Ce récit, rapporté par un chroniqueur arabe, met en scène une entrevue entre ibn Rushd dit Averroès et Abu Ya’qub Yusuf l’Almohade.

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Averroès ou Ibn Rochd de Cordoue (arabe: ابن رشد, Ibn Rochd) est un philosophe, théologien rationaliste islamique, juriste, mathématicien et médecin musulman andalou de langue arabe du xiie siècle. Il est né en 1126 à Cordoue, en Andalousie, mort le 10 décembre 1198 à Marrakech, au Maroc. Il est dit Ibn Rochd mais il est plus connu en Occident sous son nom latinisé d'Averroès. Son nom complet est Abu al-Walid Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Aḥmad ibn Rošd, أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رشد.
Averroès ou Ibn Rochd de Cordoue (arabe: ابن رشد, Ibn Rochd) est un philosophe, théologien rationaliste islamique, juriste, mathématicien et médecin musulman andalou de langue arabe du xiie siècle. Il est né en 1126 à Cordoue, en Andalousie, mort le 10 décembre 1198 à Marrakech, au Maroc. Il est dit Ibn Rochd mais il est plus connu en Occident sous son nom latinisé d’Averroès. Son nom complet est Abu al-Walid Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Aḥmad ibn Rošd, أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رشد.

Ce récit, rapporté par un chroniqueur arabe, met en scène une entrevue entre ibn Rushd dit Averroès et Abu Ya’qub Yusuf l’Almohade.
« Lorsque je fus en présence de l’Emir des Croyants, Abû Ya’qûb, je le trouvais seul avec Abû Bakr Ibn Tufayl al-Qaisi. Ce dernier commença à faire mon éloge, mentionnant ma famille et mes ancêtres, et incluant dans son exposé des faits supérieurs à mes propres mérites. Après m’avoir demandé le nom de mon père et ma généalogie, la première chose que me dit l’émir des Croyants fut : « Que pensent-ils du ciel ? – en se référant aux philosophes – est-il éternel ou créé ? ». La confusion et la crainte s’emparèrent de moi, et je commençai à inventer des échappatoires et à nier que la philosophie m’ait jamais intéressé, car je ne savais pas ce qu’Ibn Tufayl lui avait dit à mon sujet. Mais l’Emir des Croyants, comprenant ma crainte et ma confusion, commença à commenter ce qu’il m’avait demandé, mentionnant ce qu’avaient dit Aristote, Platon et tous les philosophes, et présentant en outre les objections des penseurs musulmans contre eux ; je me rendis compte qu’il avait une mémoire (et connaissance) telle que je n’aurais pas cru que l’on puisse en trouver, même chez ceux qui se consacrent exclusivement à ce thème. Il poursuivit en me tranquillisant de cette façon jusqu’à ce que je parle et me mis à exposer ce que je pensais de la question ; et lorsque je me retirai, il ordonna qu’on me fasse don d’une somme d’argent, de vêtements d’apparat et d’un coursier. »

  1. Guichard, L’Espagne et la Sicile musulmanes aux XIe et XIIe siècles, Lyon, PUF, 1990
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