Les historiens décrivent les arabes Hilaliens et des Banu Sulaym ainsi à leurs arrivée en Afrique du Nord:

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reproduction de guerriers bédouin Hilaliens et Sulaymites lors de leurs arrivée en Afrique du Nord
reproduction de guerriers bédouin Hilaliens et Sulaymites lors de leurs arrivée en Afrique du Nord

Les historiens décrivent les Hilaliens ainsi :

« Un baudrier en bandoulière supportant un sabre droit; au flanc, une lance de bambou, tenue à la main ou placée sous le jarret replié au dessus de l’encolure du chameau; javelots et flèches; un arc passé sur l’omoplate; bouclier rond, manié du bras gauche. Bien que les casques et les cuirasses fussent connus en Arabie, les Hilaliens n’en avaient pas à leur entrée en Ifrikia. Les premières cuirasses leur seront fournies par leurs victoires sur l’émir ziride El Moïzz.

Manteau rayé, ouvert par devant avec des trous pour les bras. Turban avec un pan descendant sur les épaules. Pour quelques-uns, torse couvert par une cotte de mailles. Ces cottes de mailles étaient transmises comme un héritage précieux dans les familles des cheikhs arabes. Les plus appréciées étaient celles qui retombaient en longue basques, autour des reins et dont on attribuait l’invention au Roi  et prophète Dawud (as) (David). »

Les Hilaliens étaient donc par essence des nomades bédouins, pour la plupart montés mais avec aussi des troupes à pied, pour la plupart des esclaves ou des sujets (client). Ils avaient beaucoup de chameaux mais ils étaient accompagnés d’autres arabes et de berbères de Tripolitaine. De plus, les chevaux étaient la monture des nobles et de nombreux nomades servaient dans l’armée Fatimide.

Cette armée peut être exclusivement constituée de troupes montées, dans lesquelles les chameaux sont prédominants au début de la période de combat et les chevaux ensuite. L’infanterie servira surtout de soutien, par le tir ou pour permettre aux cavaliers de se rallier.

Les Hilaliens sont des bédouins de souche adnanite venus du centre de l’Arabie. Les Béni-Hilal émigrèrent en Egypte, où ils s’installèrent dans le désert de Moyenne Egypte. Le khalife Fatimide les envoya en Ifriqiya en leur donnant les terres qu’ils pourraient conquérir. En tête venaient les Béni-Athbedj (à qui avait été promis Constantine et sa région), puis les Béni-Riyâh (Kairouan et sa région), les Béni-Zorba (Tripoli et sa région) et les Béni-Soleïm à l’étendard rouge, en tout 200000 personnes  à 1 million dont d’une armée forte de 45000 combattants!

Sources :

– Histoire d’Oran (Général L. DIDIER, Libairie L. PETIT, ORAN, 1931)

 

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