Gouvernement omeyyade d’ifriqiya du compagnon Zuhayr ibn al-Qais al-Balawi par ibn Khaldoun , al-Nuwayri et ibn Athir :

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La mosquée al-Sahaba a Dernah à Benghazi  en Libye
La mosquée al-Sahaba a Dernah à Benghazi en Libye, le cimetière et tombeau du compagnon et général omeyyade Zuhayr ibn al-Qais al-Balawi radi Allah anhu qui mena les armée de l’Islam en   Libye et en Ifriqiya en  63-69 de l’Hégire (683-89 JC). derrière la mosquée, le cimetière comprend 70 compagnons (puisse Allah leurs faire miséricorde) qui étais venu avec Zuhayr ibn al-Qais al-Balawi radi Allah anhu  combattre les berbères et les romains  il y parmi les martyrs Abdallah ibn Barr al-Qaisi radi Allah anhu et Abu al-Mansur al Faris radi Allah anhu Roweifà ibn Thabet fut nommé gouverneur de Tripoli en l’an 46 (666-667 deJ. C).

Gouvernement Omeyyade du compagnon Zuhayr ibn al-Qais a-Balawi par al-Nuwairi : 

 » L’historien dit Abd el-Melik accueillit le conseil d’envoyer des troupes en Afrique, disant que la personne chargée de venger sur les polythéistes la mort d’Okba, devait lui ressembler en piété : alors ses conseillers lui désignèrent unanimement Zoheit Ibn Keis.

C’est le compagnon d’Okba, lui disaient-ils, c’est lui qui est le mieux au courant de ses projets, et le plus digne de venger sa mort.

Zoheit était en garnison[1] à Barka ; il reçut d’Abd el-Melik l’ordre de se rendre à bride abattue dans la province d’Afrique.

Il répondit au khalife qu’il lui fallait des renforts d’hommes et d’argent, et ces secours lui furent envoyés. Parmi les nouveaux venus se trouvèrent plusieurs personnages importants de la Syrie.[2] En l’an 69 (688-9 de J.-C.) Zoheir arriva avec une armée nombreuse dans la province d’Afrique ; et Koseila, qui avait reçu avis de son approche, rassembla les Berbers et quitta Kairewan pour se rendre à Memesch (?). Zoheir vint alors se poster aux environs de Kairewan, et, après avoir pris trois jours de repos pour lui-même et son armée, il marcha contre Koseila.

La rencontre fut terrible ; chaque côté fit des pertes immenses ; mais la bataille se termina par la mort de Koseila, et d’un grand nombre de ses partisans. Les musulmans poursuivirent les fuyards et tuèrent tous ceux qu’ils purent atteindre : les officiers des Grecs et des Berbers, leurs nobles et leurs princes y périrent tous. Zoheir revint à Kairewan, et voyant que la province d’Afrique formait un empire très étendu (il pensa à s’y fixer) ; mais ensuite, comme il était rempli de dévotion et de l’esprit de mortification, il se dit : Je veux combattre pour la cause de Dieu, car je crains de périr si je cède à mon penchant pour le monde.

Ayant laissé alors quelques troupes à Kairewan, il se mit en marche avec un corps nombreux pour se rendre en Orient.

Les Grecs de Constantinople avaient déjà été informés qu’il était parti pour la province d’Afrique, et qu’il avait laissé Barka dégarnie de défenseurs.

Ils vinrent donc de l’île de Sicile sur plusieurs grands navires, et attaquèrent cette ville en y portant le massacre et le pillage. Mais Zoheir venait de quitter la province d’Afrique, et il arriva à Barka pendant que les Grecs y étaient encore.

Il les attaqua avec ardeur ; lui et ses compagnons combattaient à pied[3] ; la bataille fut terrible ; mais, accablés par le nombre des Grecs, les Arabes succombèrent, et pas un seul n’échappa. Abd al-Melik fut très affligé de la mort de Zoheir, laquelle avait tant d’analogie avec celle d’Okba ; mais la sédition d’Ibn ez-Zobeir l’empêcha de s’occuper des affaires de Kairewan. Ce ne fut qu’à la mort de ce dernier, qu’il y envoya comme gouverneur Hassan Ibn en-Noman, de la tribu de Ghassân.

Notes

[1] En garnison (morabit) ; le mot morabit désigne celui qui demeure dans un ribat Le ribat était une espèce de caserne fortifiée, et toujours située sur la frontière ennemie. Comme la guerre contre les infidèles est un devoir pour les musulmans, beaucoup d’entre eux recherchaient la faveur divine en faisant une retraite religieuse dans un de ces établissements, où on passait dans la dévotion le temps qui n’était pas employé à combattre l’ennemi. Ibn Haukal a donné deux bonnes notices sur les ribats, qu’on trouvera reproduites dans notre édition du texte arabe de la Géographie d’Aboulféda, p. 235, 487. Voyez aussi ma traduction d’Ibn Khallikan, t. I, p. 159.

[2] Probablement quelques chefs (le ces tribus qui étaient alors établies dans les djunds ou arrondissements militaires.

[3] Soit parce que leurs chevaux avaient été mis hors de combat soit pour montrer qu’ils ne voulaient pas reculer. « 

HISTOIRE De la province d’Afrique et du Maghrib,traduite de l’arabe d’EN-NOWEÏRI

Tombe aoprès destruction du général omeyyade  Zuhayr Ibn Qais Al-Balawi
Tombe après destruction du général omeyyade Zuhayr Ibn Qais Al-Balawi, encore intacte depuis l’an 685 JC

 Gouvernement Omeyyade de Zuhar ibn al-Qais al-BAlawi  par ibn al-Athir :

 » A l’avènement d’Abd el-Melik ben Merwân l’omeyyade, on parla à ce prince des musulmans de K’ayrawân et, sur le conseil de son entourage d’y envoyer des troupes pour les délivrer, il expédia à Zoheyr ben K’ays sa nomination de gouverneur d’Ifrîkiyya en même temps qu’il équipa une armée nombreuse.

Ce chef entra dans ce pays en l’an 69 (5 juillet 688). A cette nouvelle, Koseyla [P. 92] rassembla autant qu’il put les Berbères et les Roûm et tint à ses principaux compagnons ce langage : « Je pense que je dois aller camper à Mems,[1] car il y a à K’ayrawân de nombreux musulmans vis-à-vis de qui nous sommes engagés par un traité que. nous ne devons pas violer.

Or, il y a à craindre qu’en nous portant au-devant de Zoheyr pour le combattre, nous ne laissions sur nos derrières ces musulmans solidement installés, tandis. qu’à Mems nous n’aurons rien à redouter d’eux et nous pourrons livrer bataille à Zoheyr : vainqueurs, nous poursuivrons nos ennemis jusqu’à Tripoli et ne laisserons rien subsister d’eux en Ifrîkiyya; vaincus, nous nous jetterons dans les montagnes et nous leur échapperons ».

On adopta son plan, et il marcha vers Mems. Zoheyr, qui en fut informé, n’entra pas à K’ayrawân et se reposa sous les murs de cette ville pendant trois jours, puis se mit à la recherche de Koseyla, et quand il fut proche de lui, il établit son camp et prit ses dispositions de combat.

La bataille fut acharnée et les deux armées subirent de telles pertes que personne, semblait-il, n’en devait réchapper ; cela dura ainsi la plus grande partie du jour, puis grâce à la protection divine, la victoire se décida en faveur des musulmans.

Koseyla et plusieurs de ses principaux compagnons furent tués à Mems, et les musulmans, se mettant à la poursuite des Roûm et des Berbères, tuèrent tout ce qu’ils purent et firent un grand carnage ; les plus vaillants guerriers des alliés, leurs princes et leurs nobles furent anéantis.

Quant à Zoheyr, il regagna K’ayrawân.

Ce chef, se rendant compte que l’Ifrîkiyya constituait un royaume important, redouta, à cause de ses sentiments de piété et de mortification, d’y rester [sans combattre] :

« Je ne suis, dit-il, venu ici que pour faire la guerre sainte, et je crains de succomber à la tentation des plaisirs mondains ».

Il laissa donc à K’ayrawân un corps de troupes qui y était en sûreté, puisque le pays ne renfermait plus d’ennemis ni de chef puissant, et il rentra en Egypte avec une nombreuse armée,

[2]Or les Roûm de Constantinople, qui avaient appris que Zoheyr avait laissé Barka sans défense pour aller combattre Koseyla en Ifrîkiyya, voulurent profiter de l’occasion, et, partant de l’île, de Sicile avec une nombreuse flotte et une forte armée, ils attaquèrent cette ville et y firent quantité de prisonniers, en outre des massacres et du pillage auxquels ils se livrèrent.

Gela se passait au moment où Zoheyr, qui venait de quitter l’Ifrîkiyya, arrivait près de Bark’a; faisant alors avancer ses troupes à marches forcées, il fut accueilli par les demandes de secours des musulmans.

Il ne pouvait reculer, et se jeta sur les Roûm malgré leur nombre ; une terrible bataille s’engagea et, la lutte fut chaude, mais la supériorité numérique des Roûm était trop grande, [P. 93] et Zoheyr et tous les siens succombèrent sans qu’il en échappât un seul.

Les Roûm retournèrent à Constantinople avec leur butin.

La nouvelle de l’écrasement de Zoheyr fut très sensible à ‘Abd el-Melik ben Merwân, qui, comme nous le dirons à l’année 74, envoya en Ifrîkiyya H’assân ben en-No’mân Ghassâni.[3] —

Le gouvernement et la mort de Zoheyr auraient dû figurer sous l’année 69 ; si nous les avons narrés ici, c’est pour faire sentir la connexion existant entre ces faits et la révolte suivie de la mort de Koseyla, car il s’agit là d’un fait unique dont il faut grouper les épisodes.

[P. 251] En 69 (5 juillet 688), Zoheyr ben K’ays, gouverneur omeyyade d’Ifrîkiyya, fut tué, ainsi qu’il a été dit sous l’année 62.  »

notes:

[1] Le texte orthographie Memch ; le Merâcid épelle ce nom, que l’on retrouve ailleurs sous sa forme correcte (khaldoun Berbères, I, 337 ; Bakri, 325).

[2] L’alinéa qui suit se trouve dans la Biblioteca arabo-sicula d’Amari (trad. I, 355).

[3] Ces événements sont racontés de la même manière dans le Bayân al-Maghreb (I, 17) et dans les Berbères de Khaldoun (I, 338).

IBN-AL-ATHYR ANNALES DU MAGHREB ET DE L’ESPAGNE

La tombe de Zuhayr Ibn Qais Al-Balawi  a derna en libye dans la mosquée sahaba
Le tombeau du général Omeyyade  Zuhayr Ibn Qais Al-Balawi radi Allah anhu a Derna en libye ver Benghazi Barqa dans la mosquée al-Sahaba

Gouvernement Omeyyade de Zuhayr ibn al-Qais al-Balawi par ibn Khaldoun al-Hadrami :

En l’an «57 (G86-7), sous le khalifat Omeyyade d’Abd-el-Mélek, Zoheir- Ibn-Caïs’-el-Béloui arriva en Ifrîkïa pour venger la mort d’Okba.

Koceila rassembla aussitôt ses Berbères et alla lui livrer ba taille à Mems, dans la province de Cairouan.

Des deux côtés l’on se battit avec un acharnement extrême, mais, à la fin, les Berbères prirent la fuite après avoir fait des pertes énormes.

Koceila lui-même y trouva la mort.

Les Arabes poursuivirent l’ennemi jusqu’à Mermadjenna, et de là, ils les chassèrent jusqu’au Molouïa.

Cette bataille ayant coûté aux Berbères la fleur de leurs troupes, infanterie et cavalerie, brisa leur puissance, abaissa leur orgueil et fit disparaître à jamais l’influence des Francs. Cédant à la terreur que Zoheir et les Arabes leur inspiraient, les populations vaincues se réfugièrent dans les châteaux et les for teresses du pays.

Quelque tempsaprès, Zoheir se jeta dans la dévotion, et ayant pris le chemin de l’Orient, il trouva la mort à Barca en combat tant les infidèles.

Ibn Khaldoun histoire des berbères et des dynasties musulmane

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