Envoi par le Mahdi fatimide Ubayd’Allah d’une armée en Maghreb et fondation de M’sila par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Publié le

M’Sila en Algérie, la mosquée Omar ibn Abd al-Aziz l’Omeyyade

[P. 130] Envoi par le Mahdi fatimide Ubayd’Allah d’une armée en Maghreb et fondation de M’sila par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

En 315, au mois de çafar (avril 927), le Mahdi envoya de Mehdiyya au Maghreb une armée considérable sous les ordres de son fils Abou’ l-K’âsim, ce qui était motivé par la victoire remportée par Mohammed ben Khazer Zenâti sur uns armée de Ketâma et le grand massacre qu’il avait fait de ceux-ci. [P. 131] L’importance attribuée par le Mahdi à cette affaire[298]lui fit décider l’envoi de ces troupes, dont la mise en marche provoqua là dispersion des rebelles. Après avoir poussé jusqu’au delà de Tahert, Abou l-Kasim revint sur ses pas et traça avec sa lance, sur le sol même, le plan d’une ville qu’il fonda, et à laquelle il donna le nom de Mohammediyya, laquelle n’est autre que Mesîla.[299] L’emplacement en appartenait aux Benoû Kemlân, qu’il déporta dans la banlieue de Kayrawân, comme s’il s’attendait de leur part à quelque mauvais coup ; aussi voulut-il avoir auprès de lui cette tribu, où se recrutèrent (peu après) les partisans d’Abou Yézid le Khâridjite. Une nombreuse population se transporta à Mohammediyya, dont le gouverneur eut ordre d’y accumuler et de garder avec soin des vivres abondants. Ces provisions y restèrent emmagasinées jusqu’à la révolte d’Abou Yézid, contre qui marcha El-Mançoûr [le Fatimide], qui tirait de Mohammediyya tout ce qu’il voulait, car il n’y avait pas d’autre ville dans cette région.

En 315 (7 mars 927), ‘Abd er-Rah’mân ben Mohammed ben ‘Abd Allah er-Nâçîr li-Dîn Allah l’Omeyyade se rendit maître de Tolède, qu’il assiégeait depuis quelque temps à cause de l’état de rébellion où elle s’était mise : il ruina et démolit une grande partie de la ville, qui alors appartenait à l’Islam.[300]

[P. 146] En 316 (24 février 928) commença au Maghreb l’affaire d’Abou Yézid le Khâridjite, que nous suivrons de près sous l’année 334 (lisez 333).

notes :

[299] La fondation en est placée sous l’année 313 et attribuée à ‘Obeyd Allah par le Bayân (i, 196 et 223) ; voir aussi Ibn Khaldoun, a, 527 ; Fournel, ii, 148, et Wüstenfeld, 65.

[300] La conquête de Tolède eut lieu en 932 (Bayân, ii, 222 ; Dozy, Musulmans d’Espagne, ii, 348 ; iii, 51). — Notre auteur aurait pu parler des intelligences que noua vers cette époque dans le Maghreb le prince Omeyyade d’al-Andalus (Berbères, iii, 231 ; Bayân, i, 207 ; ii, 219).

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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