TROISIÈME ANNÉE DU RÈGNE DU SULTAN al-Malik-an-Nasir-Salah ad-Din Yousouf ibn Ayyoub[57] (1174-1193) par l’historien arabe égyptien al-Maqrizi

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Charge de la cavalerie Ayyoubide sous le sultan Salahudin al-Ayyoubi lors des croisades
Charge de la cavalerie Ayyoubide sous le sultan Salahudin al-Ayyoubi lors des croisades

HISTOIRE DES AYYOUBIDES.

TROISIÈME ANNÉE DU RÈGNE DU SULTAN al-Malik-an-Nasir-Salah ad-Din Yousouf ibn Ayyoub[57] (1174-1193) par l’historien arabe égyptien  al-Maqrizi

AL-MALIK-AN-NASIR-SALAH AD-DIN YOUSOUF EN EGYPTE.

Cette année, arriva au Caire, Nour ad-Din Abou’l Baka-Khalid ibn Mohammad ibn Nasr ibn Saghir, connu sous le nom d’Ibn al-Kaisârâni, qui avait été envoyé par le sultan al-Malik al-‘Adil Nour ad-Din pour demander à Salah ad-Din compte de tout ce dont il s’était emparé dans les palais des khalifes fatimides et savoir à combien cela montait. Salah ad-Din fut vivement irrité de ce procédé et il dit : « Voilà où nous en sommes arrivés ! » ; néanmoins, il lui fit connaître ce dont il s’était emparé et lui donna sur ce sujet tous les renseignements nécessaires. Il lui fit connaître les revenus des fiefs, les sommes auxquelles s’élevait la solde des troupes; il lui montra les registres des dépenses, et lui dit : « Est-ce que l’on peut administrer un grand pays sans manier de grandes sommes d’argent? Tu connais les gens qui gouvernent et les grands personnages, lu sais qu’ils ont l’habitude de vivre d’une façon large et coûteuse et qu’il est impossible de leur retirer une chose dès qu’ils s’en sont saisis, qu’ils ne laissent pas volontiers toucher à leurs fortunes et qu’ils n’aiment point à ce qu’on leur prenne de leur argent! »

Cette même année, l’émir Chams ed-dauleh Tourânshâh, frère du sultan Salah ad-Din, partit pour le Yémen ; la cause en était que ce prince et les membres de sa famille avaient très peur que le sultan al-Malik al-‘Adil Nour ad-Din n’envahît l’Egypte et ne les en chassât ; il l’envoyait faire cette conquête pour qu’ils eussent un pays où se réfugier au cas où cette éventualité se produirait.

Le choix des Ayyoubides s’était d’abord fixé sur la Nubie, mais quand Chams Eddaulèh se fut rendu dans cette contrée, il n’en fut pas enthousiasmé et il s’en revint au Caire. Le juriste (fakîh) ‘Oumâra al-Yamanî s’était attaché à Chams ed-dauleh, et lui avait adressé des poésies écrites à sa louange; il était devenu son confident et lui avait parlé du Yémen, lui vantant la richesse de ce pays et la facilité qu’il y aurait à s’en emparer; il fit si bien qu’il le poussa à conquérir le Yémen, Chams Eddaulèh était un homme hardi et audacieux qui n’était point content de l’argent que lui rapportaient les fiefs qu’il possédait en Egypte, et de plus c’était un prince à vastes projets. Il demanda à Salah ad-Din la permission d’entreprendre une campagne contre le Yémen et le sultan la lui accorda. Après avoir réuni une armée et l’avoir équipée, Chams ed-dauleh partit au commencement du mois de Radjah ; il arriva à la Mecque qu’il visita, puis il quitta cette ville pour envahir le Yémen, où se trouvait alors Aboul ‘l-Hasan-‘Ali ibn Mahdi, que l’on appelait ‘Abd-an-Nabi. Il s’empara de Zabid et des principales villes du Yémen ; il prit le titre d’al-Malik al-Mo’aththam, fit mentionner son nom dans la khotba immédiatement après celui du khalife ‘abbasside al-Mostadi-bi-Amr-Allah, et cela dans toute l’étendue des pays qu’il avait conquis. Il envoya un officier au Caire pour en porter la nouvelle, et al-Malik al-Nasir-Salah ad-Din fit partir un ambassadeur pour en avertir al-Malik al-‘Adil Nour ad-Din Mahmoud ; puis il en envoya un autre à Bagdad pour en faire part au khalife al-Mostadi.

Cette même année, le sixième jour du mois de Chaban, le sultan fit emprisonner les enfants du khalife fatimide al-‘Adid et ses proches parents; il les fit sortir de la forteresse et les fit conduire à la maison d’al-Mothaffar qui était située dans la Hârat-Bardjavân; cela se passa dans les dix derniers jours du mois de Ramadân. — Une troupe d’habitants du Caire se rassemblèrent pour mettre sur le trône un descendant du khalife fatimide al-‘Adid et pour assassiner Salah ad-Din ; en même temps, ils écrivirent aux Francs, parmi ces gens se trouvaient le kadi al-Fadl Diyâ ad-Din Nasr-Allah ibn ‘Abd-Allah ibn Kâmil, le shérif al-Djalîs, Nadjdjâh-al-Hammâmï, le fakîh (jurisconsulte) ‘Oumâra ibn Άli al-Yamani, ‘Abd-al-Samad le khâtib, le kadi al-A’azz Salâmah al-‘Ourish(?), titulaire du ministère de la justice, le grand prédicateur ‘Abd-al-Djabbar ibn Ismâ’îl ibn ‘Abd-al-Kavî, al-Vâ’iz Zaïn ad-Din ibn Nadja. Leurs menées furent dénoncées au sultan Salah ad-Din. Il leur demanda qu’on lui donnât tout ce qui avait appartenu au prédicateur (dâ’î) Ibn Kâmil, tant les maisons que les autres objets.[83] Cette demande lui fut accordée, mais les conjurés furent cernés et arrêtés : on les étrangla le samedi second jour du mois de Ramadan dans l’endroit appelé Baîa-al-Kasraîn. ‘Oumâra fut étranglé et pendu[84] dans l’espace qui sépare la porte d’Or (Bâb-ad-dahab) de la porte du fleuve (Bâb-al-bahr) ; Ibn-Kâmil fut exécuté à la Râ’as al-Kharoukain, qui est aujourd’hui connue sous le nom de « Marché (souk) de l’émir des armées », al-‘Oûrish dans la rue de la Chaîne (darb-al-silsilah), ‘Abd-as-Samad, Ibn Salâmah, l’émir Ibn al-Motî, Moslanna ed-dauleh, Ibn ‘Abd-as-Salam et Nadjdjâh ibn ‘Abd-al-Kavî au Caire. Le kadi Ibn Kâmil fut étranglé au Caire, le mercredi, dix-neuvième jour du mois de chewâl; Souma (?) et ses complices, plusieurs cavaliers, plusieurs ‘Obaïdites et leurs courtisans, ainsi que plusieurs émirs de Salah ad-Din furent également mis à mort. On confisqua les biens de toutes ces personnes et leurs héritiers n’en purent toucher la moindre partie ; on poursuivit tous les partisans de la dynastie fatimide et on en massacra un très grand nombre, beaucoup d’autres furent emprisonnés; on proclama que tous les soldats et les gens qui appartenaient à l’armée se rendissent à la Forteresse, et on relégua les nègres jusqu’aux plus lointaines parties du Sa’id. — On emprisonna à Alexandrie un individu nommé Kadim, qui était l’un des missionnaires (dâ’i) de la secte fatimide, le dimanche, vingt-cinquième jour du mois de Ramadan, et l’on arrêta une grande quantité de nègres; on les aveugla en leur passant devant les yeux des sabres rougis au feu.

Le sultan Salah ad-Din dressa avec le vizir Ibn al-Kaisarani le compte de tout l’argent qu’il possédait et il remit à ce personnage un présent pour Nour ad-Din Mahmoud. Ce présent se composait de cinq exemplaires du Coran, dont l’un était formé de trente fascicules (djuz’) ; la reliure était en satin (atlas) bleu avec des placages en or; il portait des fermoirs en or avec des inscriptions également en or; il y en avait un autre qui se composait de dix volumes reliés en velours (dibâdj) vert. Un troisième exemplaire ne se composait que d’un seul volume qui était de la main d’Ibn al-Bavvâb ; il portait un fermoir en or. Il y avait encore trois rubis balais (hadjar balakhsh), dont un seul pesait vingt-deux mithkals, un autre douze mithkals et le troisième dix mithkals et demi ; six émeraudes, l’une d’elles pesait trois mithkals; un rubis (yâkoût) rouge du poids de sept mithkals; un saphir[85] qui pesait six mithkals. Il envoyait également cent colliers de pierres précieuses qui pesaient huit cent cinquante-sept mithkals ; cinquante turquoises ; vingt objets en cristal ; quatorze objets fabriqués en agate, des cruchons, des plats, des aiguières et des tasses enmalachite;[86] un shakrâk (?) bleu doré en turquoise avec une garniture de perles au milieu de laquelle était serti un saphir;[87] des coupes, des vases et des aiguières en porcelaine de Chine, au nombre de quarante; deux gros morceaux de bois de santal et d’ambre, l’un pesant trente ritls et l’autre vingt; cent vêtements de satin (allas); vingt-quatre coiffures avec des broderies d’or; vingt-quatre vêtements ou pièces d’habillement en soie blanche ; des robes de soie verte avec des broderies en filigrane d’or, et des étoffes de toute sorte qui valaient deux cent vingt-cinq mille dinars. Les ambassadeurs se mirent en marche avec ces trésors, mais ils apprirent en route que Nour ad-Din venait de mourir. Une partie de ces objets furent volés ou perdus.

Cette année mourut le sultan al-Malik al-‘Adil Nour ad-Din Mahmoud ibn Zangui, le mercredi, onzième jour du mois de chewâl, d’une maladie de la gorge; il venait de se préparer à marcher contre l’Egypte pour l’enlever à Salah ad-Din Youssouf ibn Ayyoub. On faisait la khotba au nom de ce prince en Syrie, en Egypte, dans les deux villes saintes (La Mecque et Médine) et dans le Yémen. Il eut pour successeur son fils al-Malik as-Sâlih Ismâ’îl, qui avait alors onze ans ; le sultan Salah ad-Din fit faire la khotba au nom du jeune prince et fit frapper la monnaie à son chiffre.

Cette même année, l’escadre des Francs de Sicile vint mouiller devant Alexandrie, quatre jours restant du mois de Dhou’lhiddjeh; le prince qui avait envoyé cette flotte se] nommait Guillaume, fils de Guillaume, (fils de) Roger,[88] souverain[89] de Sicile ; il succéda à son père en l’année 560, alors qu’il était encore très jeune. Sa mère se chargea de la régence et un vassal de son père, nommé Batar, gouverna ses états pendant un an,[90] puis il s’enfuit chez le sultan Abou Yakoub Yousouf ibn ‘Abd al-Mou’min. Guillaume prit alors en main les rênes du gouvernement; en l’année 571[91] il fit construire une flotte et réunit une armée telle que jamais son grand-père Roger n’en avait levée une. Il embarqua sur des croiseurs mille chevaliers et il donna le commandement de cette escadre à un de ses généraux nommé Akim-Moudhaka.[92]

Il mit le cap sur Alexandrie. Guillaume mourut en l’année 581. Quand l’escadre sicilienne eut mouillé en vue de terre, deux mille cinq cents cavaliers sortirent des croiseurs. Le nombre total des troupes de débarquement était de trente mille hommes, tant cavaliers qu’hommes de pied ; leur escadre comptait trente-six croiseurs pour transporter la cavalerie et deux cents galères montées chacune par cent cinquante hommes. Quant aux bâtiments qui transportaient les engins de guerre et les appareils de siège, ils étaient au nombre de six ; il y avait quarante transports qui étaient chargés d’approvisionnements et d’infanterie; les fantassins étaient au nombre d’environ cinquante mille hommes. Les Chrétiens débarquèrent du côté le plus rapproché du Phare; ils attaquèrent les Musulmans et les forcèrent à rétrograder jusqu’aux murs de la ville; sept Musulmans perdirent la vie dans ce combat. Les navires francs poussèrent jusqu’à al-Yanâ[93] où se trouvait l’escadre musulmane. Les Francs la coulèrent, s’emparèrent du rivage et y établirent leur campement. Le lendemain matin, ils y avaient dressé trois cents tentes; ils commencèrent immédiatement le siège de la ville, dressèrent trois balistes pour faire brèche dans le mur et trois grands mandjâniks qui lançaient des pierres énormes.

Le sultan se trouvait alors à Fâkoûs, et c’est dans cet endroit qu’il apprit l’attaque d’Alexandrie, le jour même du débarquement des Francs. Il se hâta de rassembler ses troupes pour les envoyer au combat. Le jeu des mangonneaux des Francs continua sans interruption jusqu’au moment où arrivèrent les troupes de secours. Les défenseurs de la ville ouvrirent les portes et se précipitèrent sur les Francs ; ils les attaquèrent une seconde fois au moment où les ombres de la nuit couvraient leur camp, et ils s’emparèrent de tout ce qui s’y trouvait. Ils tuèrent une quantité d’hommes de pied et de chevaliers, puis ils coururent aux navires francs, s’emparèrent de plusieurs d’entre eux et les coulèrent; les autres hissèrent toute leur toile et prirent le large. Un très grand nombre de Francs périt dans ce combat, et les Musulmans firent en engins de guerre, en objets de tout genre, et en armes, un butin immense qu’il est impossible d’évaluer.

Cette même année 569, le sultan Salah ad-Din constitua en vafk le canton de Nakarah[94] qui dépend du pays de Kous, dans le Sa’id supérieur, et le tiers du canton de Sindibas[95] qui fait partie du pays de Koloubiyya pour les besoins de vingt-quatre personnes attachées à la mosquée de Médine et chargées d’entretenir la tombe auguste du Prophète. Il fit rédiger un acte pour consigner de ces dispositions, et cet acte fut daté du vingt-deuxième jour du mois de Rabi second. Les effets de cette donation sont encore valables aujourd’hui.

Cette année, la hauteur primitive (kâ’) du Nil fut de six coudées et soixante doigts, et la crue atteignit dix-sept coudées et vingt doigts.  »

 

[83] Cette phrase est très obscure et vraisemblablement corrompue dans le manuscrit; il faut sans doute comprendre que le sultan Salah ad-Din parla d’abord de confisquer les biens des conjurés de façon à ne pas les effrayer par la menace de condamnations sévères et qu’ensuite, quand ces gens se crurent en sûreté relative, au moins quant à leur vie, il les fit tous arrêter et mettre à mort.

[84] Le texte arabe se sert ici d’une forme dérivée de la racine salaba que l’on traduit généralement par « mettra en croix ». C’est là une erreur, car l’on possède des peintures représentant ce genre de supplice, et l’on voit le corps du patient suspendu, quelquefois par les coudes ou la tête en bas, à une sorte de potence composée de deux tiges de bois plantées verticalement en terre, et réunies à leur partie supérieure par une barre transversale. C’est ainsi que se trouve représentée l’exécution du dernier sultan mamlouk al-Malik al-Ashraf-Toumân-Bay, dans une peinture d’un manuscrit de la Tadj-al-tavarikh (ms. suppl. turc 524, folio 211 verso).

[85] Le texte de Makrizi dit yâkoût azrak; le mot yâkoût signifie généralement rubis, mais il désigne d’une façon plus étendue toute gemme autre que le diamant (almâs), l’émeraude (zamarrud) et le rubis balais (balakhsh). Je pense que le « rubis rouge » yâkoût-ahmar, dont il est parlé plus haut, est le rubis oriental, ou corindon hyalin, et le yâkoût azrak« pierre bleue », peut être la turquoise de la vieille roche ou le saphir.

[86] Yashim. Ce mot paraît être une altération du mot turc yeshil « vert ». Les lexiques persans nous apprennent que c’est une pierre verte ou bleuâtre qui se trouve dans la contrée de Kashgar et qui passe pour avoir la propriété d’écarter la foudre. Cela peul être le jade ou la malachite dont l’on fait effectivement des objets dans le genre de ceux que Salah ad-Din envoyait à Nour ad-Din Mahmoud.

[87] Cette phrase est manifestement corrompue, si le mot shakrâk désigne un vêtement, on peut traduire, un shakrâk bleu avec des broderies d’or, et une bordure garnie de perles ; au milieu de ce vêtement il y avait un saphir.

[88] Ce souverain, qui est appelé par Makrizi, Goulialem ibn Goulialem ibn Radjar, est Guillaume II le Bon, fils de Guillaume Ier·le Mauvais, fils du célèbre Roger. On remarquera que le mot Goulialem est une transcription assez exacte du latin Guillelmus. M. Aman a omis la plus grande partie de ce passage, cependant fort important, dans sa Bibliotheca Arabico-Sicula (Leipzig, 1857).

[89] Moutamallik. Les auteurs musulmans donnent assez rarement le titre de malik « roi » aux souverains de Sicile, de Constantinople (l’empereur Grec que Makrizi appelle constamment al-Askan ou Lascaris), et au roi d’Abyssinie, dont ils ne connaissent qu’à peine le titre réel de négoush. Au contraire, les souverains des Francs, comme le roi de France, l’empereur d’Allemagne, ou le roi d’Angleterre portent toujours le titre de malik.

[90] D’après Romuald de Salerne, Guillaume II naquit en 1152, et en 1151, d’après Hugues Falcand ; il avait donc en 1166, au moment de la mort de son père, quatorze ou douze ans. Sa mère était Marguerite de Navarre, fille du roi Garcia V, que Guillaume I»r avait épousée en 1153 ou 1151. Le Bâtard dont parle Makrizi est probablement un Syracusain nommé « Gaytus Petrus », favori de Guillaume Ier, que ce prince, au moment de sa mort, chargea de veiller sur les intérêts de son fils. « Electum quoque Syracusanuin, Gaytum Petrum, Matthaeum notarium, quos ipse sibi familiares elegerat, in eadem jussit familiaritate curiae permanere, ut eorum regina consilio quae gerenda viderentur disponeret. » (Histoire de Hugues Falcand, dans Muratori, Rerum italicarum scnptores, tome VII, page 302). C’est le même personnage qui, très peu de temps après, passa chez le roi de Maroc avec le grand maître du palais, en emportant de grandes sommes d’argent (Romuald de Salerne, Chronicon, dans Muratori, ibid., p. 203, et Hugues Falcand, ibid., p. 308).

[91] Il y a certainement là une erreur dans le manuscrit du Souloûk dont la lecture n’est point douteuse. Le roi de Sicile ne put faire construire en 571 les navires qui attaquèrent Alexandrie en 569.

[92] Je n’ai pas trouvé dans les historiens siciliens le nom qui est transcrit par Makrizi sous cette forme étrange, que je ne sais comment restituer.

[93] Ce nom de localité est douteux dans le manuscrit de Makrizi et Yakout ne donne aucun renseignement sur lui. Peut-être faut-il lire jusqu’à Alîna.

[94] Je n’ai pas trouvé de renseignements sur cette localité.

[95] Peut-être est-ce la localité appelée Sindibalas par Yakout (Mo’djam, t. III, p. 166) ; ce géographe la cite d’après un auteur nommé Abou’l Hasan al-Adibi sans donner aucun renseignement précis sur elle.

 

Traduction française de  « HISTOIRE DES AYYOUBIDES ».   par l’historien arabe égyptien  Taqi al-Din Ahmad ibn ‘Ali ibn ‘Abd al-Qadir ibn Muhammad al-Makrizi dit Ahmad al-Maqrîzî ou Ahmed Maqrîzî ou al-Maqrizi est un historien arabe égyptien né en 1364 au Caire et mort en 1442 au Caire. Il est considéré comme l’un des auteurs les plus importants de l’historiographie égyptienne. Son œuvre traite de l’histoire égyptienne depuis la conquête arabe au viie siècle jusqu’à la période mamelouke dont il fut le contemporain.

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