Les remparts et la mosquée Aghlabide / Abbasside de Sfax en Ifriqiya (Tunisie) :

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Vue sur les remparts de la Medina de Sfax , de fondation Abbasside Aghlabide.
Vue sur les remparts de la Medina de Sfax , de fondation Abbasside Aghlabide.

Les remparts Abbassides/Aghlabides de Sfax en Tunisie 

Les remparts furent construits en l’an 849 JC , sous le règne de l’émir Aghlabide « Abû al Abbas Muhammad » sous la supervision du Cadi de Jebeniana « Ali ibn Sella’m al Bikri » « un homme pieu de savoir  et un proche de l’Imam Souhnoun Ibn Said le Malikite» ; celui-ci « l’avait nommé cadi de Sfax et des villages du Sahel après la construction de la Grande Mosquée et les remparts en argile» (al-Abidi)

Autre vue sur les remparts
Autre vue sur les remparts

Les remparts furent reconstruits sous l’émir Aghlabide  de Kairouan la capitale de l’Ifrikiya.   Abu Ibrahim Ahmad  (856-863 p.c.).

Vue de la Grande Mosquée Aghlabides / Abbbasside  de Sfax
Vue de la Grande Mosquée Aghlabides / Abbbasside de Sfax

Le bâtiment initial de la mosquée est construit vers 850, à l’époque aghlabide1.

L’édifice connaît par la suite plusieurs remaniements : embelli à l’époque ziride (vers 988), il est sensiblement modifié au xiie siècle, avant de retrouver au xviiie siècle ses dimensions originales suite à une campagne de travaux considérables1,2.

La façade orientale, soigneusement décorée, est caractérisée par la présence de plusieurs portes et fenêtres surmontées d’arcs en fer à cheval à triple voussure. Des niches creuses occupent les parties hautes2. Tous ces éléments sont soulignés et unifiés par une corniche dentelée.

Deux inscriptions en graphie coufique se trouvent sur la façade orientale : l’une d’elles sculptée en relief, datée de 988, est située au niveau de la troisième fenêtre en partant de l’angle de la qibla ; l’autre inscription, datée de 1085, est localisée au niveau du tympan de la dernière porte en partant de l’angle de la qibla2.

Inscription sur la façade orientale
Inscription sur la façade orientale
 La parenté de cette façade avec celle de la mosquée Sidi Ali Ammar à Sousse (milieu du ixe siècle-début du xe siècle), ainsi qu’avec celle de la qoubba Bin al-Qhaoui (également à Sousse, xie siècle) est grande. On peut aussi trouver ce type de décor sur le minaret de la Kalâa des Béni Hammad (vers 10071008) et sur les façades des mosquées cairotes d’al-Hakîm (vers 990) et d’al-Aqmâr (vers 1125)2.
Au-dessus du linteau de l’une des fenêtres se trouve une plaque de marbre byzantine remployée ; elle représente deux paons, aujourd’hui mutilés, qui s’affrontent de part et d’autre d’un panier d’où s’échappent des rinceaux3. L’entrée dans le sanctuaire se fait actuellement par une porte latérale située sur le côté nord2.
À l’angle nord-ouest de l’édifice se dresse le minaret. De base carrée, il est construit en pierre taillée, de petit appareil avec chaînages d’angles en appareil plus gros4

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (fr) Grande Mosquée de Sfax (Musée sans frontières) [archive]
  2. a, b, c, d, e et f (fr) Grande Mosquée de Sfax (Qantara) [archive]
  3. Lieux de cultes : aires votives, temples, églises, mosquées : IXe colloque international sur l’histoire et l’archéologie de l’Afrique du Nord, Tripoli, 19-25 février 2005, éd. CNRS, Paris, 2008, p. 269
  4. Georges Marçais et Lucien Golvin, La Grande Mosquée de Sfax, éd. Imprimerie La Rapide, Tunis, 1960, p. 41
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