La description de Fustat (Egypte) par le géographe arabe al-Maqdissi au 10 eme siècle sous les Fatimides :

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La description de Fustat (Egypte) par le géographe arabe al-Maqdissi au 10 eme siècle sous les Fatimides :

Plan d' al-Fustat et d'al-Qahira a temps des fatimides
Plan d’ al-Fustat et d’al-Qahira a temps des fatimides

« Al Fustat est la capitale de l’Egypte au sens plein du terme : c’est là que sont groupés les bureaux de l’administration et que réside le Prince des Croyants.

Sa surface est vaste, ses habitants nombreux, son district florissant, son nom célèbre, sa valeur estimée.

C’est elle la capitale de l’Egypte, celle qui éclipse Baghdad, celle dont s’enorgueillit l’islam, celle où toute l’humanité vient commercer : plus considérable que Bagdad, elle est l’entrepôt du Maghreb, le dock de l’Orient, le marché achalandé.

On ne saurait trouver parmi les villes plus populeuses qu’elle : des grands et des cheiks nombreux, des marchandises et des spécialités merveilleuses, de bons souks et de bons métiers, des bains qui sont le sommet de l’excellence, des marchés clos pleins d’élégance et de splendeur.

Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As  radi Allah anhu en 641 lors de la pris de  l'Egypte Fostat (arabe : الفسطاط), aussi appelée Fustat, Al Fustat, Misr al-Fustat ou Fustat-Misr, fut la première capitale arabe de l'Égypte. La ville fut fondée par le général Amru ben al-As à la suite de la conquête de l'Égypte par les Arabes en 641. .  Fostat était aux temps des dynasties omeyyades (661-750) et abbassides (750-1050) un camp fortifié. La ville connut son apogée au xiie siècle avec une population d'environ 200 000 habitants. La ville était le centre du pouvoir administratif de l'Égypte jusqu'en 1168, lorsqu'elle fut incendiée par son propre vizir, Shawar, qui voulait empêcher les croisés de piller ses richesses. Ce qui subsistait de la ville fut alors incorporé au Caire voisin. Entre le xiiie et le xve siècle, les mamelouks firent de l'endroit une simple décharge, bien qu'une population de quelques milliers d'habitants continuât d'y vivre par le commerce de poteries.
Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As radi Allah anhu en 641 

Dans tout l’Islam, on ne trouve pas plus fréquenté que les assemblées de sa grande mosquée, plus magnifique que les vêtements de ses habitants, plus abondant en navires que son port.

Elle offre des nourritures fines, des assaisonnements délicats, des douceurs à bon marché, foisonnant de légumes et de bois à brûler, ayant des eaux légères et un climat sain, mine de savants, agréable en hiver, pays de gens tranquilles et paisibles (…).

Leurs maisons ont quatre étages, et même cinq, ce qui les rend pareilles pour la hauteur à des minarets ; elles reçoivent la lumière d’une cour centrale.

J’ai entendu dire qu’une seule maison peut abriter jusqu’à deux cents âmes. »

Al-Maqdssi, Les Régions de la Terre, fin du Xe siècle.

 

notice auteur wiki : Al-Maqdisi (en arabe : المقدسي), ou de manière plus complète Mohammed ibn Ahmed Chams ad-Din Al-Maqdisi (arabe : محمد بن امحد شمس الدين المقدسي) ou encore Shams Al-Din Abu Abd Allah Muhammad Ibn Ahmad Ibn Abi Bakr Al-Banna Al-Shami Al-Muqaddasi est un voyageur et géographe arabe, né à Jérusalem (en arabe, al-Quds (القدس) : « la sainte« , de même racine et de sens voisin de maqdis et muqaddas) en 945 ou en 946.Il est l’auteur, sous le titre de Ahsan at-Taqasim fi Ma`rifat il-Aqalim (La meilleure répartition pour la connaissance des provinces), d’une description de l’empire musulman au IVe/Xe siècle, dont il existe deux traductions partielles en français.Après avoir notamment étudié le droit durant son adolescence, Al-Maqdisī entame une série de voyages qui le mèneront jusqu’au Khorassan en passant par l’Arabie. Il meurt aux alentours de l’an 1000.

  • Description de l’Occident musulman au IVe – Xe siècle. al-Muqaddasî (vers 375 = 985) ; texte arabe et traduction française avec une introduction, des notes et quatre index par Charles Pellat. Alger : éd. Carbonel, 1950.
  • Al-Muqaddasī, 1963, Kitab aḥsan at-taqasim fi maʿrifa al-aqalim (Livre sur la meilleure répartition pour la connaissance des provinces), traduction partielle et annotations par André Miquel, Institut français de Damas, Damas, 431 p.
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