Prise de Tolède en Andalousie en 478 (28 av 1085) par les Croisés Francs par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Publié le

Le maudit croisé Alfonso VI conquis Tolède le 25 mai 1085.

[P. 92] Prise de Tolède en Andalousie en 478 (28 av 1085)  par les Croisés Francs par ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

 » En 478 (28 avril 1085), les Francs conquirent sur les musulmans la ville de Tolède, l’une des plus fortes et des plus considérables de l’Espagne, dans les circonstances suivantes. Alphonse VI, roi des Francs d’Espagne, avait vu sa situation et son royaume grandir ainsi que ses troupes s’accroître, depuis que le pays s’était divisé en autant d’États qu’il y avait de villes et qu’un état de choses analogue à celui existant du temps des moloûk et-t’awâ’if (taifas) s’était établi. L’avidité des Francs s’était alors manifestée par la conquête de nombre de pays frontières, dont Alphonse avait commencé par s’asservir le prince de souche berbère El-K’âdir billâh ben El-Ma’moûn ben Yah’ya ben Dhoû’n-Noûn, apprenant ainsi comment et par quels moyens il se rendrait maître du pays. Au moment propice, Alphonse marcha avec ses troupes contre Tolède, qu’il prit après l’avoir bloquée près de sept ans et en augmentant ainsi son pouvoir de celui d’El-K’âdir. Aboû ‘Abd Allah Mohammed ben ‘Abbâd El-Mo’tamid ‘ala’llâh d’origine arabe (dynastie abbadide) était alors le principal des princes  d’Espagne ; il commandait à la majeure partie du pays, à Cordoue, à Séville, etc., mais versait à Alphonse un tribut annuel. À la suite de cette conquête, le tribut fut envoyé à Alphonse, qui le refusa et répondit par un message menaçant portant qu’il irait [P. 93] conquérir Cordoue si tous les forts en pays de montagne ne lui étaient remis et si les musulmans ne se contentaient pas de garder les plaines. Le porteur de ce message avait une escorte de cinq cents cavaliers, qu’El-Mo’tamid accueillit et dont chacun fut par lui confié à un officier de son armée avec ordre de le mettre à mort. Il se fit amener le messager lui-même et le frappa au visage jusqu’à lui faire jaillir les yeux des orbites. Trois hommes seulement purent s’échapper et annoncèrent ce qui s’était passé à Alphonse. Celui-ci, qui était en route pour assiéger Cordoue, retourna à Tolède pour y réunir ses engins de siège, et El-Mo’tamid se rendit à Séville.  »

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s