Le jurisconsulte maghrébin malikite al-Findalawi lors du siège de Damas lors de la 2eme croisades 25 juillet 1148

Publié le Mis à jour le

Sources osprey
Anur (Atabeg) essaie de persuadé al-Findalawi al-Maghribi de ne pas allé avec la milice « Ahdath » pour combattre l’invasion croisées (25 juillet 1148) (pp.64-65) (David Nicolle Osprey Publishing, The Second Crusade 1148: Disaster Outside Damascus)

Damas est assiégée le 24 juillet 1148 et Mu’in ad-Din Unur fait appel à toutes les troupes de l’émirat pour résister aux croisés. C’est alors que Nur ad-Din et Saif ad-Din Ghazi, fils et successeurs de Zengi approche avec son armée et les croisés lèvent le siège le 28 juillet et battent en retraite, voulant éviter d’être pris en tenaille entre les Zengides et les Damascènes, et ne voulant pas non plus que Damas tombe au pouvoir de Nur ad-Din

 

source : Osprey
source : (David Nicolle Osprey Publishing, The Second Crusade 1148: Disaster Outside Damascus)

Anur (Atabeg Mu’in ad-Din Unur essaie de persuadé al-Findalawi al-Maghribi de ne pas allé avec la millice « Ahdath » pour y allé combattre l’invasion croisée (25 juillet 1148) (pp.64-65)

« Dans cette scène, la milice Ahdath de Damas c’est  réuni ver une porte du nord de la ville de Damas, pour rejoindre les ‘al-Askar’ de l’état (Gouvernement) ou une unité professionnel de l’armée, dans une contre-attaque de grande envergure contre les forces des croisés qui font des raids sur une grande superficie du nord de la rivière Barada .
La milice  Ahdath été bien organisé avec une constante vigueur, elle étais constitué d’unités dirigées par des officiers et identifiable chacun par ses propres drapeaux. Les recrus venais d’horizons divers, des jeunes hommes, des classes d’artisans et de marchants, c’est aussi impliqués des éléments plus âgées de la société .
La rue est très fréquentée, avec des gens très excités  et impatient  pour rejoindre  leurs unités ou les dirigeants (qui sont) identifiés par des drapeaux colorés. (..) » Anur (1) l’Atabeg, le gouverneur et commandant militaire de Damas, est accompagné par ces gardes Turcs (2 et 3). Ce sont les seules hommes montés avec chevaux, avec toute la milice qui est à pieds.  Les Hommes sont de tout ages. Dans cette occasion désespéré,  ce rejoigne dans la milice des volontaires qui inclus le  savant jurisconsulte  d’un age avancé, Yussuf al-Findalawi (4), celui qui ce tiens avec sa longue barbe. Al-Findalawi est accompagné de l’ascète al-Haluli (5) L’Atageb, est celui tien le vrais pouvoir de l’état  a Damas, il essaie de persuadé, al-Findalawi de ne pas prendre les armes , a cause de son age très avancé mais le vieille homme insiste. (..)
David Nicolle Osprey Publishing,  « The Second Crusade 1148: Disaster Outside Damascus  » . 

Plan de Dimashq (Damas) sous le califat Abbasside
Plan de Dimashq (Damas) sous le califat Abbasside, au 12eme siècle lors des croisades
 
Ussama ibn Munquidih dans sa biographie avais dit : « Cela me remet en mémoire la parole d’Al-Findalawi Az-Zimmânî.O coup de lance d’un vieillard très âgé, décrépit, usé ! J’en ai rajeuni ; car d’ordinaire les gens de mon âge ont horreur des armes.Al-Findalawi, quoique très âgé, avait assisté au combat. Il avait frappé de la lance deux cavaliers qui s’étaient approchés de lui et les avait tous deux atteints. »  

(..) Parmi les hommes, il y en a qui combattent, comme autrefois les compagnons du Prophète (la grâce d’Allah soit sur eux !) combattaient pour le Paradis, non pas pour obtenir conquêtes et réputation.

C’est ainsi que, le roi des Allemands (Alaman) le Francz (qu’Allah le maudisse !) étant à peine parvenu en Syrie, tous les Francs qui étaient en Syrie s’y coalisèrent sous sa direction pour attaquer Damas. Les troupes et les habitants de Damas sortirent de la place pour combattre leurs ennemis. On remarquait dans le nombre le jurisconsulte Al-Findalâwî et le schaïkh austère ‘Abd ar-Rahman Al-Halhoûlî (qu’Allah les ait tous deux en pitié !), deux des meilleurs parmi les musulmans. Lorsqu’ils furent proches des chrétiens, le jurisconsulte dit à ‘Abd ar-Rahman : « Ne sont-ce pas les Roum ? » — « Mais oui », répondit ‘Abd ar-Rahman. — Al-Findalâwî reprit : « Jusqu’à quand resterons-nous immobiles ? » — « Viens, dit ‘Abd ar-Rahman, allons défendre le nom d’Allah le Très Haut ». Ils s’avancèrent tous deux et luttèrent jusqu’à ce qu’ils fussent tués dans un même endroit. Puisse Allah les prendre tous deux en pitié !

Et, parmi les hommes, il y en a qui combattent à cause de leur fidélité. Ce fut le cas d’un Kurde, nommé Faris (cavalier), qui justifiait son nom de cavalier, et quel cavalier il fut ! Mon père et mon oncle paternel (qu’Allah les ait tous deux en pitié !) assistèrent à une bataille livrée entre eux et Sait’ ad-Daula Khalaf ibn Moulâ’ib,[128] qui s’y conduisit mal à leur égard et les trahit. Il avait recruté et rassemblé des troupes, tandis que, de notre côté, l’on n’était nullement préparé à ce qui s’était produit. La cause en était que Khalaf avait envoyé leur dire : « Nous nous rendrons à Asfoûnâ, où sont les Francs, nous les ferons captifs. » Nos compagnons l’y devancèrent, mirent pied à terre et s’attaquèrent à la citadelle qu’ils minèrent. Pendant que ceux-ci combattaient, Ibn Moulâ’ib s’avança et prit les chevaux de ceux de nos compagnons qui avaient mis pied à terre. Le combat eut lieu entre eux, après avoir menacé les Francs. La lutte devint acharnée. Faris le Kurde s’y jeta avec impétuosité, fut blessé à plusieurs reprises et ne cessa de se battre, ne cessa d’être blessé qu’après avoir été criblé de blessures. La bataillé se termina. Mon père et mon oncle paternel (qu’Allah les ait tous deux en pitié !) passèrent devant lui, alors qu’il était porté au milieu de nos troupes. Ils s’arrêtèrent pour féliciter ce héros d’être sain et sauf. « Par Allah, leur dit-il, je n’ai pas combattu pour défendre ma vie, mais la vôtre. Vous m’avez accordé des bienfaits et des avantages en grand nombre et je ne vous ai jamais vus dans un danger pareil à celui d’aujourd’hui. Je me suis promis de combattre en avant de vous, de vous revaloir vos bienfaits et de me faire tuer pour vous sauver. » Or Allah (gloire à lui !) décréta que Faris serait guéri de ces blessures et se rendrait à Djabala où était Fakhr al-Moulk Ibn ‘Ammar, tandis que les Francs étaient à Laodicée. » (..=

 Ussama ibn Munquidh, « al-kitab al-itIbar » ou « l’autobiographie »
Amine Maalouf nous dit dans « Les croisades vues pas les arabes » : (..) Parmi eux se trouve un très vieux théologien d’origine maghrébine, al-Findalawi. En le voyant avancer à pied, Moinuddin (Mu’in ad-Din Unur) s’approcha de lui, racontera Ibn al-Athir, le salua et dit : « O vénérable vieillard, ton age avancé te dispense de te battre. C’est à nous qu’il appartient de défendre les musulmans » Il lui demanda de revenir sur ses pas, mais al-Findalawi refusa en disant : « Je me suis vendu et Dieu m’a acheté » Il ce référait ainsi aux paroles du très Haut : Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens pour leurs doner le paradis en échange » Al-Findalawi marcha de l’avant et combattit les Franj jusqu’au moment ou l tomba sous leurs coups. Ce martyr est bientot suivi de celui d’un autre acète, un réfufgié palestinien du nom d’al-Halhouli. Mais en dépit de ces actes héroïques la progression des Franj ne peut être enrayée. Il ce sont répandus dans la plaine de la Ghouta et y ont dressé leurs tentes s’approchant meme en plusieurs point de des murailles. Au soir de cette première journée de combat, les Damascènes, craignant le pire, commencent à élever des barricades dans les rues.

Le lendemain 25 juillet, c’étaus un dimanche relate ibn al-Qalanissi, et les habitants effectuèrent des sorties dès l’aube. Le combat ne cessa qu’à la tombée du jour, lorsque tout le monde fut épuisé.  Chacun reviens alors ces positions. L’armée de Damas passa la nuit en face des franj et les citadins restèrent sur les murs à monter la garde et à surveiller car il voyaient l’ennemie près d’eux. Le lundi matin   les damascènes reprennent espoir, car ils voient venir par le nord des vagues successives de cavaliers turcs, kurdes et arabes (..) Amine Maalouf   « Les croisades vues par les arabes » . 

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