Rais Hamidou ibn Ali le dernier des grands chefs de la marine de la Régence d’Alger Ottomane

Publié le Mis à jour le

Rais_hamidou

Statue du Raïs Hamidou fut le dernier des grands chefs de la marine algérienne de la période ottomane, et, à ce titre, il joua un rôle décisif dans la défense de la ville d’Alger

Rais Hamidou est originaire de Issers à Boumerdes (région des Maqil thaalaba)  mais il  naquit vers 1770 à Alger. Très jeune il se sentit une vocation irrésistible pour la marine. Dès l’âge de dix ans, il abandonna l’état de tailleur que lui faisait apprendre son père Ali, pour s’engager comme mousse.

Son intelligence et surtout sa témérité lui attirèrent très tôt un certain renom. Vers l’année 1790, le Dey Hassan, qui portait un grand intérêt à la marine, accueillit Hamidou avec tous les honneurs et lui confia son navire personnel équipé de 12 canons. C’est ainsi que le dey Hassan ayant appris l’audace dont il avait fait preuve à Oran, le rappela à Alger pour lui donner le commandement d’un chébec. La perte de ce navire qui se brisa contre un récif alors qu’il était en mouillage à La Calle faillit ruiner, ses projets ambitieux. Mais il sut calmer la colère du dey et bientôt, il disposa d’une frégate construite par l’espagnol Maestro Antonio, charpentier à Alger qui donna une dimension nouvelle à l’activité de Hamidou. Armée de 40 canons, ce navire permit au Raïs la capture en 1802 d’un vaisseau de guerre portugais de 44 canons, faisant 282 prisonniers. Ce succès lui valut la direction de la flottille algérienne.

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Plaque du héro Algerien Rais Hamidou ibn Ali

Exilé par le bey en 1808, il se réfugia à Beyrouth, mais fut rappelé moins de deux ans plus tard pour reprendre la mer. Il sillonna la Méditerranée et l’Océan. Il prit part entre 1809 et 1815 à des attaques contre des navires venant de Tunis, de Grèce, du Portugal, et des États-Unis. Il s’empara au total de quelques 200 voiliers durant sa carrière.

Les Européens eux-mêmes reconnaissent dans leurs écrits l’intelligence peu commune et l’extrême habileté du Raïs.

Rais Algerien lors de la régence Ottomane
Rais Algerien lors de la régence Ottomane

Le 17 juin 1815, alors qu’il écumait la mer à bord d’une frégate de 44 ou 44 canons construite à Alger par un architecte espagnol lui servant de navire-amiral depuis 1802 – il rencontra une puissante escadre américaine qui venait demander raison au dey Omar des insultes faites au pavillon américain. Au début de ce qui sera appelé la bataille du cap Gata, un boulet tua le Raïs Hamidou sur son banc de quart, et la flottille algérienne ne tarda pas à être dispersée, après avoir perdu deux de ses navires. Selon sa volonté, son corps est jeté à la mer.

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