La rancune et la vengeance des croisées :

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La terre sainte lors des Croisades
La terre sainte lors des Croisades

La rancune et la vengeance des croisées :

 » Ainsi, au début de l’ère des colonisation, au XIXe siècle, les tenants de l’expansion coloniale n’hésitaient pas à  faire des Croisades le premier temps de la « présence  européenne au levant et en Afrique du Nord » . René Grousset, dont L’Histoire des Croisades paraissait, pour la première éditions, en 1930, décrivait la Croisades de Frédéric II comme une sorte de rivalité franco-germanique . Emmanuel Sivan rapporte que Lorque, en 191, le Général britannique Allenby fit son entrée à Jérusalem par la porte de Jaffa, il déclara devant les notables locaux qu’il est venu restaurer l’antique gloire de Richard Cœur de Lion . Tandis que, de son coté le Général Français, Gouraud, après la prise de Damas en 1920, visita la tombe de Saladin et lança publiquement :  » Nous voicis de retour en Orient, Monsieur le Sultan »  (1)

Sir Edmund Allenby
Sir Edmund Allenby

Ces réactions du Général Allenby et du Général Goraud font apparaitre clairement la fonction de mythe jouée par les Croisades et l’image que les colonisateurs projetées d’eux mêmes. (2)

Myriam Harry, dans L’Illustration article ‘Avec le général Goybet à Damas’ p. 134-136 du 21 août 1920, dit ceci :

« Nous sommes arrivés à temps. Des 2 côtés du Barada se développent les troupes françaises, les premières troupes européennes qui soient jamais entrées dans la capitale des Omeyyades. Les croisés l’ont assiégée en vain – et devant l’ancienne caserne turque, le conquérant de Damas, le général Goybet à cheval, regarde halé et rayonnant, défiler son armée victorieuse. »

Damas en juillet 1920

 

C’est au cours de la seconde croisade en 1147, un Jean Montgolfier, (..) fut fait prisonnier et fut esclave à Damas, où il travailla pendant trois ans à la fabrication du papier de coton. Or, sept cent soixante dix ans après, un descendant de l’esclave de Damas, le général Français Mariano Goybet, commandant de la 3e division de l’armée française du Levant, entrait en vainqueur dans cette ville le 25 juillet 1920, après avoir écrasé la veille au dur combat de Kan Meiseloun, l’armée de l’émir Fayçal.

 

« J’ai « régné » pendant un an sur Damas et son oasis; me souvenant de Jean de Montgolfier, j’ai tenu à visiter sur les rives du Barada les vieux moulins à papier, où l’on fait du papier de coton à la forme. Étant donné l’immobilité de l’Orient, j’ai certainement vu les vieilles cuves auprès desquelles travaillait notre parent. […] Cette « revanche » à longue échéance n’est elle pas curieuse ? »

— Général Mariano Goybet, 19 janvier 1933

Le général anglais Edmund Allenby avait réussi à capturer Damas sur les troupes turques ottomane  . Selon certaines sources, après son entrée triomphale dans la ville, Allenby leva son épée pour saluer la célèbre statue de Saladin et fièrement déclaré: «Aujourd’hui, les guerres des Croisés sont terminées.

 

notes et sources

(1) Emmanuel Sivan, « Mythes Politiques Arabes, Fayard, Paris, 1995, p.31

(2)L’EUROPE ET LA PALESTINE : DES CROISADES A NOS JOURS  Par Bichara Khader, p.39

 

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