La lettre du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) à Musaylima al-Kadhab

Publié le

 

La lettre du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) à Musaylima al-Kadhab 
La lettre du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) à Musaylima al-Kadhab

 

En 632, Musaylima le menteur envoya au prophète  Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  une lettre ainsi conçue :

« Moi Musaylima, Rahmân du Yemâma, à Muhammad, fils d’’Abdallah, Messager d’Allah parmi les Quraychites. En ton nom, ô Dieu, secours constant ! Or à moi la moitié de la terre, à toi l’autre moitié. Mais vous, les Banu ‘Abdul-Muttalib7, vous n’aimez pas le partage équitable. »

— Tabari, op. cit., « Mohammed, sceau des prophètes », p. 321.

Après avoir lu cette lettre, Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  fit écrire cette réponse :

« Moi Muhammad , Messager d’ALLAH (Dieu) , à Musaylima, le menteur. Au nom du Dieu Clément et Miséricordieux. Or la terre est à Dieu, Il en donne la possession à qui il veut parmi ses serviteurs. La récompense finale sera à ceux qui le craignent. »

 Tabari, op. cit., « Mohammed, sceau des prophètes », p. 322.

La carte historique d'Al-Yamama décrite par Yaqout al-Rumi (xiiie siècle) et par Al-Hamdānī (xe siècle) telle qu'elle était au cours de la période pré-islamique ainsi qu'au début de l'ère islamique.
La carte historique d’Al-Yamama décrite par Yaqout al-Rumi (xiiie siècle) et par Al-Hamdānī (xe siècle) telle qu’elle était au cours de la période pré-islamique ainsi qu’au début de l’ère islamique.

Tabari, Livre des prophètes et des rois I 320-22.

Ensuite il arriva du Yemâma une députation des Banu-Hanîfa, composée de dix hommes, parmi lesquels se trouvait Mosaïlima, l’imposteur, qui était déjà auparavant venu à Médine, qui avait entendu le prophète et qui, ensuite, était retourné dans le Yemâma.

C’était un homme très éloquent et sachant s’exprimer en beau langage rimé.

Or, les Banu-‘Hanîfa, voyant que tous les Arabes envoyaient au prophète des députations et embrassaient l’islam, firent également partir une députation de dix hommes, et parmi eux Mosaïlima. Celui-ci savait que le prophète avait l’habitude de prononcer la maxime suivante:
– Quand plusieurs hommes voyagent, le meilleur d’entre eux est celui qui sert les autres.

Or, en entrant dans Médine, les dix messagers firent halte à Baqî’-al-Gharqad.
Mosaïlima dit à ses compagnons :
– Allez, moi je resterai ici pour garder vos bagages. Si Mohammed vous demande pourquoi vous n’êtes qu’au nombre de neuf, puisque vous êtes entrés dix à Médine, répondez-lui que l’un de vous est chargé du service et garde vos bagages.
Ces hommes vinrent se présenter au prophète, qui leur dit :
– Vous étiez dix lorsque vous êtes entrés dans la ville; qu’est devenu le dixième?

Ils répondirent :
Apôtre d’Allah, il est notre serviteur, il garde nos bagages.
Le prophète, selon son habitude, répliqua :
-C’est le meilleur d’entre vous.
Quand ils revinrent auprès de Mosaïlima et qu’ils lui répétèrent les paroles du prophète, Mosaïlima dit:
-Ce prophète vient de confirmer mon mérite.
Après’avoir enseigné à ces neuf députés la religion musulmane, le prophète leur donna par écrit les institutions et les obligations de l’islam, et leur recommanda d’appeler à la religion les Banu-‘Hanîfa et les habitants du Yemâma.

Quelques-uns disent que Mosaïlima vit le prophète, mais cela n’est pas exact.

Quand ils furent de retour avec Mosaïlima dans leur pays, et qu’ils exposèrent les lois de l’islam aux Banu-‘Hanîfa, ceux-ci les trouvèrent trop rigoureuses. Alors Mosaïlima dit:
-Je suis prophète, comme Mohammed; la moitié de la terre est à moi, l’autre moitié à lui. Vous avez vu Mohammed, dit-il à ses neuf compagnons en invoquant leur témoignage, et vous savez qu’il a confirmé ma supériorité, en me déclarant , le meilleur d’entre vous. Puis il ajouta:
-Vous ne trouverez pas de meilleur prophète que moi; pourquoi suivre un prophète étranger? Ma doctrine est plus facile que celle de Mohammed.
Mosaïlima donna à ses compatriotes des institutions religieuses, les dispensa de la prière, et déclara licites la fornication et le vin. Ces lois leur plurent: ils le reconnurent comme prophète et acceptèrent sa religion. Il débitait des discours rimés, non rythmés, qu’il prétendait avoir reçus du ciel. Du vivant du prophète, il disait:
-J’ai la mission prophétique pour une moitié de la terre, et Muhammad  également pour une moitié. Muhammad a reçu ses révélations de Gabriel, et moi de Michel[07] .

Lorsque ses adhérents furent devenus, nombreux, il prit le nom de Ra’hmân du Yemâma. Devenu puissant, il adressa au prophète une lettre ainsi conçue:
«Moi Mosaïlima, Rahmân[08] du Yemâma, à Mohammed, fils d »Abdallah, apôtre d’Allah parmi les Quraysh. (Il omettait le nom de son père, qui était Habîb.) En ton nom, ô Allah, secours constant! Or à moi la moitié de la terre, à toi l’autre moitié. Mais vous, les Banu-Abdu’l-Mottahb, vous n’aimez pas le partage équitable. »
Il fit porter cette lettre par quelques hommes des Banu-Hanîfa. Le prophète, après avoir lu cette lettre, demanda aux messagers quelle était leur propre opinion. Ils répondirent :
– Nous pensons de même que tu dois exercer la fonction prophétique dans une moitié de la terre, et lui dans l’autre moitié.

Le prophète répliqua :
– On ne doit pas tuer des députés; sans cela je vous ferais mettre à mort.

Ensuite il fit écrire une réponse en ces termes:

«Moi Mohammed, apôtre d’Allah, à Mosaïlima, l’imposteur. Au nom du Allah clément et miséricordieux. Or la terre est à Allah, il en donne la possession à celui de ses serviteurs qu’il veut. La récompense finale sera à ceux qui le craignent. »

Le prophète renvoya les deux messagers avec cette lettre.

Il y avait dans le Yemâma un chef des Banu-‘Hanîfa, nommé Maddjâ’a, fils d’Asad, homme distingué par son éloquence, auquel on présenta les deux lettres.

Il dit :
– La dernière de ces deux lettres ressemble aux paroles des prophètes.
Lorsque le prophète mourut, Mosailima dit:
– Gabriel est venu me trouver et m’a confié la mission prophétique sur toute la terre.
Il demeura dans cette prétention jusqu’à ce que Abu-Bakr envoyât contre lui une armée sous les ordres de Khâlid, fils de Walîd, qui le tua.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s