Cadre turco-arabe à l’arrivée des croisés en Orient

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Court Seldjoukide
Court Seldjoukide

Cadre turco-arabe à l’arrivée des croisés en Orient

En 1071, on constate une défaite byzantine qui assure aux Turcs d’Alp Arslan la possession de l’Arménie et de l’Asie Mineure. Au milieu du XIe siècle, l’Anatolie, la Cilicie, l’Arménie et la Syrie septentrionale sont reconquises par l’Empire byzantin. A la même époque, le monde arabe est divisé entre le khalifat fâtimide du Caire, shiite ; et le khalifat abasside de Bagad, sunnite.

Dès 1038, on constate l’apparition dans l’échiquier de la puissance seljoukide turc à Bagdad. En 1055, celle-ci prend même la place du khalife. Dès 1060, la dynastie abasside est sur le trône mais le sultan régnant est turc. L’Iran et l’Irak sont unifiés sous un seul empire dominé par les Turcs. La conquête de l’ouest peut donc commencer dès 1050… harcèlement des terres byzantines ; dès 1060, on passe aux conquêtes et aux occupations. 1071 défaite byzantine de Malazgerd, désastre et début de la fin pour l’Empire de Byzance. En 1080, les Turcs prennent possession de l’Asie Mineure jusqu’à la mer Egée, Nicée 1078, Smyrne 1081.

Dès 1069-1077, des vassaux arméniens plus ou moins indépendants s’installent aux alentours d’Edesse-Antioche. Ces principautés chrétiennes vont être reprises par les Turcs vers 1085 mais les populations sont les mêmes, chrétiennes. Ces communautés et le souvenir d’une régence arménienne dans ces régions vont en quelques sortes, « préparer » le terrain à la première croisade.

Dès 1085, l’Orient musulman est divisé entre deux princes. L’Anatolie, l’Asie Mineure, de Nicée à Antioche sous la main de Sulaiman ibn Qutulmish. La Syrie, Palestine, d’Alep à Jérusalem sous la tutelle de Tutush, frère du Sultan.

Donc les conflits d’intérêts ne manquent pas de surgir entre les différents puissants. A la mort de Sulaiman, on assiste à une période de crise et de morcellement politique. L’empire est en état de désunion sévère et faiblesse. D’autant plus que cette guerre a définitivement refroidi les relations entre les deux branches turques. Peu d’aide viendra de l’Est lorsque la croisade envahira l’Asie Mineure. Les forces turques sont paralysées, les Arabes (fatimides) voient la faiblesse des turcomans d’un bon œil…

En 1096, la séparation est consommée. L’ancien empire est séparé en cinq sultanats rivaux sous une suzeraineté purement nominale. A la veille de la croisade, l’épée de l’Islam est brisée par les divisions indépendantistes sans pouvoir fort. Lorsque la croisade débarque, les sultanats sont en pleine guerre civile.

(résumé de C. Rime)

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