Oran en Algerie fut fondé par l’émir Omeyyade Abd Allah en 902

Publié le Mis à jour le

es émirs omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur les côtes africaines. Aux premiers signes de dislocation de l’empire abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de développer des comptoirs commerciaux sur la côte nord-africaine. Ainsi Oran fut fondée en 90245 par les marins Andalous Mohamed Ben Abou Aoun et Mohamed Ben Abdoun et un groupe de marins, appuyés par les émirs de Cordoue36,46 et après avoir obtenu le consentement des Nefzas et des Mosguen faisaient partie de la grande tribu berbère des Azdadja qui occupait le Sahel d'Oran selon El Bekri . Ils fondèrent la ville pour commercer avec Tlemcen en développant l'occupation de la baie abritée de Mers el-Kébir.
Oran ou Wahran en arabe fut fondé par les Omeyyades de Qurtuba

Les émirs Omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur les côtes africaines.

Aux premiers signes de dislocation de l’empire abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de développer des comptoirs commerciaux sur la côte nord-africaine.

Ainsi Oran fut fondée en 902  par les marins Omeyyade: Muhammad Ibn Abu Aoun et Muhammad Ibn Abdoun et un groupe de marins, envoyés par l’ émir Omeyyades de Cordoue Abd Allah ibn Muhammad al-Umawi  qui est le fils de Muhammad Ier, il est né le 11 janvier 844. Il succède à son frère Al-Mundhir comme émir omeyyade de Cordoue en 888 jusqu’en 912. Il laisse le pouvoir à son petit-fils `Abd ar-Rahmân III an-Nâsir. Il meurt le 15 octobre 912.

Emir à 44 ans, sa piété est appréciée de ses sujets. Il a cependant une réputation très dure, car les troubles durant son règne l’obligent à répandre souvent le sang : un de ses fils, soupçonné de trahison, et de nombreux rebelles. En effet, son accession au trône est le signal de plusieurs révoltes en Al-Andalus. Il bat définitivement l’ennemie  Omar Ben Hafsun (un goth de la shuhbiya anti-arabe), qui s’était rendu indépendant à Malaga et que son père et son frère avaient combattu en vain. De nombreuses autres révoltes éclatent, à cause de l’antagonisme entre les différentes composantes de la population : Arabes, Berbères, Muladi ou Mozarabes et Chrétiens.

El-Hamri, Wahran, Oran, Algerie
El-Hamri, Wahran, Oran, Algerie

Ce fut sous sont règne que la ville d’Oran dans l’actuel Algérie fut construite et qui servira a ses successeurs de base de lute contre les Ismaéliens Fatimides.

Ibrahim Banu Hadjabj, gouverneur de Séville, prend même le titre de roi et son indépendance, qu’Abd-Allah est contraint de reconnaître. Il meurt en 912, laissant à son petit-fils `Abd ar-Rahmān III an-Nāsir un royaume agité, que ce dernier parviendra à pacifier et à soumettre.

Il épouse entre autres Oneca Fortúnez, fille du roi de Navarre Fortún Garcés et grand-mère d’Abd al-Rahman III.

Carte des trois califats en l'an 1000, plus particulièrement lors de l’extension maximal des Omeyyades d'al-Andalus
Carte des trois califats en l’an 1000, plus particulièrement lors de l’extension maximal des Omeyyades d’al-Andalus

Ils fondèrent la ville d’Oran pour commercer avec Tlemcen en développant l’occupation de la baie abritée de Mers el-Kébir.

Peu après sa fondation, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades sunnites et Fatimides chiites.

Le conflit entre des fractions des berbère des  Ifrenides et les Fatimides et berbère kutamas s’amplifie.

Derb, Medina Djdida, Oran, Algérie
Derb, Medina Djdida, Oran, Algérie

En 954 la ville d’Oran est prise par les berbères Ifrenides commandés par Yala Ibn Mohamed. Sous ses ordres Oran fut détruite et sa population déplacée dans la nouvelle ville qu’il avait bâtie, Fekkan.

Les Fatimides prennent Oran grâce aux vassaux berbères Zirides, ces derniers reconstruisirent la ville d’Oran sur le site actuel.

Alors Ziri b. Ataya des Maghraouas et gouverneur du Maghreb reprend Oran et plusieurs villes des Sanhadjas.

Son fils Al Moez ibn Ziri b Ataya lui succède en 1005 et est gouverneur Omeyades au Maghreb. Son père lui lègue Oran, Tlemcen, Achir, M’Sila, etc

Al-Bakri le célèbre géographe arabe reviens sur la fondation d’Oran :

« Oran, située à quarante milles d’Arzao , est une place très-forte ; elle possède des eaux courantes, des moulins à eau , des jardins et une mosquée djamê. Elle eut pour fondateurs Mohammed ibn Abi Aoun, Mohammed ibn Abdoun et une bande de marins andalous qui fréquentaient le port de cet endroit. Ils accomplirent leur entreprise après avoir obtenu le consentement des Nefza et des Mosguen [tribus qui occupaient cette localité]. Les Mosguen faisaient partie [de la grande tribu berbère] Azdadja.

[Ces Andalous] qui avaient été les compagnons d’El-Corachi, ( El-Corachi, c’est-à-dire membre de la tribu deCorekh. Il s’agit probablementdugénéraloméîade espagnol Abd el-Mclekibn Omaîa, qui fut mis à mort l’an 282 (8g5-6 de J. C). Voyez l’extrait du grand ouvrage bistorique d’Ibn Haiyan, que M. de Gayangosa inséré dans sa traduction d’ Ël-Maccari , vol. II, p. 454.) fondèrent Oran en l’an 290 (902-903 de J. C). Ils y séjournèrent jusqu’à l’an 297, quand une foule de tribus se présentèrent devant la ville et demandèrent l’extradition des Beni Mosguen , afin d’exercer contre eux une vengeance de sang. Les Andalous ayant refusé de les livrer, ces tribus commencèrent des hostilités contre la ville, la blo quèrent étroitement et empêchèrent la garnison [de sortir pour puiser] de l’eau. Les Beni Mesguen pro fitèrent enfin d’une nuit obscure pour s’enfuir de la place et se mettre sous la protection des Azdadja. Les habitants, se voyant sur le point de succomber, consentirent à livrer leur ville, leurs trésors et leurs approvisionnements, à la condition de pouvoir se retirer la vie sauve. Oran fut saccagée et brûlée par les vainqueurs ; ce qui eut lieu dans le mois de dou-‘l-càda 297 (juillet-août 910 de J. C). Une an née plus tard, les habitants y revinrent avec l’au torisation d’Abou Homeid Doouas, ou Dawoud ibn Soulat, gouverneur de Tîhert. Au mois de châban de l’année suivante (avril-mai 911), la ville com mença à se relever et elle devint plus belle qu’au paravant. Dawoud ibn Soulat el-Lahîci leur donna pour gouverneur Mohammed ibn Abi Aoun. La  ville ne cessa de s’agrandir et de prospérer jusqu’à l’an 3 43 .quand Yâlaibn Mohammed ibn Saleh l’ilrc- nide s’en empara , après avoir attaqué et mis en dé route les Azdadja du mont Guèdera1. Cette bataille eut lieu le samedi 1 5 djomada de l’année susdite (septembre-octobre o5/i de J. C).

Dans le mois de dou-‘l-câda de la même année (mars 955), Yàla transporta les habitants d’Oran à la ville qu’il venait de fonder et qui est connue [par le nom d’IJtjan ou Fekkan]. Oran fut alors dévastée et brûlée pour la seconde fois, et elle resta dans un état d’abandon pendant quelques années. Les habitants ayant alors commencé à y rentrer, la ville se releva de nouveau.

al-Bakri op cit. p.165 166 167

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Une réflexion au sujet de « Oran en Algerie fut fondé par l’émir Omeyyade Abd Allah en 902 »

    aboualkacem a dit:
    19 mai 2014 à 8 h 21 min

    A reblogué ceci sur tribus Algeriennes.

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