Prise de Cutanda à al-Andalus en 1120 et Mort de l’émir ‘Ali ; son fils El-H’asan lui succède en Ifrîkiyya (dynastie berbère ziride) ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

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al-Andalus
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Prise de Cutanda à al-Andalus en 1120

En 514 (1 avril 1120), un roi franc du nom d’Ibn Rodmîr [Alphonse le Batailleur] pénétra en Espagne et s’avança jusqu’à Cutanda,[110] non loin de Murcie et dans la partie orientale du pays. Comme il poussait très vivement le siège de cette ville, ‘Ali ben Yoûsof l’Almoravide Prince des fidèles, qui était alors à Cordoue, envoya une forte armée, qu’il avait avec lui et qui se composait de musulmans et de volontaires du djond[111] pour repousser Ibn Rodmîr ; mais après une lutté sanglante, celui-ci remporta une brillante victoire et tua de nombreux fidèles, parmi lesquels Aboû ‘Abd Allah ben el-Ferrâ, kâdi d’Almeria, connu pour son intégrité, sa science, ses bonnes œuvres et sa dévotion.

[P. 415] Mort de l’émir ‘Ali ; son fils El-H’asan lui succède en Ifrîkiyya (dynastie berbère ziride)

Dans la dernière décade de rebî’ II 515 (6-16 juill. 1121) mourut l’émir ’Ali ben Yah’ya benTemîm, gouverneur de l’Ifrîkiyya, qui était né à Mehdiyya et dont le haut mérite ressort de ce que nous avons dit de ses guerres et de ses œuvres. Il eut pour successeur le fils qu’il avait désigné, El-H’asan, qui n’avait que douze ans, de sorte que l’eunuque Caudal fut chargé de sa tutelle et de l’administration des affaires. Mais ce ministre n’ayant pas tardé à mourir, les grands et les officiers se disputèrent le pouvoir, chacun prétendant en avoir le plein exercice ; [P. 416] mais enfin le jeune prince en chargea un des officiers de son père, Aboû ‘Azîz Mowaffek’, et le calme fut rétabli.[112]

 

[110] Edrisi cite à deux reprises (pp. 212 et 233) une localité de ce nom, mais au nord de Valence. Il s’agit ici d’une localité de la région de Saragosse (cf. Bayân, i, trad. fr., i, 460 ; HardesCr., i, 786, où ce chapitre est traduit).

[111] Cette armée était sous les ordres d’Ibrahim ben Yoûsof ben Tâchefîn, à ce que dit Makkari, ii, 759. — Sur le kâdi Ibn el-Ferrâ, tué à Cutanda, cf. Ibn Khallikân, iv, 456 ; Dozy, Mus. d’Esp., iv, 259, etc.

[112] Cf. Ibn Khallikân, iv, 101 ; Berb., ii, 26 ; Bayân, trad. fr., i, 461. Ce chapitre figure dans les Hardes Cr., i, 342.

traduction française de ibn al-Athir de son  » Al-Kamil fi al-Tarikh « 

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires2, ca. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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