Conquête de Taormine en Sicile sur les chrétiens par les armées fatimide et kalbite en 962 par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

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[P. 403] Conquête de Taormine en Sicile sur les chrétiens par les armées fatimide et kalbite en 962 par  ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

 » En 351 (8 fév. 962), les troupes musulmanes de Sicile, où commandait alors Ahmed ben El-H’asan ben ‘Ali ben Aboû’l-H’oseyn, al-Kalbi  marchèrent contre la place-forte de Taormine, qui est située dans cette île et dont les chrétiens étaient alors en possession.

On commença le siège de ce fort, l’un des plus inexpugnables et des plus nuisibles aux fidèles ; mais comme les habitants résistaient et que les opérations se prolongeaient, les assiégeants eurent l’idée de détourner l’eau qui alimentait la place.

Alors les assiégés, effrayés, demandèrent quartier, mais en vain ; ils durent donc se borner à demander d’avoir la vie sauve, mais en devenant esclaves des musulmans, tandis que leurs biens seraient propriété conquise (fey’).

Cela leur fut accordé, et ils durent abandonner la ville au mois de dhoû’l-’ka’da (décembre 962),  à la suite de sept mois et demi de siège.

On installa quelques musulmans dans cette place, à laquelle fut donné le nom d’El-Mo’izziyya, par allusion au prince d’Ifrîkiyya, El-Mo’izz l’Alide.

Un corps d’armée marcha aussi contre Rametta sous le commandement d’El-H’asan ben ‘Ammâr, qui assiégea, cette ville de très près, ainsi que nous le dirons sous l’année 353.

En 351 (8 février 962), des troupes chrétiennes débarquèrent dans l’île de Crète, dont les habitants adressèrent une demande de secours au prince alide d’Ifrîkiyya El-Mo’izz li-dîn Allah.

Ce prince répondit à leur appel, et dans les combats qui eurent lieu, Dieu donna la victoire aux musulmans, qui réduisirent en captivité les chrétiens de l’île. »

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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