Ali ibn Ziyad « l’introducteur au Maghreb du Muwattâ de Malik »

Publié le Mis à jour le

Les toits de la médina de Tunis au début du XXe siècle  fondé par le général arabe du califat omeyyade hasan ibn Numan al Ghassani en 698
Les toits de la médina de Tunis au début du XXe siècle fondé par le général arabe du califat omeyyade hasan ibn Numan al Ghassani en 698

Sidi Ali Ben Ziyad ou Sidi Ali Ben Zayed1 est  jurisconsulte ifriqiyen né à Tripoli, il passe sa jeunesse à Kairouan, où il entreprend des études de théologie et de droit islamique, avant de se fixer à Tunis où il enseigne jusqu’à sa mort survenue à la fin du viiie siècle.

Traditionaliste, c’est auprès de lui que les oulémas kairouanais les plus illustres apprennent les hadiths. Parmi eux figurent Imam Sahnoun, al-Bahloul Ibn Rachid, Sajara Ibn Issa al-Maârifi et Assad ibn al-Furat,théologien et homme de guerre qui entreprendra la conquête de la Sicile.

Sa modestie est telle que lorsque le gouverneur de l’Ifriqiya le fait demander à Kairouan, Ben Zayed entre dans la ville monté sur son âne. Il refuse alors le poste de grand cadi qui lui est offert et repart le soir même pour Tunis, accompagné jusqu’à la nuit tombante par les plus illustres oulémas de Kairouan.

Sa réputation de sainteté, forgée après sa mort, lui confère une aura telle que plusieurs notables et gouvernants désirent se faire enterrer à ses côtés. Son mausolée se trouve toujours au bout de la rue qui porte son nom, derrière le Dar El Bey, dans la médina de Tunis.

Ali Ibn Ziyad  tiré de « Histoire generale tunisie tome2« 
 H. H. Abdulwahab range Ali Ibn Ziyâd at-Tûnisî parmi la première génération d’Ifrïqiyens ayant relayé le développement et la propagation de la science islamique dans le Maghreb. Ali Ibn Ziyâd appartient à une famille de Tunis. Il entreprend ses études à Tunis auprès du maître Khâlid Ibn Abi Imràn et d’autres et, en Orient,auprès de Sufyân at-Thawrï, al-Layth Ibn Sa’d, Ibn Lahi’a et d’autres. Il fut le premier à introduire dans le Maghreb le Muwattâ de Malik Ibn Anas ainsi que le « Jâmi’» de Sufyân al-Thawrl. Sa version du Muwattâ est l’une des plus réputées ; il en subsiste une partie utilisable dans l’ancienne bibliothèque de Kairouan. Parmi les élèves ifriqiyens qui ont suivi son enseignement : Asad Ibn al-Furât et Sahnûn.Voici un témoignage de Sahnûn : « Lorsque des savantsà Kairouan s’opposent sur une question, ils écrivent à ‘Ali Ibn Ziyâd afin detrancher ». ‘Ali Ibn Ziyâd est mort en 183/ 799. Son mausolée,bien connu à Tunis, est situé à l’entrée de la rue qui porte son nom tout près de la Kasbah » (D’après H. H. Abdul-Wahab,Warakat, III, éd. Al Manar, Tunis 1972)
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