Conquête de Kayrawân par El-Mançoûr le fatimide et déroute et mort d’Aboû Yezîd le Kharidjite par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

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plaque fatimide avec un homme et son chien au 11eme siècle
plaque fatimide avec un homme et son chien au 11eme siècle

Conquête de Kayrawân par El-Mançoûr le fatimide et déroute et mort d’Aboû Yezîd le Kharidjite par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

El-Mançoûr, informé de ces faits, se rendit à Sousse le 22 chawwâl de cette année (26 mai 946) et campa en dehors des murs. La conduite des Kayrawâniens le remplit de satisfaction ; il leur adressa des lettres de grâce, car leur soumission à Aboû Yezîd avait excité sa colère, ainsi que des hérauts chargés de proclamer l’amnistie. Les ayant ainsi tranquillisés, El-Mançoûr se mit en marche et arriva dans cette ville le jeudi 23 chawwâl (27 mai) ; les habitants se portèrent au-devant de lui et recueillirent de sa bouche la confirmation de l’amnistie et des promesses de bons traitements. Ayant trouvé à Kayrawân une partie du harem et des enfants de son adversaire, il les envoya à Mehdiyya et leur assigna de quoi vivre.

Après qu’il eut concentré ses troupes, Aboû Yezîd envoya vers K’ayrawâtr un détachement en reconnaissance. À cette nouvelle, El-Mançoûr dépêcha aussi un détachement qui engagea le combat ; mais l’ennemi ayant préparé une embuscade feignit de prendre la fuite, et les soldats d’El-Mançoûr, s’étant mis à le poursuivre, tombèrent sur les hommes placés en réserve, qui leur tuèrent et blessèrent beaucoup de monde. Ce succès s’ébruita et attira de nombreux adhérents à Aboû Yezîd, qui revint alors camper sous les murs de K’ayrawân. Comme El-Mançoûr avait fait couvrir le front de son armée par un fossé, Aboû Yezîd divisa ses forces en trois groupes, et lui-même, se mettant à la tête des plus braves des siens, dirigea l’attaque du côté du fossé. L’affaire fut chaude, mais le succès fut d’abord pour El-Mançoûr. Une nouvelle attaque eut lieu : El-Mançoûr prenait part au combat et chargeait de droite et de gauche, tandis que le parasol qui ombrageait sa tête le signalait aux regards. Ses cinq cents cavaliers, hors d’état de résister aux trente mille d’Aboû Yezîd, furent complètement mis en déroute [P. 328] et refoulés dans le fossé, où le pillage commença. Comme il n’avait plus autour de lui qu’une vingtaine d’hommes, Aboû Yezîd se précipita vers lui ; mais El-Mançoûr alors lui fit tête, et, l’épée à la main, il chargea lui-même son adversaire et faillit-le tuer. Aboû Yezîd alors tourna bride, et le Fatimide, tuant tous ceux qu’il put atteindre, fit rallier ses troupes, qui avaient déjà pris la direction de Mehdiyya et de Sousse, et le combat se poursuivit jusqu’à midi. Le carnage fut grand dans cette bataille, qui compte parmi les plus célèbres et qui n’avait pas eu encore sa pareille. La bravoure qu’y déploya El-Mançoûr dépassa tout ce qu’on attendait de lui et augmenta le prestige dont il jouissait aux yeux des populations.

Aboû Yezîd, après s’être retiré de K’ayrawân à la fin de dhoû’l-ka’da 334 (fin juin 946), y revint ensuite, mais sans que personne en sortit pour se porter contre lui, et il recommença ce manège à plusieurs reprises. El-Mançoûr fit alors proclamer la mise à prix de la tête de son ennemi, promettant dix mille dinars à qui la lui apporterait, puis il donna le signal du combat. À la suite d’un vif engagement, ses troupes furent d’abord battues et regagnèrent leur fossé ; puis elles reprirent l’avantage, et quand on se sépara les deux armées avaient subi de fortes pertes et avaient été également maltraitées. La guerre continua avec des avantages partagés, et Aboû Yezîd se mit alors à envoyer des détachements qui interceptèrent les communications de la route de K’ayrawân à Mehdiyya et à Sousse. Puis il fit demander par ses messagers à El-Mançoûr de lui remettre ceux de ses femmes et de ses enfants qui étaient restés à K’ayrawân et dont son adversaire s’était emparé, promettant par contre, sous la foi des serments les plus sacrés que, si lui-même et ses compagnons obtenaient grâce d’El-Mançoûr, ils reconnaîtraient l’autorité de celui-ci. Le Fatimide consentit ; il fit revenir ceux qu’on lui réclamait et les adressa à son adversaire, non sans les avoir traités honorablement, revêtus de beaux habits et gratifiés de cadeaux. Mais quand Aboû Yezîd les eut auprès de lui, il viola ses serments et refusa de rien faire, disant qu’El-Mançoûr avait, en les lui renvoyant, obéi à la peur.

Ainsi finit l’année 334, et quand 335 (le 1er août 946) commença, l’état de guerre où l’on vivait était toujours le même. Le 5 moharrem (5 août), une attaque d’Aboû Yezîd amena un engagement où l’acharnement fut inouï : à une charge des Berbères [P. 329] El-Mançoûr en personne répondit par une autre charge où il ne ménagea pas les coups, et à la suite de laquelle ses ennemis durent fuir en laissant sur le terrain une foule de morts. À la mimoharrem (15 août), El-Mançoûr disposa ses troupes en ordre de bataille, formant l’aile droite des contingents d’Ifrîkiyya, l’aile gauche des Ketâma, lui-même constituant le centre avec ses esclaves noirs et ses intimes. Alors Aboû Yezîd chargea l’aile droite qu’il enfonça, puis chargea le centre ; mais El-Mançoûr le prévint : poussant le cri « aujourd’hui sera, si Dieu le veut, le jour de la victoire, » lui et les siens chargèrent comme un seul homme, et Aboû Yezîd fut mis en déroute. Les sabres s’abattirent sur la tête des soldats de l’hérétique, et tout ce monde prit la fuite, subissant des pertes énormes et abandonnant les bagages, tandis qu’Aboû Yezîd piquant droit devant lui gagna Tâmedît.[3] Les enfants de Kayrawân ramassèrent dix mille têtes sur le champ de bataille.

Aboû Yezîd est tué

À la suite de cette défaite, El-Mançoûr prit ses dispositions pour poursuivre son ennemi et se mit en campagne dans les derniers jours de rebî’ I 335 (fin octobre 946), après avoir confié la ville aux soins de Medhàm le Sicilien.[4] Il l’atteignit sous les murs de Bâghâya, dont Aboû Yezîd avait commencé le siège à la suite du refus que lui avaient opposé les habitants lorsque, après sa défaite, il avait voulu s’y réfugier. L’hérétique était près de l’emporter quand l’approche de son vainqueur le fit fuir ; mais partout où il voulut aller pour s’abriter, il trouva qu’El-Mançoûr l’avait devancé, si bien qu’il arriva à T’obna. El-Mançoûr reçut alors des envoyés de Mohammed ben Khazer[5] Zenàti, l’un des principaux partisans d’Aboû Yezîd, qui faisait demander l’amnistie ; ce prince la lui accorda, mais à condition qu’il surveillât Abou Yezîd, qui, toujours fuyant, arriva à la montagne des [Benoû] Berzâl, Berbères qui avaient embrassé ses doctrines, et de là gagna le désert pour faire perdre ses traces. De nombreux partisans s’étant alors ralliés à lui, il revint vers la région de Mak’k’ara,[6] où se trouvait El-Mançoûr. En vain Aboû Yezîd disposa ses hommes en embuscade ; la ruse fut découverte, [P. 330] et il dut se battre en bataille rangée. El-Mançoûr, voyant son aile droite enfoncée, chargea lui-même avec son entourage, et son ennemi, battu et toujours poursuivi, gagna la montagne de Salât.[7] Il se rendit ensuite à Mesîla, El-Mançoûr le poursuivant au travers de montagnes abruptes et de vallées encaissées par les chemins les plus difficiles. Le prince ne voulait pas s’arrêter, mais les guides lui apprirent que jamais aucune armée n’avait passé par là ; la situation était d’ailleurs très difficile, car l’orge nécessaire à la nourriture d’une seule monture coûtait un dinar et demi, et l’outre d’eau se vendait un dinar ; que par delà se trouvaient la région des sables et les déserts du Soudan, entièrement inhabités, de sorte qu’Aboû Yezîd allait mourir de faim et de soif au lieu de périr par l’épée. Alors Aboû-Mançoûr, retournant vers le pays des Çanhâdja, gagna un village connu sous le nom de Demra,[8] où il fut rejoint par l’émir Zîri ben Mennâd Çanhâdji H’imyari, qui lui amenait des contingents çanhadjiens. Ce Zirî est l’aïeul des Benoû Bàdîs, princes qui régnèrent en Ifrîkiyya et dont nous reparlerons. Il fut honorablement reçu par El-Mançoûr, qui lui fit des présents. Alors arriva une lettre où Mohammed ben Khazer faisait connaître la région des sables où se trouvait Aboû Yezîd. Mais dans ce temps-là El-Mançoûr tomba gravement malade et faillit mourir ; néanmoins, il se rétablit et partit le 2 redjeb (26 janvier 947) pour Mesîla, où il avait été devancé par son ennemi, qui, le sachant malade, en avait commencé le siège.

Aboû Yezîd, voyant qu’El-Mançoûr était près de l’attaquer, décampa et songea à se retirer au Soudan ; mais comme les Benoû Kemlân et les Hawwâra, trompant ses prévisions, se refusèrent à le suivre, il monta vers les montagnes des Kiyâna[9] des ‘Adjîsa et autres peuplades, où il se fortifia et dont les populations se joignirent à lui pour ensuite descendre dans la plaine et s’y livrer à des déprédations. Le 10 cha’bân (5 mars), El-Mançoûr s’avança de son côté, mais Aboû-Yezîd ne quitta pas les hauteurs et se borna à attaquer l’arrière-garde quand le Fatimide opéra sa retraite ; mais celui-ci fit alors volteface, et la bataille qui s’engagea finit par la déroute d’Aboû Yezîd, qui abandonna ses enfants et ses partisans. Deux cavaliers l’atteignirent et coupèrent les jarrets de sa monture ; des compagnons de sa fuite le remirent en selle, puis Zîri ben Mennâd, qui put le rejoindre, parvint à le frapper d’un coup de lance, mais fut lui-même blessé ; une ardente mêlée s’engagea autour d’Aboû Yezîd, que ses compagnons purent cependant délivrer, [P. 331] et qui eux-mêmes se tirèrent d’affaire. La poursuite à laquelle se livrèrent les soldats fatimides coucha plus de dix mille hommes sur le terrain. Le 1er ramad’ân (25 mars 947), El-Mançoûr reprit la chasse, et il fut livré une nouvelle bataille où aucun des deux partis ne put d’abord s’échapper, tant l’endroit était resserré et difficile ; mais, finalement, Aboû Yezîd fut encore battu et ses bagages furent livrés aux flammes. Alors ses partisans, gravissant les sommets des montagnes, firent, rouler des rocs sur les assaillants ; El-Mançoûr se trouva en pleine mêlée, et des engagements corps à corps amenèrent un massacre tel qu’on pouvait croire que c’était la fin de tout. Le succès cependant resta indécis, et Aboû Yezîd put se retirer dans la forteresse de Kiyâna,[10] qui était inexpugnable. Ce jour-là même, un corps (djond) de Ketâma qui était au service d’El-Mançoûr amena à ce prince un homme qui avait émis chez eux des prétentions à la souveraineté et qu’il fit exécuter.[11] D’autre part, les Hawwâra et la plupart des partisans d’Aboû Yezîd vinrent alors demander l’amnistie, qui leur fut accordée. Le prince se dirigea ensuite contre la forteresse de Kiyâna, où était l’hérétique, et il commença le siège de la place, autour de laquelle il répartit ses contingents. Les assiégés engagèrent le combat, et à plusieurs reprises El-Mançoûr y prit part ; à la dernière attaque, les siens s’emparèrent d’une portion du fort et y lancèrent des projectiles incendiaires, devant lesquels les défenseurs s’enfuirent après avoir résisté bravement. Alors Aboû Yezîd, ses enfants et ses principaux compagnons se concentrèrent dans un des forts de la place ; mais on en incendia les portes, et la mort s’abattit sur eux. El-Mançoûr fit alors mettre le feu aux broussailles de la montagne et (alluma des bûchers) auprès de lui, pour que son ennemi ne pût s’échapper dans les ténèbres, et l’on y vit dans la nuit comme en plein jour. Cependant quand la nuit fut près de finir, les assiégés se chargèrent de leur chef et firent une charge furieuse devant laquelle les rangs s’ouvrirent, et ils purent sauver Aboû Yezîd. Beaucoup d’hommes étant alors sortis de la forteresse, on les fit prisonniers, et l’on apprit par eux la fuite de leur chef, qu’El-Mançoûr fit aussitôt rechercher, car, ainsi qu’il le dit, le fuyard ne pouvait être bien loin. On s’était mis en quête quand tout à coup on amena l’hérétique, dont trois des siens s’étaient chargés uniquement à cause de sa forte claudication, pour le tirer de la mêlée, après quoi ils l’avaient laissé, et, comme il descendait par un passage difficile, il était tombé dans un précipice, où l’on s’était emparé de lui.[12] El-Mançoûr se prosterna pour remercier Dieu, pendant que ses troupes l’entouraient en poussant le cri d’Allah akbar. Il garda jusqu’à la fin [P. 332] de moharrem 336 (vers le 20 août 947) son prisonnier, qui mourut de ses blessures.[13] El-Mançoûr le fit alors écorcher, et la peau bourrée de paille fut jetée dans une cage installée à cet effet et où elle devint le jouet de deux singes. Des lettres envoyées partout annoncèrent cette heureuse capture.[14]

El-Mançoûr eut encore à combattre divers hérétiques, entre autres Ma’bed[15] ben Khazer, qui voulait venir au secours d’Aboû Yezîd et qui fut vaincu en 336 (22 juill. 947). Fad’l ben Aboû Yezîd se révolta aussi, commit des dégâts et exerça le brigandage sur les routes. Il fut tué traîtreusement par un de ses compagnons, qui envoya sa tête à El-Mançoûr en la même année. Ce dernier regagna Mehdiyya en ramad’ân 336 (14 mars 948).

notes :

[3] Tâmedît, sur la pente escarpée d’un défilé qui sépare deux montagnes, est entre le Mellag et Teyfach (Bekri, 130). Ibn Khaldoun rapporte deux versions de ces événements (HistdesBerbères, II, 537 ; III, 210) ; cf. Wüstenfeld, p. 90.

[4] On lit ailleurs Merah l’Esclavon (Berbères, II, 537), Moudâm ? (Cherbonneau, Journas., 1852, II, 48.1), Mâdzammâ ? (Fournel, II, 265). La confusion graphique des mots Sicilien et Esclavon est facile et fréquente.

[5] Ce nom est écrit « Mohammed Ibn el-Kheyr » dans les Berbères (II, 537) ; mais l’orthographe correcte se retrouve ibid. III, 210 et 231.

[6] C’est ainsi qu’il faut, lire ce nom d’une localité située à cinq ou six lieues est de Mesîla, en adoptant la correction que l’éditeur du texte propose en hésitant (Bekri, 126 et 320 ; Berb., III,210 ; Fournel, II, 268, etc.). On trouve la lecture Ghomert ap. Berb., II, 537.

[7] Montagne située à trois lieues N.-O. de Bou-Saâda (Histdes Berb., table géog.).

[8] On lit dans Ibn Hammâd, Hâ’it-H’amza, qui serait aujourd’hui, d’après Cherbonneau et Fournel, Bordj-Hamza ou Bouïra, entre les Bibân et Aumale (Journas., 1852, II, 487 et 506 ; cf. Fournel, II, 270).

[9] J’ai corrigé le texte, qui porte Ketâma ; on retrouve la bonne leçon ailleurs (Berbères, I, 285 ; II, 43 et 538 ; III, 291 ; Ibn Hammâd, dans le Jas., 1852, II, p. 487 ; Fournel, II, 269).

[10] Ici encore, ainsi que plus bas, le texte porte Ketâma. La forteresse des Kiyâna n’est pas autre chose que la célèbre Kal’a des Benoû-Hammâd, fondée en 398 (Berbères, II, 43) ; cf. le récit d’Ibn Hammâd (ll., p. 490 ; Bekri, p. 120 ; Fournel, II, 272 ; le Kitâb el-islibçâr, éd. Kremer, p. 55). M. Blanchet y a récemment repris des fouilles

[11] Ibn Hammâd, qui donne plus de détails, avance quelque peu la date de cet épisode (ll., 483).

[12] Ibn Hammâd s’étend davantage sur les détails de l’affaire qui aboutit à la prise d’Aboû Yezîd (ll., p. 490).

[13] Ibn Khaldoun, dont le récit paraît être emprunté à Ibn el-Athir, fait mourir l’hérésiarque de la même manière ; mais, selon d’autres, le vaincu fut mis à mort et même torturé (Bayân, I, 228 ; Tidjâni, Journas., 1853, I, 309) ; cf. Fournel, II, 275. Notre texte pourrait d’ailleurs s’entendre de même. — Aboû Yezîd se mit en relation avec le prince omeyyade d’Espagne En-Nâçir, qui reçut ses envoyés à deux reprises, en 334 et en 336 (Bayân, II, 228-230).

[14] Voyez ce que dit Tidjâni sur la dispersion des adeptes de cet hérétique (Journas., 1852, II, 167).

[15] Le texte lit « Mohammed «, mais à tort, d’après ce qui a été dit de ce chef. J’ai donc corrigé en « Ma’bed «, ainsi d’ailleurs que le dit Ibn Khaldoun (II, 539 et 540 ; III, 211, 212 et 232). Sur la défaite et la mort de Fad’l, voir aussi Ibn Hammâd (ll., 499).

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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