Règne du Calife Omeyyade ABD AL-MALIK, FILS DE MARWAN (65/685-86/705) Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri »

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La Partie oriental du califat  Omeyyade
La Partie oriental du califat Omeyyade

Règne  Du Calife Omeyyade ABD AL-MALIK, FILS DE MARWAN (65/685 — 86/705) Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri » 

‘Abd al-Malik, qui succéda à son père, était un homme sensé, intelligent, instruit, un prince puissant, inspirant la crainte et imposant, énergique dans sa politique, un habile administrateur des affaires temporelles. Ce fut sous son règne que le registre des dépenses et des recettes fut rédigé, non plus en persan, mais en arabe, et que la comptabilité publique fut, pour la première fois, rédigée selon la méthode arabe.[71] Abd al-Malik fut le premier qui interdit à ses sujets de parler beaucoup en présence des khalifes et de leur répondre. Or, jusque-là, grande était leur audace à leur égard, comme nous l’avons montré plus haut.

Ce fut lui aussi qui donna sur le peuple pleins pouvoirs à Hadjdjâdj, fils de Yousouf, qui fit une incursion à la Ka’abah et qui tua successivement Mous’ab et son frère ‘Abd-Allah, tous deux fils de Zoubair.

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Entre autres anecdotes relatives à ces événements, on rapporte que lorsque Yazid, fils de Mouâwiya, avait envoyé son année pour combattre le peuple de Médine et pour envahir la Ka’abah, Abd al-Malik en avait éprouvé la plus vive contrariété et avait dit : « Si seulement le ciel pouvait écraser la terre ! » Puis, devenu khalife, il en fit autant, et plus encore. Car il envoya Hadjdjadj pour cerner Ibn Zoubair et pour envahir La Mecque.

Avant d’être khalife, Abd al-Malik avait été un des jurisconsultes éminents de Médine. Il était surnommé « la Colombe de la Mosquée », parce qu’il y passait tout son temps à moduler la lecture du Coran. Lorsque son père mourut, et qu’on lui apporta la bonne nouvelle de son élévation au khalifat, il ferma le livre sacré et dit : « Voici l’heure de la séparation entre moi et toi. »

Dinar du calife Omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (avant la réforme) ont pet voire le calife sur la pièce.
Dinar du calife Omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (avant la réforme) ont peut voire le calife sur la pièce.

Puis il se consacra aux affaires de ce monde, et un jour, parait-il, il dit à Sa’id, [72] fils d’al-Mousayyab : « O Sa’id, j’en suis venu au point que je fais le bien sans en être réjoui, et le mal sans en être affligé. » Sa’id, fils d’al-Mousayyab, lui répondit : « Eh bien ! maintenant la mort du cœur est complète chez toi. »

Reproduction de la pièce dinar a l"effigie du calife Omeyyade  Abd al-Malik
Reproduction du dinar a l’effigie du calife Omeyyade Abd al-Malik (74H)

C’est du temps d’Abd al-Malik que furent tués ‘Abd-Allah, fils de Zoubair, et son frère Mous’ab, l’émir de l’Iraq.

Quant à ‘Abd-Allah, fils de Zoubair, il s’était retranché à La Mecque, et avait été proclamé khalife par les habitants du Hedjaz et de l’Iraq. Il était d’une avarice sordide qui l’empêcha de réussir dans ses entreprises. Abd al-Malik envoya contre lui Hadjdjâdj, qui mit le siège devant La Mecque, se servit de balistes pour atteindre la Ka’abah et livra des combats à Abd-Allah.

Celui-ci, trahi tant par ses parents que par ses partisans, alla trouver sa mère et lui dit :

« O ma mère, j’ai été abandonné par tout le monde, y compris mes fils et mes femmes ; il ne m’est resté que quelques fidèles, et encore ne puis-je compter de leur part que sur une patience momentanée. Or, mes ennemis m’accorderont toutes les faveurs d’ici-bas que je demanderai. Quel est ton avis ? »

Elle lui répondit :

« Tu te connais mieux que personne. Si tu sais que tu luttes pour une juste cause, poursuis ce que tu as commencé, et ne plie pas ton cou devant les hommes de rien que sont les Omeyyades. Si tu ne veux que les biens de ce monde, quel mauvais serviteur d’Allah tu es, et tu auras été l’artisan de ta propre perte (dans la vie future) et de celle de tes compagnons. Crois-tu t’éterniser dans ce monde ? Mieux vaut la mort ! » Il reprit : « O ma mère, je crains, s’ils me tuent, qu’ils ne me mutilent.

— Mon cher enfant, répondit-elle, la brebis, après avoir été égorgée, n’éprouve aucune déception lorsqu’on la dépouille. » Elle ne cessa pas de l’exciter ainsi et par de tels propos, jusqu’à ce qu’il fit une sortie, soutînt une lutte opiniâtre et 169 fût tué. Hadjdjâdj fit porter aussitôt cette heureuse nouvelle à ‘Abd al-Malik. Ce fut en l’an 73 (= 692 de J.-C.).[73]

 

Stèle arabe de l'époque Omeyyade (661–750), première partie du 8eme siècle
Stèle arabe de l’époque Omeyyade (661–750), première partie du 8eme siècle

Le frère d’Abd-Allah, Mous’ab, fils de Zoubair, émir de l’Iraq, était brave, puissant, comblé d’éloges. Il épousa Soukaina, [74] fille de Hosain, et ‘Aïcha, fille de Talha. Il les réunit toutes deux avec lui dans sa maison et elles comptaient parmi les grandes dames, les plus riches et les plus belles. Un jour, Abd al-Malik dit à ses compagnons : « Qui est le plus courageux des hommes ? — Toi, répondirent-ils. — Cela n’est pas, dit le khalife, mais le plus courageux des hommes est celui qui a réuni dans sa maison ‘Aïcha, fille de Talha, et Soukaina, fille de Hosain. » Il désignait ainsi Mous’ab.

Plus tard, Abd al-Malik, lorsqu’il se prépara à combattre Mou’sab, prit congé de sa femme Atika, [75] fille de Yazid, fils de Mouâwiya. Au moment de la séparation elle pleura, et ses serviteurs pleurèrent en la voyant pleurer. ‘Abd al-Malik dit : « Puisse Allah combattre Kouthaiyyîr, [76] l’amoureux d’Azza ! On dirait qu’il a assisté à la scène que voici, lorsqu’il a dit :

Veut-il faire une incursion, sa pensée ne s’en laisse point détourner par une femme chaste, qu’orne un collier de perles.

Elle lui avait interdit le départ, et, lorsqu’elle a vu l’inutilité de son interdiction, elle a pleuré, et son entourage a pleuré de son affliction.

Puis, Abd al-Malik s’élança pour combattre Mous’ab et se rencontra avec lui dans la région du Petit-Tigre. Après un combat acharné, Mous’ab fut tué en l’an 71 (= 690).[77]

‘Abd al-Malik avait de l’instruction, de la finesse, des qualités éminentes. Cha’bî[78] a dit : « Je ne me suis entretenu avec personne, dont je ne me sois senti le supérieur, à l’exception d’Abd al-Malik, fils de Marvân. Car je ne lui ai jamais raconté une tradition sans qu’il prit ajouter à mes informations, ni un fragment de poésie dont il ne connut le complément.[79] »

Le dôme du Rocher fait par le calife Omeyyade Abd al-Malik
Le dôme du Rocher fait par le calife Omeyyade Abd al-Malik

On dit à Abd al-Malik :

« La vieillesse s’est avancée vers toi à pas rapides.

— Ce qui ma vieilli, répondit-il, c’est l’abus de la prédication, la crainte de laisser échapper quelque incorrection de langage. »

Les incorrections du langage étaient considérées par les Arabes comme la pire des laideurs.

Et, entre autres opinions sages qu’Abd al-Malik exprima, je citerai le conseil que, jeune encore, il donna à Mouslim, fils d’Oqba le Mourrite, lorsque celui-ci fut envoyé par Yazid, fils de Mouâwiya, pour combattre les habitants de Médine. Mouslim arriva à cette ville, où les Omeyyades avaient d’abord été bloqués, puis expulsés. Dès qu’il les rencontra, Mouslim, fils d’Oqba, prit conseil d’Abd al-Malik, fils de Marvân, qui était alors un tout jeune homme. 

Fals du calife omeyyade Abd al-Malik d'Alep, Halab bilad al-Sham
Fals à l’effigie du calife omeyyade Abd al-Malik d’Alep, Halab bilad al-Sham

« Mon avis, répondit-il, est que tu fasses avancer tes troupes, et lorsque tu seras parvenu aux premiers palmiers de Médine, tu t’y arrêteras ; tes soldats y camperont à l’ombre et mangeront les meilleurs fruits de ces arbres. Le lendemain, dès l’aurore, tu te remettras en marche, tu laisseras Médine à ta gauche, puis tu la contourneras jusqu’à ce que, te dirigeant vers l’est, tu atteignes l’ennemi du côté d’al-Harra. Puis, tu te trouveras en face de tes ennemis ; et à ce moment, lorsque le soleil montera à l’horizon, il sera derrière les épaules de tes compagnons sans leur causer aucun dommage. Bien mieux, il incommodera les Médinois qui verront briller vos casques, les pointes de vos lances, vos épées et vos cottes de mailles, ce que vous ne verrez pas chez eux, tant qu’ils resteront à l’ouest (face au soleil). Puis combats-les, et remets-t’en au secours d’Allah ! »

‘Abd al-Malik dit, un jour, à ses commensaux : « Que pensez-vous de ce qu’a dit le poète[80] :

J’aimerai éperdument Da’d, tant que je vivrai ; et si je meurs, malheur à celui qui l’aimerait éperdument après moi !

— Belle idée ! s’écrièrent-ils. — C’est là un mort, dit ‘Abd al-Malik, qui dépasse la mesure permise. Je ne trouve point une telle idée bien fine. — Tu as raison, reprirent-ils tous. — Mais comment aurait-il convenu qu’il s’exprimât ?» dit à son tour ‘Abd al-Malik. L’un d’eux[81] prit la parole en ces termes : « Il aurait convenu qu’il s’exprimât ainsi :

J’aimerai éperdument Da’d, tant que je vivrai ; et si je meurs, je confierai Da’d à qui l’aimera éperdument après moi !

— Voilà, dit ‘Abd al-Malik, un mort complaisant ! — Comment, demandèrent les commensaux, aurait-il convenu qu’il s’exprimât ? — Comme suit, reprit Abd al-Malik :

J’aimerai éperdument Da’d, tant que je vivrai, et si je meurs, puisse Da’d ne faire le bonheur d’aucun amant après moi !

— C’est toi, dirent-ils, ô Émir des Croyants, qui es vraiment le plus poète des trois. »

Lorsque la maladie d’Abd al-Malik s’aggrava, il dit :

« Montez-moi sur une hauteur. »

Ils le montèrent sur un endroit élevé, où il se mit à humer l’air, puis il dit :

« O vie de ce monde, que tu es douce ! Ta plus longue durée n’est que brièveté, et ce que tu crois donner en grande quantité n’est que misère. Que d’illusions nous nous faisions sur toi ! »

Et il appliqua les deux vers suivants :

Si tu épluches les comptes, ô mon Maître, ton examen minutieux entraînera un châtiment. Je ne puis supporter le châtiment.

Ou, si tu pardonnes, tu seras un Maître miséricordieux pour un homme coupable, dont les péchés sont nombreux comme les grains de poussière.

Lorsqu’Abd al-Malik mourut, son fils Walid dit sur lui les prières des morts ; c’est à quoi Hicham, son autre fils, appliqua cette parole :

La mort de Qais n’a pas été la mort d’un homme, mais c’est tout l’édifice d’un peuple qui s’est écroulé.[82]

Walid dit à Hicham : « Tais-toi, car tu tiens le langage d’un Satan. Que n’as-tu dit, avec l’autre :

Lorsqu’un seigneur parmi nous s’en va, il se lève un seigneur qui sait parler comme parlent les nobles, qui sait agir.[83]

‘Abd al-Malik, fils de Marvân, donna ses instructions à son frère Abd al-’Aziz, lorsque celui-ci se rendit en Egypte comme émir de cette contrée. Il lui dit :

« Détends ton visage, montre-toi d’un commerce facile et donne la préférence à la douceur dans le règlement des affaires, car elle te fera plus sûrement atteindre le but. Veille au choix de ton huissier ; qu’il soit parmi les plus excellents de tes serviteurs, car il est ton visage et ta langue. Que personne ne se tienne à ta porte, sans que l’huissier te signale sa présence, afin que ce soit toi-même qui lui accordes une audience ou qui refuses de le recevoir. Lorsque tu sortiras pour tenir ta séance, salue le premier pour qu’on se sente à l’aise avec toi, et l’affection pour toi s’affermira dans les cœurs. Si tu rencontres quelque difficulté, cherche à la surmonter en demandant conseil, car une telle consultation ouvrira ce qui y était lettre close. T’es-tu emporté contre quelqu’un, diffère sa punition, car tu peux plutôt le punir après ce délai que supprimer la punition après qu’elle aura été exécutée. »

La mort d’’Abd al-Malik eut lieu en l’an 86 (= 705 de J.-C).  » 

 

Carte du califat Omeyyade en 700 sous Abd al-Malik ibn Marwan
Carte du califat Omeyyade en 700 sous Abd al-Malik ibn Marwan sources : Publisher: Times Books/HarperCollins Pulishers

notes du traducteur :

 

[71] Sur cette fameuse réforme, voyez Baladzori, Fotoâh al-bouldân, pp. 300-301, dont le récit a été rapporté aussi par un auteur, relativement ancien (IVe siècle de l’Hégire) : Abou Hilal al-‘Askarî, dans son Kitab al-a’wâil, manuscrit arabe de la Bibliothèque nationale, n° 5986, f. 130. Cf. aussi H. Lavoix, Catalogue des monnaies musulmanes de la Biblioth. nationale. Préface, p. IV; J.-B. Périer, Vie d’Al-Hadjdjâdj ibn Yousouf. pp. 260-261 ; Moubarrad, Kâmil, pp. 346-347; von Kremer, Culturgeschichte des Orients, I, 173.

[72] Abou Muhammad Sa’id b. al-Mousayyab b. Hazn b. Abi Wahh b. ‘Amr b. ‘A’idz b. ‘Imran b. Makhzoum est un grand traditionniste de l’École de Médine. Il mourut en l’année 94 de l’Hégire (= 712 de J.-C). Sa biographie se trouve dans Nawawî, Isâba, 283-285; Ibn Douraid, Genealogische, 62, l. 13 ; 95, l. 11 ; Kitab al-aghâni. Index, p. 367; Ibn Qotaiba. Ma’ârif. 223-224, 273 ; Wüstenfeld,Register, 401 ; Yâkoût, Mo’djam, Register, 451 ; Ibn Khallikan, Wafayât, éd. Wüstenfeld, notice 461 ; Prince de Teano, Annali del Islâm, t. II, Index ; Caussin de Perceval, Essai, III, 161, notes; Khalil ibn Aibak as-Safadî, Al-Wâfi bil-Wafayât, manuscrit arabe de Paris, n° 2064, f. 146; G. Weil, Geschichte der Chalifen. I, 480-481.

[73] Voy. un excellent résumé des sources arabes sur ces événements dans J.-B. Périer, Vie d’Al-Hadjdjâdj ibn Yousouf, p. 30 et suiv. On y trouvera aussi presque toute la bibliographie de la question.

[74] Cette femme, célèbre par sa beauté et son esprit, eut successivement plusieurs maris. Sa rivalité avec ‘Aïcha, fille de Talha, est restée célèbre. Les historiens arabes rapportent de nombreuses anecdotes où elle a joué un rôle. Cf. notamment le Kitab al-aghâni, Index, pp. 379-380. Elle mourut à Médine en l’année 117 de l’Hégire (= 735 de J.-C). Cf. l’intéressante biographie de cette princesse dans Ibn Khallikan, Wafayât, éd. Wüstenfeld, notice 267, et dans Khalil ibn Aibak as-Safadî, Al-Wâfi bil-Wafayât, manuscrit de Paris, n° 2064, 151 v°. Voy. aussi Massoudi, Prairies d’or, V, 252; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 74-70, 272 ; V, 145.

[75] Voy. sur cette princesse le Kitab al-aghâni. Index, p. 417. L’anecdote rapportée ci-dessus se trouve dans l’Aghâni. VIII. 62. Voy. aussi Massoudi, Prairies d’or, V, 273-275, et Ibn Khallikan,Wafayât, éd. Wüstenfeld, notice 557, p. 60; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 264, 271; V, 218.

[76] Ce fameux poète, dont le nom est devenu synonyme d’amoureux, par suite de ses aventures galantes avec la Bédouine ‘Azza, était né dans le Hedjaz, mais il a vécu en Syrie, où il professa les opinions chi’ites les plus extravagantes. Il mourut en l’année 105 de l’Hégire. Cf. Brockelmann, Gesch. der arab. Litt., I, 48: Cl. Huart. Histoire de la Littérature arabe, 50-51 ; Ibn Khallikan,Wafayât. éd. Wüstenfeld, notice 557; de Hammer Purgstall, Litteraturgesch. der Araber, II. 370; Ibn Qotaiba, Liber poesis et poetarum. éd. de Goeje, pp. 316-329 : Kitab al-aghâni, VIII, 26-44 etIndex, pp. 565-567.

[77] La date de la mort de Mous’ab a soulevé une grande discussion, les chroniqueurs arabes n’étant pas d’accord entre eux, et il en est qui donnent la date de 72 de l’Hégire = 691. L’intérêt du débat est d’ailleurs bien restreint. Voyez la discussion de la question dans Weil, Geschichte der Chalifen, I, p. 407 ; Muir, The Caliphate, its Rise, Decline and Fall, from original sources, p. 338. Voyez aussi un bon résumé de la question, avec la bibliographie dans la thèse de M. l’abbé J.-B. Périer, Vie d’Al-Hadjdjâdj ibn Yousouf, pp. 33 et suiv.

[78] L’Index (p. 470) de l’édition arabe, qui a servi de base à cette traduction, renvoie pour ce nom à la page 180, où il ne se trouve pas. C’est une erreur typographique. ‘Amir, fils de Charâhil, fils d’Abd al-Himyari ach-Cha’bi, est un fameux traditionniste, qui mourut en 104 ou 105 de l’Hégire (= 722 ou 723 de J.-C). Sa biographie est donnée par Ibn Khallikan, Wafayât, éd. Wüstenfeld. notice 316. Ed. de Slane, II, pp. 4-7. Voy. aussi Ibn Qotaiba, Ma’ârif, 229-230 ; Kitab al-aghâni, Index, 400-401; Yakout, Mou’djam, Register 490; Prince de Teano, Annali del Islâm, Index, p. 1450; Massoudi. Prairies d’or, Index, p. 129; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 176-178 et passim: Moubarrad, Kâmil, p. 154.

[79] Ce passage est emprunté à Ibn al-Athir, Chronicon. IV, 413.

[80] On n’est pas d’accord sur le nom de ce poète. Ibn Qotaiba (Liber poesis et poetarum, p. 174), dit que ce vers appartient à Namir, fils de Taulab, sur lequel il donne une notice, loc. cit. (voy. aussi Kitab el-aghâni, XIX, 157-162 ; de Hammer-Purgstall, Litteratur Geschichte der Araber, I, 442). Ailleurs (p. 243-244), le même Ibn Qotaiba rapporte l’anecdote ci-dessus, en attribuant le vers au poète Nousaib, dont il donne la biographie (voy. aussi Kitab al-aghâni, I, 129-150; de Hammer-Purgstall, II, 554; III, 957; IV, 809).

[81] Il se nommait Al-Ouqaichir. Cf. Ibn Qotaiba, op. cit., p. 244.

[82] Ce vers est du poète ‘Abada, fils de Tayyib. Il fait partie d’une élégie composée par lui sur la mort de Qais, fils d’Asim, sur lequel on peut voir Caussin de Perceval. Essai, Index, p. 553;Kitab al-aghâni, XII, pp. 149-158 et passim: de Hammer Purgstall, Litteraturgeschichte der Araber, III, 939 ; Ibn Qotaiba, Liber poesis et poetarum. p. 457 (le vers y est donné); Ibn Khallikan,Wafayât, éd. Wüstenfeld, notice 74, p. 103.

[83] Ce vers est du poète juif Samaw’al ibn ‘Adiyyâ. Cf. Ibn Qotaiba, Liber poesis et poetarum, éd. de Goeje, p. 389), où les deux premiers vers de cette poésie sont attribués à un autre poète, appelé Doukain. Mais voy. Al-Qalî, Amâli, éd. de Boulaq, 1824, p. 278, l. 10, où ce vers est donné avec toute la qasîda de Samawal. L’attribution d’Ibn Qotaiba est donc erronée. Sur Samawal lui-même, voy. Kitab al-aghâni, t. XIX, pp. 98 et suiv. ; Brockelmann, Gesch. der arab. Litt., I, 28; de Hammer-Purgstall, Litteraturgeschichte der Araber. I, 534.

 

Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri » 

 

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