ANNÉE 648 de l’hégire . FIN DU RÈGNE DU SULTAN Ayyoubide AL-MALIK AL-MO’ATHTHAM GHIYÂTH AD-DIN TOURÂNSHÂH ; RÈGNE DE LA SULTANE ‘ISMAT AD-DIN SHADJAR-AD-DORR LA FIN DES AYYOUBIDES ET PREMIÈRE ANNÉE DU RÈGNE DU SULTAN MAMELOUK AL-MALIK AL-MO’IZZ ‘IZZ AD-DIN AÏBEC-AL-TSHASHNIKIR LE PREMIER MAMELOUK EN EGYPTE. par l’historien arabe égyptien al-Maqrîzî de sont histoire des Ayyoubides

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Assassinat de Tûrân Châh, Al-Malik al-Achraf Muzaffar ad-Din Musa est le dernier sultan ayyoubide d’Égypte, de 1250 à 1254. C’est cependant un titre purement nominal destiné à conforter une fiction légitimiste, le pouvoir effectif étant assurée par la sultane Chajar ad-Durr et son mari ‘Izz al-Din Aybak, sultan mamelouk. Il est fils de Yusuf, émir du Yémen, et arrière-petit-fils d’Al-Kamil, sultan d’Égypte et de Damas.

ANNÉE 648.

FIN DU RÈGNE DU SULTAN AL-MALIK AL-MO’ATHTHAM GHIYÂTH AD-DIN TOURÂNSHÂH ;

RÈGNE DE LA SULTANE ‘ISMAT AD-DIN SHADJAR-AD-DORR LA FIN DES AYYOUBIDES

ET PREMIÈRE ANNÉE DU RÈGNE DU SULTAN MAMELOUK

AL-MALIK AL-MO’IZZ ‘IZZ AD-DIN AÏBEC-AL-TSHASHNIKIR LE PREMIER MAMELOUK EN EGYPTE.  par l’historien arabe égyptien  al-Maqrîzî de sont histoire des Ayyoubides

Durant la nuit du mardi au mercredi, troisième jour du mois de Moharram, toute l’armée des Francs abandonna ses campements et se dirigea sur Damiette; les Francs faisaient descendre leurs navires devant eux sur le Nil.[266] Les Musulmans partirent derrière les Francs et se mirent à leur poursuite après avoir traversé le fleuve et après avoir passé sur la rive[267] qu’ils occupaient.

Aux premières lueurs de l’aurore du mercredi, les Musulmans cernaient complètement les Francs; ils tombèrent sur eux à coups de sabre, leur tuèrent un grand nombre d’hommes et leur firent beaucoup de prisonniers. Ce fut à Fariskour que le combat fut le plus acharné; le nombre des morts s’éleva à dix mille, suivant ce que l’on raconte; d’autres personnes vont même jusqu’à parler de treize mille tués. Quant aux Francs qui furent faits prisonniers, tant chevaliers que piétaille, combattants, ouvriers, valets d’armée, ils furent au nombre d’environ cent mille. Les Musulmans firent en chevaux, en mulets et en argent un butin incalculable. Du côté des Musulmans, une centaine d’hommes seulement avait péri ; dans ce combat, la brigade des mamlouks bahris, et principalement l’émir Baybars al-Bondokdarï,[268] combattit avec le plus grand courage et montra une valeur à toute épreuve. Le roi de France, accompagné d’un certain nombre (iddat) de grands personnages de son royaume, se réfugia sur une colline et ils demandèrent à capituler. Le tavashi Djémal ad-Din Mohsin al-Sâlihi leur garantit qu’ils auraient la vie sauve ; sur l’engagement de cet officier, ils descendirent de la colline et on les mena à Mansoura. Le roi de France fut chargé de chaînes de fer et on l’interna dans l’hôtel où le kadi Fakhr ad-Din Ibrahim ibn Lokman, katib-al-inshâ, descendait quand il venait villégiaturer à Mansoura. L’eunuque Soubh al-Mo’aththami fut chargé de la garde du roi de France, dont le frère fut emprisonné dans la même habitation. On fixa une somme pour la dépense journalière du roi de France, et le sultan al-Malik al-Mo’aththam envoya à Saïf ad-Din Youssouf ibn al-Taradi, l’un des officiers qui étaient venus avec lui des Provinces de l’Orient, l’ordre de faire mettre à mort tous les prisonniers Francs. Chaque nuit, cet officier en faisait sortir de trois à quatre cents; il les faisait décapiter et leurs cadavres étaient jetés dans le fleuve. Cela dura jusqu’à ce qu’ils fussent tous exterminés.

Cheval mamelouk Huile sur toile. 82 x 114 cm Fils du mariniste Joseph Vernet et père d'Horace Vernet, peintre Historique
Cheval mamelouk Huile sur toile. 82 x 114 cm Fils du mariniste Joseph Vernet et père d’Horace Vernet, peintre Historique

Le sultan partit de Mansoura et vint camper à Fariskour, où fut dressé le dehliz impérial ; on y construisit une tour de bois où Tourânshâh se renfermait pour se livrer au plaisir ; il envoya à l’émir Djémal ad-Din ibn Yaghmoûr, naïb de Damas, une lettre qu’il écrivit de sa propre main, et qui était conçue dans les termes suivants :

Son fils Tourânshâh

Louange à Allah qui a éloigné de nous l’affliction ! La victoire ne vient pas d’un autre que d’Allah ! Qu’aujourd’hui les vrais croyants se réjouissent de la victoire dont Allah les a gratifiés! Pour ce qui est des faveurs dont t’a comblé ton Maître, proclame les, mais qu’on ne cherche pas à les énumérer, car cela est impossible! Nous annonçons à la cour auguste de l’émir Djémal (ad-Din), et plus encore à l’Islam tout entier, qu’Allah a bien voulu accorder aux Musulmans la faveur de triompher des ennemis de leur foi. L’infidèle se hâtait afin d’arriver à son but et le moment était proche où son hérésie allait dominer. Les vrais croyants désespéraient déjà du sort de l’empire, de celui de leurs familles et de leurs enfants. Oh ! ne désespérez jamais de l’Esprit d’Allah!

Le Lundi, premier jour de cette année fortunée, Allah accorda sa bénédiction toute entière à l’Islam ; nous avons ouvert nos trésors, nous avons distribué notre argent, nous avons réparti les armes, nous avons réuni les Arabes, les volontaires et une telle multitude qu’Allah seul en peut connaître le nombre. Ils étaient venus se ranger auprès de nous, pour lutter contre l’ennemi, des abîmes les plus profonds et des vallées les plus étroites.

Durant la nuit du mercredi, les Francs abandonnèrent leurs tentes, leurs richesses, leurs bagages, et se replièrent en désordre sur Damiette; nous nous mîmes à leur poursuite et nos sabres ne cessèrent pas de frapper toute la nuit, qui retentissait de leurs cris et de leurs lamentations. Quand se leva l’aurore du mercredi, nous leur avions tué trente mille hommes, sans compter ceux qui se jetèrent volontairement dans les flots; quant aux prisonniers, le fleuve s’est refermé sur eux[269] et ne les a point rendus. Le roi de France se réfugia à al-Miniyya et demanda à se rendre. Nous y avons consenti et nous l’avons fait prisonnier tout en le traitant d’une manière conforme à son rang. Nous nous sommes emparés de Damiette avec l’aide d’Allah, grâce à sa puissance, à sa gloire et à sa majesté ».

Il continuait longuement cette lettre.

En même temps que cette lettre, le sultan envoya le manteau du roi de France.[270] L’émir Djémal ad-Din ibn Yaghmoûr s’en revêtit; il était d’étoffe d’écarlate (askarlath) doublée en petit-gris. Le cheikh Nadjm ad-Din ibn Israïl a dit à ce sujet :

Le manteau du roi de France qui a servi de vêtement au prince des émirs,

Était blanc comme un feuillet de papier et ce sont nos sabres qui lui ont donné sa couleur de sang.[271]

Il a dit également :

Ο prince de tous les souverains de (tonsiècle! tu as remporté les victoires que la Divinité t’avait promises ;

Que notre maître continue à conquérir les places  se garde l’ennemi et qu’il fasse toujours revêtir à ses esclaves les vêtements des rois!

Al-Malik al-Mo’aththam Tourânshâh commença à éloigner de lui les grands personnages de l’empire. Il fit sortir al-Malik al Moughith Fath ad-Din Omar, fils d’al-Malik al-‘Adil Abou Bakr, fils d’al-Malik al-Kâmil, de la Citadelle de la Montagne, et il le fit transférer à Shaûbak, où il fut emprisonné. Il expulsa de même d’Egypte, al-Malik as-Sa’id Fakhr ad-Din Hasan, fils d’al-Malik al-’Aziz ‘Othman, fils d’al-Malik al-‘Adil ‘Abou-Bakr ibn Ayyoub. Quand ce prince fut arrivé à Damas, Ibn Yaghmoûr le fit arrêter et jeter en prison. Le vendredi, cinq jours étant passés du mois de Moharram, une lettre du sultan arriva au Caire; elle était adressée à l’émir Hosâm ad-Din ibn Abou ‘Ali, naïb-as-saltanah. Le sultan lui ordonnait de se rendre auprès de lui; il nommait en même temps pour le remplacer dans ses fonctions de naïb-as-saltanah, au Caire, l’émir Djémal ad-Din Akoûsh al-Nadjibi. Ibn Abou ‘Ali se rendit au camp, mais dès son arrivée, il fut privé de toutes ses charges, après avoir été l’auxiliaire dévoué d’al-Malik as-Sâlih et son plus ferme appui.

Le sultan envoya un officier auprès de Shadjar-ad-Dorr pour la menacer et pour lui réclamer la fortune de son père, al-Malik as-Sâlih, ainsi que tous les joyaux qu’elle possédait. La sultane fut saisie d’une grande frayeur parce qu’elle voyait la folie et l’inconscience dont al-Malik al-Mo’aththam commençait à faire preuve. Elle écrivit aux mamlouks bahris pour leur rappeler ce qu’elle avait fait pour le sultan en se chargeant du gouvernement et en assumant le soin de toutes les affaires jusqu’au moment où il était arrivé en Egypte et où il avait pris possession du trône; elle leur apprenait quelle conduite il tenait envers elle, en essayant de l’effrayer et en lui réclamant des objets qu’elle n’avait pas en sa possession. Les mamlouks bahrin se montrèrent très émus des plaintes de la sultane et ils furent très irrités de la façon d’agir d’al-Malik al-Mo’aththam.

Le sultan avait promis à Faris ad-Din Oughoutaï, quand il était venu le trouver à Hisn-Keïfa, qu’il le ferait émir; mais il ne tint pas la promesse qu’il lui avait faite. Faris ad-Din Oughoutaï en conçut un violent ressentiment contre al-Malik al-Mo’aththam Tourânshâh, mais il cacha ses projets de vengeance. La lettre qu’envoya Shadjar-ad-Dorr remua même les mamlouks qui avaient l’intention de se tenir tranquilles. Comme pour aggraver encore ces dispositions, le sultan usait de toutes sortes de mauvais procédés envers les mamlouks de son père, ainsi qu’envers tous ceux qui avaient rempli des offices importants à sa cour, et il molesta les émirs et les officiers qui, sous le règne d’al-Malik al-Sâlih, avaient joui de la plus grande autorité.[272] Il éloigna les officiers et les serviteurs de son père, ne s’entourant que du groupe de ceux qui étaient venus avec lui des Provinces Orientales; il leur conféra les grandes charges de l’empire (al-walhâif-al-sultaniyyak) et il promut à des grades supérieurs (kaddama) des gens de rien. Il donna à l’eunuque Mesroûr, son domestique, la dignité d’ostadar du sultan; il nomma émir djandar un certain esclave, nommé Soubh, qui était un imbécile et un bellâtre, et il lui donna des sommes d’argent considérables ainsi que des fiefs d’un grand revenu; il ordonna que l’on fît pour lui un bâton de commandement en or. En même temps, il maltraitait les mamlouks et leur adressait toutes sortes de menaces; la nuit, quand il était bien ivre, il faisait rassembler devant lui tous les flambeaux qu’on pouvait trouver et il les frappait de son sabre, de façon à les faire tomber è terre, et il disait en faisant cela : « Voilà ce que je ferai aux mamlouks bahris ! », et il nommait chacun d’eux par son nom. Le plus grand nombre des mamlouks d’al-Malik as-Sâlih restaient cachés en proie à une colore indicible, et ils ne pensaient qu’à se révolter contre lui, car ils n’avaient jamais été traités d’une telle façon sous le règne de ce souverain. Par-dessus le marché, al-Malik al-Mo’aththam Tourânshâh donnait le pouvoir le plus absolu, le droit de commander et de défendra, à ses propres officiers (ashab), ceux qui étaient venus avec lui de Hisn-Keïfa.

Les Mamlouks bahris finirent par être écœurés des procédés du sultan et ils se résolurent à l’assassiner le lundi, vingt-sixième jour du mois de Moharram, jour auquel il devait offrir un repas aux émirs.

Le sultan vint, suivant son habitude, présider cette cérémonie. Un des mamlouks bahris, nommé Baybars al-Bondokdâri, celui qui devint par la suite souverain de l’Egypte, s’avança vers lui et lui porta un coup de sabre qui l’atteignit à la main et lui trancha les doigts. Tourânshâh s’enfuit et courut se réfugier dans sa tour de bois en criant : « Qui m’a blessé? » ; on lui répondit : « C’est un Assassin ![273] » — « Non ! s’écria le sultan, par Allah ! ce n’est pas un autre qu’un mamlouk bahri, mais je jure par Allah que je n’en laisserai pas un seul vivant! ». Il demanda un chirurgien, mais les Bahris se dirent les uns aux autres qu’il fallait l’achever, sans quoi il les ferait tous périr. Ils pénétrèrent alors dans la tour où le prince s’était réfugié, le sabre au poing, mais il se sauva jusqu’au haut de la tour et ferma la porte sur lui, le sang coulant toujours abondamment de sa main. Les Mamlouks mirent le feu à la tour et lancèrent des flèches contre le sultan qui se précipita lui-même en bas de la tour et qui se suspendit au manteau de Faris ad-Din Oughoutaï, en le suppliant de le sauver, mais celui-ci refusa d’en rien faire. Le sultan s’enfuit en courant vers le fleuve et il s’y précipita en disant : « Je ne veux plus de l’empire, laissez-moi seulement retourner à Hisn-Keïfa. Ο Musulmans! n’y a-t-il donc parmi vous personne qui me défendra et qui me sauvera? » Toute l’armée était là, qui voyait ce spectacle lamentable, mais pas un homme ne bougea et les flèches pleuvaient de tous côtés sur le sultan ; les Bahris se jetèrent dans le fleuve, le poursuivirent à la nage et le rattrapèrent; ils le percèrent et le lacérèrent de coups de sabre jusqu’au moment où il rendit le dernier soupir, criblé de blessures, brûlé et noyé. Les officiers de Tourânshâh prirent la fuite et allèrent se cacher, de telle sorte que son corps resta abandonné durant trois jours sur le bord du fleuve, complètement tuméfié, sans que personne eût le courage de lui donner la sépulture. A la fin, l’ambassadeur du khalife demanda la permission de le faire. On ramena le corps au Caire et on l’ensevelit.

Tourânshâh avait régné soixante et onze jours. On avait conseillé à son père de le mander auprès de lui et de le faire revenir d’Hisn-Keïfa au Caire, mais il avait refusé de venir ; l’émir Hosâm ad-Din ibn Abou ‘Ali avait insisté de la façon la plus pressante pour qu’il revînt en Egypte et Tourânshâh dit à cette occasion que, lorsqu’il serait arrivé dans ce pays, il ferait tuer l’émir.[274] Les instigateurs du meurtre de Tourânshâh furent quatre mamlouks de son père. Quand al-Malik al-Sâlih Nadjm ad-Din Ayyoub avait voulu faire assassiner son frère al-Malik al-‘Adil, il avait dit à l’eunuque (tavashi) Mohsin : « Va-t-en trouver mon frère al-‘Adil dans sa prison et prends avec toi des mamlouks qui l’étrangleront ». L’eunuque Mohsin fit cette proposition à plusieurs mamlouks qui refusèrent tous de prêter la main à ce crime, sauf quatre d’entre eux. Mohsin partit avec eux et ils étranglèrent al-Malik al-‘Adil. Allah voulut que ce fussent ces quatre mêmes mamlouks qui tramassent le complot dont le résultat fut l’assassinat monstrueux d’al-Malik al-Mo’aththam. Après le meurtre de Tourânshâh, un homme vit en songe al-Malik as-Sâlih qui disait :

Ils lui ont fait subir la mort la plus odieuse qui se puisse imaginerQue cela soit un exemple pour le monde!

On racontera dans la suite de cette histoire la lutte qui s’engagea entre les Egyptiens et les Syriens, au cours de laquelle périrent beaucoup des grands personnages de l’empire, tels qu’al-Mo’izz Aïbec et al-Malik an-Nasir-Yousouf.

L’assassinat de Tourânshâh marque la fin de la dynastie ayyoubide qui, avec huit souverains, avait régné sur l’Egypte pendant quatre-vingt une années.

notes du traducteur: 

[266] Probablement pour empêcher que l’escadre musulmane qui croisait sur le lac Mahalla, ne vint les attaquer à l’improviste au cours de cette marche de Mansoura à Damiette.

[267] C’est cette rive barr que Makrizi appelle « la rive de Damiette » et Ibn Wasil « la presqu’île djazira de Damiette ».

[268] Commandant de la milice des mamlouks bahris; c’était déjà lui qui, à la Mansoura, avait repoussé les Francs qui étaient sur le point de s’emparer du camp musulman.

[269] Peut être faut-il traduire : autant parler de la mer, ou, mais le fleuve seul pourrait dire leur nombre, en lisant fa-hadatha ‘anhoum al-bahr.

[270] Le sultan al-Malik al-Mo’aththam Tourânshâh écrivit également au prince d’Alep pour lui apprendre le triomphe des Musulmans et la capture du roi des Francs; al-Malik an-Nasir-Daoud fit immédiatement pavoiser et illuminer Alep (Djémal ad-Din ibn Wasil Mofarradj-al-kouroûb, ms. ar. 1702, folio 374 v°).

[271] Ces vers, tels qu’ils sont rapportés par Makrizi, offrent des variantes notables avec la version qu’en donne le Collier de perles de Badr ad-Din ‘Aïnî (Historiens orientaux des croisades, tome II, page 212). Dans le Livre d’Heures de saint Louis, copié et peint après son premier retour d’Orient (Bibl. nat., ms. latin 10525), les rois portent en effet un manteau de couleur ronge-brun par dessus une robe bleue (folio 22 et 38 recto) ; le texte arabe dit d’écarlate rouge, askarlath ahmar.

[272] Litt. : qui avaient été les maîtres de dénouer et de nouer.

[273] Un ismaïlien ou bathénien, dont le principal métier était d’assassiner pour un peu d’argent les gens dont on voulait se débarrasser.

[274] On a vu plus haut que l’un des premiers soins de Tourânshâh, en arrivant en Egypte, avait été d’enlever à l’émir Hosâm ad-Din la charge de gouverneur du Caire.

Traduction française de  « HISTOIRE DES AYYOUBIDES ».   par l’historien arabe égyptien  Taqi al-Din Ahmad ibn ‘Ali ibn ‘Abd al-Qadir ibn Muhammad al-Makrizi dit Ahmad al-Maqrîzî ou Ahmed Maqrîzî ou al-Maqrizi est un historien arabe égyptien né en 1364 au Caire et mort en 1442 au Caire. Il est considéré comme l’un des auteurs les plus importants de l’historiographie égyptienne. Son œuvre traite de l’histoire égyptienne depuis la conquête arabe au viie siècle jusqu’à la période mamelouke dont il fut le contemporain.

 

 

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