Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) adressa la lettre suivante à Jayfar, roi d’Oman et à son frère ‘Abd, les fils d’Al-Julandâ 7h (629 JC) :

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Lettre du Prophète paix et bénédiction d'ALLAH sur lui Jayfar, roi d'Oman et à son frère 'Abd, les fils d'Al-Julandâ  7h (629 JC) les
La Lettre du Prophète paix et bénédiction d’ALLAH sur lui à Jayfar, roi d’Oman et à son frère ‘Abd, les fils d’Al-Julandâ 7h (629 JC) 

Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) adressa la lettre suivante à Jayfar, roi d’Oman et à son frère ‘Abd, les fils d’Al-Julandâ  7h (629 JC) : 

 

 » Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad Ibn ‘Abdillah à Jayfar et ‘Abd, les deux fils d’Al-Julandâ. Que la paix soit sur ceux qui suivent le droit chemin ! Je vous appelle à l’Islam, soumettez vous donc à l’Islam et vous serez sauvé ! Je suis certes le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) envoyé à toute l’humanité afin d’avertir les vivants et afin que se réalise la parole contre les infidèles ! Si vous embrassez l’Islam, je vous soutiendrai, sinon, vous perdrez votre pouvoir, mes cavaliers envahiront vos terres et ma prophétie triomphera sur votre royaume ! « .

 

‘Amrû Ibn Al-‘As, chargé de transmettre ce message, rapporta :

 

 » Je marchai vers Oman et lorsque je l’eus atteint, je me présentai à ‘Abd qui était celui qui avait le meilleur comportement et je lui dis :  » Je suis l’émissaire que le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) a envoyé vers toi et vers ton frère ! « .

 

‘Abd répondit :  » De par son âge et son pouvoir, mon frère a plus de droits que moi, je vous renvoie donc à lui, mais dites moi quelle est votre mission ? « .

 

–  » J’appelle à Allah Seul et sans associé, à quitter tout ce qui est adoré en dehors de Lui et à reconnaître que Muhammad est Son Serviteur et Messager ! « .

–  » Ô ‘Amrû ! Tu es le fils du maître de ton peuple, comment ton père a donc réagi face à cela ? Il est certes un exemple pour nous !  » répondit ‘Abd.

–  » Il est mort sans avoir cru en Muhammad, j’aurais aimé qu’il se soumette à l’Islam avant de mourir. Je réagissais comme lui jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam « .

–  » Depuis quand professes tu cette religion ? « .

–  » C’est très récent « .

 

Puis, il me demanda où j’avais embrassé l’Islam, et je lui répondis que je m’étais converti chez le négus qui lui-même avait embrassé l’Islam.

Il me demanda comment son peuple avait réagi et je lui annonçai que son peuple avait reconnu son pouvoir et lui avait obéi. Il me dit alors :

–  » Ô ‘Amrû ! Prends garde à ne pas mentir, le mensonge est toujours dévoilé ! « .

–  » Je ne mens pas, ma religion interdit d’ailleurs le mensonge : « .

–  » Héraclius a-t-il été informé de la conversion

du négus ? « .

–  » Bien sûr ! « .

–  » Comment cela ? « .

 

 » Le négus était sous l’autorité d’Héraclius et lui payait un tribut, mais lorsqu’il embrassa l’Islam et crut en Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui), il refusa désormais de lui donner ne serait-ce qu’un dirham.

Héraclius fut mis au courant de ces propos et Al-Yannâq, son frère, lui dit :

 » Laisseras-tu ton serviteur n’en faire qu’à sa tête et choisir la religion d’un autre, qui plus est une religion aussi récente ? « .

Héraclius lui répondit :  » Que veux tu que je fasse à un homme qui a choisi sa religion ? Par Allah, si je ne craignais pas de perdre mon pouvoir, j’aurais suivi son exemple ! « .

‘Abd me dit :  » Prends garde à ce que tu dis ! « .

–  » Par Allah, je ne dis que la vérité ! « .

–  » Qu’ordonne cet homme et qu’interdit il ? « .

–  » Il ordonne l’obéissance à Allah, la bienfaisance et le maintien des liens de parenté, il interdit l’injustice, l’agression, l’adultère, la consommation d’alcool, le culte des pierres, des idoles et de la croix ! « .

 

Il répondit :  » Comme ce à quoi il appelle est beau ! Si mon frère me suivait, nous irions voir le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) pour lui prêter foi, mais mon frère a bien trop peur de perdre son pouvoir ! « .

 

Je lui dis alors :  » Mais s’il venait à embrasser l’Islam, le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) lui laisserait le pouvoir sur son peuple. Il prélèverait l’aumône légale des biens des riches pour en faire profiter les pauvres « .

–  » Voilà quelque chose d’équitable, mais qu’est ce que l’aumône ? « .

 

Je me mis à lui expliquer en quoi consistait l’aumône et énumérai les biens sur lesquels elle était prélevée jusqu’à arriver au chameau. Il me dit alors :

 » Ô ‘Amrû ! Cette aumône sera t-elle prélevée sur nos bétails errant dans les pâturages ? « .

–  » Oui « , acquiesçai-je.

–  » Je ne crois pas que mon peuple acceptera une telle chose ! « .

 

Je restai ensuite auprès de chez lui pendant quelques jours, lors desquels il était allé informer son frère de mes propos.

Un jour, il me fit appeler à la cour de Jayfar, je lui remis la lettre qu’il lut et il me demanda :

–  » Et qu’on fait les Qurayshites ? « .

–  » Certains ont embrassé l’Islam par foi et d’autres parce qu’ils ont été vaincus par la force des armes « .

 

Puis, je poursuivis :

 » Les gens ont chois l’Islam et se sont rendus compte de l’égarement dans lequel ils se trouvaient auparavant, il n’y a que toi qui refuses de te soumettre à l’Islam et si tu persistes, nos soldats envahiront ton pays ! Si tu te soumets, le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) te laissera sain et sauf et te fera conserver ton pouvoir « .

 

Il me demanda alors de revenir le lendemain mais, le lendemain, il refusa de me recevoir. Ce fut son frère ‘Abd qui parvint à m’introduire auprès de lui, et il me dit :

–  » J’ai réfléchi à tes paroles ! Je serai assurément le plus faible des Arabes si je cédais à un homme dont les cavaliers n’ont jamais foulé mon royaume ! Et s’ils venaient à parvenir jusqu’à mon royaume, ils trouveraient une opposition beaucoup plus dure que celle à laquelle ils ont déjà fait face ! « .

 

Je leur annonçai alors que je partirai le lendemain, et Abd parvint à convaincre son frère de se soumettre. Le lendemain, ils m’appelèrent et embrassèrent tous deux l’Islam, me laissant administrer leurs affaires et prélever l’aumône. Ils me soutinrent également contre les rebelles.

 

Le contexte de cette lettre montre qu’elle fut envoyée bien après les autres, peut être après la conquête de La Mecque en l’an Huit.

 

Par le biais de ces missives, Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) parvint à transmettre son message à la plupart des souverains de la Terre, parmi eux certains se soumirent et d’autres non, mais tous auront été informés.

Lettre du Prophète paix et bénédiction d'ALLAH sur lui Jayfar, roi d'Oman et à son frère 'Abd, les fils d'Al-Julandâ  7h (629 JC) les
Lettre du Prophète paix et bénédiction d’ALLAH sur lui Jayfar, roi d’Oman et à son frère ‘Abd, les fils d’Al-Julandâ 7h (629 JC) 

 

Sceau du Prophète Muhammad (paix et bénédiction d'ALLAH sur lui)
Sceau du Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)
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