Le compagnon et général du califat Rashidun ‘Amr Ibn Al-‘As – عَمْرو بْن الْعَاص (qu’Allah l’agrée)

Publié le Mis à jour le

La Mosquée du compagnon et général du califat rashidun Amr ibn al-As à Fustat a Caire, c'est la plus vielle mosquée d'Afrique du Nord
La Mosquée du compagnon et général du califat rashidun Amr ibn al-As à Fustat a Caire, c’est la plus vielle mosquée d’Afrique du Nord

Il est à noter que ‘Amr ibn al-Âs se construisit pour lui une maison sur le côté est de la mosquée, elle fut nommée la grande maison de ‘Amrû, au nord de celle-ci et toute proche d’elle fut construite la maison du fils de ‘Amrû, ‘Abdallah, celle-ci fut nommée la petite maison de ‘Amrû, enfin une troisième maison fut bâtie pour le Compagnon al-Zubayr ibn al-‘Awwâm

Son nom et sa généalogie

‘Amr Ibn Al-As Ibn Wâil, Qoreychite de Sahm

Son père

Al-‘As Ibn Wâ’il, il fut l’un des maîtres et gouvernants des Arabes durant l’époque préislamique.

Sa naissance (- 50 H)

‘Amr Ibn Al-‘As (que Dieu l’agrée) naquit presque un demi-siècle avant l’Hégire.

Sa plaidoirie auprès du Négus contre les musulmans ayant émigré en Abyssinie

Quraych délégua ‘Amr Ibn Al-‘As (que Dieu l’agrée) -avant son ralliement à l’islam- et ‘Abdoullah Ibn Abou Rabi’a au Négus et les chargea de cadeaux pour celui-ci ainsi que pour ses patriarches.

Les deux hommes étaient chargés de présents rares et de grande valeur, à l’attention du Negus et de ses évêques. En Abyssinie, les deux émissaires de Quraysh remirent d’abord leurs présents aux évêques et dirent à chacun d’entre eux : « Il y a des jeunes personnes malveillantes qui vont et viennent en toute liberté sur les terres du Roi. Ils ont attaqué la religion de leurs ancêtres et ont causé la division au sein de leur peuple. Lorsque nous parlerons d’eux au Roi, conseillez-lui de nous les livrer sans qu’il ne les interroge sur leur religion. Les nobles chefs de leur tribu les connaissent bien et sont mieux informés sur leurs croyances ».
Les évêques acceptèrent. ‘Amr et ‘Abd Allâh allèrent ensuite trouver le Negus et lui offrirent des présents qui le remplirent d’admiration. Ils lui dirent : « Ô Roi, un groupe de personnes maléfiques parmi nos jeunes se sont enfuis vers votre royaume. Ils pratiquent une religion que ni vous, ni nous-mêmes ne connaissons. Ils ont renié notre religion et n’ont pas embrassé la vôtre. Les nobles dirigeants de leur peuple (parmi lesquels leurs propres parents et oncles, de leur tribu) nous ont envoyés vers vous afin de solliciter leur extradition. Ils sont mieux informés du mal qu’ils ont cause. Le Negus regarda en direction de ses évêques qui dirent :  » Ils disent vrai, Ô Roi. Leur peuple les connait bien mieux et sait ce qu’ils ont fait. Renvoyez-les pour qu’ils soient jugés par les leurs ».
Le Negus fut plutôt irrité par cette suggestion et dit : « Non. Par Dieu, je ne les livrerai à personne, pas avant de les avoir moi-même interrogés à propos de ce dont on les accuse. Si ces deux hommes disent vrai, alors je vous les livrerai. Si par contre ce n’était pas le cas, alors je les protegerai aussi longtemps qu’ils désirent demeurer sous ma protection ».

Oum Salama (que Dieu l’agrée) qui fit partie des émigrants, rapporta : « â€¦ Puis, le Négus nous invoqua à sa rencontre. Nous nous réunîmes avant d’y aller. Nous dîmes les uns aux autres : « Le roi va vous interroger sur votre religion. Exposez donc clairement ce à quoi vous croyiez et que Ja’far Ibn Abou Tâlib soit exclusivement votre porte-parole ». Nous allâmes ensuite voir le Négus qui était entouré de ses patriarches, endossant leurs soutanes, vêtus de leurs calottes et retenant leurs livres entre les mains. Nous trouvâmes chez lui aussi ‘Amr Ibn Al-‘As et ‘Abdoullah Ibn Abou Rabi’a. Quand nous prîmes place, le Négus nous adressa la parole, en disant : « Quelle est donc cette nouvelle religion que vous avez inventée, en abjurant celle de votre tribu, et sans toutefois que vous vous convertissiez à la mienne ou à n’importe quelle autre religion bien connue? ».
Ja’far Ibn Abou Tâlib s’approcha alors de lui et dit : « Ô roi! Nous étions des gens ignares : nous adorions les fétiches, nous magnions les bêtes crevées, nous commettions les turpitudes, nous nuisions à nos liens de famille, nous portions atteinte au voisinage, et le fort parmi nous n’hésitait jamais à fouler aux pieds le faible. Nous restions sur cet état jusqu’à ce que Dieu nous ait envoyé un Messager pris parmi nous. Nous connaissons sa lignée et nous sommes sûrs de sa sincérité, de son honnêteté et de sa dignité. Il nous appelle à vouer un culte exclusif à Dieu l’Unique et à quitter les idoles de pierre que nous adorions avec nos ancêtres. Il nous exhorte à la franchise et nous avertit contre la trahison des dépôts. Il nous prêche aussi d’entretenir nos liens familiaux, de s’attacher au bon voisinage, de s’abstenir des grands péchés et d’arrêter les effusions du sang. Il nous enjoint de ne jamais commettre les turpitudes, ni de faire de faux témoignage, ni de s’accaparer des biens des orphelins, ni de lancer des accusations contre les femmes chastes. Il nous invite à adorer Dieu, l’Unique sans jamais Lui donner d’associé, d’accomplir la prière, de faire l’aumône légale, de jeûner le mois de Ramadan. Nous lui avons donné foi, nous avons cru en lui et nous l’avons suivi en se conformant à ce qui lui a été révélé de la part de Dieu. Nous avons donc considéré comme licite ce qu’il nous l’a déclaré comme tel, et vice-versa. Notre tribu, ô roi, s’était mise à nous agresser. Elle nous avait cruellement persécutés pour nous forcer à abjurer notre foi et nous faire retourner à l’adoration des fétiches. Après tant de traitements injustes, d’accablements et de contraintes pour nous séparer de notre religion. Nous avons, donc, décidé d’émigrer vers ton pays, nous vous avons donné la prédilection et nous avons désiré votre voisinage. Nous souhaitons donc que chez vous nous soyons à l’abri d’injustices nouvelles ».
Le Négus dit alors à Ja’far Ibn Abou Tâlib (que Dieu l’agrée) : « Vous avez quelques fragments de ce que Dieu a révélé à ton Prophète? ».
Ja’far répondit par l’affirmative et le Négus de lui en ordonner la lecture. Ja’far récita alors : {Kâf, Hâ, Yâ, ‘Ayn, Sâd. * C’est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. * Lorsqu’il invoqua son Seigneur d’une invocation secrète, * et dit : « Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s’est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n’ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, ô mon Seigneur} (19/1-4).
Ja’far ayant terminé une partie de la sourate, le Négus se mit à pleurer au point d’avoir mouillé sa barbe de ses larmes, tel fut aussi l’état de ses patriarches qui mouillèrent leurs livres des larmes de leurs yeux sous l’émotion qui les gagnait par les paroles de Dieu. Le Négus s’adressa alors à nous, en disant : « Certes, ce qu’a été révélé à votre Prophète et ce qu’a été révélé à Jésus, émanent de la même source de Lumière ». Puis, il se tourna vers ‘Amr et son compagnon et leur dit : « Allez-vous-en! Par Dieu! Je ne les vous remettrai jamais ». (Ibn Ishâq)

‘Amr et Ja’far en face-à-face

Oum Salama poursuivit son récit et dit :  » Quand nous sortîmes de chez le Négus, ‘Amr Ibn Al-‘As se mit à nous menacer en disant à son compagnon : « Par Dieu! Je viendrai demain voir le roi et je lui raconterai ce que soulèvera sa colère contre eux et rendra son cœur plein de haine à leur détriment. Je l’inciterai à les exterminer jusqu’au bout ». ‘Abdoullah Ibn Abou Rabi’a lui répondit : « Ne le faites pas, ô ‘Amr. Ils sont nos parents, même s’ils se sont opposés à notre religion ».
– « Laissez-cela à part, dit ‘Amr, par Dieu! Je l’informerai de tout ce qui les mettra dans une situation périlleuse. Par Dieu! Je lui dirai qu’ils prétendaient que Jésus, fils de Marie n’est qu’un serviteur ».

La deuxième apparution devant le Négus

Le lendemain, ‘Amr se rendit auprès du Roi et lui dit : « Ô Roi, ces gens à qui vous avez accordé l’asile et que vous protégez disent des choses terribles à propos de Jésus le fils de Marie. Il serait un esclave… Envoyez donc les chercher, et demandez-leur en quels termes ils parlent de Jésus ».

Ayons eu connaissance de ceci, nous fûmes extrêmement accablés et chagrinés. Les uns disent aux autres : « Qu’est-ce que vous direz au sujet de Jésus, fils de Marie si le roi vous pose la question à son sujet? ». Nous répondîmes : « Par Dieu! Nous ne dirons à son sujet que ce que Dieu a révélé à son sujet. Nous ne trahirons d’un pouce ce que fut révélé à notre Prophète. Advienne que pourra ». Nous nous mîmes d’accord pour laisser la parole à Ja’far Ibn Abou Tâlib encore une fois.

Une fois chez le Négus, nous trouvâmes chez lui ses patriarches dans un état typiquement semblable à celui de la dernière fois. Nous y trouvâmes aussi ‘Amr Ibn Al-‘As et son compagnon. Le Négus commença le premier à parler et nous dit : « Que dites-vous au sujet de Jésus, fils de Marie? ».
Ja’far répondit : « Nous disons à son sujet ce qu’a été révélé à notre Prophète Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ».
Le Négus demanda : « Et qu’est ce qu’il en dit? ».
– « Il dit qu’il est le serviteur de Dieu et de Son envoyé, Son esprit et Sa parole qu’Il a envoyé à la Vierge Marie ».
Dès que le Négus eut entendu les paroles de Ja’far, il tapa la terre de sa main, en disant : « Par Dieu! Il n’y a point de différence entre ce que le fils de Marie avait dit et ce qu’a été révélé à votre Prophète ». Au grand scandale des patriarches, ils s’éloignèrent du Négus qui leur dit : « Même si vous vous éloignez de moi! ». Puis, il se tourna vers les musulmans et leur dit :  » Allez-vous-en vous êtes en sécurité! Quiconque vous adresse une parole obscène sera assujetti à une amende. Et quiconque vous agresse, sera puni. Par Dieu! Je préfère votre sécurité à la possession d’un mont d’or ». Puis, il regarda ‘Amr et son compagnon et dit : « Rendez à ces deux hommes-là leurs cadeaux. Je n’en ai point besoin ».
Oum Salama (que Dieu l’agrée) reprit : « Consternés et déçus, ‘Amr et son compagnon partirent. Quant à nous, nous passâmes un séjour parfait chez le Négus qui fut le plus généreux des hommes ». (Ibn  Ishâq)

Sa conversion à l’Islam (8 H)

Quand ‘Amr (que Dieu l’agrée) a voulu regagner son pays, le Négus l’avait exhorté à embrasser l’islam et lui avait rendu évidente la grâce grandiose de Dieu qui avait élu Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) comme Prophète. Ce conseil d’ami donné par un grand souverain tel le Négus eut de l’influence sur ‘Amr qui commença désormais à se sympathiser avec l’Islam jusqu’à l’an 8 de l’Hégire, année où il devint musulman.

‘Amr (que Dieu l’agrée) se décida alors à aller retrouver le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à Médine. Sur son chemin, il fit la rencontre de Khâlid Ibn Al-Walîd et de ‘Othmân Ibn Talha qui avaient également la même intention.

Une fois rendus tous trois chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Khâlid et ‘Othmân lui prêtèrent serment de fidélité, tandis que ‘Amr s’en abstint. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui demanda alors  : « Qu’est-ce que te prend, ‘Amr?! ». Et celui-ci de répondre  : « Est-ce qu’en vous prêtant ce serment, Dieu m’absoudra tous mes péchés antérieurs? ».
– « L’adhésion à l’islam et l’Hégire absolvent tout ce qui a été commis dans l’entre-temps », répliqua le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à qui ‘Amr prêta aussitôt serment.

La bataille de Dhât As-Salâsil

Ayant connaissance de son génie et de sa sagacité, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui confia le commandement de la bataille de « Dhât As-Salâsil ».

Sa guerre sainte pendant le califat d’Abou Bakr

A la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et sous le califat de Abou Bakr As-Siddîq, ‘Amr assuma un rôle de premier plan dans les guerres menées contre les renégats.

Sa guerre sainte pendant le califat de ‘Omar

A l’époque de ‘Omar Ibn Al-Khattâb, le grand chef militaire, ‘Amr Ibn Al-‘As réussit à vaincre la Palestine et l’Egypte : achèvement d’une importance grandiose, vu que par-là, il assura aux musulmans la sécurité de la côte de la Syrie et put, grâce à la conquête de l’Egypte, frayer la voie à celle de l’Ifrîqiya, des pays du Maghreb, et de l’Espagne plus tard.

La finesse et le génie de ‘Amr furent bien évidents lors de la conquête de l’Egypte. Son stratagème subtile et bien combiné a suscité l’admiration même parmi les chroniqueurs non-musulmans.

Amr Ibn Al-`As assiège Alexandrie : Aussi longtemps qu’Alexandrie était entre leurs mains, les Byzantins ne cesseraient de mener leurs raids sur le reste d’Egypte, ainsi pensa `Amr Ibn Al-`As qui ne tarda pas à prendre le chemin de la ville pour l’assiéger. Mais la ville côtière fut assurée par une puissante ligne maritime avec l’Empire byzantin. Un tel siège terrestre aurait pu durer longtemps si n’étaient intervenus la mort d’Héraclius, l’empereur byzantin, et les troubles intestins qui suivirent. Al-Muqawqas arriva donc à Alexandrie pour conclure la paix avec `Amr Ibn Al-`As. Le Pacte d’Alexandrie stipula l’évacuation définitive de tous les territoires égyptiens par les troupes byzantines, mettant un terme au règne de leur Empire en Egypte. Ainsi, l’Egypte devint-elle partie importante de l’Etat islamique.

La bataille de Siffin (36 H.)

Un homme du groupe de Mu’âwiya vient rencontrer ‘Amr Ibn al-As, un compagnon qui est lui aussi dans le même groupe, et l’informe qu’il a tué Ammâr Ibn Yâssir pendant le combat.
‘Amr lui répond : « J’avais entendu le Prophète dire : « Le meurtrier de Ammâr et celui qui le dépouillera seront dans la géhenne »; on dit alors à Amr : « Toi aussi tu l’as combattu ».
‘Amr répond : « Le Prophète n’a parlé que de celui qui le tuerait et le dépouillerait ». (Ahmad, authentifié dans As-Sahîha n°2008)

La bataille tourne à la faveur de Alî. Amr Ibn al-As recommande alors à Mu’âwiya d’appeler à un arbitrage sur la base du Coran pour mettre fin au différend qui existe entre eux. Alî, confiant dans le fait qu’il est dans son droit, accepte en disant : « J’ai priorité pour cela ; que le livre de Dieu soit donc entre nous ! ». (Fath Al-Bâri 8/748)

Il est prévu que, dans le but de cesser de faire couler le sang, deux hommes soient désignés comme arbitres, l’un du groupe de Alî et l’autre de celui de Mu’âwiya, et que leur décision fasse autorité. Muâwiya présente Amr Ibn al-As, tandis que Alî est représenté par Abou Mûssa al-Ash’arî (il avait proposé un autre personnage mais il a dû céder devant l’avis de son groupe). L’arbitrage doit se dérouler en ramadan 37 à Dûmat al-jundul, à Adhruh.

Amr Ibn al-As dit à Abou Mûssa al-Ash’arî : « Abou Mûssa, es-tu d’accord pour que nous nommions un homme qui s’occupera des affaires de cette Umma ? Nomme-le. Si je peux te suivre dans ta proposition, tu as la garantie que je le ferai. Sinon, tu auras le devoir de suivre ma proposition ».
Abou Mûssa lui dit alors : « Je nomme Abdullâh Ibn Omar ».
Amr Ibn al-As n’accepte pas sa proposition et dit : « Je nomme Mu’âwiya fils de Abou Sufyân »
Abou Mûssa lui reproche alors d’avoir proposé une des deux personnes qui font justement l’objet de la discussion, et tous deux ont des mots. (Abdur-Razzâq)

Son agonie de mort (43 H.)

Abou Shoumâsa rapporte : « Nous assistâmes aux dernières heures de ‘Amr Ibn Al-‘As alors qu’il était mourant. Il pleura longtemps et tourna son visage vers le mur.
Son fils se mit à lui dire : « Ô père! Est-ce que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ne t’a pas annoncé telle bonne nouvelle (son entrée au Paradis)? »
Il se tourna vers nous et dit : « Le mieux qu’on prépare (pour l’autre monde) c’est notre attestation qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Dans ma vie je suis passé par trois états. Il fut un temps où je me vis l’homme le plus haineux vis-à-vis du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Mon plus grand désir était alors d’avoir une occasion pour le tuer. Si j’étais mort dans cet état, j’aurais sûrement été des gens de l’Enfer. Puis, quand Dieu mit l’Islam dans mon cœur, je vins trouver le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui dis : « Tends la main, que je te fasse acte d’allégeance! »
Il tendit sa main mais je retins la mienne.
Il dit : « Qu’as-tu donc? 0 ‘Amr! »
Je dis : « J’ai mes conditions ».
Il dit : « Et que sont-elles? »
Je dis : « Mon absolution ».
Il dit : « Ne sais-tu donc pas que l’Islam efface tout ce qui le précède et que le pèlerinage efface tout ce qui le précède? »
Nul n’était alors pour moi plus aimable que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et nul n’était à mes yeux plus vénérable que lui. Je ne pouvais pas emplir entièrement mon œil de son image tellement je le vénérais. Si l’on m’avait demandé de faire sa description, j’en aurais été incapable car mon respect m’empêchait de fixer sur lui mes regards. Si j’étais mort dans cet état j’aurais eu le ferme espoir d’être des gens du Paradis. Puis on nous a confié des gouverneurs et je ne sais quel est mon état dans l’exercice de ces fonctions. Une fois que je serai mort, je tiens à ce qu’il n’y ait dans mon cortège funèbre ni pleureuses, ni feu. Quand vous m’aurez enterré, faites couler lentement sur moi la terre et restez autour de ma tombe le temps d’abattre une chamelle et d’en distribuer la viande afin que votre présence m’aide à supporter ma solitude et que je voie ce que je devrai répondre aux anges-Messagers de mon Seigneur ». (Mouslim)

‘Abd Allah ibn Amr ibn Al-‘Âs rapporte que lorsque son père agonisait, il disait : « Ô Allah, Tu nous as ordonnés et interdits beaucoup de choses, et nous avons délaissé beaucoup de Tes commandements et sommes tombés dans beaucoup de Tes interdictions. Ô Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi ! » Puis il saisit son doigt et ne cessa de prononcer l’attestation de foi jusqu’à mourir. (Al-Mutadhirîn p.201)

Sa mort (43 H.)

Il (que Dieu l’agrée) rendit le dernier soupir en l’an 43 de l’Hégire après une longue existence riche en grands exploits.


Ses mérites

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit de lui  : « Les gens ont embrassé l’islam et seul ‘Amr Ibn Al-‘As en a eut la foi ». (Ahmad et At-Tirmidhî)

Le site Islamopédie

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