L’émirat Arabe de Sicile

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La conquète de l'ile de la sicile par les armées Islamique de la dynastie arabe d'Afrique du Nord des Aghlabides vassaux des Abbassides de Baghdad
La conquête de l’ile de la sicile par l’imam Assad ibn al-Furat ibn Sinan les armées arabo-Islamique de la dynastie arabe d’Afrique du Nord des Aghlabides vassaux des Abbassides de Baghdad 827
0564_-_Palermo_-_Palazzo_dei_Normanni,_facciata_principale_-_Foto_Giovanni_Dall'Orto,_28-Sept-2006 palais des émirs arabes de sicile
Le palais de Palerme en Sicile (al-Madinah Balharm fi as Siqiliya)des gouverneurs Aghlabides et ensuite des émirs fatimides, kalbites (arabes), zirides (berbères)et des caidats (arabes et berbères)

La révolte d’Euphemius et la conquête de la Sicile par les Aghlabides de Kairouan

En 826 Euphemius, amiral de la flotte byzantine en Sicile, contraignit une nonne à l’épouser. L’empereur Michel II eut connaissance de ce scandale et ordonna à son général sur l’île, Constantin, de mettre fin à ce mariage et de châtier Euphemius en lui faisant trancher le nez. Mais celui-ci se dressa contre Constantin, le tua et occupa Syracuse. Défait à son tour par les troupes impériales peu après, il fuit en Afrique du nord. Il offrit la Sicile à Ziadet-Allâh Ier, émir aghlabide de Kairouan qui régnait sur tout l’Ifriqiya, en échange de la vie sauve et d’un poste de général. L’émir accepta de s’emparer de l’île et de la donner à Euphemius contre un tribut annuel.

Ziadet-Allâh Ier l’Aghlabide confia la mission de conquérir la Sicile à un cadi malikite âgé de 68 ans, Asad ibn al-Furât ibn Sinân un arabe originaire de mésopotamie.

L’armée aghlabides (abbassides)  musulmane était composée d’Arabes, de Berbères, d’Andalous, de Crétois et de Perses. Elle était constituée par 10 000 fantassins, 700 cavaliers, 100 navires, ainsi que par la flotte et les cavaliers d’Euphemius.

Une première bataille contre les troupes loyales byzantines eut lieu le 15 juillet 827 à Capo Granitola, sur le territoire de Mazara del Vallo, qui se solda par une victoire d’Asad ibn al-Furât ibn Sinân. Par la suite, ce dernier conquit tout le sud de la Sicile et arriva devant Syracuse. La cité fut assiégée pendant une année. Malgré une mutinerie au sein de ses troupes, Asad réussit à défaire une grande armée byzantine venue de Palerme, soutenue par une flotte vénitienne dirigée par le doge Giustiniano Participazio.

La peste se déclara alors dans les rangs aghlabides  musulmans et emporta Asad ibn al-Furât ibn Sinân lui-même. Ces derniers levèrent alors le siège de Syracuse et se replièrent vers le château de Mineo. Par la suite, ils reprirent les hostilités, mais échouèrent dans leur tentative de prendre Castrogiovanni (aujourd’huiEnna), offensive au cours de laquelle Euphemius mourut. Ils retournèrent alors à Mazara. En 830, ils reçurent en renforts des troupes berbères et andalouses, soit au total 30 000 hommes.

Les arabo-musulmans andalous  vainquirent les Byzantins commandés par Teodotus en juillet ou août de cette année. Mais ils furent frappés par la peste, comme l’armée aghlabide de Asad ibn al-Furât deux ans plus tôt. Ils se replièrent vers Mazara del Vallo, puis retournèrent en Afrique du Nord.

Les Berbères eurent plus de fortune. Envoyés pour attaquer Palerme, ils réussirent à prendre la cité après un long siège, en septembre 831.

Elle prit le nom de al-Madinah Balharm et devint la capitale de la Sicile musulmane.

La conquête du reste de l’île fut très difficile. Les Arabes rencontrèrent de fortes résistances et il fallut encore 70 ans pour s’en emparer en totalité. Messine tomba en 843. Syracuse, résidence des stratèges du thème de Sicile, résista à un long siège et fut prise en 878. La dernière place forte byzantine conquise, Taormina, tomba le 1er août 902. La puissance byzantine ne garda en Sicile qu’une ultime place forte, Rometta, qui ne fut prise que bien plus tard, par les arabes Kalbites Banu Kilab en 965, après un siège commencé en 963.

Les territoires musulmans de Sicile constituèrent une province de l’émirat  arabe des Aghlabides issue des Banu Tamim. Ceux-ci régnaient déjà, depuis leur capitale Kairouan, sur de vastes territoires en Afrique du nord, l’IfriqiyaSunnites, ils reconnaissaient l’autorité du calife abbasside de Bagdad, dont ils étaient les vassaux.

La Sicile était administrée par un gouverneur, ou wâli, qui résidait à Balharm (Palerme) depuis la conquête de cette ville en 831. Les gouverneurs, dont la forteresse sera sous le comte normand Roger II de Sicile restructurée et agrandie pour former le Palais des Normands, dirigeaient l’administration, l’armée et la justice. Ils nommaient les gouverneurs des principales villes, les juges (cadiqādi) les plus importants et les arbitres (hakam) compétents pour résoudre les petits litiges privés.

Après l’invasion musulmane, les populations vivant en Sicile étaient constituées principalement de natifs siciliens, d’Arabes, de Berbères, de Perses, et de rares Turcs provenant d’Asie centrale.

Les musulmans ne cherchèrent pas à islamiser directement la Sicile, même si indirectement ils utilisèrent toutes les opportunités pour le faire. La partie occidentale de l’île se convertit à environ 50 %, tandis que la partie orientale resta en grande partie chrétienne. Il existait également à cette époque un nombre significatifs de Juifs en Sicile. Les chrétiens se virent appliquer le statut juridique de la dhimma, qui les autorisait à pratiquer leur culte de manière privée et dans les églises déjà existantes.

La Sicile province du califat fatimide de Mahdia

En 909‘Ubayd Allâh al-Mahdî, imam chiite des ismaéliens venu de Syrie et prétendant descendre etre d’ahlul Bayt renversa les Aghlabides de Kairouan, et fonda la dynastie des FatimidesChiite, il contestait la légitimité du calife abbasside de Bagdadsunnite, rejetait son autorité et se proclama lui-même calife à Mahdia en 909, où il établit officiellement sa capitale en 921.

La Sicile devint alors une province de ce califat, un wali pro-Fatimides étant nommé à Palerme, `Alî ibn Ahmad ibn Abî al-Fawâris (qui avait déjà été gouverneur de la Sicile quelques années auparavant sous les Aghlabides).

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mirat_de_Sicile

Carte de la sicile Arabe avec les noms des localitées en arabe sicilien (siculo-arabe) dialecte arabe d'ifriqiya ( Constantinois, Tunisie, Tripoli et Sicile)
Carte de la sicile Arabe avec les noms des localitées en arabe sicilien (siculo-arabe) dialecte arabe d’ifriqiya ( Constantinois, Tunisie, Tripoli et Sicile)
Arbre des Aghlabides ayant regné en sicile
Arbre des Aghlabides ayant regné en sicile
Le siège de Syracuse 827 828 par les armées de la dynastie arabe maghrebine des Aghlabides de Kairouan mené par le cadi malikite Asad ibn al-Furāt al-Ḥarrānī
Le siège de Syracuse 827 828 par les armées de la dynastie arabe maghrebine des Aghlabides de Kairouan mené par le cadi malikite Asad ibn al-Furāt al-Ḥarrānī
L'arrivées des musulmans de la dynastie Arabe Aghlabides (vassaux Abbassides) en Sicile
L’arrivées des musulmans de la dynastie Arabe Aghlabides (vassaux Abbassides) en Sicile en 827 à Mazzara
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