Tour d’Horizon des débuts de l’islam en Afrique de l’est

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Nagash  (Ethiopie) :

 La mosquée Nagash en Ethiopie fondé par Negash (Negus) compagnon du prophète  Muhammad (paix et bénédiction d'ALLAH sur lui)
La mosquée Nagash en Ethiopie fondé par Negash (Negus)  et des compagnons du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)

La première communauté islamique du monde a été établi non pas sur la péninsule arabique le lieu de la naissance du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui), mais en Afrique de l’est, à un endroit appelé Negash dans le royaume d’Axoum, la terre que nous connaissons aujourd’hui comme étant le nord de l’Ethiopie.

La première vague de réfugiés est arrivé ver l’an  613/614 JC. Ils avaient voyagé vers le sud via le Yémen, puis à travers la mer Rouge pour enfin arrivée à Axum.

Deux ans après, une deuxième vague plus grande encore de migrants les ont suivis.

En tout, les réfugiés étais à peu près un peu plus d’une centaine de personnes.

Et la petite communauté a grandi là sur le sol africain et a constitué la première communauté islamique au monde en dehors de l’Arabie, vivant libre leurs Islam.

Armah (vers 614) est un Roi Aksoum. monais ethchipie
Il est le Négus à qui le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  écrivit et dont fait mention la tradition islamique. L’Imam Abou Dawoud rapporta qu’il se convertit à l’Islam en écrivant ceci au Prophète (paix et bénédiction du lui)  : « J’atteste qu’il est le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue, et qu’il est celui qu’a annoncé Jésus fils de Marie. »

.La mosquée de Negash dans le Tigré est dit être la première construite en Ethiopie par les sahaba  du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  qui sont venus avec la Première Hégire. La photo montre un bâtiment moderne sur ce lieu.

Panneau indiquant le hau-lieu historique du village de Nagash
Panneau indiquant le haut-lieu historique du village de Negash, village dans la région de Tigray en l’Ethiopie

Negash est connu comme le premier musulman régnant en Afrique; (630 jc) le cimetière a été fouillé à l’intérieur des limites du village. [Le  kitab « Foutouh al-Habasha » de Ahmad ibn Ibrihim al-Ghazi qui a visité le tombeau de Ashama ibn Abjar dans Negash lors de son invasion de la province du Tigré (environ 1537), le signalait et nous faisait un  récit  assez détaillé de son histoire.   

Le bâtiment daterais du 7eme siècles il contiens la tombe de Negus
Le bâtiment daterais du 7eme siècle il contiens la tombe de Negus 

Le négus s’appelait Ashama ibn Al Abjar, roi des chrétiens. Il reçut la lettre des mains de Amr ibn Omayya Al-Damori à la fin de l’an 6 ou au début de l’an 7 de l’hégire.
Dans ses lettres, le prophète  citait toujours ce verset du Coran :

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْاْ إِلَى كَلَمَةٍ سَوَاء بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَلاَّ نَعْبُدَ إِلاَّ اللّهَ وَلاَ نُشْرِكَ بِهِ شَيْئاً وَلاَ يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضاً أَرْبَاباً مِّن دُونِ اللّهِ فَإِن تَوَلَّوْاْ فَقُولُواْ اشْهَدُواْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ
3.64. – Dis : “ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allah”. Puis, s’ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”.

Lettre a Najashi (Negus)  du prophète Muhammad paix et bénédiction d'ALLAH sur lui
Lettre à Najashi (Negus) du prophète Muhammad paix et bénédiction d’ALLAH sur lui

La conséquence de cette missive fut la conversion à l’islam du Négus.

Les routes sur lesquelles le christianisme et l'islam ont atteint l'Ethiopie au cours de la période d'Axoum.
Les routes sur lesquelles le christianisme et l’islam ont atteint l’Ethiopie au cours de la période d’Axoum.

Negash est un site , situé non loin de Wukro dans un massif, au nord de l’Ethiopie. Avec sa taille gigantesque plus de 100 kilomètres carrés, elle abrite l’une des premières mosquée jamais érigé de l’histoire. 

L’Éthiopie
L’Éthiopie 

L’Empereur Negus d’Axoum, que , Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui) et les sahaba avais l’habitude d’appeler empereur Al cheham / Al Tseham, MelkMelek / ou tout simplement Negassi, avais reçus les proches de Muhammad (paix et bénéiction d’ALLAH sur lui) ici, à Negash; où, il leur a permis de s’installer, et après certains sont morts de la maladie ou d ‘age, et ils furent enterrés, la mosquée et les tombes sont encors intacte . 

Vidéo de la mosquée de Nagash : 

 

 

 

 

 

L’île de Dahlak  al-kabir au large de l’Érythrée, parmis  les 124 îles que compose l’archipel Dahlak : 

es restes d'une mosquée à l'ancienne nécropole - Dahlak Kebir Erythrée.
Les restes d’une mosquée à l’ancienne nécropole – Dahlak Kebir Erythrée.

Selon Edward Ullendorff, les habitants de l’île de Dahlak furent parmi les premiers en Afrique de l’Est à se convertir à l’Islam, et un certain nombre de pierres tombales en écriture arabe coufique témoignent de cette diffusion précoce. Sur les 124 îles composant l’archipel, seules quatre sont habitées en permanence.

la mosquée de Dahllak al-Kabir qui daterai de  l'an 912 JC
la mosquée de Dahllak al-Kabir qui daterai de l’an 912 JC

Au 7ème siècle, un État musulman indépendant a émergé dans l’archipel, mais il a ensuite été conquise par le Yémen, puis par par l’Empereur d’Ethiopie . La puissance navale d’Aksoum a pourtant commencé à décroître au cours de cette période, même si, en 702, des pirates aksoumites ont réussi à envahir Hedjaz et occuper Jeddah. 

Le trajet, de la Mecque à Aksum via les îles Dahlak et Massawa
Le trajet, de la Mecque à Aksum via les îles Dahlak et Massawa

En représailles, le calife Omeyyade  Abd al-Malik ibn Marwan  (785-705) a pris l’archipel des Dahlak, qui est devenu omeyyade, et elle restera sous domination musulmane jusqu’au 9eme  siècle lorsqu’elle redevint un territoire sous contrôle du négus d’Éthiopie.

source : " Archéologie et histoire de l'Islam dans la Corne de l'Afrique: état des recherches "
source carte :  » Archéologie et histoire de l’Islam dans la Corne de l’Afrique: état des recherches  » 

Dahlak en Érythrée et les Omeyyades :

Le poète médinois al-Ahwas séjourna 5 ans dans l’ile de Dahlak, lors du règne du calife Omeyyade Sulayman ibn Abd al-Malik (715-717), jusqu’a ce que la tache califale incombe à  Yazid II, un autre médinois le suivi juste après ce fut le jurisconsulte (qadi) Arrak ibn Malik, comme la souligné , Joseph Cuoq  : » Ce qui fit dire à des gens à l’humour facile que les habitants de Dahlak après avoir appris la poésie avec al-Ahwas ce mirent à l’étude du droit avec Arrak .

D’après l’historien arabe  ibn al-Athir  le calife Omeyyade Omar ibn Abd al-Aziz (717-720) voulut envoyé (mettre au placard) un de ces émir du nom de  Yazid ibn al Muhallib à Dahklak mais doit finalement ce contenté de l’emprisonner à  Alep (bilad al-sham).

Dahlak fut une prison sous les Omeyyades et abbassides , Érythrée
Dahlak fut une prison sous les Omeyyades et abbassides , Érythrée

Lorsque Abu Jafar al-Mansur le deuxième calife des Abbassides fondateur de la ville de Baghdad, fit mutiler et exécuter Abd al-Jafar , l’émir du Khorassan, il fit exilé ver Dahlak ces fils ( vers 759), jusqu’à l’invasion indienne (l’invasion indienne ne doit pas nous surprendre comme les chinois, ils naviguais jusqu’à là), quelque années après, il semblerais que l’île essaya de prendre son indépendance.

L’historien arabe égyptien al-Maqrizi nous indique que le  calife Abbasside Harun al-Rashid (786-808) envoya une lettre au célèbre théologien de Médine, Malik ibn Anas (ra), pour lui demandé son avis si il étais Halal (légalité) de faire la guerre (al-Jihad) au habitants de l’archipel de Dahlak.

Le célèbre Imam répondit :  » Si les habitants ce sont révoltées contre la tyranie de l’émir, il n’est pas permis de les combattre; mais, s’ils ont rompus le lien d’allégeance (ba3ya), là il est licite de leurs faire la guerre »  

 

Massawa en Érythrée  :

) La moquée al-Sahaba en Érythrée (720-730) fut construite par des compagnons (puisse ALLAH leurs faire miséricorde) entre l’Immigration  et le califat d'Uthman ibn Affan (radi ALLAH anhu)
La mosquée al-Sahaba à Messawa en Érythrée (620-630) fut construite par des compagnons (puisse ALLAH leurs faire miséricorde), elle indiquerais comme qibla al-Quds (Jérusalem)Massawa 

La Mosquée  al-Sahaba fut construite par ses premiers colons musulmans  de Massawa venu d’Arabie et elle est une des premières mosquées en Afrique. La mosquée a une importance historique en plus d’être la preuve de l’introduction de l’islam en Érythrée au cours de cette période.

Il y a environ 1450 années le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  a envoyé ses compagnons à travers la mer Rouge pour échapper au exactions, beaucoup d’entre eux ont commencé à s’installer sur le long de la côte la mer Rouge érythréenne, aujourd’hui appelé  sous le nom de « Massawa ». Ces colons ont construit une mosquée dans la zone appelé  « Reesi Medri »  ils ont commencé à ce mélanger  avec les gens de la région. Le nom au moins ver le 9eme siècle de Massawa dans les écris arabes étais : « Badi ».

La mosquée  fut reconstruite  en 1580 et elle contiens le tombeau du compagnon Shaykh Hamal Omar al-Sharif (radiALLAH anhu) source ; Eritrea: "The Bradt Travel Guide Par Edward Denison,Edward Paice"
La mosquée  Shaykh Hamal de Massawa fut construite  en 1580 et elle contiens le tombeau du compagnon Shaykh Hamal Omar al-Sharif (radiALLAH anhu) source ; Eritrea: « The Bradt Travel Guide Par Edward Denison,Edward Paice »

Le tombeau du Cheikh Hamal, l’homonyme de la mosquée, et de sa femme est également situé dans l’enceinte de la mosquée. Personne n’a encore été en mesure de déchiffrer le sens exacte de l’inscription, ce trouvant  sur la tombe de Cheikh Hamal, qui aurait été gravée soit par des Iraniens ou des Turcs.

Cependant, il y a une inscription en arabe d’importance de première ordre  qui dit explicitement :  « Omar ash-Charif est mort sur la 10ème année de l’Hégire à Massawa », il ya 1425 ans ! 

Selon les sources orales, le vrai nom du shaykh Hamal était Omar Ash-Sharif et qu’il est arrivé à Massawa de la Mecque, en Arabie. Il a ensuite résidé dans la région jusqu’au  moment de sa mort et il était connu des habitants de la région  pour ses enseignements et ces bonnes actions. Une mosquée a été construite après sa mort à l’endroit même où se trouvait sa maison. . 

La Hijra et autres migrations musulmanes antérieures.
La Hijra et  les autres migrations musulmanes antérieures. 

Après la chute d’Axoum dans le courant du 8ème siècle, la zone autour de Massawa et la ville elle-même est devenu une province du  califat omeyyade de l’an 702 à 750 sois à partir du calife Abd al-Malik ibn Marwan.

 

Massawa au 19ème siècle.
Massawa au 19ème siècle.

Massawa, étant une ville portuaire stratégique qui à  traversé beaucoup d’épreuves et  connu deux gros tremblements de terre, l’un en 1897 à l’époque Ottomane, dont  il n’existe aucune trace des dommages subis, et un autre en 1923, où la majorité des bâtiments de la ville ont été détruits.

L’un des rares bâtiments qui a  résisté au deuxième tremblement de terre est la mosquée de « Cheikh Hamal ».  

 

Mogadishu (Somalie)

La mosquée est l'un des plus anciens lieux de culte islamiques dans la capitale. Il a été construit vers 667 (1268/9 CE), en même temps que la Mosquée Fakr ad-Din . De Arba'a Rukun le mihrab contient une inscription datée de la même année, qui commémore la fin fondateur de la mosquée, Khusra ibn Mubarak al-Shirazi (Khosrow ibn Muhammed)
La mosquée Arba’a Rukun de Mogadishu  est l’un des plus anciens lieux de culte islamiques dans la capitale somalienne, construite  vers 667 de l’hégire (1268/9 JC), en même temps que la Mosquée Fakr ad-Din, le mihrab contient une inscription datée, qui commémore le fondateur de la mosquée, Khusra ibn Mubarak al-Shirazi (Khosrow ibn Muhammed de Shiraz) 

Mogadishu  sous les Omeyyades : 

Dans la région de Mogadishu un comptoir fut fondé par le calife Omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan (685-705) pour y levé l’impôt comme ce fut écris dans le livre des Zanj.

Les Sources arabes (écrites)  relatives à la Somalie, indique qu’une partie du pays fut envahis par les Omeyyades, durant le califat d’Abd al-Malik (685-705).

Vue aérienne de Mugadicio en Somalie
Vue aérienne de Mugadicio en Somalie

Le calife Omeyyade Abd al-Malik a envoyé une armée islamique mené par le général syrien Musa ibn Omar al-Khath’ami , il construisis Mogadishu (qui devais être qu’un camp) pour y percevoir l’impôt et il pris la région de la cité-état de Kilwa  (lieu important de la région de l’Afrique de l’est), la mission du général Omeyyade Musa ibn Omar al-Khath’ami étais identique a celle des autres conquérant de l’empire Omeyyade de Damas, enfin le « Kitab az-Zunuj ( le livre des Zanj) confirme aussi la prise de ces parties de la Somalie par les forces Omeyyades.

 

L'Afrique de l'est ver 1500 Mogadisho est au nord  et kilwa plus bas
L’Afrique de l’est ver 1500 Mogadishu est au nord et kilwa plus bas

Mugadisho sous les Abbassides  

Après la révolution Abbasside,  Yahia ibn Umar al-Anzi, le messager à la bannière noire du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur ,fut déclaré  prince de Mogadisho et le peuple :  « étaient sous l’allégeance du califat Abbasside et payés les impôts régulièrement » .

Carte ùédéival de Mugadishu Somalie.
Carte médiéval de Mugadishu Somalie.

 

Et arrive, l’an 189 de l’hégire durant le califat de Harun al-Rashid, la ville de Mogadishu est entrée en rebellion contre l’autorité califale  de Baghdad, et  en réponse du calife Haroun al-Rashid face à l’anarchie dans la province, il sévit contre la région pour réinstauré l’état Abbasside et sa souveraineté sur le sultanat de Mogadisho qui est en constante agitation,  donc il est clair alors que les musulmans n’ont pas conquis l’ensemble de péninsule somalienne, ils ont maintenus leurs autorité et revendiqué les plus importantes parties  du sud de la Somalie, ce que les Arabes appelé le « Bilad al Zinj », (Le Pays des noirs), qui s’étend de Mugadishu à Kilwa en Afrique de l’est .

Le Masjid Fakhr al-Din, est la plus ancienne mosquée de Mogadiscio , en Somalie elle date du 13eme siècle
Le Masjid Fakhr al-Din, est la plus ancienne mosquée de Mogadishu , en Somalie elle date du 13eme siècle

Cette région a fourni au Arabes des ressources économique suffisante pour qu’ils puissent s’établir dans la région malgré qu’elle était politiquement instable, car elle était devenue une sorte de  petit refuge pour les dissidents ou les déchus des familles califales comme le fut  dans une plus grande envergure l’Andalousie et l’Ifriqiya , aussi beaucoup de migrant sont venu d’Oman, Hadramawt et meme du Khorasan.  la domination Abbasside a fini en 805 quant Mugadishu a vue ce succédé un sultanat indépendant.

 

 

Zayla ou Zeilah (Somalie

Les 2 qiblas La mosquée al-Masjid al-Qiblatayn ( "Mosquée des deux Qiblas») (620-630) à Zeilah , situé dans le nord-ouest de Awdal, en Somalie.
Les 2 Qibla de la mosquée al-Masjid al-Qiblatayn ( « Mosquée des deux Qiblas») (620-630) à Zeilah , situé dans le nord-ouest de Awdal, en Somalie.

Masjid al-Qiblatayn  ( المسجد القبلتين; « Mosquée des deux Qiblas»), la construction de la mosquée remonte au 7ème siècle, peu de temps après la Hijra . Il s’agit de la plus ancienne mosquée de la ville de Zayla (ou Zeilah) et de Somalie et bien entendu l’une du monde. Bien que maintenant en ruine, l’édifice dispose encore de ces  deux mihrab : une orientée vers le nord en direction de la Mecque , et l’autre orienté au nord-ouest vers al-Quds (Jérusalem) , elle fut construite en 2 fois.   

 

 Kilwa (Tanzanie )

Kilwa en 1572
Kilwa en 1572

Au 9eme siècle l’île de Kilwa Kisiwani est vendue au marchand arabe  Ali bin Al-Hasan qui en fait un port de commerce idéalement placé, au nord du Mozambique.

Les premières pièces de monnaie sont datées des alentours des 1200 et ont été émises par le sultan Ali al-Hasan.

La Grande Mosquée de Kilwa est une congrégation mosquée sur l'île de Kilwa Kisiwani , en Tanzanie . Il a probablement été fondée au Xe siècle, mais les deux grandes étapes de la date de construction à la onzième ou douzième et treizième siècle, respectivement. Il est l'un des premiers mosquées survivants sur la côte est de l'Afrique.
La Grande Mosquée de Kilwa est une mosquée sur l’île de Kilwa Kisiwani , en Tanzanie . Elle a probablement été fondée au 10eme siècle, mais les deux grandes étapes de reconstruction date du 11 au 13eme siècle , respectivement. Elle est l’une des première mosquées ayant survécus sur la côte est de l’Afrique. 

Au 13eme  siècle le sultanat de Kilwa contrôle le commerce de l’or détenu auparavant par Mogadiscio.

Son sultan est décrit en 1331 par Ibn Battûta comme le plus gracieux et aimable des souverains. Ce souverain effectuait cependant régulièrement des raids et des pillages sur le continent. La ville échangeait les marchandises de la Zambie contre des bijoux indiens et de la porcelaine chinoise. À partir de 1425 des disputes dynastiques déchirent le sultanat.

Kilwa
Ruines de Kilwa

Cependant, au 16eme   siècle, le sultanat est devenu le plus puissant de la côte de Zanzibar ; sa cité en est aussi la plus renommée et la plus luxuriante.

La mer de Zanj est l'ancien nom donné à la mer bordant la portion de la côte est-africaine que les géographes arabes du Moyen Âge appelaient Zanj. Ils y incluaient l'île de Madagascar ainsi que l'archipel des Mascareignes, c'est-à-dire la Réunion, Maurice et Rodrigues.
La mer de Zanj est l’ancien nom donné à la mer bordant la portion de la côte est-africaine que les géographes arabes du Moyen Âge appelaient Zanj. Ils y incluaient l’île de Madagascar ainsi que l’archipel des Mascareignes, c’est-à-dire la Réunion, Maurice et Rodrigues.

Les géographes arabes divisaient la côte est africaine en quatre régions, par ordre d’éloignement :

  • Le pays des Barbaris (ou des berbères) ou Bilâd al-Barbar, qui représente la côte somalienne
  • Le pays des Zanj ou Bilâd al-Zandj,
  • Le pays de Sofala, Bilâd al-Sufâla, zone comprise entre les embouchures du Zambèze et du Limpopo, appelée aussi l’or de Sofala ou Sufâla al-dhahab
  • Le mystérieux pays des Wâk-wâk, qui est peut-être la grande île de Madagascar.

Le terme Zanj a également été utilisé par les sultans de Zanzibar pour désigner spécifiquement la bande de terrain de quelques kilomètres qu’il pouvaient contrôler à l’intérieur du continent.

Les principaux archipels, îles et villes de l’aire culturelle swahilie sont :

  • l’archipel de Zanzibar (Unguja, Pemba, Mafia)
  • L’archipel de Lamu (île de Lamu, l’île de Manda, l’île de Pate, l’île de Kiwayu, l’île de Manda Toto)
  • L’archipel des Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan, Mayotte)
  • La zone de Kilwa (Kilwa Kisiwani, Kilwa Kivinje, Songo Mnara)
  • La ville État de Mombasa
  • La ville État de Malindi et de Gede

Description de l’île de Kanbalu dans la mer de Zanzibar  (Zendjibar) à Zanzibar ou les Comores à l’ouest de Madagascar par l’historien arabe al-Massudi  (912) :

« Le Nil poursuit sa marche à travers cette partie du Soudan qui avoisine le pays des Zendj et donne naissance à un bras qui va se jeter dans la mer de Zendj. Cette mer baigne l’île de Kanbalou (Madagascar ou les Comorres ?), île bien cultivée, et habitée par des musulmans qui parlent la langue des Zendj. Ils s’emparèrent de cette île en faisant captive toute la population zendjite, à l’époque de la conquête de l’île de Crète, dans la Méditerranée, par les musulmans, au commencement de la dynastie abbasside et vers la fin du règne des Omeyyades. »

Carte du monde du géographe arabe abbasside al-Mas'udi
Carte du monde du géographe arabe abbasside al-Mas’udi

Autre extrait d’Al-Massudi (912) sur le pays des Zandj : 

« Le pays des Zendj est vaste. Les plantes qui y croissent, telles que le dorra, qui est la base de leur nourriture, la canne à sucre et les autres plantes, y sont d’une couleur noire. Les Zendj ont plusieurs rois en guerre les uns avec les autres; les rois ont à leur Service des hommes connus sous le titre de almokhazzamonn (ceux qui ont la narine percée), parce qu’on leur a percé le nez. Un anneau a été passé dans leur narine, et à l’anneau sont attachées des chaînes. En temps de guerre, ces hommes marchent à la tête des combattants; il y a pour chacun d’eux quelqu’un qui prend le bout de la chaîne et qui la tire, en empêchant l’homme d’aller en avant. Des négociateurs s’entremettent auprès des deux partis ; si l’on s’accorde pour un arrangement, on se retire; sinon, la chaîne est roulée autour du cou du guerrier ; le guerrier est laissé à lui-même ; personne ne quitte sa place , tous se font tuer à leur poste. Les Arabes exercent un grand ascendant sur ce peuple; quand un homme de cette nation aperçoit un Arabe, il se prosterne devant lui et dit : « Voilà un homme du pays qui produit la datte ; » tant cette nation aime la datte, et tant les cœurs sont frappés.

Des khotba sont prononcés devant ce peuple; on ne trouverait chez aucune nation des prédicateurs aussi constants que le sont ceux de ce peuple dans sa langue. Dans ce pays, il y a des hommes, adonnés à la vie dévote, qui se couvrent de peaux de panthères ou de peaux de singes; ils ont un bâton à la main, et s’avancent vers les habitations; les habitants se réunissent aussitôt; le dévot reste quelquefois tout un jour jusqu’au soir, sur ses jambes, occupé à les prêcher et à les rappeler au souvenir de Dieu, qu’il soit exalté! Il leur expose le sort qui a été éprouvé par ceux de leur nation qui sont morts. On exporte de ce pays les panthères zendjyennes, dont la peau, mêlée de rouge et de blanc, est très grande et très large (…). » 

 

 

Bibliographie et sources :

  • Erythrée – Ministère de l’Information Asmara – Erythrée
  • Richard Pankhurst, The Ethiopian borderlands (Lawrenceville: Red Sea Press, 1997
  •  THE ISLAMIC WORLD publié par Andrew Rippin,Associate Professor of Religious Studies Andrew Rippin
  • Historic Cities of the Islamic World publié par Clifford Edmund Bosworth
  • Zanzibar: Its History and Its People Par W.H. Ingrams 
  • IBN BATOUTAH (رحلات ابن بطوطة) « Voyages« .
  • « Archéologie et histoire de l’Islam dans la Corne de l’Afrique état des recherches » par Bertrand Hirsch et François-Xavier Fauvelle-Aymar 2010
  • Entre Aksum et Lalibela : les églises du sud-est du Tigray (IXe-XIIe s.) en Éthiopie  par  Lepage, Claude
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