La ville de Mila sous les Omeyyades et Abbassides :

Publié le Mis à jour le

Mila fut la capitale Omeyyade régional du compagnon Abu Muhajer Dinar lors des Futuhates

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale;  reviens sur les arabes de Mila : 

 » De Constantine l’ont peut ce rendre à Mila. Au Mois de choual 378 (jan-fev 989 JC); al-Mansur (fils de Bologhin le berbère) sortir de Kairouan et envahit le pays des Ketama.

Arrivé dans le voisinage de Mila, il alla ce présenter devant cette ville, avec l’intention de la livrer au pillage et d’exterminer la population.

Son armée étais prete a monter à l’assaut; ont venait de deployer les drapeaux et de battre les tambours, quand les femmes de la ville, jeunes et vielles, sortirent au-devant d’Al-Mansur, avec leurs enfants .

A ce spectacle il fondit en larmes, et donna l’ordre d’épargner tous les habitants sans exeption.

Les ayant dirigés sur Baghaie, il fit réduire leurs ville en ruines.

Ces pauvres gens venaient de partir pour leurs destinaton, chargées de leurs effets les plus faciles à emporter, quand ils furent attaquées et dépouillés par un corps de troupes sous les odres de Makcen ibn Ziri.

Dès lors la ville de Mila resta quelque temps sans habitants.

Aujourd’hui elle est entourée d’une muraille de pierre et d’un faubourg, elle referme un djama, quelques bazars et quelque bains.

Les environs de la place sont arrosés par des eaux courantes.

La population de Mila se compose d’Arabes, de gens de la millice et d’hommes de race mélangée.

C’est maintenant une des villes les plus impotentes du (gouvernement du) Zab » .

(Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; traduite par Mac Guckin de Slane à la pages 152 et 153)

La citadelle Omeyyade de Mila
La citadelle Omeyyade de Mila
La citadelle Omeyyade de Mila jouxtant la mosquée. Dans les villes de  garnison arabe (Omeyyade et Abbasside) comme à Mila, Tubna, Tehuda,  ou Bâghây (dans l’actuelle Algerie), un contingent arabe (jund) étais établi à l’époque omeyyade.

Poids étalon omeyyade fihride de Mila en Algérie
Traduction : « Au nom d’Allâh. Parmi ce qu’a ordonné / l’émir ‘Abd al-Rahmân ibn Habîb / Masal ibn Hammâd, Walî de Mîla / vingt ûkîya (once), dans l’année / 127 ». Ces trois fragments de verre appartiennent à un poids étalon de 500g qui, à l’origine, se présentait sous la forme d’un disque dont le centre était percé d’un trou circulaire. Le disque semble porter les traces d’un moulage imparfait. Une estampille rectangulaire a été imprimée en deux endroits de la face supérieure. On y distingue cinq lignes en caractères kufiques archaïques qui précisent la nature de l’objet : un poids de verre d’une valeur pondérale de vingt ûkîya, garantie par une estampille officielle datée de 127H. (745). Le nom du gouverneur mentionné sur l’étalon est bien connu : ‘Abd al-Rahmân ibn Habîb, petit fils de ‘Uqba ibn al-Nâfi’, qui gouverna le Maghreb entre 744 et 754 après son retour d’Espagne, où il s’était réfugié à la suite du désastre de la bataille de Tanger. soure al-Qantara http://www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id=479
Le contrôle dans les premiers  temps de l’Islam du pouvoir Islamique en Algérie apparaît dans une trouvaille faite dans les années 1930, près de Ouenza (wilaya de Tebessa, Algerie), d’un poids de verre portant une inscription précisant qu’il a été fait en l’an 127 de l’Hégire (745 Jc) à la fin des Omeyyades par  l’émir omeyyade Ma’sal ibn Ḥammâd, wâlî de Mîla, sur ordre du gouverneur semi-indépendant de Kairouan ‘Abd al-Raḥmân ibn Ḥabîb al-Fihri (le Fihride) (Marçais et Lévi-Provençal, 1937).

Vue sur la ville Arabe de Mila en Algerie orientale
Vue sur la ville Arabe de Mila en Algerie orientale

Les paroles suivantes sur la ville de Mila à l »époque Abbasside sont de Khelifa Abderrahmane. dans L’urbanisation dans l’Algérie médiévale. In: Antiquités africaines, 40-41,2004. pp. 269-287:

« Al Ya’qubi (géographe et fonctionnaire abbasside)  a traversé le Maghreb au IXe siècle, c’est-à-dire au moment où les Aghlabides occupaient l’actuelle Tunisie et une partie de l’Algérie orientale, en particulier les hautes plaines constantinoises qui formaient une sorte de frontière militaire tenue par des forteresses plus ou moins remaniées, datant de l’époque byzantine ou même du limes romain.

Ainsi dans son Kitab Al Buldan, le livre des pays, il décrit Mila (l’antique Milev) comme une ville forte disposant de deux citadelles, l’une étant placée au-dessus de l’autre.

Le chef de cette citadelle est un arabe des Beni Solaym appelé Moussa Ibn Abbas al-Sulami qui tient son autorité du prince aghlabide de Kairouan. Ses remparts avaient été édifiés à l’époque byzantine. C’est l’une des rares villes où les structures antiques apparaissent dans le tissu urbain moderne (arabe). La cité occupait une position stratégique sur la route de Cirta (Constantine) à Sitifis (Sétif). « Elle surveillait au nord la région très accidentée et couverte de forêts qui s’étend dans la direction de Djidjelli et Collo, au sud les massifs montagneux qui la séparent du cours supérieur de l’Oued Rummel ». C’est sûrement au début du VIIIe siècle que la ville fut annexée avec les autres citadelles qui défendaient les marches de l’ouest.

Elle devint très vite un centre administratif et militaire avant qu’elle ne soit remplacée par Tobna à l’époque des Aghlabides. Sa proximité du centre de la révolte chi’ite, Ikjan, en fit une proie facile pour les tribus Kotama, au début du Xe siècle  »

Ancienne décoration de la médina Omeyyade et abbasside de Mila en Algerie
Ancienne décoration de la médina Omeyyade et abbasside de Mila en Algerie 
Remparts de la citadelle de Mila d'époque Omeyyade et Abbasside Algerie
Remparts de la citadelle de Mila d’époque Omeyyade et Abbasside  et la fontain romaine d’époque byzantine Algerie 
l'ancienne Mila Algerie
l’ancienne Mila Algerie

9_d_mila_porte_romaine mila

Khelifa Abderrahmane. L’urbanisation dans l’Algérie médiévale. In: Antiquités africaines, 40-41,2004. pp. 269-287.http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/antaf_0066-4871_2004_num_40_1_1392

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s