaz, neveu de Bou-Rennane, qui va, avant peu, s’en emparer, même par le meurtre de ses parents.

Celle des Harar, qui se trouve, pour le moment, écartée du commandement des Henanecha, par l’usurpateur Rezgui.

Celle des Ben Merad de Garfa et celle des Bou Diaf de l’Aourbs.

Enfin à Touggourt, règne toujours celle des Ben-Djellab. Le sultan Amer vient de mourir ou va mourir, laissant le pouvoir à son frère Brahim.

(*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » par Ernest Mercier  depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2, page 188.(*) In :  Ibn-Khaldoun, Berbères, t. I, p. 52 et suivi., 75, 88 et suiv.113, 125, 132 et suiv. 159, 241 et suiv., 278 et suiv., t. II, p. 4 et suiv., 257 et suivi., 345 et suivi., t. III, p. 126 et suivi., 247 et suivi., 286, 340, et t. IV, p. 3, 8 et suivi., 28 et suivi., 4262.

source :

CHAPITRE IX. – REPARTITION, ENTRE LES DIVERS ETATS BARBARESQUES, DES TRIBUS DE L’IRRUPTION ARABE DU XIe SIECLE. Estimation au 19eme siècle en  Algerie,
Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrionale et particulièrement de l’Algérie / par E. Carette,…
Auteur : Carette, Antoine-Ernest-Hippolyte (1808-1890)
Éditeur : Impr. impériale (Paris)
Date d’édition : 1853
Sujet : Tribus — Algérie — Migrations
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k104729j/f451.image

Sur le sujet :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s