Règne du calife Omeyyade YAZID Ier (60/680 — 6/1/683) Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri »

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Illustration : Joueur de Luth et un homme avec un verre  14eme siècle (Abbasside au Caire)
Illustration : Joueur de Luth et un homme avec un verre 14eme siècle (Abbasside au Caire)

Règne du calife Omeyyade  YAZID Ier (60/680 — 6/1/683) Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri » 

Puis, après Mouâwiya, régna son fils Yazid. Il fut un prince très passionné pour les divertissements, la chasse, le vin, les femmes et la poésie. A l’élégance du langage il joignait la noblesse du caractère ; c’était un poète remarquable. On a dit : « La poésie fut inaugurée par un roi et terminée par un roi. » On faisait allusion à Imru’al-Qays et à Yazid. Voici un échantillon de ses vers :

Elle est venue avec un visage dont l’éclat de la pleine lune ne serait que le voile, et qui repose sur un corps bien proportionné, au balancement flexible comme celui d’un tendre rameau.

De lune de ses deux mains, elle me verse un vin rayonnant comme sa joue, que la rougeur de la confusion aurait empourprée.

Puis elle prend la parole et dit, en sachant ce qu’elle voulait dire, et alors que pour nous le soleil du vin n’avait point baissé :

« Ne pars pas. car je n’ai plus la force de faire des adieux à l’être cher qui part.

« Plus de sommeil pour accueillir son image dans mes rêves, plus de larmes pour pleurer sur les vestiges de notre habitation commune. »

D’après la plus exacte des deux versions, Yazid régna trois ans et demi. Dans la première année, il tua Hosain, fils d’Ali, sur eux soit le salut ! Dans la deuxième, il pilla Médine et la livra au sac pendant trois jours ; dans la troisième, il fit une incursion militaire à la Ka’abah. Commençons par exposer les circonstances du meurtre de Hosain.

Vienne Peinture représentant la bataille de Kerbala (le 10eme muharam de l'an 61 de l'hégire)
Vielle Peinture représentant la bataille de Kerbala (le 10eme muharam de l’an 61 de l’hégire)

MEURTRE DE HOSAIN

Je me contenterai d’en donner une relation abrégée ; je n’aime pas m’étendre sur un fait que je considère comme si grave et si honteux, car il n’y a jamais rien eu de plus profondément détestable dans l’histoire de l’islâm. Et, par ma vie ! le meurtre de l’Émir des Croyants ‘Ali fut certes la plus grande de toutes les calamités.[38] Mais ici, que d’horribles massacres, que de prisonniers, que de mutilations ! La peau frissonne au souvenir de ces horreurs. J’ai pu également me dispenser d’un long récit pour des faits tellement connus, car c’est la plus notoire des catastrophes. Puisse Allah maudire tous ceux qui y ont pris part, qui l’ont ordonnée, qui en ont éprouvé quelque satisfaction ! Puisse Allah n’accueillir de leur part ni revirement, ni compensation ! puisse-t-il les ranger au nombre des hommes les plus frustrés dans leurs œuvres, dont l’effort dans la vie de ce monde aura été en pure perte, tandis qu’ils croyaient bien faire[39] ! »

hussein route

Voici, en résumé, ce qui se passa : Yazid (qu’Allah le maudisse !) dès qu’il fut proclamé khalife, n’eut d’autre préoccupation que d’obtenir la soumission de Hosain et des quelques personnages contre lesquels son père l’avait mis en garde. Il envoya un message à Walid, [40] fils d’Otba, fils d’Abou Soufyân, alors émir de Médine. Celui-ci devait recevoir de ces hommes le serment de fidélité au khalife. L’émir les convoqua. Hosain (qu’il soit en paix !) se présenta devant lui. L’émir lui apprit la mort de Mouâwiya et l’invita à la soumission. « Mes pareils, lui répondit Hosain, ne prêtent point hommage en secret : c’est dans une assemblée du peuple que nous examinerons et que tu examineras la situation. » Puis Hosain sortit de chez l’émir, réunit ses compagnons et sortit de Médine pour se rendre à La Mecque. Il se refusait à reconnaître Yazid, et il lui répugnait d’être compris dans la masse de ses sujets. Lorsqu’il se fut installé à La Mecque, les gens de Koûfa apprirent qu’il se refusait à reconnaître Yazid ; or, ceux-ci détestaient les Omeyyades, et surtout Yazid, à cause des hontes de sa vie, de son étalage d’impiété, de sa frivolité encline aux turpitudes. Ils envoyèrent donc des messagers à Hosain et lui adressèrent plusieurs missives, l’invitant à se rendre à Koûfa, et lui offrant leur concours contre les Omeyyades. Ils se réunirent, s’y engagèrent entre eux par serment, et ne discontinuèrent point de lui écrire dans ce sens. Hosain leur envoya le fils de son oncle paternel, Mouslim, [41] fils d’Aqîl, fils d’Abou Thâlib. A peine était-il arrivé à Koûfa que la nouvelle en était parvenue à ‘Obeïd Allah, [42] fils de Ziyâd [qu’Allah le maudisse et lui fasse habiter la demeure de l’abaissement !).[43] Or, Yazid l’avait nommé gouverneur de Koûfa à la première nouvelle des messages que les habitants de cette ville avaient adressés à Hosain. Mouslim s’était réfugié dans la maison d’un certain Hani, [44] fils d’Ourwa, un des plus nobles Koûfiens. ‘Obeïd Allah, fils de Ziyâd, fit appeler celui-ci et lui ordonna de livrer Mouslim. Hani’ refusa. ‘Obeïd Allah le frappa au visage avec sa baguette et le défigura. Puis fut introduit Mouslim, fils d’Aqîl (qu’Allah leur soit favorable à tous deux !). On lui trancha la tête sur la plateforme du château ; sa tête tomba d’en haut et bientôt son cadavre alla rejoindre sa tête.

Yazīd Bin Muʿāwiya 61 AH  681 CE

Quant à Hani’, il fut amené sur la place du Marché et on lui trancha la tête. C’est à ce sujet que Farazdaq[45] dit :

Si tu es une femme qui ignore ce qu’est la mort, regarde Hani’ au milieu du marché, regarde le fils d’Aqîl !

Le premier est un héros que l’épée a défiguré, l’autre une victime lancée des hauteurs.[46]

Hosain quitta La Mecque, se dirigeant vers Koûfa, dans l’ignorance de ce qui était arrivé à Mouslim. Ce n’est qu’aux environs de Koûfa qu’il fut mis au courant par des hommes qu’il rencontra, qui l’informèrent et le mirent sur ses gardes. Il ne rebroussa pas chemin et persista dans sa résolution d’arriver à Koûfa, pour des motifs qu’il connaissait mieux que ces hommes. Ibn Ziyâd mit en mouvement contre lui une armée commandée par ‘Omar, [47] fils de Sa’d, fils d’Abou Waqqâs. Lorsque les deux partis en vinrent aux mains, Hosain et ses compagnons luttèrent avec un acharnement tel que personne n’assista jamais à pareil spectacle. A la fin, sa troupe fut anéantie, et il resta avec ses serviteurs et sa famille. Le combat atteignit alors un degré inouï de violence. Hosain subit la plus horrible des morts. Il déploya des qualités extraordinaires de patience, d’abnégation, de bravoure, de piété, d’expérience consommée dans l’art de la guerre, d’éloquence. Jamais ses soldats, ni ses partisans (qu’Allah leur soit favorable !) n’ont été dépassés pour le concours matériel et moral qu’ils lui apportèrent, pour le mépris de la vie une fois qu’il ne serait plus là, pour la lutte désespérée qu’ils soutinrent avec ardeur pour le sauver. On dépouilla, on fit prisonniers les hommes de son armée et ses enfants (la paix soit sur eux !). On apporta ensuite les femmes et la tête de Hosain (que les bénédictions d’Allah soient sur lui !) à Yazid, fils de Mouâwiya, à Damas. Il se mit à briser les dents de devant de Hosain avec sa baguette. Puis il renvoya les femmes à Médine. Et le meurtre de Hosain eut lieu le 10 de Mouharram, en l’an 61 (=10 octobre 680).

Ancienne photo de la mimosée de Qubba, Médine, Arabie , Hijazz.
Ancienne photo de la mimosée de Qubba, Médine, Arabie , Hijazz.

BATAILLE D’AL-HARRA

Le deuxième épisode de son règne fut sa lutte avec les habitants de la ville du Prophète (Médine) ; c’est la rencontre d’al-Harra. Le point de départ de ces événements fut le refus des gens de Médine de reconnaître Yazid. Ils le déposèrent, assiégèrent et terrifièrent les Omeyyades qui s’y trouvaient. Ceux-ci envoyèrent un messager à Yazid pour l’informer de leur situation. Lorsqu’à l’arrivée du messager, Yazid connut la conduite des Médinois, il leur appliqua le vers suivant :

Ils ont altéré la longanimité qui était dans mon caractère, et j’ai alors remplacé ma douceur envers mon peuple par les mauvais procédés.

Ensuite Yazid convia, pour marcher sur Médine, ‘Amr, fils de Sa’id, [48] qui ne voulut pas jouer un rôle dans cette affaire, et fit dire à Yazid : « J’ai mis de l’ordre pour toi dans les affaires et les contrées, mais maintenant qu’il s’agit de répandre sur la terre le sang des Qoraichites, je ne voudrais pas d’un tel commandement. » Le choix de Yazid se porta alors sur ‘Obeïd Allah, fils de Ziyâd, qui s’excusa et dit : « Non, par Allah ! je ne commettrai point ces deux crimes dans l’intérêt de cet impie : tuer le petit-fils du Prophète et faire incursion tant dans la ville du Prophète que dans la Ka’abah. » Alors Yazid mit en campagne vers Médine Mouslim, [49] fils d’Oqba le Mourrite. C’était un schaïkh avancé en âge, malade, mais l’un des oppresseurs et des démons parmi les Arabes. On prétend que Mouâwiya avait dit à son fils Yazid : « Si les habitants de Médine se révoltent contre toi, oppose-leur Mouslim, fils d’Oqba. » Mouslim, bien que malade, se dirigea vers Médine et l’assiégea du côté d’al-Harra, un endroit situé en dehors de son enceinte. On plaça pour Mouslim, fils d’Oqba, un siège entre les deux armées ; il s’y assit, excitant ses compagnons au combat, jusqu’à ce qu’il se fût emparé de Médine et qu’il eût tué dans cette bataille un grand nombre des notables de cette ville.

Il paraît qu’Abou Sa’id al-Khoudrî, [50] un des compagnons du Prophète, [51] eut peur, prit son épée et sortit dans la direction d’une caverne voisine pour y entrer et s’y retrancher. Il y fut poursuivi par un Syrien. Abou Sa’id, pris de crainte, dégaina son épée contre lui pour l’effrayer. L’autre dégaina à son tour, puis s’avança vers Abou Sa’id, qui lui dit : « Si même tu étends ta main vers moi pour me tuer, moi je n’étendrai pas la mienne pour te tuer. — Qui es-tu donc ? reprit le Syrien. — Je suis Abou Sa’id. — Le compagnon du Prophète ? — Oui ! » Le Syrien partit et l’épargna.[52] Puis, Mouslim, fils d’Oqba, livra Médine au pillage pendant trois jours, tua, pilla et fit des prisonniers.

On a raconté qu’à la suite de cela, aucun habitant de Médine, en mariant sa fille, n’osait garantir qu’elle fût vierge : « Peut-être, disait-il, a-t-elle été déflorée durant la guerre d’al-Harra. » Et Mouslim, fils d’Oqba, fut surnommé le Prodigue (de sang humain) (Mousirf).[53]

Mangonneau et catapulte , du meme type utilisé contre la Mecque
Mangonneau et catapulte , du meme type utilisé contre la Mecque

EXPEDITION CONTRE LA KA’ABAH.

Puis, le troisième acte de Yazid fut son expédition contre la Ka’abah. Il ordonna à Mouslim, fils d’Oqba, de s’y rendre et d’y faire une expédition, lorsqu’il en aurait fini avec Médine. Mouslim s’y dirigea. Or, ‘Abd-Allah, fils de Zoubair, s’y trouvait : il avait revendiqué pour lui-même le khalifat et le peuple de La Mecque l’avait suivi. Mouslim mourut en route après avoir désigné comme son successeur à la tête de l’armée un homme[54] que d’avance Yazid lui avait désigné pour le commandement, s’il venait à mourir. Le nouveau chef conduisit l’armée jusqu’à La Mecque, qu’il assiégea. Ibn Zoubair sortit à sa rencontre, à la tête des Mecquois.

 

 

La lutte s’engagea et voici ce qu’en a dit un poète syrien :

C’est un mangonneau, semblable à l’étalon écumant, avec lequel il atteint les bois sacrés[55] de cette mosquée.[56]

Ils en étaient là, lorsque la mort de Yazid leur fut annoncée. Ils levèrent le siège.[57]

 

video la tombe du calife  Yazid ibn Muawiya à Damas

 

notes du traducteur :

[38] Coran, LXXIX, 34.

[39] Coran, XVIII, 103 et 104.

[40] Sur ce personnage, cf. Kitab al-aghâni, I. 13 ; II, 80-88 ; XVI, 68 ; Massoudi, Prairies d’or, II, 170, 176. Walid, qui était un compagnon du Prophète, mourut en l’année 64 de l’hégire. Cf. Yakout, Mou’djam, Register, 753; Wüstenfeld, Register, 462 ; Prince de Teano, Annali del Islâm, Index, p. 1544; Ibn al-Athir, Chronicon, Index, p. 648.

[41] Voy. Massoudi, Prairies d’or, V, 128, 12;t, 130, 148 (Lisez partout ‘Aqîl au lieu d’Okail) ; Kitab al-aghâni, XIII, 37; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 10-22; 24-30 et passim.

[42] C’est le fils du fameux Ziyâd ibn Abîhi, le soi-disant fils adultérin d’Abou Soufyân. Voy. de nombreux détails sur ce personnage dans Massoudi, Prairies d’or, V, 134 et suiv. ; aussi Index, p. 223 ; Kitab al-aghâni, XVII, 53, et Index, p. 464-465 ; Ibn al-Athir, Chronicon. IV, 17 et suiv. On trouve aussi une notice sur ce personnage dans le manuscrit 2066 de la Bibliothèque Nationale (Khalil ibn Aibak As-Safadî, Al-Wâfi bil-Wafayât), f. 302 v°.

[43] Coran, X, 95; XLI, 15.

[44] Hani’, fils d’Ourwa le Mourâdite. Cf. Kitab al-aghâni. XIII, 37: XIV, 98 ; Massoudi, op. cit., V, 136 ; Ibn al-Athir, Chronicon, VI, 19 et suiv.

[45] Ce célèbre poète, mort vers 728, est trop connu pour qu’il soit besoin de donner ici une notice. Voy. la bibliographie dans Brockelmann, Gesch. der. arab. Litt., I; Cl. Huart, Histoire de la Litt. ar., p. 49-50 ; de Hammer Purgstall, Litt. Gesch. der Arab., II. 260 : Kitab al-aghâni. VIII. etc., 186-196 et Index, p. 537-542; Ibn Qotaiba, Liber poesis, éd. de Goeje, 286-301 et Index, p. 581.

[46] Ces vers sont donnés par Massoudi, Prairies d’or, V, 141. Sa leçon est moins bonne. Cf. Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 30.

[47] Cf. le récit de Massoudi. Prairies d’or, V, 143-147. Voyez une anecdote sur ce général dans le Kitab al-aghâni. XVI, 8. Aussi Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 44 et suiv.

[48] Il s’agit d’Amr, fils de Sa’id, fils d’’al-‘As, célèbre compagnon du Prophète. Il était surnommé al-Achdaq (l’homme à la grande bouche). Voy., sur ce personnage, le Kitab al-aghâni. Index, p. 516 ; Caussin de Perceval, Essai, I, 389 ; Massoudi, Prairies d’or, Index, p. 115); Prince de Teano, Annali del Islâm, Index, p. 1265 ; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 94 et suiv.

[49] Sur ce personnage et sur cette expédition, cf. Kitab al-aghâni, I, 14, 20 ; Massoudi, Prairies d’or, V, 161-165, 282; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 94 et suiv.; R. Dozy, Histoire des Musulmans d’Espagne, I, p. 108.

[50] Lisez ainsi. Les voyelles données par l’éditeur se trouvent, il est vrai, dans le manuscrit, mais c’est une faute. Cf. Soyoûti, Loubb al-Loubâb, éd. Weijers, p. 89, s. v.

[51] Ce fameux compagnon du Prophète est un des plus anciens traditionnistes. Cependant on n’ajoute qu’une foi limitée aux traditions qu’il a rapportées. Il mourut en 64 ou 73 ou 75 de l’Hégire. Voy. sa biographie dans Nawawi, Isâba, 723-724; Ibn Douraid, Genealogische, 269, ligne 17 ; Ibn Qotaida, Ma’ârif, 136-137 ; Kitab al-aghâni, Index. p. 374 ; Yaqout. Mou’djam, Register, 452 ; Wüstenfeld, Register, 403: Caussin de Perceval, Essai, III, 105 ; Massoudi, Prairies d’or, IV, 295; Prince de Teano, Annali del Islâm, t. II. Index; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 99 et suiv.

[52] Tout le passage précédent est copié presque mot à mot d’Ibn al-Athir, Chronicon, V, 99 et suiv.

[53] Cf. Massoudi, Prairies d’or. V, 101 ; Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 94.

[54] Cet homme se nommait Hosain, fils de Zoubair. Cf. J.-B. Périer, Vie d’al-Hadjdjâd ibn Yousouf, p. 21.

[55] La chaire et aussi, dit-on, le sabre en bois que tient le khâtib lorsqu’il fait le prône du vendredi, ou encore le bâton de Mahomet.

[56] Ce vers est donné par Ibn al-Athir, Chronicon. IV, 103. Le sens est certain, d’après l’explication que donne le Tadj al-‘aroûs.

[57] Ce récit est emprunté presque textuellement à Ibn al-Athir, Chronicon, IV, 103. Cf. Snouck-Hurgronje, Mekka, I, p. 28.

 

Par Jalāl-ad-Dīn Abu Ja’far Muhammad dit ibn al-Tiqtaqa de son kitab « al-Fakhri » 

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