Tombes musulmanes d’époque Omeyyade de Nimes (Nimah) en France

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3 Tombes musulmanes d'époque Omeyyade de la ville française de Nîmes (al-Nimah en arabe)
3 Tombes musulmanes d’époque Omeyyade de la ville française de Nîmes (al-Nimah en arabe) source images : http://nos-ancetres-sarrasins.francetv.fr/

Selon l’inrap, trois tombes musulmanes (orientés vers la Mecque) qui furent datées au carbone14 (avec la marge en % d’erreurs), avec plusieurs dates qui tournes au tour de la période omeyyade dans le sud de la France avec Narbonne pour capitale entre 719 et 759. Ses dates sont : 651 à 779 et 792-802, 750 -761,  579-690

Dans une tombe le décédé serrait un homme âgé de 30 ans, dans un autre tombeau il étai âgé entre 20 et 29 ans et le troisième  50 ans.

Celui de 50 ans serrai mort en l’an 750 Jc à la fin des Omeyyades, et mesuré 1m84 ce qui est grand pour l’époque.

Deux des sujets ont une vertèbres lombaires supplémentaire (rare), celui de 50 ans et celui de 20-29 ans quant a celui de 30 ans il à des os du poignet fusionné caractéristiques de certaine populations africaines. Ce qui laisserai entendre que les défunts de 50 ans et 20-29 ans avec la vertèbre supplémentaire, aurai un lien de parenté (mais du coté paternelle comme vous allez le voir). Une analyse génétique fut effectué toujours par l’inarp au niveaux mitochondriale; à savoir, la transmission de l’ADN mitochondrial se fait donc uniquement de mère à enfant. Les résultats pour les 3 personnages différents :

le L1c3; le H1 et le K1 :

L1c3
L1c3; afrique centrale , Egypte et péninsule Arabique.

Haplogroupe L1c atteint ses fréquences les plus élevées en Afrique occidentale et centrale, notamment parmi les peuplades noirs Mbenga pygmées. Parmi les Mbenga, il est porté par 100% des Ba-Kola, 97% des Ba-Benzélé, et 77% des Biaka. D’autres populations dans lesquelles L1c est particulièrement répandue comprennent l’Tikar (100%), Baka gens du Gabon (97%) et Cameroun (90%), l’Bakoya (97%), et le Ba-Bongo (82%).  commune aussi dans São Tomé (20 %) et l’Angola (16-24%). En dehors de là il ce trouve en Egypte et en Arabie et chez les juifs yéménites.  

Environ 30% des lignées d’ADN mitochondrial dans des échantillons d’Arabie du Sud sont de haplotypes africains L , dont l’origine a généralement été attribué à la migration et de l’assimilation des femmes esclaves africaines dans la population arabe sur environ les 2500 dernières années.

Fusion de l’os du carpe celui de 30 ans porteur du L1c3

Vertèbres lombalisation celui de 50 et celui de 20-29

Distribution of mtDNA haplogroup K in Europe, North Africa and the Middle East

Haplogroupe K apparaît dans Eurasie de l’Ouest, Afrique du Nord, et en Asie du Sud. Haplogroupe K se trouve dans environ 10% des Européens de souche et deux fois moins en Afrique du Nord. Dans l’ensemble ADNmt haplogroupe K se trouve dans environ 6% de la population de l’Europe et du Proche-Orient, mais il est plus fréquent dans certaines de ces populations. Environ 16% des druze de Syrie, du Liban, d’Israël et de la Jordanie, appartiennent à l’haplogroupe K. Il a également été trouvé dans un groupe important d’Arabes palestiniens. K atteint un niveau de 17% dans le Kurdistan.Environ 32% des personnesd’origine juive ashkénaze sont de l’haplogroupe K

H1
H1

Haplogroupe H1 englobe une fraction importante de l’ADNmt de l’Europe occidentale, atteignant son pic local parmi les contemporains Basques (27,8%) et apparaissant à une fréquence élevée parmi les autres Ibères et les Nord-Africains. Sa fréquence est supérieure à 10% dans de nombreux autres pays d’Europe (France, Sardaigne, îles britanniques, Alpes, de grandes parties de l’Europe de l’Est), et au-dessus de 5% dans la quasi-totalité du continent. [1] Son subclade H1b est la plus commune dans l’est Europe et NW Sibérie. Jusqu’à présent, la plus haute fréquence de H1 – 61% – a été trouvé parmi les Touaregs du Fezzan région Libye

Ont sait que des esclaves affranchis ou non (blancs/noirs) était dans les armées musulmanes des conquêtes, ont sait aussi que des arabes faisait des enfants à leurs esclaves, comme (Shanfara, Antar dans ;a Jahiliya etc), et aussi que certains noirs ou métisses servais à faire peur à l’ennemie comme Ubada ibn Samit al-Ansari, radi Allah anhu fils né d’un père arabe ansar et d’une mère noire, lors de la prise de l’Egypte par l’armée Arabe du califat Rashidun, le régent de l’egypte Muqawqis prit peut face à Ubaba  : »Al-Muqawqis dit Ubada, « Avancez, ô homme noir, et parle-moi doucement, votre noirceur me fait peur, Si tu parles avec sévérité, mes craintes iront croissantes. »

‘Ubada s’avança devant lui et dit : « J’ai écouté tes paroles. Parmi les hommes que je commande, il y en a un millier, tous noirs, chacun plus noir encore que moi, et plus effrayant à regarder. Si tu les voyais, tu atteindrais le paroxysme de la peur. »

Il faut savoir qu’un Arabe, peut avoir  une mère noir, et par conséquent des traits négroïdes. Le célèbre général ‘Amr b. al ‘As radi Allah anhu était le fils d’une femme qualifiée tantôt d’Ethiopienne (Ibn Habib, Kitab al-Muhabbar, ed. E. Lichtenstädter [Hyderabad, 1361/1942], 306) et d’esclave (Ibn al-Athir, Usd al-Ghaba [Cairo, 1280], IV, 115-116). Sur les difficultés rencontrées par de tels enfants, voyez la saga de ‘Antara ibn Shadad ou Shanfara, résumée infra ; cf aussi az-Zubayr b. Bakkar, Akhbar al-Muwaffaqiyat, ed. S. M. al-‘Ani (Baghdad, 1972), 364.

Le califat Omeyyade de Damas en 712 jc sous le calife al-Walid ier '705-715)
Le califat Omeyyade de Damas en 712 jc sous le calife al-Walid ier ‘705-715)

La première expédition Omeyyade en France eu lieu par l’émir d’Afrique du Nord, et le conquérant du Maghreb (Maroc) et de l’Ibérie (Espagne et Portugal) Mussa ibn Nusayr lors de la conquete de l’Espagne (711) voilà le récit de l’historien Ibn al-Athir :

« Moûsa alla conquérir Saragosse et les villes qui en dépendent ; puis il pénétra dans le pays des Francs, où il parvint jusqu’à une vaste plaine déserte, mais où se trouvaient des monuments, entre autres une idole debout, sur laquelle étaient gravés ces mots : «Fils d’Ismâ’îl, c’est ici votre point extrême, et il vous faut retourner. Si vous demandez à quel lieu vous retournez, je vous répondrai que c’est aux discussions relativement à ce qui vous concerne, si bien que vous vous couperez la tête les uns aux autres, ce qui a eu lieu déjà. » Il revint alors sur ses pas. et rencontra un messager que lui envoyait le khalife El-Welîd avec l’ordre de quitter l’Espagne et de venir le trouver ; mais, mécontent de cet ordre, il différa de répondre à l’envoyé et attaqua l’ennemi par un autre point que celui où se trouvait l’idole, tuant et pillant tout, détruisant les églises et brisant les cloches. Il parvint ainsi jusqu’au rocher de Belây (pelayo) sur l’Océan,  lieu élevé et dont la situation est forte. Alors un second messager d’El-Welîd vint insister sur l’urgence de son départ, et saisit même la bride de sa mule pour le faire partir. Cela eut lieu dans la ville de Loukk,  en Galice, d’où il partit par le col dit Feddj Moûsa ; il fut rejoint par T’ârik’, venant de la Frontière supérieure (Aragon) ; il se fit accompagner de ce chef, et tous deux partirent ensemble. »  p449 Ibn al-Athir, « Al-Kāmil fī At-tārīkh »

La deuxième expédition en France, raconté par Ibn al-Athir :

« En 107 (18 mai 725), ‘Anbasa ibn Sohaym al-Kelbi, gouverneur d’Espagne, à la tête d’une nombreuse armée, fit une expédition dans le pays des Francs. Il assiégea la ville de Carcassonne, dont les habitants durent, pour obtenir la paix, céder la moitié de leur territoire, livrer les prisonniers musulmans et le butin qu’ils avaient fait, payer tribut et conclure avec les musulmans une alliance offensive et défensive. Alors ‘Anbasa se retira. Il mourut en cette même année 107, au mois de cha’bân (décembre 725), après avoir gouverné l’Espagne quatre ans et quatre mois. Bichr ben Çafwân le remplaça en dhoûl-ka’da de cette année (mars 726) par Yah’ya ben Selama Kelbi. » Ibn al-Athir, « p101 Al-Kāmil fī At-tārīkh »

Carte du califat Omeyyade sous le calife Hisham 724–743 qui marque l'apogée Militaire du Califat Islamique Omeyyade avec les conquète du général arabe Anbasa ibn Suhaym al-Kalbi (gouverna l'espagne et la France de 721 –à janvier 726) dans le pays des francs.
Carte du califat Omeyyade sous le calife Hisham 724–743 qui marque l’apogée Militaire du Califat Islamique Omeyyade avec les conquète du général arabe Anbasa ibn Suhaym al-Kalbi (gouverna l’espagne et la France de 721 –à janvier 726) dans le pays des francs.

Les troisième et quatrième expéditions en France, raconté par Ibn al-Athir :

« En cette année 113 (14 mars 731), une expédition fut faite par ‘Abd er-Rah’mân ben ‘Abd Allâh al-Ghâfiki, qui gouvernait l’Espagne au nom d’Obeyda ben ‘Abd er-Rah’mân al-Solami, lequel avait été placé en 110 par Hichâm ibn ‘Abd el-Melik l’Omeyyade à la tête de l’Ifrîkiyya et de l’Espagne.(..)

‘Obeyda confia ensuite le gouvernement de l’Espagne à ‘Abd er-Rah’mân ben ‘Abd Allâh, qui organisa une expédition contre la France. Ce chef pénétra fort avant dans ce territoire et y fit un butin considérable, où figurait une statue d’homme en argent enrichie de grosses perles, de rubis et d’émeraudes, qui fut brisée et distribuée aux soldats. Au reçu de cette nouvelle, ‘Obeyda entra dans une violente colère et lui écrivit une lettre de menaces. ‘Abd er-Rah’mân, qui était un homme de bien, lui répondit : « Après les salutations d’usage ; si les deux mêmes et la terre pouvaient être donnés en récompense, Dieu les attribuerait à ceux qui le craignent. » La même année, mais d’autres disent, ce qui est plus exact, en 114 (2 mars 732), il entreprit dans le pays des Francs une nouvelle expédition, où lui et les siens trouvèrent le martyre. » (…) p130 Ibn al-Athir, « p101 Al-Kāmil fī At-tārīkh »

Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, wali (gouverneur) pour les Omeyyades de Damas de mars-avril 719 au 9 juin 721 de la péninsule Ibérique aussi appelée al-Andalus.

Dès 719, il mène une campagne en Septimanie, assiège et prend la ville de Narbonne. Il fait reconstruire en pierre le pont romain de Cordoue sur le Guadalquivir et fait restaurer l’enceinte. En 721, il revient en Gaule à la tête d’une armée et assiège Toulouse. La ville est secourue par Eudes d’Aquitaine et le wali y laisse la vie, le 9 juin 721.

Mosaïque dans l’église de la ville Lescar (en arabe al-Askar le soldat) près de Pau en France , cette mosaïque représentant un arabo-musulmans d'Espagne (appelé Maure) mutilé partant à la chasse. La réparation de la jambe, sous forme de prothèse, a été effectué selon les normes en vigueur à l'époque à la faculté de médecine de Cordoue d'autre part , son teint, et ses yeux à fleur de tête largement fondu permettent de certifier son origine ethnique.
Mosaïque dans l’église de la ville Lescar (en arabe al-Askar le soldat) près de Pau en France , cette mosaïque représentant un arabo-musulmans d’Espagne (appelé Maure) mutilé partant à la chasse. « La réparation de la jambe, sous forme de prothèse, a été effectué selon les normes en vigueur à l’époque à la faculté de médecine de Cordoue d’autre part , son teint, et ses yeux à fleur de tête largement fondu permettent de certifier son origine ethnique. » Georges A. Bertrand – 2009

Aumar ben amar était le dernier gouverneur Omeyyade de Damas (wali) de la Septimanie et la Haute-Marche (divisions administratives d’al-Andalus). Il gouverna de 747 à. 755 et il perdit Nîmes, Agde, Béziers et Melguelh en 752, mais Narbonne, la capitale, a résisté pendant environ sept ans.  Il fut succédé en 755 par Abd al-Rahman ibn Uqba al-Lakhmi .

Selon Ibn Qutiya, le gouverneur de Narbonne au temps de la révolte berbère joua un rôle important voici le récit : « ‘Abderrahmane ben ‘Oqba al-Lakhmi, qui gouvernait Narbonne au nom de al-Fihri, ayant appris les désastres subis par ce dernier, rassembla aussitôt les troupes des villes frontières et, accompagné d’un grand nombre d’Arabes et de Berbères de l’Andalousie, il partit avec le ferme désir de venger son maître. A la tête d’une armée de dix mille hommes composée de Bènou Omayya et de Syriens, Baldj quitta Cordoue et se porta à la rencontre d’Abderrahmane ben ‘Oqba, qui avait avec lui quarante mille hommes. La bataille s’engagea dans un des villages de Aqoua Borthoura, dans la province de Ouaba; à la fin de la journée, dix mille Arabes des troupes de Ibn ‘Oqba étaient tombés sur le champ de bataille, tandis que Baklj n’avait perdu que mille des siens. « Montrez-moi donc leur Baldj,» s’écria alors ‘Abderrahmane ben ‘Oqba, qui était un archer des plus habiles. On le lui montra au milieu delà mêlée. ‘Abderrahmane lui décocha une flèche qui, atteignant le défaut de la cuirasse de Baldj à l’emmanchure, pénétra jusqu’à son corps, puis il s’écria: et Eh bien, leur Baldj, je l’ai touché! -a Le combat cessa et Baldj succomba le lendemain. Ce fut Ts’alaba ben Selâma El’âmili qui succéda à Baldj dans le commandement de Cordoue, des Syriens et des Bènou Omayya.’Abderrahmane ben ‘Oqba retourna ensuite à la frontière. « 

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources/Heritages-arabo-islamiques/p-17227-Conference-Yves-Gleize-et-Jean-Yves-Breuil.htm

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