La régence d’Alger, la tribu arabe des Taaliba d’Alger, la Reconquista Espagnole et les Morisques :

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La régence d’Alger Ottomane (Constantinois, Oranie et Algerois), la tribu arabe des Taaliba d’Alger, la Reconquista Espagnole et les Morisques  :

Au cours du XVème siècle, c’est la tribu Arabe des Taaliba, qui gouverna la ville d’Alger.

De cette tribu est issu le célèbre penseur, théologien et soufi de la ville d’Al-Djazaïr, Sidi Abderrahmane Ibn Mohammed Ibn Makhlouf Al-Thaalibi, de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahman El-Thaalibi. Il est né à Oued Isser.

Cette tribu est yéménite qahtanite, elle a suivie les Banu Hilal et Banu Sulaym (adnanites) ils sont les Banu Makil, ils sont les dernières tribus arabe a etre venu s’instalé en Afrique du Nord.

Dès les dernières années du XVème siècle, Alger comme les autres villes du littoral maghrébin subit le contrecoup de la « Reconquista » espagnole.

En 1510, les Espagnols qui tentent de soumettre Alger, construisent la forteresse du Penon.

Alger
Alger

La population s’accroît avec l’arrivée de nombreux émigrés Morisques Andalous et la ville s’agrandit.

Ces immigrées andalous ethniquement étais issue des Adnanite et Qahtanite , berbère zenata et senhaja En 1510, les Espagnols sous le règne de Ferdinand le Catholique, assiégèrent la ville d’Alger et bâtirent sur un îlot de la baie d’Alger une forteresse, appelée le Peñon d’Alger. Cette citadelle en bordure de mer était destinée à : • éviter qu’Al-Djazaïr serve de refuge pour les Corsaires. • bombarder la ville d’Alger et à empêcher son approvisionnement, en cas de besoin. • en faire un pont, une étape, dans son expansion vers la rive sud de la Méditerranée.

En 1516, le Cheikh d’Alger Salem Al-Toumi et la population d’Alger, demandèrent de l’aide à Baba Aroudj et Kheir-Eddine contre les agressions espagnoles et surtout contre la construction du Peñon d’Alger. En 1516, Baba Aroudj après s’être déplacé sur Alger, devient maître de la ville, suite au décès du Cheikh Sélim Al-Toumi, gouverneur de la cité, vraisemblablement mort assassiné. Kheir-Eddine, qui succède à la gouvernance d’Alger, après la mort de son frère Baba Aroudj en 1518, fait face à de nombreuses attaques espagnoles.

La grande mosquée d'Alger construite par Yussuf ibn Tashfin émir des Almoravides
La grande mosquée d’Alger construite par Yussuf ibn Tashfin émir des Almoravides

La ville d’Al-Djazaïr est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par :

• 1516 : Don Diego de Vera,

• 1518 : Hugo de Moncade, vice-roi de Sicile, le 17 Août. Deux fois celles-ci tournent au désastre.

Le Dey Kheir-Eddine Barberousse détruisit la forteresse du Peñon d’Alger, le 17 mai 1529, édifiée par les Espagnols, en 1510 et y construisit la jetée qui porte son nom << Kheir-Eddine >>, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d’Alger en 1529.

Durant cette période, Alger fut une place forte disposant d’une flotte redoutable qui lui confère une autorité sans égale dans la Méditerranée.

Durant la période de la Régence d’Alger, des guerres éclatèrent à différents moments contre :

• Les Zianides de Tlemcen,

• Les Saadiens du Maroc,

• Les tribus du Sahara,

• Les tribus en Kabylie,

• Les tribus dans les Aurès.

Alger au temps des Ottomans
Alger au temps des Ottomans

La bataille d’Alger de Charles Quint (1541):

Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de renforcer ses positions méditerranéennes, Charles Quint décida en 1541 de s’emparer d’Alger qui était devenue une véritable base << Corsaire >> sous la gouvernance de Kheir-Eddine. En octobre 1541, l’Empereur réunit une flotte de plus de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son l’amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouva une expédition à pareille époque de l’année. Alger était alors sous l’autorité du pacha, Hassan Agha, d’origine Sarde et fils adoptif de Kheir-Eddine, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. La défense de la ville d’Al-Djazaïr était assurée par des Janissaires, les Morisques Andalous et les tribus Arabes et Berbères environnantes.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu’un quelconque avantage se dégage. Le 25 octobre, en fin d’après-midi, un orage d’une violence surprenante éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses. Plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d’autre ont coulés à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales étaient alors ruinées par toutes les troupes adversaires. L’armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou, dès le 29 octobre, sur les conseils d’Andrea Doria. Les troupes de Charles Quint, lèvent l’encre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa, alors toujours aux mains des espagnols, qu’ils quitteront le 27 novembre pour l’Espagne. La défaite de l’Empereur sera accueillie avec une joie immense par, François Ier, alors adversaire déclaré du Habsbourg. La Régence d’Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu’en 1830.

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