Siège de Mehdiyya la capital fatimide par Abou Yézid le Kharidjite par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

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Carte Mahdia en 1535 source Braun et Hogenberg (Civitates Orbis Terrarum II 57)
Carte Mahdia en 1535 source Braun et Hogenberg (Civitates Orbis Terrarum II 57)

Siège de Mehdiyya la capital fatimide par Abou Yézid le Kharidjite par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Aussitôt qu’Abou Yézid eut appris les préparatifs auxquels se livraient les Çanhàdja, les Ketâma et autres pour secourir El-K’â’im, il s’avança vers Mehdiyya et établit son camp à quinze milles de là. Il lança du côté de cette ville des colonnes qui pillaient et massacraient tout, de sorte que toute la population se réfugia dans l’enceinte. Les Ketâma et les guerriers d’El-K’â’im tombèrent d’accord, quand ils apprirent que les troupes ennemies s’étaient disséminées pour faire des expéditions, pour faire une sortie et attaquer le camp d’Abou Yézid, le jeudi 22 djomâda I (9 janv. 945).[316] Abou Yézid, qui fut informé de leur projet, fit marcher contre eux son fils Fad’l, qui venait d’arriver de Kayrawan avec un corps d’armée ; la bataille s’étant engagée à six milles de Mehdiyya,[317] Abou Yézid sauta sur sa monture dès qu’il le sut et partit à la tête des partisans qui étaient restés auprès de lui. Il trouva les siens en déroute et ayant déjà subi des pertes sérieuses ; mais les Ketâma, sitôt qu’ils l’aperçurent, s’enfuirent sans plus combattre, poursuivis par l’hérétique jusqu’à la Porte de la Victoire. Un groupe de Berbères franchit cette porte, et peu s’en fallut qu’Abou Yézid n’emportât la ville. Il regagna ensuite son camp. Il attaqua encore Mehdiyya, à la fin de djomâda II, du côté de la Porte de la Victoire, tandis que Zawîla l’ait face à la Porte de Bekr.[318] [P. 320] Il prit position sur le fossé nouvellement creusé, où se trouvait une troupe de nègres, et engagea le combat avec eux ; puis il se jeta dans la mer avec les siens, et ils arrivèrent, leurs montures ayant de l’eau jusqu’au poitrail, à dépasser les fortifications récemment installées. Alors les noirs s’enfuirent, poursuivis par Abou Yézid, qui arriva jusqu’à la porte de Mehdiyya proche du Moçalla, de sorte qu’il était à une portée de flèche de la ville.[319]Ses soldats se dispersèrent alors dans Zawîla pour piller et massacrer, tandis que les habitants demandaient quartier. La lutte-se poursuivait du côté de la Porte de la Victoire entre les Ketâma et les Berbères, qui ignoraient ce que faisait Abou Yézid de l’autre côté. Une charge des Ketâma mit leurs adversaires en déroute, et ils commencèrent à les massacrer. Informé de ce fait ainsi que de l’arrivée de Zîri ben Mennâd et des Çanhàdja, Abou Yézid jugea qu’il était dangereux de rester, et il se dirigea vers la Porte de la Victoire pour prendre à revers, tambours battant et étendards déployés, Zîri et les Ketâma. Ce mouvement fit croire aux gens des faubourgs qu’El-K’â’im en personne avait fait une sortie, et, reprenant courage, ils se battirent avec une nouvelle ardeur en poussant le cri Allah akbar. Abou Yézid se trouva tout décontenancé, et, comme il fut reconnu, des attaques qui en voulaient à sa vie furent dirigées contre lui. Il devint ainsi le centre d’une lutte acharnée, et alors quelques-uns des siens démolirent une muraille par où il passa ; il put ainsi se tirer de là pour regagner, après le coucher du soleil, l’endroit qu’il, occupait d’abord. Ses compagnons, qui continuaient de lutter contre les nègres, reprirent courage en le voyant (hors de danger), de sorte que leurs adversaires battus se débandèrent.

Abou Yézid gagna alors Thernoût’a,[320] où il creusa un fossé pour couvrir son armée ; il y fut rejoint par une foule considérable de guerriers berbères venus de l’Ifrîk’iyya, de Nefoûsa, du Zàb et des points les plus éloignés du Maghreb. Il soumit alors Mehdiyya à un blocus très rigoureux, si bien qu’il ne laissa plus personne ni y entrer ni en sortir ; puis, le 22 djomâda II (S février 945), il tenta contre cette ville une furieuse attaque où périrent plusieurs des principaux officiers de l’armée d’El-K’â’im et où Abou Yézid se lança audacieusement jusque tout près de la porte. Un nègre qui le reconnut saisit sa monture par la bride en criant : « Voilà Abou Yézid ; massacrez-le ! » Mais un des compagnons de l’hérétique trancha la main du nègre et sauva ainsi son maître. En présence de la défense acharnée d’El-K’â’im, Abou Yézid écrivit au gouverneur de K’ayrawân [P. 321] de lui envoyer les habitants de cette ville en état de combattre, et quand il eut reçu ce renfort, il renouvela son attaque le 30 redjeb (18 mars 945) ; en dépit de son acharnement, il fut complètement battu, non sans avoir perdu un certain nombre des siens et la plupart des Kayrawâniens. Il tenta ensuite une quatrième et terrible attaque dans la dernière décade de chawwâl (mi-juin) et (n’ayant pas réussi) il se retira dans son campement. Comme quantité de gens avaient dû quitter la ville à cause du haut prix et de la rareté des vivres ; El-K’â’im ouvrit alors les greniers que le Mahdi avait remplis d’approvisionnements et en distribua le contenu à ses soldats. Le peuple fut soumis à de dures épreuves et fut réduit à manger les bêles de somme et les cadavres ; la plupart des artisans et des marchands durent sortir de la ville, où il ne resta plus que les militaires (djond) ; or les Berbères s’emparaient de ceux qui voulaient s’échapper, les tuaient puis les éventraient pour chercher de l’or dans leurs entrailles.

Une armée de Ketâma s’étant alors rassemblée à Constantine, Abou Yézid, craignant qu’elle ne l’attaquât, envoya contre elle un de ses officiers à la tête de nombreux guerriers Warfeddjoûma et autres, lequel battit et dispersa cette armée. De toutes parts les Berbères rejoignaient Abou Yézid, et après s’être livrés au pillage et au meurtre, ils rentraient chez eux, de sorte qu’ils anéantirent tout ce que renfermait l’Ifrîkiyya ; mais quand il ne resta plus rien à piller, ils s’abstinrent, et ce chef ne garda plus auprès de lui que les gens de l’Aurès et les Benoû Kemlân.

Quand El-K’â’im connut cette situation, il dirigea contre lui, le 6 dhoû’l-k’a’da 333 (19 juin 945), une attaque qui fut très chaude ; le lendemain, il voulut recommencer, mais ses adversaires ne sortirent pas pour le combattre, car Abou Yézid avait fait chercher des renforts dans l’Aurès [et les attendait]. Les troupes d’El-K’â’im étant ensuite revenues à la charge, il franchit le fossé qui enceignait son camp, et une lutte ardente s’engagea. Abou Yézid, après avoir perdu un certain nombre des siens, fut vivement affecté par la mort d’un de ses principaux partisans et rentra en dedans du fossé, puis il recommença le combat. A la faveur d’un vent violent et qui obscurcit l’atmosphère à tel point que les soldats ne se voyaient plus les uns les autres, [P. 322] les assaillants furent repoussés, après avoir subi des pertes, et le siège de Mehdiyya se poursuivit comme auparavant, tandis que quantité d’habitants quittaient la ville pour se réfugier en Sicile, à Tripoli, en Egypte et en pays chrétien.[321] Le dernier jour de dhoû’lk’a’da (13 juillet), Abou Yézid, qui disposait alors de troupes très nombreuses, attaqua Mehdiyya ; mais les Ketâma firent choix de deux cents cavaliers d’élite qui, fonçant comme un seul homme, tuèrent quantité d’agresseurs et en firent un nombre égal prisonniers ; peu s’en fallut qu’ils n’arrivassent jusqu’à Abou Yézid même, autour duquel ses soldats se serrèrent pour le tirer de ce mauvais pas. Enchantés de ce succès, les gens de Mehdiyya emmenèrent dans la ville leurs prisonniers garrottés. Quand l’année 334 (12 août 945) commença, le siège se poursuivait toujours. En moharrem (août-septembre), parut en Ifrîkiyya un homme qui appela les populations à lui et qui vit un grand nombre d’hommes reconnaître son autorité ; il se disait Abbaside, prétendait venir de Baghdâd et était porteur de drapeaux noirs. L’un des partisans d’Abou Yézid s’empara de lui et l’envoya à son maître, qui le fit exécuter. Ensuite, certains compagnons de ce chef s’enfuirent à Mehdiyya par suite de l’animosité qu’avaient soulevée en eux les auteurs de délations portées auprès de lui. Ils firent une sortie de concert avec les soldats d’El-K’â’im et battirent les compagnons d’Abou Yézid, qui alors se dispersèrent ; il ne resta plus auprès de lui que les Hawwâra, les gens de l’Aurès et les Benoû Kemlân qui continuèrent à le soutenir.[322]

Cavalier entouré de 4 guerriers fatimides au 11eme siècle
Cavalier entouré de 4 guerriers fatimides au 11eme siècle

Abou Yezid s’éloigne de Mehdiyya

A la suite des désertions que nous venons de signaler, les chefs qui lui étaient-restés fidèles tinrent conseil et annoncèrent qu’ils allaient partir pour Kayrawan à l’effet d’y rassembler des Berbères de toutes provenances pour ensuite rejoindre Abou Yézid, car ils se souciaient peu qu’El-K’â’im, mis au courant de la situation, marchât contre eux. Ils se mirent donc en route avec la plus grande partie des troupes, sans avoir même consulté Abou Yézid, qui envoya après eux des messagers poulies rappeler. Sa démarche étant restée sans effet, lui-même partit précipitamment à leur suite avec trente hommes et en abandonnant tous ses bagages. Il arriva le 6 çafar (16 septembre) à Kayrawân et campa au Moçalla sans qu’aucun Kayrawânien sortît au-devant de lui, [P. 323] à l’exception toutefois du gouverneur, tandis que les enfants l’entouraient en jouant et en ricanant.

Quand El-K’â’im connut ce départ, la population courut aux bagages abandonnés et y trouva les vivres, tentes, etc., intacts ; cette prise les réconforta et leur permit de se remettre des rigueurs du siège, car les vivres tombèrent à bas prix. Le prince, de son côté, envoya partout des gouverneurs chargés de chasser ceux qu’avait installés Abou Yézid. Le petit nombre des soldats d’Abou Yézid fit que les Kayrawâniens, redoutant El-K’â’im, songèrent d’abord à s’emparer de lui ; ils n’osèrent cependant pas le faire et écrivirent à El-K’â’im pour lui demander quartier, ce qui leur fut refusé. Abou Yézid, informé de ce qui se passait, blâma l’inaction du gouverneur de K’ayrawân, qui s’occupait de banquets et d’autres parties de plaisir, et lui intima l’ordre d’envoyer ses troupes au combat. Ce gouverneur obéit (en apparence), mais après avoir adressé à ses soldats de bonnes paroles et leur avoir montré ce qu’ils avaient à redouter de la colère d’El-K’â’im, de sorte qu’ils rejoignirent celui-ci. Tout cela fut colporté de bouche en bouche, et de partout des troupes lui arrivèrent. Or les habitants des villes et des bourgades, quand ils avaient appris la dispersion de l’armée ennemie, s’étaient emparés de leurs gouverneurs respectifs tuant les uns et envoyant les autres à Mehdiyya ; les habitants de Sousse, notamment, s’étaient révoltés, avaient fait main basse sur un certain nombre de partisans d’Abou Yézid et les avaient expédiés à El-K’â’im, qui leur en témoigna sa reconnaissance par l’envoi de sept bâtiments chargés de vivres.

Après avoir réuni toutes ses troupes, Abou Yézid envoya dans toutes les directions des corps d’armée qui avaient pour instructions de tout massacrer, piller et détruire et d’incendier les lieux habiles. Le gros de ses forces pénétra à Tunis l’épée à la main le 20 çafar 334 (30 sept. 945), y fit prisonniers les femmes et les enfants, massacra les hommes et ruina les mosquées ; nombre d’hommes se noyèrent dans la mer, par où ils tâchaient de se sauver. Des troupes qu’El-K’â’im envoya au secours de Tunis furent attaquées par celles d’Abou Yézid, et à la suite d’une lutte sanglante furent honteusement battues.

La nuit qui survint leur permit de se réfugier au Djebel er-Raçâç et de là à Çat’foûra[323] ; leurs adversaires, qui les poursuivaient toujours, les rejoignirent alors, mais l’armée d’El-K’â’im tint ferme et resta cette fois victorieuse, non sans avoir fait un grand massacre qu’elle continua jusqu’à son entrée à Tunis, [P. 324] le 5 rebi’ Ier (14 octobre) ; elle en expulsa le petit nombre d’ennemis qu’elle ne mit pas à mort, et y trouva quantité de vivres. A la nouvelle de ces événements, Abou Yézid confia un corps de troupes à son fils Ayyoub, qui, renforcé par les soldats échappés à ce massacre, marcha de nouveau contre Tunis, en livra le resté aux flammes et égorgea ceux qui y étaient retournés. Il se tourna vers Bâdja, y entra l’épée à la main, égorgea les soldats d’El-K’â’im et mit le feu à la ville. Le nombre des morts, des prisonniers et des ruines fut, dans cette période, au-delà de ce qu’on peut dire.

Quelques hommes s’étant alors entendus pour égorger Aboû Yezîd, firent connaître leur projet à El-K’â’im, qui les encouragea par ses promesses ; mais la victime désignée apprit ce qui se tramait, et fit exécuter les conjurés. Des Berbères pénétrèrent de nuit chez un habitant de Kayrawân, à qui ils enlevèrent ce qu’il possédait, en outre de ses trois filles vierges. Quand le peuple se réunit dans la grande mosquée pour dire la prière de l’aurore, cet homme se leva et raconta en poussant des cris de désespoir ce qui lui était arrivé ; les assistants alors se mirent à crier avec lui et une grande foule se porta auprès d’Aboû Yezîd, à qui elle fit entendre des paroles violentes. Celui-ci s’excusa, calma ces exaspérés et leur fit rendre les trois jeunes filles. Ils s’éloignaient quand ils trouvèrent sur leur chemin un cadavre qu’on leur dit être celui d’un homme tué par Fad’l ben Aboû Yezîd, qui s’était ainsi débarrassé du mari d’une jolie femme pour enlever celle-ci. La foule porta le cadavre à la grande mosquée, disant qu’on ne pouvait plus que reconnaître l’autorité d’El-K’â’im et songeant à assaillir l’hérésiarque. Alors les compagnons d’Aboû Yezîd, s’assemblant auprès de celui-ci lui exprimèrent leur blâme, lui disant : « Tu as ainsi ouvert contre toi-même une porte que tu n’es pas en état de manœuvrer, d’autant plus qu’El-K’â’im est proche de nous ». En conséquence, il réunit les habitants de la ville, à qui il fit ses excuses en leur promettant que dorénavant il ne tuerait ni ne pillerait plus et qu’il respecterait leurs femmes. Or des captifs de Tunis étant arrivés pendant qu’ils se trouvaient encore auprès de-lui, la population se jeta sur eux et leur rendit la liberté.

‘Ali ben H’amdoûn, officier d’El-K’â’im, avait reçu de celui-ci l’ordre de réunir des guerriers et autres combattants qu’il pourrait trouver dans la région de Mesîla ; il leva ainsi un grand nombre d’hommes de Mesîla, de Sétif et autres lieux, et suivi par une partie des Benoû Hirâs (sic), il se dirigea vers Mehdiyya. Il ignorait la présence à Bâdja d’Ayyoûb ben Aboû Yezîd, [P. 325] qui fondit sur lui, le battit à plate couture en lui tuant beaucoup de monde et s’empara de ses bagages, de sorte qu’Ali dut s’enfuir. Ayyoûb détacha alors un corps de cavalerie contre des troupes envoyées à Tunis par le fils du Mahdi, et à la suite d’un sanglant combat, celles-ci furent encore battues et dispersées ; mais elles revinrent une seconde, puis une troisième fois à la charge, bien décidées à vaincre ou à mourir : elles chargèrent comme un seul homme et restèrent maîtresses du champ de bataille. Cette défaite d’Ayyoûb, qui perdit énormément de monde en outre de ses bagages et de ses approvisionnements, eut lieu en rebî’ 1334 (10 oct. 945), et il regagna Kayrawân avec ceux des siens qui survécurent.

Troublé par cette catastrophe, Aboû Yezîd voulait, évacuer Kayrawân, mais ses compagnons lui conseillèrent d’attendre et de ne rien précipiter. Il reconstitua une nouvelle et imposante armée à la tête de laquelle il envoya Ayyoûb combattre une seconde fois ‘Ali ben. H’amdoûn. La bataille s’étant engagée au lieu dit, Balt’a,[1] le succès resta d’abord indécis penchant tantôt d’un côté tantôt de l’autre. Or ‘Ali avait confié la garde de la ville à des gens qui avaient sa confiance, entré autres à un nommé Ahmed, qui gardait l’une des portes. Cet homme ayant fait offrir à Ayyoûb de la lui livrer moyennant une somme d’argent, ce général accepta le marché et dirigea le combat du côté de cette porte, qu’Ahmed lui ouvrit ; ses soldats s’y précipitèrent et égorgèrent tous ceux qui étaient dans la ville. ‘Ali dut s’enfuir chez les Ketâma avec trois cents cavaliers et quatre cents fantassins. De là il adressa aux tribus des Ketâma, des Nefza, des Mezâta et autres un appel qui fut entendu, et il les mena contre Constantine. Il expédia aussi contre les Hawwâra un corps d’armée qui se livra au massacre et au pillage. Aboû Yezîd, quand il apprit ce que souffrait un peuple sur qui il s’appuyait, expédia de ce côté des troupes nombreuses et se suivant en ligne ininterrompue, il y eut de nombreux engagements où ‘Ali et les troupes d’El-K’â’im eurent toujours le dessus. Ce général conquit notamment sur Aboû Yezîd les villes de Tidjis et de Bâghâya.[2]

[316] Le siège proprement dit avait, selon d’autres, commencé en djomâda I (Fournel, ii, 243).

[317] A Souk-el-Ah’ad, selon Tidjâni (Journal as., 1853, 1, 365), ou sur le Wâdi’l-Malh’ selon Bekri (p. 73) et le Bayân (i, 226) ; cf. Fournel (ii, 242).

[318] Je n’ai pas trouvé ailleurs le nom de cette porte, que des mss écrivent Bekka, peut-être le Bak’k’a de Bekri, p. 76.

[319] C’est lors de cotte seconde attaque qu’Abou Yézid arriva jusqu’au Moçalla, selon la prédiction qui avait cours chez les Fatimides ; c’est ce qui résulte du récit de notre auteur et de celui d’Ibn Khaldoun (ii, 533).

[320] Bekri et Tidjâni orthographient « Ternoût’ ».

[321] Plus haut, notre auteur lui-même a dit qu’il ne restait plus dans la ville bloquée que l’élément militaire, ainsi que Fournel (ii, 248) le relève avec raison.

[322] Sur la mort de Yahya ben Idris, qui serait survenue à Mehdiyya pendant le siège de cette ville, voir Fournel, ii, 248 ; Bekri (p. 283 et 285) donne les deux dates de 331 et 334.

[323] Fournel (ii, 255) croit qu’il y a lieu de déplacer ces cinq derniers mots et d’entendre qu’Ayyoub, fils d’Abou Yézid, rallia à Catfoûra les soldats échappés au massacre de Tunis.

[1] Balt’a est situé dans la région de Bâdja, ainsi qu’on peut le voir par une citation de Bekri (p. 138) ; mais ce géographe n’en parle d’ailleurs pas.

[2] Ibn Khaldoun donne trois versions différentes de ces événements (II, 534 et 554 ; III, 209) ; voir les observations de Fournel (II, 256).

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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