L’histoire de l’esclavage des berbères

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Pont d'un navire d'Esclave vers 1900
Pont d’un navire d’Esclave vers 1900

L’historien Mohammed Talbi dit qu’en moins d’un siècle, de l’avènement de Okqa ibn Nafi al-Fihri  à celui de Mussa ibn Nusayr al-Lakhmi, quatre cent quinze milles (415 000)  berbères furent réduits en esclavages (ndlr l’esclavage des berbères a continué sous les Abbassides et les Banu Hilal ont réduit la moitié des villes de l’ifriqiya en esclavage).

Et d’ajouter : »Le Maghreb semblait être prédestiné à couvrir aussi bien les besoins locaux que ceux de l’Orient en jawari (femmes esclaves) et en main-d’oeuvres servile pour l’économie. On voulut même le spécialiser ‘une façon permanente et régulière  dans ses fournitures (..) Le Maghreb, parmis toutes les provinces conquises par les Arabes », précise-t-il, ‘fut la terre d’élite de l’esclavage ».

Mohammed Talbi, L’émirat aghlabide (184/860—296/909). Histoire politique ) 1966 p.32

Bateau arabe négrier allant vers le Bresil en 1882
Bateau arabe négrier allant vers le Bresil en 1882

Selon le chroniqueur arabe Ibn Abd-al-Hakam , en 721, l’émir Omeyyade de l’Afrique du Nord Yazid ibn Abi Muslim at-Taqhafi (de la tribu arabe de Taqhif) a décidé d’humilier la garde berbère de Kairouan en leurs faisant tatouées les mains -avec- leurs noms personnels sur leur main droite, et l’expression «La Garde de Yazid » sur celle de gauche. Voir Ibn Khallikan, p.200 et  Ibn Khaldoun, p.357 (Pratique que les romains utilisait sur les berbères). Reportez vous sur tout les ouvrage historique sur l’afrique du nord, pour vous faire votre propre idée. 

Jughurta fils d’esclave face à Maruis le romain
Jughurta fils d’esclave face à Marius le romain

Déjà avant sous les romains leurs situation était très peu enviable en effet  aucun peuple ne portes ce nom « homme libre »ou « amazigh » quant ont est libre ont l’est c’est un fait, tout simplement, sa coule de source et pas besoin de le signalé, ce mot est en fait une distinction de l’homme-esclave, ou affranchis esclave à qui ont rend la liberté du fait qu’ils furent des esclaves soumis  la majorité de leurs histoire, comme il est si bien mentionner dans l’ introduction de la traduction de William Mac Guckin de Slane  de l’Histoire des dynasties musulmane d’Ibn Khaldoun  : « Les populations de langue latine (du nord de l’afrique) s’étaient concentrées autour de leurs places fortes, après avoir abandonné leurs riches campagnes aux Berbères ; plusieurs villes de premier rang venaient d’être évacuées, et depuis l’an 618, l’importante province de la Tingitane était tombée au pouvoir des germains Wisigoths d’Espagne. En l’an 645-6, le patrice byzantin Grégoire, préfet de l’Afrique, usurpa la pourpre et s’établit à Suffetula , dans la partie de la Byzacène qui avait le moins souffert de tant de révolutions ; pendant que Carthage, capitale de la province, et les autres villes de la Zeugitane, restaient fidèles à l’empire. Tel était l’état de l’Afrique septentrionale quand les Arabes, après avoir effectué la conquête de l’Egypte (an 641), occupèrent la Cyrénaïque (an 642), et, une année plus tard, soumirent la Tripolitaine en 643 sous Amr ibn al-As le qurayshite. En 646-7, ils envahirent l’Ifrîkïa sous la conduite d’Abd-Allah-Ibn-Sâd al-Qurayshi, tuèrent l’usurpateur Grégoire et s’emparèrent de Suffetula. Malgré cette victoire, ils ne se crurent pas assez forts pour conquérir le reste du pays, et consentirent à évacuer la province, moyennant une forte contribution d’argent. Vingt années plus tard, ils y reparurent encore, et leur chef Moaouïa-Ibn-Hodeidj al-Kindi , s’empara d’Usalitanum (Djeloula). Son successeur, Okba ibn Nafi al-Fihri, posa, à quelques lieues de cette ville, les fondements de Kairouan, future capitale de l’Afrique musulmane, et porta les drapeaux du khalifat Omeyyade au-delà du Fezzan. et ensuite jusqu’à l’Océan Atlantique. Pendant ce temps, les Berbères n’avaient vu dans les Arabes que des libérateurs. Obligés de cultiver les plaines de l’Afrique pour le compte de quelques grandes familles romaines, ils avaient à satisfaire aux exigences de leurs maîtres et à l’avidité du fisc impérial , quand la présence des envahisseurs (arabes) les délivra d’une servitude devenue intolérable. «   Tiré de l’ introduction de la traduction de William Mac Guckin de Slane  de l’Histoire des dynasties musulmane d’Ibn Khaldoun

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