Quelque population arabe de Libye Algérie et Tunisie:

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L'antique ville de Carthage (Tunisie)
L’antique ville phénicienne sémite de Carthage (Tunisie)

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes  Banu Ziyad de Carthage :

« Carthage est actuellement ruinée , il n’y a qu’une seule partie élevée qui soit habitée.

Ce quartier qui se nomme al-Mo’allaca est entouré d’un mur en terre et occupé par des chefs d’Arabes , connus sous le nom de Banou Ziyàd.

Au temps où elle florissait, cette ville était l’une des plus renommées du monde, à cause de ses étonnants édifices et de la grandeur de puissance qu’attestaient ses monuments. » 

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.131

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Zaouïa Sidi Bou Makhlouf (Le Kef, Tunisie)
Zaouïa Sidi Bou Makhlouf (El Kef, Tunisie)

Le géographe  al-Bakri (1014- 1094)  reviens sur la colonie Ansarite (des Ansars de Médine) sur le territoire du gouvernorat du Kef, Tunisie.

« La ville des Ansars ( Madinat al-Ansariyyin ), située à une journée de Laribus, est ainsi nommé parce que quelques descendants de Djaber ibn Abd’Allah l’Ansar ( Djaber ibn Abd Allah as-Selemi (ra) ; natif de Médine, fut un des Ansars. Qui participa a de nombreuse bataille) y avaient fixé leur séjour (Cette localité ce nomme encore Qala-t- Djaber; elle est à sept lieues ouest de Kef prés du territoire Algerien).

Le sol de ce canton est d’une grande fertilité; ont y récolte le meilleur blé de toute l’Ifriqiya. « 

Le géographe et Historien  al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; traduite par Mac Guckin de Slane à la page 113

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Tabarka en Tunisie ver la frontière algérienne
Tabarka en Tunisie ver la frontière algérienne

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes de Tabarka : 

« De Bizerte à Tabarca , on compte 70 milles.

Cette dernière est une place forte maritime , médiocrement peuplée et dont les environs sont infestés d’Arabes misérables qui ne gardent pas la foi donnée et ne sont pas fidèles aux engagements. »

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.134

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Vue général sur la ville de Beja , Tunisie
Vue générale sur la ville de Beja (Bedja)  , Tunisie

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes  de Bedja

« A peu de distance sur le chemin qui conduit de Tabarca à Tunis, on trouve Bàdja , jolie ville , bâtie dans une plaine extrêmement fertile en blé et en orge , en sorte qu’il n’est pas dans le Maghrib de ville de l’importance de Bâdja qui soit plus riche en céréales.

Le climat y est sain , les commodités de la vie abondantes et les sources des revenus productives pour celui qui la gouverne ; les Arabes sont maîtres de la campagne et de ce qu’elle produit.  »

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.135 

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Ve sur la ville Tunisienne de Gabès
Vue sur la ville Tunisienne de Gabès

Al-Bakri (1014- 1094) reviens sur la population arabe et afarik de Gabès en Tunisie : 

Gabes’, grande ville ceinte par une muraille de grosses pierres et de construction antique, possède une forte citadelle, plusieurs faubourgs, bazars et caravansérails , un djamê magnifique et un grand nombre de bains.

Le tout est entouré d’un large fossé que l’on peut inonder en cas de besoin et rendre in franchissable.

Cabes a trois portes ; les faubourgs sont à l’est et au sud de la ville.

La population se compose d’Arabes et d’Afarecs« 

Fin de citation

al-Bakri op cit. p44

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Le Ribat Abbasside Date/période de construction : 180 H./ 796 J.C. ; 355 H / 966 J.C. : agrandissements côté sud et ouest par Abû al-Qâsim ibn Tammân ; 827 H./1424 J.C, époque d’Abû Fâris : renforcement des défenses du bâtiment ; 1823-1835 Matériaux de construction : Pierre de taille en grès coquillier - Moellons - Marbre de couleur blanchâtre Décor architectural : Motifs géométriques, floraux et épigraphiques. Destinataire/mandataire : Harthimâ ibn A’yûn, général abbasside gouverneur d’Ifrîqiya
Le Ribat Abbasside  de Monastir en Tunisie date de l’an 180 Hijra./ 796 J.C.  construit par le général arabe  Harthimâ ibn A’yûn, émir abbasside d’Ifrîqiya

Al-Bakri  (1014- 1094) reviens sur les Qurayshite de Monastir en Tunisie : 

 » A six journées 1 de kairouan se trouve Monestîr- Othman , bourg gros et bien peuplé , qui renferme un djamê, plusieurs caravansérails, bazars et bains, un puits qui ne tarit jamais et un grand château construit par les anciens avec des pierres et de la chaux.

Les seigneurs de cette ville sont des Qoreïchides et descendent d’Er-Rebiâ ibn Soleiman , qui colonisa cette place lors de son arrivée en Ifrîkiya.

On trouve dans Monestîr des Arabes , des Berbcrs et des Afarec. » 

Fin de citation

Al-Bakri (1014- 1094) op cit. p.135-6

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L'entrée du fort de Bizerte qui date du 16e siècle , Tunisie
L’entrée du fort de Bizerte qui date du 16e siècle , Tunisie

Ibn Khaldoun al-Hadrami (1332- 1406) reviens sur les qahtanites Lakhmides de Benzert Bizerte et les Hilaliens  :

 « A l’époque où El-Moëzz le Ziride quitta Kairouan pour se réfugier dans El-Mehdïa, tout le pays fut embrasé par la guerre que les Arabes (hilaliens et sulaylmite) avaient allumée.

Un membre de la tribu de Lakhm, appelé El- Ouerd, se tenait alors dans Carîcha, château situé sur le Mont- Chaîb.

Cet aventurier rassembla  une troupe de gens sans aveu et força les habitants des villages aux environs de Benzert à lui payer tribut pour se garantir contre ses incursions.

Pendant un temps considérable, on eut à subir sa domination ; on avait même perdu tout espoir de délivrance quand les habitants de Benzert, qui s’étaient partagés en deux factions dont l’une se composait de Lakhmides, membres de la même tribu qu’El-Ouerd, résolurent de mettre fin à leurs dissentions. Ils prirent donc le parti de confier le commandement à ce chef, l’admirent dans la ville et le reconnurent pour souverain.

El-Ouerd les protégea, eux et leur territoire, contre les Arabes ‘(bédouins) et, comme les (arabes)  Mocaddem, branche des Athbedj, et les Dehman, fraction de la tribu arabe rîahide des Beni-Ali, s’étaient emparés des plaines qui avoisinaient la ville, il fit la paix avec eux moyennant tribut et mit ainsi un terme à leurs brigandages.

Ayant raffermi sa puis sance dans Benzert, il prit le titre d’émir et s’occupa, jusqu’à sa mort, à élever des bâtiments d’utilité publique et à faire croître la prospérité de la ville. »

Fin de sitation

Ibn Khaldoun al-Hadrami (1332- 1406) op cit 39

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Waddan (arabe : ودان) est une ville de Libye située dans une oasis du Sahara, dans le district d'Al Djoufrah, au nord-est de la région de Fezzan. La ville est située à 280km au sud de Syrte et à 20km au nord-est de Houn.
Waddan (arabe : ودان) est une ville de Libye située dans une oasis du Sahara, dans le district d’Al Djoufrah, au nord-est de la région de Fezzan. La ville est située à 280km au sud de Syrte et à 20km au nord-est de Houn.

al-Bakri  (1014- 1094) reviens sur les arabes hadramites et Sehmites de Ouaddan (waddan) en Libye dans le Fezzan ver la Tripolitaine :

« La ville de Holl contient une nombreuse population ; elle possède une grande quantité de dattiers et plusieurs sources d’eau vive.

Dans l’espace d’une journée l’on se transporte de Holl à Oueddan, ville qui a un château fort et plusieurs rues qui se ferment au moyen de portes.

Elle est composée de deux quartiers séparés et a pour habitants deux tribus arabes : l’une sehmide et l’autre originaire du Hadramaut.

La ville des Sehmides se nomme Dilbak et celle des Hadramites Bousa.

Ils n’ont qu’un seul djamê , lequel est situé entre les deux villes. La jalousie et l’inimitié que chacune de ces tribus ressent pour l’autre les portent très-souvent à des actes de violence et à la guerre.

Les habitants de Oueddan ont chez eux des docteurs de la loi , des hommes habiles dans la lecture du Coran (..).

Les dattes font leur principale nourriture; le peu de grains qu’ils cultivent devant être arrosés par le moyen de chameaux. » 

Fin de citation

al-Bakri op cit. p.30

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Le théatre de Leptis Magna (arabe: لبدة Labdah) vlle antique de Libye a 13 0 km de Tripoli ancienne Ifriqiya

Al-Bakri reviens sur les Arabes de Lebda entre Tripoli et Cherous en Libye :

Cherous est à cinq journées de Tripoli. Le château de Lebda, situé entre ces deux villes, est à cinq journées de Tripoli., est de construction antique , en pierres et en chaux. Aux environs sont plusieurs beaux monuments des temps anciens et beaucoup de ruines. Ce château a pour habitants une troupe d’environ mille cavaliers arabes , qui sont toujours en guerre avec les tribus berbères du voisinage. Celles-ci pourraient bien mettre sur pied vingt mille combattants, tant cavaliers que fantassins, et cependant elles se laissent dominer par les Arabes. Au centre de la montagne des Nefouça on trouve des dattiers, des oliviers et des arbres fruitiers en quan tité. Quand on convoque les tribus des alentours, on peut réunir seize mille guerriers. Amr ibn el-Aci soumit les Nefouça , qui étaient alors des chrétiens , et il ne sortit de leur pays qu’après avoir reçu d’Omac [le khalife] une lettre [de rappel].

Fin de citation

al-Bakri op cit. p.26

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Durant le règne de Justinien la ville est reconstruite, mais elle ne retrouve jamais son pouvoir et est à nouveau détruite par les Arabes du califat Rashidun au viie siècle ver 641.
Ptolémaïs est une colonie grecque, qui fut l’une des anciennes capitales de Cyrénaïque, situé près de la ville moderne Tolmeitha (arabe : طلميثة) en Libye. Durant le règne de Justinien la ville est reconstruite, mais elle ne retrouve jamais son pouvoir et est à nouveau détruite par les Arabes du califat Rashidun au viie siècle ver 642.

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les Arabes Haib et de Rawaha de la région de Baqa Ptolemais en Libye :

 « A partir de l’extrémité des dépendances de Tolmaitsa (Ptolemaïs) , dont il vient d’être question, commencent les possessions des tribus arabes de Haib (et de Rawâha) , qui sont riches et possèdent beaucoup de chameaux et de moutons. Leur pays est sûr et tranquille. Les montagnes d’Autsân son très cultivées ; les habitants s’y livrent à l’exercice de la chasse; le térébinthe, le genévrier et le pin y croissent en quantité: on y voit beaucoup de champs ensemencés et de dattiers, et l’on y recueille d’excellent miel. La ‘dernière des dépendances des Haib est Locca. » 

Al-Idrissi  op cit. p.165

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Vue sur la vielle ville de Mila (medina) d'origine Omeyyade
Vue sur la vielle ville de Mila (medina) d’origine Omeyyade Algerie

Al-Bakri reviens sur les arabes de Mila en Algerie Constaninois :

« La population de Mîla se compose d’Arabes, de gens de la milice et d’hommes de race mélangée. C’est maintenant une des villes les plus importantes du [gouvernement du] Zab. »

al-Bakri op cit. p.153

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Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l'ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi
Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l’ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi

Ibn hawqal (920-982)  reviens sur les arabes de Tobna en Algerie : .

« Cette ancienne ville (Tobna)  est bien arrosée et possède de nombreux jardins et des champs de coton , de froment et d’orge. Elle est entourée d’une muraille en briques. Les habitants se composent de deux tribus , l’une arabe et l’autre berbère; cette dernière est nommée Berkédjana . La plus grande partie de leurs terrains en culture doivent leur fertilité à l’irrigation . On y sème du lin , et toutes les espèces de grains y viennent en grande abondance. Il s’y trouve aussi de nombreux troupeaux de bœufs, de moutons , de chameaux et d’autres bêtes de somme La méchanceté et l’envie ont depuis porté les habitants de Tobna à une guerre intestine où ils se sont massacrés les uns les autres; toute cette prospérité a disparu; la richesse et l’aisance ont fait place à la pauvreté et à la misère , et le peuple est maintenant dispersé dans tous les pays. »

ibn hawqal description de l’Afrique et de l’Espagne à la page 218

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Le Borj Hamza, ou Borj Bouira, littéralement le fort Hamza, est un fort et monument historique situé dans la ville de Bouira a la cité Draa El Bordj. Sa construction remonte au xvie siècle par la régence Ottomane d'Alger pour laquelle il occupe une position stratégique, sur un site de la dynastie arabe Sulimanide
Le Borj Hamza, ou Borj Bouira, littéralement le fort Hamza, est un fort et monument historique situé dans la ville de Bouira a la cité Draa El Bordj. Sa construction remonte au xvie siècle par la régence Ottomane d’Alger pour laquelle il occupe une position stratégique, sur un site de la dynastie arabe Sulimanide

Al-Bakri reviens sur les arabes alides de Souk Hamza wilaya de Bouira : 

« La ville de Hamza , située dans cette localité, eut pour fondateur et premier occupant Hamza, fils d’ElHacen, fils de Soleiman, fils d’El-Hocein, fils d’Ali, fils d’El-Hacen, fils d’Ali, fils d’AbouTaleb. El-Hacen, fils de Soleiman, étant venu se fixer en Maghreb, eut plusieurs fils, sa voir : Hamza, Abd Allah, Ibrahim, Ahmed, Mo hammed et El-Cacem. Tous ces frères eurent des enfants dont la postérité habite encore cette contrée. »

al-Bakri op cit. p.154

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>Ruines de Sebiba en Tunisie , gouvernorat de Kasserine

al-Bakri reviens sur les arabes Bani al-Moghallès de Sebiba ( gouv de Kaserine) en Tunisie:

« De Tebessa on arrive à Sebîba , ville très- ancienne, construite en pierre et renfermant un djamé et plusieurs bains. Elle est arrosée par plusieurs ruisseaux qui font tourner des moulins. Le territoire de cette ville est couvert de jardins et produit du safran, dont la qualité est parfaite. Tout autour s’élèvent de grandes montagnes, babitées par une population arabe nommée Beni ‘l-Moghallès , et par une tribu berbère, les Beni Keslan. »

al-Bakri op cit. p.324

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La Qa'la des Banû Hammad1 (ou Béni Hammad) est un site archéologique situé dans la wilaya de M'Sila, dans la commune de Maâdid, en Algérie.
Le minaret de la mosquée de la Qa’la des Banû Hammad (dynastie berbère hammadite ifriqiyienne),  situé dans la wilaya de M’Sila, dans la commune de Maâdid, en Algérie orientale fondé en 1007 par le prince Hamad Ier;

Le géographe al-Idrissi (1100-1165) parle de la main mise totale des arabes Hilaliens entre la Qala des Banu Hamad et Bejaia

« De Tāwurt jusqu’à al-Bāb (« la porte »), qui correspond à des montagnes traversées par une rivière salée dans un défilé dangereux. C’est là que parviennent les incursions et les méfaits des Arabes.(..).

Ce dernier est un fort pourvu d’eau courante, au sommet d’une montagne, si bien défendu que les Arabes ne peuvent l’atteindre, mais ses terres de culture et ses ressources sont infimes.

Tout ce territoire est parcouru par les Arabes dont les déprédations nuisent aux habitants.

Dîab Ibn Ghanem al-Hilali vs Al-Muizz ben Badis as-Sanhaji
Dîab Ibn Ghanem al-Hilali vs Al-Muizz ben Badis as-Sanhaji

Et de là jusqu’à Ṭamāma qui est une plaine située sur les hauteurs d’une montagne, jusqu’au Sūq al-itnayn(« marché du lundi »), qui est un relais.

Il y a un site fortifié autour duquel rôdent continuellement les Arabes mais qui est défendu par des hommes (..) .

Tous ces forts sont occupés par des garnisons qui vivent en état de trêve avec les Arabes. Mais des méfaits sont souvent commis, de part et d’autre, avec la différence que les troupes de la garnison ont les mains liées tandis que les Arabes se livrent, impunément, aux pires exactions en vertu d’une règle qui veut qu’ils ont le droit au prix du sang des leurs, mais qu’ils ne sont pas tenus de payer celui de leurs victimes.  »    

Fin de Citation . 

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.. 262 

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Décrivant le Maghreb et ses habitants au XIVe siècle, Ibn Khladoun, nous indique que la province de Bougie et de Constantine
Le Constantinois, l’ouest de l’Ifriqiya médiéval. .

L’ouest de l’Ifriqiya, le Constantinois selon  l’historien arabe maghrébin Ibn Khaldoun al-Hadrami (1332- 1406) : 

Lorsque Ibn Khaldoun nous décris le Maghreb et ses habitants au 14eme siècle, il nous indique que la province de Bougie et de Constantine « appartenaient autrefois au tribus Zwawa, Kutama, Adjissa et Huwara, mais elles sont maintenant toute habitées par les Arabes, qui en occupent toutes les parties à l’exception de quelques montagnes d’accès difficile ou l’on trouve encore plusieurs fractions de ces tribus ».

Fin de citation

Ibn Khaldoun, (1332- 1406) op cit, p147

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La mosqué de Tolga, dans la région de Biskra, sud constantinois, Ifriqiya, Algerie.
La mosquée de Tolga, dans la région de Biskra, sud constantinois, Ifriqiya, Algerie.

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale reviens sur les deux communautés arabes pré-hilalienne venu lors des Futuhat Omeyyade, Qahtanites et Qaysite-Adnanites de Tolga dans la wilaya de Biskra

 » Tolga située au nord de Bentious, ce compose de trois villes, entourées chacune d’une muraille de briques, et d’un fossé.

Au alentours on remarque plusieurs ruisseaux et un grand nombre de jardins remplis d’oliviers, de vignes, de dattiers et de toute les autres espèce d’arbres fruitiers .

Une de ces villes est habitée par des gens de sang mêlé, l’autre par des Arabes d’origine yéménite, et la troisième par une peuplade appartenant à la tribu arabe de Qais » 

Fin de citation.

Al-Bakri op. cit p.170

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Le pont de Buna (Annaba)
Le pont de Buna (Annaba)

La suprématie des Arabes Hilaliens dans la région de Annaba par le géographe arabe maghrébin al-Idrissi (1100-1165):

Entre Marsâ ‘l‑Kharaz et Bone (Bouna), on compte 1 journée faible ; et par mer, 24 milles en ligne directe.

Bone est une ville de médiocre étendue. Elle est comparable sous le rapport de la grandeur à Laribus (Alorbos). Elle est située sur les bords de la mer. Il y avait autrefois de beaux bazars et son commerce était florissant. On y trouvait beaucoup de bois d’excellente qualité, quelques jardins, 117 et diverses espèces de fruits destinés à la consommation locale, mais la majeure partie des fruits provenait des campagnes environnantes.

Le blé y est abondant, ainsi que l’orge, quand les récoltes sont favorables, comme nous l’avons dit. Il s’y trouve des mines de très bon fer, et le pays produit du lin, du mil, du beurre ; les troupeaux consistent principalement en boeufs. Cette ville a diverses dépendances et un territoire considérable où les Arabes dominent.

Bone fut conquise par un des lieutenants du grand roi Roger, en 548 (1153) ; elle est actuellement pauvre, médiocrement peuplée, et administrée par un agent du grand roi Roger, issu de la famille des Hammâdites.

Cette ville est dominée par la Djabal Yadough, montagne dont les cimes sont très élevées, et où se trouvent les mines de fer dont nous venons de parler. « 

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.262 

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Forteresse de fondation Aghlabide/Abbasside d'al-Marsa al-Kharez dans la wilaya d'El Tarf entre Annaba et la frontière Tunisienne , elle permettait de surveillé la mer des incursions ennemie .
Forteresse de fondation Aghlabide/Abbasside d’al-Marsa al-Kharez dans la wilaya d’El Tarf entre Annaba et la frontière Tunisienne , elle permettait de surveillé la mer des incursions ennemie .

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes Marsa al-Kharaz

Marsà ‘1-Kharaz est une petite ville , entourée d’une forte muraille et munie d’une citadelle ; les environs sont peuplés d’Arabes. Les habitants vivent de la pêche du corail.

Cette pêche est très abondante , et le corail qu’on trouve ici est supérieur à tous les coraux connus , no tamment à celui qu’on pêche en Sicile et à Ceuta (Sabta). (…) .

Les marchands de divers pays viennent à Marsâ ‘1-Kharaz pour y faire des achats considé rables de corail destiné pour l’exportation à l’étranger.  »

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.135

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Progression de la race arabe (les Banu Hilal et Sulaym) en Libye, Tunisie et Algerie :

Selon al-Idrici, vers l’année 1160, dans la régence de Tripoli, les tribus Arabes hilallienne et sulaymite occupaient presque toute la cote : les territoires de Telmîta ou de la Cyrénaïque, de Sort, de Tripoli, de Lebda, étaient en leur pouvoir.

Dans quelques parties du rivage, la race berbère avait entièrement disparu.

Dans l’intérieur, la plaine de Barka était peuplée de villages arabes.

Les solitudes d’Adjedabîa étaient parcourues par un grand nombre d’Arabes et de Berbers(9).

Le désert et l’oasis de Zouîla étaient habités par des Arabes.

Au reste, tout l’intérieur du pays deTripoli, le désert de Barka et les oasis d’Audjila, d’Adjedabia et de Zouîla leur obéissaient.

Dans la régence de Tunis, ils occupaient presque toutes les plaines.

Quelques montagnes et particulièrement le Djebel-Ouslât avaient seuls conservé leur population berbère.

Sur le territoire d’El-Orbès, les deux races vivaient côte à côte, mais dans un état permanent d’hostilité.

Dans la province de Constantine, les hilaliens et solaymites étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud.

C’est même par la région septentrionale (nord), par le massif méditerranéen

qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb.

Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des Arabes.

Ils dominaient aussi dans tout, le pays compris entre al-Koll’ (Collo) et Constantine, et étaient en relations de commerce avec les habitants de cette dernière ville.

On voit que les Arabes avaient abordé la province de Constantine par le côté le moins accessible ; mais il est extrêmement probable, qu’ils y avaient été bien accueillis, peut-être même appelés par le reste des Ketâma, dignes de la sympathie des tribus arabes que le khalife du Caire avait lâchées sur le Maghreb.

L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord.

Au moment où al-Idrissi écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès, et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra.

Ils dirigeaient sur Bar’aï (Baghaie) des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants.

A l’époque qui nous occupe, l’irruption arabe atteignait à l’ouest le défilé du Bibân, mais ne le dépassait pas.

Al-idrissi  signale ce passage comme dangereux à cause des fréquentes incursions des Arabes.

Il mentionne aussi sur la route de Bougie à Kala’at-Benou-H’ammâd, et non loin du Bibân, une ville appelée Souk’-el-Khemis, assez forte pour rendre vains les efforts des Arabes qui voudraient s’en emparer, et un château fort appelé Souk’-el-Tneïn, autour duquel rôdent continuellement les Arabes.

Sortie de l’Égypte, en 1048, elle avait atteint, en 1160, le centre de la province de Constantine. »

Fin de citation

al-Bakri, al-Kairouani et al-Idrissi dans Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrionale et particulièrement de l’Algérie / par E. Carette ; p.408-09 et 410

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Ruines de la mosquée de Sidi Dris à Beni Oualben entre Constantine et Collo - Skikda, fondé par un alide elle habrite les dépouilles Une autre famille, de caractère religieux également, est établie à Sidi Driss, dans le SEGAOU. Elle fait remonter son origine à Sidi Driss (ldriss), descendant du prophète. AZIZA bey, femme de Redjeb bey de Constantine en 1666, fit bâtir une mosquée en l’honneur de Sidi Driss, afin d’accomplir un vœu formé par elle. Salah bey fit réparer, un siècle plus tard, cet édifice qui renferme les corps de plusieurs saints personnages, entre autres un Sidi Bou Hamman (27), de la famille des marabouts de Sidi Okba du Sahara.
Ruines de la mosquée de Sidi Idriss à Beni Oualben entre Constantine et Collo – Skikda, lieu ou ce trouvais ‘des tribus d’origine hilaienne et  Idrisside Aziza Bey, femme de Redjeb Bey de Constantine en 1666 (Ottoman), fit construire une mosquée en l’honneur de cet alide  Sayyidi Idris ancetre des idrissides locaux. Salah Bey la fit réparer, un siècle plus tard, ce bâtiment renferme les corps de plusieurs pieux personnages arabes, entre autres Sidi Bou Hamman, de la famille des hilaliens Dawaouida de Sidi Okba de la région de Biskra  

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes  hilaliens vivant entre Collo et Constantine dans l’actuel wilaya de Skikda

« De Constantine .. Au port d’al-Collo, 2 journées, en traversant une contrée fréquentée par les Arabes.

Voici l’itinéraire qu’on suit en se rendant de Constantine à Bougie: De Constantine on passe à an-Nahr; de là à Fahs Fâra ; de là au village des Banou Khalaf; de là à Hisn Caldis, place forte sur un rocher qui domine les bords de la rivière de Constantine, ensemble 20 milles. Il n’y a , entre Constantine et Hiçn Caldîs , ni montagne , ni ravin. (..) De Kaldis à la montagne de Sahaw y~^, 8 milles. « Au haut de cette montagne, remarquable par sa hauteur, « est une citadelle ; on monte durant 5 milles environ , avant d’en atteindre le sommet qui forme un plateau dont l’étendue est de 3 milles. Les Arabes qui l’habitent sont pacifiques;.

La wilaya de Skikda, avec la localisation des sites historique , lieux de l'établissement de certaine tribus arabes hilalienne
La wilaya de Skikda, avec la localisation des sites historique , lieux de l’établissement de certaine tribus arabes hilalienne

Les Arabes ne passent jamais cette montagne qui est comme une limite de leur territoire. En descendant, on arrive au pied de la montagne à une rivière appelée Wâdi Châl, dont on suit les bords à Souc Yousof, bourg situé sur le flanc d’une montagne es carpée d’où jaillissent diverses sources d’eau douce, 12 milles.

(..) De Djîdjil à al-Coll , située à l’extrémité du pays compris dans la présente section, 70 milles. Al-Coll, autrefois une ville petite, mais florisante, n’est actuellement qu’un port avec quelques habitations et champs cultivés. Du côté de la terre elle est fermée par des montagnes.

D’al-Coll à Constantine , on compte 2 journées, en se dirigeant vers le sud et en traversant un pays occupé par les Arabes (un pays soumis au pouvoir des Arabes).

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.113

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Carte tribal de l'Algerie de E.Carette du 19e siècle, avec la localisation de la tribu arabe Mouia (Umaia) entre Mila et Collo (wilaya de skikda)
Carte tribal de l’Algerie de E.Carette du 19e siècle, avec la localisation de la tribu arabe Mouia (Umaia) entre Mila et Collo (wilaya de skikda) prés de Bani Ouelban

La tribu de souche omeyyade qurayshite Oumeia, Umaya, ou Mouiah de la région de Mila et Skikda en Algerie : 

« A dix lieues au nord ouest de Constantine on rencontrait la petite ville de Milah qui comptait 15 à habitants elle était administrée par un kaïd Les personnes qui labouraient dans la banlieue et les de Milah payaient l’achour et deux charges de paille par djebdah mise en culture. La ville elle même une contribution annuelle de 1,000 boudjoux Le kaid tenait deux marchés par semaine le mercredi et le samedi il percevait les droits à son profit marchés étaient très fréquentés par les Kabyles. Le kaïd de Milah administrait deux tribus établies à peu distance de la ville :

1 Beni Aroun

2 Mouïah

Les Mouïah sont issus de la tribu arabe des Quraysh qui donna le jour au prophète Mohammed. Cette origine leur assure une grande prépondérance sur leurs voisins.  Ils avaient pris une part active à la conquête de l’Espagne par les Arabes »  

Fin de citation

Tableau de Situation  des établisssement Français en Algerie  1840 op.329

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Mosquée d'origine Omeyyade une des plus vielle d'Afrique du Nord ou repose le corps du général et coquèrent Omeyyade Okba ibn Nafi al-Fihri à Sidi Okba
Mosquée d’origine Omeyyade une des plus vielle d’Afrique du Nord ou repose le corps du général et coquèrent Omeyyade Okba ibn Nafi al-Fihri à Sidi Okba

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) reviens sur les arabes Qurayshite de Sidi Okba, Biksra en Algerie dans sa Description de l’Afrique septentrionale  ( les pré-Hilaliens de Téhouda) et ces affrontement arabes qurayshite malikites contre les berbères miknaça et Houara Ibadite kharijites (11eme siècle) :

«  Biskra, ville dont nous avons déjà parlé, et de là il ce dirige vers Téhouda (*) , ville nommée aussi « Madinat as-Sihr » la ville de la magie ».

Ce grand centre de population est entouré de champs cultivées, de dattiers et d’arbres fruitiers. (..)

Les Habitant sont des Arabes, dont quelques-uns appartienne à la tribu de Quraysh.

Lorsque la guerre éclate entre eux et leurs voisins, ils sont couler l’eau de la rivière dans le fossé qui entoure la ville, et, de cette manière, ils ce garantissent contre le manque d’eau et contre les attaques ennemies.(…)

Les Habitants de Téhouda ont pour ennemies les Houara et les  ibadite Miknaça (berbères) ils professent la doctrine des habitants de l’irak. »

Fin de citation

al-Bakri (1014- 1094) op.171

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Le ribat Omeyyade de Belezma (algerie) devenue Abbasside, mais qui fut a l'origine un fort Byzantin
Le ribat Omeyyade de Belezma (algerie) devenue Abbasside, mais qui fut a l’origine un fort Byzantin

Ibn Hawkal (920-988) le géographe arabe syrien reviens sur la fondation arabe  de Belzema et sa population arabe (Algerie) :

« Belezma , petite forteresse entourée d’un rempart de terre et occupée par des guerriers intrépides s’élève au milieu d’une plaine et possède une source d’eau courante qui sert à l’irrigation des terrains cultivés. Belezma est une ville moderne , fondée par des Arabes , dont les descendants s’y trouvent encore. Ils y vivent dans l’aisance et l’abondance , sont riches en chevaux et en bétail  et assez puissants pour se protéger eux-mêmes contre leurs ennemis. »

Ibn Hawkal op cit. p.242

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes  hilaliens vivant à Belezma à l’Est de l’Algérie situé dans la wilaya de Batna, : 

« A 2 journées de cette dernière ville on trouve Bilizma, petite forteresse avec un faubourg et un marché; on y trouve des puits abondants.

Bilizma est située dans une vaste plaine et bâtie en grandes pierres, comme on en employait aux anciens temps.

Les gens du pays disent que sa construction date du temps du Messie. Vu du dehors, le mur de cette ville paraît très élevé ; mais , comme le sol intérieur est encombré de terre et de pierres jusqu’au niveau des créneaux, dès qu’on est entré dans la place, on n’aperçoit plus aucun mur, ce qui est très remarquable.

Hisn Bichr est un château peuplé dépendant de Biscara ; c’est une 100 place très forte, environnée de champs cultivés, mais elle se trouve actuellement au pouvoir des Arabes. » 

Fin de citation

Al-Idrīsī (1100-1165) op cit. p.116

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La mosquée au 100 colonnes de Cherchel , elle fut construite sur un temple romain par des muhajirun arabo-andalous au 15eme siècle a la chute de Grenade.
La mosquée au 100 colonnes de Cherchell , elle fut construite sur un temple romain par des muhajirun arabo-andalous au 15eme siècle a la chute de Grenade.

Al-Idrissi (1100-1165) reviens sur les arabes bédouins de Cherchell 

« Cherchâl est une ville de peu d’étendue, mais bien peuplée ; on y trouve des eaux courantes et des puits d’eau douce et limpide, beaucoup de fruits et notamment des coings d’une grosseur énorme, comme si c’étaient de petites courges ; ce sont vraiment des merveilles dans leur espèce.

On y cultive aussi des vignes et quelques figuiers ; du reste, la ville est entourée de familles bédouines qui élèvent des bestiaux et recueillent du miel en abondance ; le gros bétail forme leur principale ressource ; ils sèment de l’orge et du blé, et ils en récoltent plus qu’ils ne peuvent en consommer  »

Fin de citation

 Al-Idrissi (1100-1165), 1er section op.

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L'état Hafside
L’état Hafside

Révolte général des Banu Hilal et Sulaym de Tripoli à Bejaia à la fin des Hafsides :

Vers 1393, une insurrection générale éclate parmi les tribus arabes; elle s’étend depuis Tripoli jusqu’à Bougie.

L’émir parvient à les réprimer; mais il ne détruit ni leur audace, ni même leur influence , qui va toujours croissant.

En 1434, nouvelle révolte sous le successeur d’Abou-Farez, qui cependant ne règne qu’une année.

Quelques années après, nouvelle insurrection.

Les Oulâd-Bellîl assiégent Tunis ; l’émir Abou-‘Omar refoule les Arabes au delà de l’Ouad-Râs, et leur impose la condition de ne pas dépasser le cours de cette rivière. Malgré cette défense, son successeur, Abou-Zakaria- Yah’ia , est encore obligé, dès son avénement, de marcher contre eux (1488- 1494).

Fin de citation.

E.Carette (1808-1890) dans « Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrional . p.418

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Tébessa, le massif du Dyr et la plaine de l’oued Horrihir source : De la tribu à la ville : un essai d’approche “régressive” de l’histoire du peuplement de la région de Tébessa From Tribe to City : A tentative of a regressive history of Settlement in Tebessa’s Region. Yassir Benhima et Pierre Guichard
Medjana est une ville détruite qui ce situait entre Tebessa et baghai en Algerie  qui fut très importante a l’époque arabe source: Tribe to City : A tentative of a regressive history of Settlement in Tebessa’s Region.
Yassir Benhima et Pierre Guichard

Le géographe abbasside al-Ya‘qûbî, reviens sur les arabes du Diyar Rabi’a (Iraq)  de Medjana entre Baghai et Tebessa Algerie (9eme siècle) au temps des aghlabides:

« De Kairouan à une ville appelée Majjâna, 4 étapes.

Dans cette ville se trouvent des mines d’argent, d’antimoine, de fer, de litharge et de plomb, situées entre des monts et des ravins.

Ses habitants sont un groupe (qawm) qu’on nomme les Sanâjira (arabe).

On dit que leur origine est de Sinjâr, dans le Diyâr Rabî‘a.

Ils servent comme jund pour le pouvoir aghlabide.

Elle est habitée également par des ‘ajam (non arabes) parmi lesquels des Berbères et d’autres .. »

al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays).: 349

Le géographe arabe maghrébin al-Idrissi (1100-1165) nous décris la ville de Meddjena  et l’activité des arabes hilaliens

 »
Maddjâna est une petite ville, entourée d’un mur en terre, dans le territoire de laquelle autrefois on cultivait beaucoup de safran. Il y a une rivière dont les eaux sont abondantes et sur les bords de laquelle sont les terres cultivées des habitants. Elle provient d’une montagne voisine qui est très haute et dont on extrait des pierres de moulin d’une qualité tellement parfaite, que leur durée égale quelquefois celle de la vie d’un homme sans qu’il soit besoin de les réparer, ni de les travailler en aucune manière, à cause de la dureté du grain et de la cohésion des molécules qui les composent. Les Arabes dominent sur le territoire de Maddjâna et y emmagasinent leurs provisions. De cette ville à Constantine, on compte 3 journées ; du même point à Bougie (Bidjâya an-Nâcirîya), 6 journées. « 

source :

Al-Idrīsī, Abū͑Abd Allāh, Kitāb nuzhat al-muštāq, à la page. 262

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale, reviens sur la ville de Medjana (avant les hilaliens) (Algérie)  :

« Cette ville porte aussi le nom de « Meddjana-t-el-Maden »,  « Meddjana les mines »; elle possède un château, bâti en pierres et renfermant trois cent soixante citernes.

Meddjana est habité par des Arabes; mais les environs sont occupés par des berbères Louata.

Le château dont nous venons de parler porte le nom de Bichr ibn Artah. Ce chef (omeyyade) y pénétra de vive force, et envoya le cinquième du butin à Moussa ibn Nucayrr al-Lakhmi (prince arabe d’Afrique pour les omeyyades), qui l’avais chargé d’emporter cette place forte. « 

source:

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; traduite par Mac Guckin de Slane à la page 323

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l Oued (arabe : الوادي) est une commune de la wilaya d'El Oued, dont elle est le chef-lieu, située au sud-est de l'Algérie, à 620 km au sud-est d'Alger et à 260 km au nord-est de Ouargla. La ville d'El Oued, chef-lieu du Souf, est surnommée « la ville aux mille coupoles », les Algériens l'appellent « Oued Souf ». Sommaire [masquer] 1 Histoire 2 Géographie 2.1 Situation 2.2 Relief 2.3 Transport 2.4 Localités de la commune 3 Histoire 4 Personnalités liées à la commune 5 Notes et références 6 Voir aussi 6.1 Articles connexes 6.2 Lien externe 6.3 Bibliographie Histoire[modifier | modifier le code] La ville à été prise par les Banu Hilal au XIIe siècle.
El Oued (arabe : الوادي) est une commune de la wilaya d’El Oued, dont elle est le chef-lieu, située au sud-est de l’Algérie, à 620 km au sud-est d’Alger et à 260 km au nord-est de Ouargla. La ville d’El Oued, chef-lieu du Souf, est surnommée « la ville aux mille coupoles », les Algériens l’appellent « Oued Souf ».  La ville n’à été prise par les Banu Hilal qu’au XIIe siècle comme le reste du sud-constantinois.
E.Carette (1808-1890) reviens sur la colonie syrienne Teroud (Troud) de Oued Souf en Algérie :

« L’oasis de l’Ouad Souf, nous offres un exemple récent de tribus arabes (..) A une époque encore plus rapprochée de la nôtre, mais que la tradition locale ne précise pas, des voyageurs venant de Teroud, en Syrie, s’arrêtèrent un jour dans le réseau des montagnes de sable blanc, appelée autrefois la Tente blanche. Ayant reconnu en ce lieu la présence d’une nappe d’eau à une petite profondeur sous le sol, ils résolurent d’y fixer leur séjour. Ils bâtirent donc des habitations et plantèrent des palmiers. Ils ne tardèrent pas à être rejoints par un grand nombre de leurs compatriotes. Plusieurs villes et villages s’élevèrent successivement au milieu des sables, et c’est ainsi qu’une colonie d’origine syrienne se trouva établie dans le Sahara algérien, où elle forme une de nos oasis les plus florissantes. »

E.Carette (1808-1890) dans « Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrional chapitre 13, « Déplacements de la population berbère; établissement d’une colonie syrienne dans l’oasis algérienne de l’Ouad-Souf » pages 431 et  432

Les ruines de l'ancienne Setif dans el parc de Setif.
Les ruines de l’ancienne Setif dans le parc de Setif.

Le géographe et Historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale reviens sur l’histoire des arabes de Sétif venu avant les Hilaliens et la prospérité de sa population :

 » La ville de Setif est à deux journées d’El-Mecila (Msila).(..) ont arrive à Setif, ville grande et importente, dont l’origine remonte aux temps antiques.

La muraille qui l’entourait fut détruite par les ketama, partisans d’Abou Abd’Allah ash-Shi’i , et cela pour la raison que les arabes (Aghlabides et des Banu Assad ibn Khozaima voire al-Yaqubi du Buldan sur les arabes de Sétif) leur avaient enlevé cette ville et les avaient obligés à payer la dime chaque fois qu’ils voulaient y enter. Elle est maintenant sans murs; mais elle n’en est pas moins bien peuplée(1) et très florissante.

Les bazars sont en grand nombre, et toutes les denrées sont en grand nombre, Setif est a dix journées de Kairouan, à dix journées de gazrouna et a une journée de Tanaguelalt situé dans le voisinage de Mila.  »  

Fin de citation. 

Al-Bakri (1014- 1094) op cit. p.178  

notes:
(1) A entendre que sa population arabe y est toujours présente et surtout très florissante .

Sources :

  • Al-Idrīsī, Abū͑Abd Allāh (1100-1165) dans  son Kitāb nuzhat al-muštāq, 
  • Le géographe  arabe al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; traduite par Mac Guckin de Slane 
  • Ibn Khaldoun al-Hadrami (1332- 1406) dans sa description de l’Afrique septentrional,
  • al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays)
  • /E. Carette Recherches sur l’origine et les migrations des principales tribus de l’Afrique septentrionale et particulièrement de l’Algérie 
  • Ibn Hawqal (920-982) dans sa description de l’Afrique du Nord et de l’espagne traduit par Slane 
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