El-Mo’izz de la dynastie Ziride reconnaît la suzeraineté d’El-K’â’im bi-amr Allah l’Abbasside rejetant officiellement les Fatimides en 1043 et l’entrée des Arabes des Banu Hilal et des Banu Sulaym en Ifrikiyya en 1050 par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

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Abu Zayd al-Hilali
Abu Zayd al-Hilali

[P. 356] El-Mo’izz de la dynastie Ziride  reconnaît la suzeraineté d’El-K’â’im bi-amr Allah l’Abbasside rejetant officiellement les Fatimides en 1043 et l’entrée des Arabes des Banu Hilal et des Banu Sulaym en Ifrikiyya en 1050 par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

En 435 (9 août 1043), El-Mo’izz d’Ifrîkiyya fit publiquement faire la prière au nom de la dynastie Abbaside et prononcer dans la khotba le nom de l’imam et prince des croyants El-K’â’im bi-amr Allah.[6] Il reçut alors des robes d’honneur et l’investiture des diverses régions d’Ifrîkiyya ainsi que des conquêtes qu’il pourrait faire ultérieurement.

La lettre confiée aux porteurs de ces présents débutait ainsi :

« De là part du serviteur et ami de Dieu Aboû Dja’far el-K’â’im bi-amr Allah, Prince des croyants, au roi unique [P. 357] confiance de l’Islam, gloire de l’époque, soutien des créatures, protecteur de la religion de Dieu, dompteur des ennemis de Dieu, aide de la tradition de l’Apôtre de Dieu, Aboû Temîm el-Mo’izz ben Bâdîs ben el-Mançoûr, préposé du Prince des croyants au gouvernement de tout le Maghreb et de tout ce qu’il a conquis par le sabre du Prince des croyants » ; et ainsi de suite, car cette lettre était longue.

Parmi les présents envoyés figuraient un sabre, une jument et des insignes à la mode de Constantinople. Ces cadeaux arrivèrent un vendredi, et le prince les fit porter avec lui à la grande mosquée, où le khatib Ibn el-Fâkât était alors en chaire ; il prononçait la seconde partie de la khotba quand les drapeaux furent introduits, et alors il ajouta :

« Voilà le drapeau de gloire qui vous réunira, voilà le glorificateur de la religion (Mo’izz ed-Din) qui vous commandera, Dieu veuille nous pardonner à vous et à moi ! »

A partir de là, la khotba ne fut plus prononcée au nom des Alides, dont les drapeaux furent jetés au feu.

[P. 370] En 439 (27 juin 1047), El-Mo’izz d’Ifrîkiyya organisa une expédition navale contre les îles de Constantinople. Cette flotte revint victorieuse et rapporta du butin.

En la même année, des groupes de Telkâta se battirent entre eux ; un engagement eut lieu où l’acharnement fut grand de part et d’autre et où beaucoup de morts restèrent sur le terrain.

Bannière et drapeau Abbasside
Bannière et drapeau Abbasside

[P. 387] Entrée des Arabes en Ifrîkiyya

En 442 (25 mai 1050), les Arabes pénétrèrent en Ifrîkiyya dans les circonstances qui suivent. El-Mo’izz ayant en 440 fait faire la khotba au nom du khalife abbaside El-K’â’im et ainsi supprimé le nom du prince alide d’Egypte El-Mostançir, ce dernier prince lui envoya une lettre menaçante à laquelle El-Mo’izz répondit en termes grossiers.

El-Mostançir éleva ensuite au vizirat El-H’asan ben ‘Ali Yâzoûri,[7] dont la famille était composée non de hauts fonctionnaires, mais de gens de métier et d’agriculteurs, ce qui fit qu’El-Mo’izz, au lieu de le traiter dans sa correspondance avec lui [P. 388] de « son serviteur » comme il l’avait fait avec les autres vizirs, le qualifia de « sa créature ». Yâzoûri, piqué, lui en fit des reproches qui ne produisirent aucun effet ; il rechercha dès lors toutes les occasions de lui nuire et excita El-Mostançir contre lui.

Ils se mirent alors à expédier les Arabes au Maghreb, réconcilièrent les Benoû Zoghba et les Riyâh’, dont les jalousies réciproques se traduisaient par des combats, puis leur distribuant de l’argent ils les firent partir vers Kayrawân, les déclarant propriétaires de tout ce qu’ils conquerraient et leur promettant des secours et des provisions.*

Épée trouvé en Tunisie ou en Libye , datant a peu près du 17eme siècle
Épée trouvé en Tunisie ou en Libye , datant a peu près du 17eme siècle

Ce fut ainsi que les Arabes envahirent l’Ifrîkiyya, en même temps que Yâzoûri écrivait en ces termes à El-Mo’izz :

« Après les formules d’usage, nous vous envoyons des chevaux qui sont de vrais étalons, montés par des guerriers dans la force de l’âge, pour qu’ainsi Dieu réalise les destinées[8] ».

Les envahisseurs trouvèrent à Barka et dans les environs de nombreux pâturages, mais pas de population, car El-Mo’izz avait anéanti les Zenâta qui y habitaient ; ils purent donc s’y installer et se mirent à exercer des déprédations au loin.

El-Mo’izz n’attacha aucune importance à ces nouvelles. D’ailleurs il avait, en présence du manque de zèle des Çanhâdja à combattre les Zenâta, acheté des esclaves noirs à qui il avait fait de grandes largesses, et s’était ainsi constitué une armée de trente mille mamlouks.

Tripoli fut conquise en 446 (11 avril 1054) par les Arabes de-Zoghba, que rejoignirent successivement les Riyâh’, les Athbedj et les Benoû ‘Adi, lesquels ravagèrent les routes et dévastèrent le pays.

Comme ils voulaient marcher sur Kayrawân, Mounis ben Yah’ya Mirdâsi [émir des Riyâh’] leur dit :

« A mes yeux, la précipitation ne vaut rien ».

Et comme on lui demandait ce qu’il voulait faire, il prit un tapis qu’il étendit par terre, puis il leur dit :

« Lequel d’entre vous ira au centre du tapis sans marcher dessus ?

— Cela nous est impossible.

— Eh bien ! il en est de même de Kayrawân : avancez progressivement dans vos conquêtes jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Kayrawân, que vous prendrez alors comme le reste.

— C’est bien toi, s’écria-t-on, qui es le cheikh et l’émir des Arabes ; tu es notre chef, et nous ne déciderons rien en dehors de toi ! »

Les émirs arabes se rendirent alors auprès d’El-Mo’izz, qui les reçut avec honneur et leur fit de grandes largesses ; mais quand ils se retirèrent, bien loin de reconnaître ses bienfaits, ils firent des razzias partout, interceptèrent les routes, ravagèrent les moissons, coupèrent les arbres fruitiers et bloquèrent les villes, de sorte que la population, serrée de près et en butte à toutes les épreuves, ne pouvait même plus circuler, et l’Ifrîkiyya se trouva ainsi [P. 389] dans la situation la plus pénible qu’elle eût jamais connue.[9]

Alors El-Mo’izz dut aviser : il mobilisa ses troupes, qui formèrent une armée de trente mille cavaliers et d’un nombre égal de fantassins, et s’avança jusqu’à Djenderân,[10] montagne située à trois journées de marche de Kayrawân.

Les Arabes, qui n’étaient que trois mille cavaliers, eurent peur en voyant ces nombreuses troupes de Çanhâdja et d’esclaves noirs, et la partie leur parut bien difficile : « Ce n’est pas, leur cria Mounis ben Yah’ya, aujourd’hui qu’il faut fuir.

— Mais où donc, lui dirent-ils, frapper des ennemis protégés par des cuirasses et des casques ?

— Aux yeux », répondit-il, ce qui valut à cette affaire le nom de journée de l’œil.

La lutte commença donc, et la mêlée fut terrible. Or les Çanhâdja avaient combiné de se retirer pour laisser El-Mo’izz seul avec ses nègres, pour, quand il aurait vu ce que ceux-ci faisaient et quand la plupart seraient tués, venir tomber à leur tour sur les Arabes ; ils mirent leur plan à exécution, et le prince tint ferme avec ses nègres, dont un grand nombre furent tués. Mais quand les Çanhâdja voulurent faire un retour offensif contre les Arabes, la chose ne leur fut plus possible, et la débandade continua, non sans que les Çanhâdja eux-mêmes perdissent quantité des leurs. El-Mo’izz, battu malgré le nombre de ses soldats, rentra à Kayrawân, tandis que les Arabes s’emparaient de ses chevaux, de ses tentes et de tout l’argent, etc., que renfermaient celles-ci.

Un poète[11] dit à ce propos :

[Tâwil] Ibn Bâdîs est certes un excellent roi, mais, je le jure, ce ne sont pas des hommes qu’il a. autour de lui. Chose incroyable ! trente mille d’entre eux furent battus par trois mille des nôtres.

Première invasion des Hilal et Sulaym 1055 et 1056
Première invasion des Hilal et Sulaym 1055 et 1056

Lors de la Fête des sacrifices (24 avril 1051), El-Mo’izz marcha avec vingt-sept mille cavaliers armés à la légère contre les Arabes, qui n’étaient prévenus de rien et qui étaient à dire la prière de la Fête quand ils furent attaqués ; mais ils sautèrent en selle, et leur charge dispersa les Çanhâdja, qui perdirent beaucoup de monde. Alors El-Mo’izz, ralliant les fuyards, s’avança en personne à la tête de nombreux soldats tant Çanhâdja que Zenâta.

Quand, arrivé au sud du mont Djenderân et dominant les tentes des Arabes, il engagea la lutte et enflamma la torche de la guerre, les Çanhâdja s’enfuirent devant les Arabes, au nombre de sept mille cavaliers, et chacun regagna sa demeure ; les Zenâta firent de même. Seul El-Mo’izz avec ses nègres déploya une fermeté et une constance inouïes, mais il finit par être mis en déroute, et il regagna El-Mançoûriyya. Les cadavres laissés sur le terrain ce jour-là par les Çanhâdja furent comptés, [P. 390] et l’on en trouva trois mille trois cents.

Bas-relief en marbre gravé  fatimide-ziride représentant
Bas-relief en marbre gravé fatimide-ziride représentant un émir et un compagnon (afrique du nord)

Les Arabes alors continuèrent leur marche en avant et vinrent camper au Moçalla de Kayrawân ; les combats se poursuivaient, et nombre d’habitants de Mançoûriyya et de Rak’k’âda furent tués. En présence de cette situation, El-Mo’izz laissa les Arabes pénétrer à Kayrawân pour s’y livrer aux transactions commerciales indispensables ; mais la foule le prit de haut avec eux, et à la suite d’une querelle survenue entre un Arabe (bédouins)  et un Kayrawânien (arabo-berbère issue des conquêtes arabes), un combat s’engagea où la victoire resta aux nouveau-venus.

En 444 (2 mai 1052), furent élevées les murailles de Zawîla et de Kayrawân ; en 446 (11 avril 1054), les Arabes bloquèrent cette dernière ville, et Mounis ben Yah’ya devint maître de celle de Bâdja. Alors El-Mo’izz, impuissant à défendre la population contre les envahisseurs, lui conseilla de se transporter à Mehdiyya.

Les Arabes en effet ruinaient les forts et les châteaux, coupaient les arbres fruitiers et comblaient les cours d’eau. El-Mo’izz et le peuple continuèrent de transportera Mehdiyya tous leurs effets jusqu’en 449 (9 mars 1057), et au mois de cha’bân de cette année (octobre 1057), le prince lui-même alla s’installer à Mehdiyya, d’où son fils Temîm, qu’il y avait nommé gouverneur en 445,[12] et qui y était resté jusqu’alors, sortit à sa rencontre et ensuite le précéda à pied.

Vue sur  Kairouan (Tunisie)
Vue sur Kairouan (Tunisie)

En ramad’ân 449 (nov. 1057), les Arabes livrèrent Kayrawân au pillage.

En 450 (27. fév. 1058), Bologgîn et les Arabes se mirent, en campagne pour attaquer les Zenâta, qui perdirent une bataille où beaucoup des leurs furent tués.

En 453 (25 janv. 1061), les Hawwâra aussi furent défaits par les Arabes et subirent des pertes sensibles. En 453 également, les habitants de Tok’yoûs tuèrent deux cent cinquante Arabes : ces nomades étaient entrés dans la ville pour faire des achats au marché, et l’un d’entre eux ayant tué un personnage de l’endroit parce qu’il l’avait entendu faire l’éloge d’El-Mo’izz et prier pour lui, le peuple se souleva contre eux et étendit sur le carreau le nombre de victimes que nous venons de dire.[13]

Chacun de ces faits aurait dû être rapporté à sa date ; si nous les avons tous réunis c’est parce qu’ils se tiennent, car on ne les comprend guère quand ils sont dispersés et comme coupés par le récit des autres événements.

Bani Hilal

 [P. 412] Mort d’El-K’â’id ben H’ammâd ; ce que devient ensuite sa famille.

En redjeb 445 (16 octobre 1053) El-K’â’id ben H’ammâd mourut après avoir fait de son fils Moh’sin son héritier en lui recommandant de bien traiter ses oncles. Mais quand il fut mort, Moh’sin, sans tenir compte des conseils de son père, voulut éloigner tous ses oncles, de sorte que l’un d’eux, Yoûsof ben H’ammâd, en présence de ces intentions, s’insurgea, réunit de nombreux partisans et construisit sur une montagne inaccessible un fort du nom de T’ayyâra.

L’exécution que fit ensuite Moh’sin de quatre de ses oncles ne put que confirmer Yoûsof dans sa révolte.

Moh’sin alors manda son cousin paternel Bologgîn ben Mohammed, qui était dans sa ville d’Aferyoûn, et qui se mit en marche ; quand il ne fut plus bien éloigné, Moh’sin dépêcha quelques Arabes pour le faire massacrer.

Mais Khalîfa ben Mekken , qui commandait ces hommes, leur représenta qu’ils ne pouvaient tuer Bologgîn, qui avait toujours été leur bienfaiteur ; en conséquence, ils informèrent celui-ci de ce qui se passait, et Khalîfa calma les craintes qu’il manifestait : « N’aie pas peur, lui dit-il, et même je suis prêt, si lu le désires, à te débarrasser de Moh’sin par la mort ».

Bologgîn prit ses dispositions pour combattre son ennemi et s’avança contre lui ; alors Moh’sin, qui était en ce moment en dehors de sa forteresse, tâcha d’y l’entrer au plus tôt ; mais Bologgîn le prévint, le tua et s’empara de cette forteresse, où il exerça le pouvoir à partir de l’année 447 (1er avril 1055).[14]

Des berbères commerçant des esclaves noirs à Tombouctou ver le 13em siècle.
Des berbères commerçant des esclaves noirs à Tombouctou ver le 13em siècle.

[P. 424] Combat entre les nègres d’El-Mo’izz ben Bâdîs et ceux de son fils Temîm

En 448 (20 mars 1056), une querelle qui surgit entre les noirs d’El-Mo’izz installés à Mehiyya et ceux de son fils Temîm aboutit à un combat où ceux-ci furent soutenus par la populace de Zawîla et tous les matelots qui se trouvaient alors dans cette dernière ville.

Les noirs d’El-Mo’izz furent, chassés, non sans avoir subi de grandes pertes, et les survivants se mirent en route pour Kayrawân ; mais les Arabes, secrètement excités par Temîm, en tuèrent une troupe tout entière. C’est cette affaire qui détermina Temîm, quand il fut monté sur le trône, à faire procéder à l’exécution d’un certain nombre des nègres de son père.[15]

notes:

[6] La répudiation de la suzeraineté des Fatimides par El-Mo’izz est de 440 d’après le Bayân, (i, 288) et Ibn Khaldoun (ii, 20) ; ce dernier dit ailleurs 437 (i, 32) ; Ibn Khallikan (iii, 382, 386) donne la date de 443 : cf. Wüstenfeld, Fatimiden, p, 233, et infra, p. 169.

[7] Aboû Mohammed El-H’asan ben ‘Ali ben ‘Abd er-Rah’mân (Ibn el-Athîr, ix, 377 et 391 ; Wüstenfeld, Fatimiden, 231 ; Berbères, i, 31).

[8] Cf. Berbères, i, 32.

[9] Comparez Berbères, i, 31 ; ii, 21 ; Bayân, i, 300.

[10] Ibn Khaldoun écrit H’ayderân (i, 35 ; ii, 21), de même que le Bayân (i, 302 et 304) ; le traducteur de Tidjâni, Djendar (Journas, 1852, ii, 90, 93 et 94).

[11] Ce poète serait, selon les uns, ‘Ali ben Rizk’ Riyâh’i, et, selon d’autres, ‘Abd el-‘Aziz ben Cheddâd (Berbères, i, 35 ; Tidjâni, ll. ; Bayân, i, 302 ;. Ces vers présentent des variantes.

[12] En 448 d’après Ibn Khaldoun (i, 36 ; cf. ii, 22) ; mais le Bayân donne aussi la date de 445 (i, 307), de même qu’Ibn Khallikan

[13] Sur ces événements, cf. Ibn Khaldoun, ll.

[14] Comparez le récit un peu différent d’Ibn Khaldoun, ii, 46.

[15] Il n’est parlé de cela ni dans le Bayân ni dans Ibn Khaldoun.

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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Une réflexion au sujet de « El-Mo’izz de la dynastie Ziride reconnaît la suzeraineté d’El-K’â’im bi-amr Allah l’Abbasside rejetant officiellement les Fatimides en 1043 et l’entrée des Arabes des Banu Hilal et des Banu Sulaym en Ifrikiyya en 1050 par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh «  »

    ballandalus a dit:
    2 août 2016 à 7 h 54 min

    A reblogué ceci sur Ballandaluset a ajouté:
    An excellent French translation of the sections of Izz al-Din ibn al-Athir’s historical chronicle dealing with the reign of Zirid emir al-Mu’izz ibn Badis (r. 1016-1062)

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