Conquête de Tripoli de l’Ifriqiya et de Bark’a et de l’Occident (Andalus) par le Califat Rashidun d’Uthman ibn affan par Ibn al-Athir :

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Les étapes du Califat Rashidun jusqu'à Uthman bin Affan radi ALLAH anhu
Les étapes du Califat Rashidun jusqu’à Uthman bin Affan radi ALLAH anhu

Conquête de Tripoli de l’Ifriqiya et de Bark’a par le Califat Rashidun :

[T. III, p. 19] En l’an 22 (29 novembre 642), ‘Amr ben el’Açi marcha de l’Egypte sur Bark’a, dont les habitants se rendirent par composition moyennant paiement du tribut (constitué par) la vente de ceux de leurs enfants qu’ils voudraient.[2]

Les ruines romaines de Ptolemais en Cyrénaïque Libye-oriental. région de Barqa
Les ruines romaines de Ptolemais en Cyrénaïque Libye-oriental. région de Barqa

Après avoir conquis Bark’a, il se dirigea sur Tripoli de l’Ifriqiya , qu’il assiégea sans résultat pendant un mois.

Il était campé à l’est de la place, et un jour un homme des Benoû Modlidj avec sept compagnons, étant allé chasser du côté de l’ouest, prit pour revenir, à cause de la chaleur, la route longeant la mer.

Or, les remparts ne se prolongeaient pas jusqu’à la mer, et dans le port se trouvaient, vis à vis des habitations, les navires des chrétiens.

Le Qasr Sahabi, a Ajdabiya fut construit en 647 par le compagnon et général du califat Rashidun Abdullah Ibn Abi Sarh radi Allah anhu frère de lait du calife rashidun Uthman ibn Affan situé entre Ajdabiya et Awjila en Libye
Le Qasr Sahabi, a Ajdabiya fut construit en 647 par le compagnon et général du califat Rashidun Abdullah Ibn Abi Sarh radi Allah anhu frère de lait du calife rashidun Uthman ibn Affan situé entre Ajdabiya et Awjila en Libye

 

Le Modlidjite et ses compagnons suivaient un chemin qui séparait la mer de la ville, où ils pénétrèrent en poussant le cri « Dieu est grand », et les rum ( greco-romains byzantins) chrétiens, s’imaginant que tous les arabes musulmans envahissaient la place, cherchèrent un refuge sur leurs navires.

‘Amr et ses troupes, voyant la lutte commencer et entendant pousser des cris, entrèrent à leur tour dans la place, et les chrétiens ne purent emporter sur leurs bâtiments que les objets les plus facilement transportables.

La garnison du fort de Sebra[3] avait résisté quand ‘Amr était venu assiéger Tripoli, et la défense qu’avaient opposée les habitants de cette ville les avait complètement rassurés; mais à la suite de la conquête de Tripoli, ‘Amr envoya contre Sebra un fort détachement qui y arriva au matin, alors que l’on avait ouvert la porte pour laisser paître les troupeaux au dehors,  dans l’ignorance où l’on était de la chute de Tripoli.

palais des sahabi libye sahr

 

La subite arrivée des musulmans leur permit de pénétrer audacieusement dans la place qu’ils mirent au pillage, puis ils rejoignirent ‘Amr.

Ce général marcha ensuite sur Bark’a,[4] occupée par la peuplade berbère des Lowâta, lesquels se rendirent à composition moyennant un tribut de treize mille dinars et en stipulant le droit de vendre[5] ceux de leurs enfants qu’ils voudraient pour payer le tribut.

Les Berbères habitaient autrefois la Palestine, en Syrie, et avaient émigré vers Bark’a et le Maghreb à la suite de la mort violente de leur roi Djâloût (Goliath).

Ils arrivèrent ainsi jusqu’aux deux districts de Loûbiyya et de Merâk’iya, dans l’Egypte occidentale,[6] où ils se divisèrent : les deux tribus berbères de Zenâta et de Meghîla poussèrent plus avant à l’ouest et s’installèrent dans les montagnes ; les Lowâta se fixèrent dans la région de Bark’a, autrefois la Pentapole, et s’y répandirent jusqu’au Sous ; les Hawwâra s’établirent dans la ville de Lebda,[7] et les Nefoûsa vers la ville de Sebra.

Cette invasion eut pour effet l’émigration des Roûm établis dans le pays, et les Africains,[8] qui étaient dominés par les Roûm et leur payaient tribut, se joignirent aux nouveaux occupants.

La mosquée al-Naqah, de la vielle ville de Tripoli en Libye (643 JC) fut construite  par le compagnon et général du califat Rashidun Amr ibn al-As (radi ALLAH anhu), lors de la conquête de l'Egypte, Cyrénaïque et Tripolitaine sous le califat rashidun d'Omar ibn al-Khatab (radiALLAH anhu), elle est certainement la première mosquée construite en Ifriqiya et dans tout al-Maghreb al-Arabi
La mosquée al-Naqah, de la vielle ville de Tripoli en Libye (643 JC) fut construite par le compagnon et général du califat Rashidun Amr ibn al-As (radi ALLAH anhu), lors de la conquête de l’Egypte, Cyrénaïque et Tripolitaine sous le califat rashidun d’Omar ibn al-Khatab (radiALLAH anhu), elle est certainement la première mosquée construite en Ifriqiya et dans tout al-Maghreb al-Arabi

 Gouvernement d’ ‘Abd Allah ben Sa’d ben Aboû Sarh’ en Egypte et conquête de l’Ifrîkiyya.

En l’an 26 (16 oct. 646), l’administration du kharâdj de l’Egypte fut enlevée à ‘Amr ben el-‘Açi pour être confiée à ‘Abd Allah ben Sa’d ben Aboû Sarh’, qui était frère de lait[9] d’’Othmân. [P. 68]

Chacun de ces chefs voulant nuire à son rival, ‘Abd Allah écrivit à ‘Othmân qu’ ‘Amr administrait mal le kharâdj (impôt foncier), et ‘Amr, de son côté, écrivit au prince qu’ ‘Abd Allah était peu au courant des stratagèmes de la guerre : ‘Othmân destitua et rappela ‘Amr, et confia à ‘Abd Allah le commandement militaire et l’administration du kharâdj.

‘Amr alla le trouver, fort irrité et portant comme vêtement une djobba doublée :

« Qu’est-ce que cette doublure ? » dit le prince.

‘Amr répondit : [lacune[10]]

« C’est ce que je savais, dit ‘Othmân, et ce que je ne voulais pas. »

‘Abd Allah, qui appartenait au djond (corps d’armée) d’Egypte, avait, dès l’an 25 (27 octobre 645), reçu d’’Othmân l’ordre d’attaquer l’Ifrîkiyya[11] avec la promesse, s’il restait vainqueur, qu’il lui serait alloué le cinquième du quint ; en outre, ce prince nomma comme chefs du djond ‘Abd Allah ben Nâfi’ ben ‘Abd el-K’ays et ‘Abd Allah ben Nâfi’ ben el-Hârith, et les envoya à leur poste avec l’ordre d’attaquer le prince d’Ifrîkiyya de concert avec ‘Abd Allah ben Sa’d, qui continuerait ensuite ses fonctions.

L'entrée de la mosquée du califat Rashidun de Fustat (Le Caire) du compagnon et général rashidun Amr ibn al-As avec écris "Allahu Akbar"
L’entrée de la mosquée du califat Rashidun de Fustat (Egypte) du compagnon et général rashidun Amr ibn al-As  radi Allah anhu avec écris « Allahu Akbar »

Obéissant à ces ordres, ces chefs se jetèrent sur l’Ifrîkiyya avec une forte armée composée de 10,000 braves musulmans, et l’ennemi conclut la paix moyennant paiement d’une somme d’argent sans que les envahisseurs pénétrassent bien loin, à cause de. la nombreuse population de l’Ifrîkiyya.

Devenu gouverneur [de l’Egypte], ‘Abd Allah ben Sa’d demanda à ‘Othmân de faire la conquête de l’Ifrîkiyya et de lui envoyer à cet effet des renforts.

Après avoir consulté les Compagnons qui se trouvaient auprès de lui, et dont la plupart se montrèrent favorables à ce projet, ‘Othmân lui envoya des troupes de Médine, où figuraient plusieurs des principaux Compagnons, entre autres ‘Abd Allah ben ‘Abbâs. ‘Abd Allah ben Sa’d s’avança avec eux en Ifrîkiyya et se joignit à Bark’a à ‘Ok’ba ben Nâfi’ et aux musulmans qui occupaient cette ville.

Abdallah Ibn Jaafar et Lalla Yamina. Peinture sous-verre signée Mahmoud El Feriani. Sfax, vers 1890 Cette peinture sous-verre qui date de la fin du XIX s. représente Abdallah Ibn Jaafar l'un des chefs de la deuxième expédition arabe en Ifrîqiya qui eut lieu en 647, à laquelle prirent part  sept compagnons du Prophète dont le nom commence par  Abdallah et connue sous le nom « d'expédition des sept Abdallah ».  L'événement est resté vivant dans la mémoire collective et connut un regain d'intérêt à la suite de l'occupation française et de l'instauration du Protectorat en 1881. Devenue légendaire, cet événement est « raconté » dans cette peinture narrative dont la qualité artistique est évidente.  Au centre de la composition le héros sanctifié (Sidna Abdallah) emporte sur son cheval noir Lalla Yamina fille du  gouverneur de la province d'Afrique, le Patrice Grégoire (le vaincu de Sbeitla). La princesse, toujours selon la légende, aurait vu  Abdallah Ibn Jaafar en rêve et répondu à son appel pour embrasser l'Islam.  De part et d'autre du couple triomphant, l'artiste a représenté à gauche l'armée des infidèles (les Byzantins) et à droite l'armée des musulmans. Dans cette peinture, dont le caractère hagiographique est évident, tout est construit selon un principe simple, voire simpliste, jusque dans les détails iconographiques : l'opposition entre le bien et le mal
Abdallah Ibn Jaafar et Lalla Yamina. Peinture sous-verre signée Mahmoud El Feriani. Sfax, vers 1890 Tunisie.
Cette peinture sous-verre qui date de la fin du XIX s. représente Abdallah Ibn Jaafar l’un des chefs de la deuxième expédition arabe en Ifrîqiya qui eut lieu en 647, à laquelle prirent part sept compagnons du Prophète (paix et bénédiction sur lui) dont le nom commence par Abdallah et connue sous le nom « d’expédition des sept Abdallah ».  Devenue légendaire, cet événement est « raconté » dans cette peinture narrative dont la qualité artistique est évidente. Au centre de la composition le héros sanctifié (Sidna Abdallah) emporte sur son cheval noir Lalla Yamina fille du gouverneur de la province d’Afrique, le Patrice Grégoire (le vaincu de Sbeitla). La princesse, toujours selon la légende, aurait vu Abdallah Ibn Jaafar en rêve et répondu à son appel pour embrasser l’Islam. De part et d’autre du couple triomphant, l’artiste a représenté à gauche l’armée des infidèles (les Byzantins) et à droite l’armée des musulmans. Dans cette peinture, dont le caractère hagiographique est évident, tout est construit selon un principe simple, voire simpliste, jusque dans les détails iconographiques : l’opposition entre le bien et le mal (source)

 

De là on marcha sur Tripoli, où on livra au pillage les biens des Grecs (Roûm) qui y habitaient, puis on poussa en avant, en expédiant des colonnes légères dans toutes les directions.

L’Ifrîkiyya obéissait alors à Djerdjîr (Grégoire), dont l’autorité s’étendait de Tripoli à Tanger et qui y gouvernait au nom d’Hirakl (Héraclius), roi des Roûm, entre les mains de qui il versait chaque année le produit des impôts.

A la nouvelle de l’agression des musulmans, ce gouverneur se prépara à la résistance.

Il réunit ses troupes et les habitants du pays ; son armée comptait 120.000 cavaliers  byzantins, afarek et berbères et se heurta aux envahisseurs arabes [P. 69] en un lieu situé à un jour et une nuit de Sobeytala (Suffetula), alors siège du gouvernement.

Les ruines romaines de Sbeïtla (Sufetula) dans le centre Nord de la Tunisie, Ifriqiya.
Les ruines romaines de Sbeïtla (Sufetula) dans le centre Nord de la Tunisie, Ifriqiya.

Des combats quotidiens s’engagèrent, puis ‘Abd Allah ben Sa’d fit inviter son adversaire à se convertir ou à payer tribut ; mais le chrétien refusa dédaigneusement l’une et l’autre alternatives.

‘Othmân, qui était sans nouvelles des troupes engagées dans cette expédition, envoya ‘Abd Allah ben ez-Zobeyr ibn al-Awwam  avec une troupe d’hommes à l’effet de le renseigner ; ce messager arriva à marches forcées et vint se joindre aux combattants.

Son arrivée fut saluée par des cris de joie et de « Dieu est grand » qui excitèrent la curiosité de Djerdjîr ; mais la réponse. qu’on lui donna, qu’il s’agissait de l’arrivée de renforts, abattit son courage.

‘Abd Allah ben ez-Zobeyr vit le combat se faire, comme chaque jour, depuis l’aurore jusqu’à midi, où les divers groupes, quand retentissait l’appel à la prière, se retiraient sous leurs tentes ; mais comme le lendemain il remarqua qu’Ibn Aboû Sarh’ ne participait pas à la lutte, et qu’il s’enquit du motif de son absence on lui dit que ce chef s’abstenait par crainte, à cause d’une proclamation par laquelle Djerdjîr promettait de donner cent mille dinars et sa propre fille à celui qui tuerait le chef musulman.

Pièce byzantine frappé a carthage en Tunisie entre 643-647

 

Alors Ibn ez-Zobeyr se rendit auprès de ce dernier et lui conseilla de faire proclamer que celui qui lui apporterait la tête de Djerdjîr recevrait cent mille dinars, la fille de ce chrétien et le gouvernement de ce pays.

C’est ce qui fut fait, et alors les craintes de Djerdjîr devinrent bien plus vives que celles d’ ‘Abd Allah ben Sa’d.

Ibn ez-Zobeyr dit ensuite à celui-ci :

« Les choses traînent en longueur, et l’ennemi qui combat sur son territoire peut recruter des troupes sur place, tandis que nous sommes éloignés de nos frères et des pays qu’ils habitent. Je suis en conséquence d’avis que demain nous laissions sous leurs tentes une bonne troupe des plus braves de nos soldats, qui se tiendra toute prête à combattre, tandis que nous attaquerons avec le reste de nos forces et que nous fatiguerons et épuiserons nos adversaires ; puis quand ils se retireront et que nous en ferons autant, nos troupes fraîches et bien reposées feront une sortie subite, et peut-être Dieu nous accordera-t-il le dessus. »

On sollicita sur le plan l’avis de plusieurs des principaux Compagnons, qui le jugèrent bon.

En conséquence, le lendemain on laissa sous leurs tentes les plus braves des musulmans, qui gardèrent auprès d’eux leurs chevaux tout sellés, tandis que le reste des troupes combattit avec ardeur jusqu’à midi, et quand l’appel à la prière retentit alors, les chrétiens, comme d’habitude, voulurent se retirer.

Mais Ibn ez-Zobeyr ne leur en laissa pas le loisir et continua le combat pour les fatiguer davantage ; ensuite il battit en retraite, et les deux troupes fatiguées déposèrent leurs armes. Mais alors Ibn ez-Zobeyr se mit à la tête des braves qu’on tenait en réserve et qui étaient tout dispos ; il se précipita sur les chrétiens, qui ne se doutèrent de son arrivée que quand il fut au milieu d’eux et que ses troupes firent une charge générale au cri de « Dieu est grand », si bien qu’elles ne leur laissèrent pas le temps de s’armer.

Djerdjîr fut tué par Ibn ez-Zobeyr lui-même, ses troupes furent mises en déroute et subirent des pertes considérables, sa fille fut faite prisonnière par les vainqueurs.

‘Abd Allah ben Sa’d mit le siège devant la ville, dont il s’empara, et qui renfermait plus de richesses que nulle autre : la part de prise de chaque cavalier fut de trois mille, celle de chaque fantassin de mille dinars.[12]

Après la conquête de Sobeytala, les troupes furent envoyées dans les diverses directions et poussèrent jusqu’à Gafça en se livrant au pillage et réduisant les habitants en captivité.

Dès l’époque byzantine, l’amphithéâtre est devenu une forteresse et un lieu de refuge ; cela est attesté en 647 après la défaite byzantine de Sbeïtla face aux armées arabes28. La transformation s’est opérée en bouchant les arcades du rez-de-chaussée et en aménageant d’autres installations dont une tour qui a été retrouvée lors des fouilles récentes30. Le monument est parfois appelé « ksar de la Kahena », du nom d’une princesse berbère du viie siècle qui a rassemblé les tribus pour repousser l’avancée de l’envahisseur musulman. Vaincue et traquée, elle se réfugie avec ses partisans dans l’amphithéâtre et y résiste durant quatre ans. Selon la légende, elle aurait été trahie par son jeune amant, qui l’aurait poignardé avant d’envoyer sa tête embaumée au chef des armées arabes. L’édifice est cité par Al-Bakri, au xie siècle, et par Tijani, qui laissent tous deux entendre qu’il offrait une protection efficace28, ce qui est difficilement conciliable avec un état de ruines. En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l'existence de la Kahena est l'amphithéâtre d'El Djem avec des inscriptions
L’amphithéâtre d’El Jem en Tunisie étais devenu une forteresse sous les Byzantins ; cela est attesté en 647 après la défaite byzantine de Sbeïtla face aux armées du califat Rashidun. Le monument est parfois appelé « ksar de la Kahena », L’édifice est cité par Al-Bakri, au xie siècle,  le seul endroit qui témoigne de l’existence de la Kahena est l’amphithéâtre d’El Djem avec des  étranges ancienne inscriptions mêlant de l’arabe, d’autre alphabet.

 

Un corps d’armée fut envoyé contre la forteresse d’El-Adjem,[13] où la population de la région s’était réfugiée et qui se rendit par composition.

Les habitants de l’Ifrîkiyya traitèrent moyennant le paiement de 2.500.000 dinars. ‘Abd Allah ben ez-Zobeyr, à qui fut donnée la fille de Djerdjîr, reçut la mission d’annoncer à ‘Othmân l’heureuse conquête de ce pays. On dit aussi que la fille de Djerdjîr tomba aux mains d’un des Ançâr, qui la fit monter sur un chameau et lui adressa ces vers du mètre redjez :

O fille de Djerdjîr, tu poursuis ta destinée ! C’est en Hedjâz maintenant que se trouve celle qui te commande, et tu vas porter une outre d’eau puisée à K’obâ ![14]

‘Abd Allah ben Sa’d regagna l’Egypte après un séjour en Ifrîkiyya d’un ah et trois mois ; trois musulmans seulement manquaient, entre autres le poète Aboû Dho’ayb le Hodheylite, qui fut tué et enterré dans ce pays.[15]

Le quint de l’Ifrîkiyya fut transporté à Médine et acheté par Merwân ben el-H’akam moyennant 500,000 dinars, somme dont ‘Othmân lui fit la remise.

Ce fut une des choses que l’on reprocha à ce prince.[16] Telle est la meilleure version [P. 71] en ce qui concerne le quint de l’Ifrîkiyya.

En effet, on dit aussi qu’’Othmân en fit don à ‘Abd Allah ben Sa’d, ou selon d’autres, à Merwân ben el-H’akam, ce qui indique, peut-être, qu’il donna le quint de la première expédition à ‘Abd-Allâh, et à Merwân celui de la seconde, qui aboutit à la conquête de toute l’Ifrîkiyya.

Aïn Djeloula (arabe : عين جلّولة), l'ancienne Cululis3, est une ville du centre de la Tunisie située à 30 kilomètres à l'ouest de Kairouan et à l'est du massif montagneux du Djebel Ousselat (895 m). Une source (aïn) surgissant de la montagne a donné son nom à la ville.
Aïn Djeloula  l’ancienne Cululis, est une ville du centre de la Tunisie située à 30 kilomètres à l’ouest de Kairouan et à l’est du massif montagneux du Djebel Ousselat (895 m). Une source (aïn) surgissant de la montagne a donné son nom à la ville. lieu ou l’armée de Muawiya ibn Huddayj al-Kindi radi Allah anhu mis le siège et massacra les Rum il restera stationné de 654 à 665 ici, il a participé avant sa à la bataille de Yarmuk, la bataille de Qadisyah et la bataille de Jalula.

Révolte et seconde conquête de l’Ifrîkiyya

Héraclius, roi de Constantinople, prélevait un tribut sur tous les autres rois chrétiens, d’Egypte, d’Ifrîkiyya, d’Espagne., etc.

Après que la paix eut été conclue entre les habitants de l’Ifrîkiyya et ‘Abd Allah ben Sa’d, ce souverain y envoya un Patrice chargé de prélever une somme égale à celle qui avait été payée aux musulmans.

Quand cet envoyé, qui descendit à Carthage, fit connaître l’objet de sa mission aux habitants réunis, ceux-ci refusèrent, disant qu’ils paieraient à l’empereur la somme habituelle, mais qu’il en faudrait défalquer ce qui avait été versé aux musulmans.

Le gouverneur chrétien qui avait remplacé Djerdjîr fut, à la suite de grands troubles, chassé par le Patrice et se rendit en Syrie, où le pouvoir était, à la suite du meurtre d’’Ali, exercé par le nouveau  calife Mo’âwiya ben Aboû Sofyân (fondateur de la dynastie des Omeyyades)

pice d'or frappé a carthage au dernier gouv byzantin

Il dépeignit à celui-ci la situation de l’Ifrîkiyya en le priant de l’y faire accompagner par une armée.

Le prince de Syrie envoya avec lui Mo’âwiya ben H’odeydj (Kindi) Sekoûni,[17] mais celui-ci, par suite de la mort du chrétien survenue à Alexandrie, arriva seul en Ifrîkiyya, qui était en ébullition.

Il s’installa avec des forces imposantes auprès de Ka’moûniya[18] et expédia de là un corps de troupes contre les 30.000 soldats que le Patrice  Byzantin fit marcher contre lui et qui furent défaits.

On mit le siège devant le fort de Djeloûlâ,[19] mais sans succès ; puis les remparts s’étant écroulés, les musulmans mirent la place au pillage.

Des colonnes lancées dans diverses directions pacifièrent et soumirent le pays, après quoi Mo’âwiya repassa en Egypte.

L’Ifrîkiyya resta ensuite le pays le plus soumis et le plus obéissant jusqu’à l’époque de Hichâm ben ‘Abd el-Melik, où [P. 72] des. gens de l’Irak s’étant glissés dans le pays vinrent exciter les habitants et soulever des discussions qui durent encore.[20]

Ceux-ci répondaient ne pas vouloir s’insurger contre les imâms à cause des sommes prélevées par ceux qui les représentaient ; et comme les nouveau-venus disaient que les seconds se bornaient à agir d’après les instructions des premiers :

« Encore faut-il, répondirent-ils, que nous en informions le khalife ! »

En conséquence Meysera et une vingtaine de messagers avec lui furent dépêchés à Hichâm, de qui ils ne purent obtenir d’audience ; ils allèrent alors trouver El-Abrech et lui dirent :

« Informe le Prince des croyants que notre émir nous mène en expédition avec son djond et qu’il distribue à celui-ci le butin que nous avons fait, disant que cela vaut mieux pour la guerre qu’il entreprend ; s’il y a une ville à assiéger, c’est nous qu’il met au premier rang et le djond au dernier, disant que notre mérite au ciel sera plus grand. Et pourtant des gens comme nous valent bien ses frères ! Ensuite nos oppresseurs se sont mis à fouiller les ventres de nos brebis pour en extraire des fœtus dont la blanche toison est destinée à fournir des pelisses au Prince des croyants, de sorte que mille brebis périssent pour donner une seule toison. Tout cela, nous l’avons supporté; mais quand ensuite ils ont enlevé les plus belles.de nos filles, nous leur avons dit que, bien qu’étant musulmans, nous ne trouvions pareil fait autorisé par aucun livre ni aucune pratique traditionnelle. Nous voulons savoir si cette conduite a ou non l’approbation du Prince des croyants ! »

Comme leur séjour en se prolongeant épuisait leurs ressources, ils remirent leurs noms par écrit aux ministres du prince, en les priant, s’il demandait des renseignements, de le. mettre au courant.

De là ils regagnèrent l’Ifrîkiyya, où ils attaquèrent et tuèrent le gouverneur nommé par Hichâm, puis se rendirent maîtres de ce pays.

Quand Hichâm, informé de ces événements, demanda les noms de ceux qui étaient venus le trouver, il se trouva que ceux-là mêmes étaient les coupables.

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Invasion de l’Espagne sous le Califat Rashidun d’Othman ibn Affan :

A la suite de la conquête de l’Ifrîkiyya, et conformément aux ordres d’’Othmân, ‘Abd Allah ben Nâfi’ ben el-H’açîn[21] et ‘Abd Allah ben Nâfi ‘ ben ‘Abd el-K’ays passèrent en Espagne par mer.

‘Othmân écrivit alors à ceux qui s’enrôlaient sous leurs drapeaux que Constantinople ne pourrait être conquis que par l’Espagne.

Ces chefs étaient accompagnés de Berbères, et l’appui divin ajouta aux territoires musulmans un pays aussi grand que l’Ifrîkiyya.

Quand ‘Othmân rappela de cette dernière région ‘Abd Allah ben Sa ‘ d, il laissa en place ‘Abd Allah ben Nâfi’ ben ‘Abd el-K’ays.

‘Abd Allah ben Sa’d rentra en Egypte, d’où il envoya au khalife des richesses qu’il y avait réunies.

Or ‘Amr ben el-‘Açi étant venu trouver [P. 73] ‘Othmân, celui-ci lui dit :

« Savais-tu qu’après ton passage cette chamelle pût encore donner tant de lait?

— Aussi, reprit ‘Amr, ses nourrissons sont-ils morts. »

En l’an 26 (16 oct. 646) mourut le poète Aboû Dho’ayb le Hodheylite en Egypte, alors qu’il revenait d’Ifrîkiyya.

D’autres le font mourir dans le désert, alors qu’il se rendait à la Mekke, ou encore dans le pays des Roûm ; mais on est unanime à dire que ce fut sous le khalifat d’Othmân.[22]

En l’an 33 (1er août 653), eut lieu la seconde expédition d’ ‘Abd Allah ben Sa ‘d contre l’Ifrîkiyya, dont les habitants avaient violé le traité conclu avec eux.[23]

Abou Zamaa el-Balaoui est des compagnons du Prophète paix et bénédiction sur lui , Abou Zamaâ al-Balawi, venu en Ifriqiya en l’an 34 de l’hégire (654 J.C), soit seulement une vingtaine d’années après la mort du Prophète paix et bénédiction d'ALLA sur lui dont il disait avoir conservé 3 poils de sa barbe, relique avec laquelle il a demandé à être enterré après sa mort. Abou Zamaâ radi Allah anhu a été tué lors d’une confrontation avec les autochtones berbères à une trentaine de kilomètres de Kairouan, mais il a été enterré sur le site de la ville avant sa fondation.
Abou Zamaa el-Balawi est des compagnons du Prophète paix et bénédiction sur lui , Abou Zamaâ al-Balawi, est venu en Ifriqiya en l’an 34 de l’hégire (654 J.C), soit seulement une vingtaine d’années après la mort du Prophète paix et bénédiction d’ALLA H sur lui dont il disait avoir conservé 3 poils de sa barbe, relique avec laquelle il a demandé à être enterré après sa mort.
Abou Zamaâ radi Allah anhu a été tué lors d’une confrontation avec les autochtones berbères à une trentaine de kilomètres de Kairouan, mais il a été enterré sur le site de la ville avant sa fondation.

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En l’an 35 (10 juill. 655), vers la fin du khalifat d’’Othmân, Ma’bed ben el-Abbâs ben ‘Abd el-Mot’t’alib fut tué en Ifrîkiyya.[24]

[ En l’an 41 (6 mai 661), ‘Amr ben el-‘Açi nomma au gouvernement de l’Ifrîkiyya son cousin du côté maternel ‘Ok’ba ben Nâfi ‘ ben ‘Abd K’ays (sic).

‘Ok’ba poussa jusque chez les Lowâta et les Mezâta, qui d’abord lui prêtèrent obéissance pour ensuite retourner à leurs erreurs ; de sorte que, cette année même, il dirigea contre eux une expédition où il leur tua du monde et leur fit des prisonniers.

En l’an 42 (25 avril 662), il conquit Ghadamès et y agit de même.

La mosquée Atiq de Ghadamès fut construite en l'an 666 JC ,  sous le gouvernement du compagnon Mu'awiya ibn Hudaij al-Kindii sous le califat de Muawiya Ier, elle incroyablement, survécu jusqu'en 1913, quand elle  a été détruite par les alliés,  si ont ce réfère à al Hash'ishi les tombes de deux sahaba , en l’occurrence : Sidi Al-Badri radi Allah anhu et de Sidi Okba ibn Amr sont là dans le sanctuaire de la mosquée  source :  E.J. Brill's " First Encyclopaedia of Islam 1913-1936" et  "Libya. Ediz. Inglese" par Anthony Ham.
La mosquée Atiq de Ghadamès en Libye (Fezzan ver la frontière Tuniso-Algérienne) fut construite en l’an 666 JC au début des Omeyyades , sous le gouvernement du compagnon Mu’awiya ibn Hudaij al-Kindii sous le califat de Muawiya Ier, elle a incroyablement, survécu jusqu’en 1943, quand elle a été détruite par les alliés, elle fut donc reconstruite, si ont ce réfère à al Hash’ishi il y a les tombes de deux sahaba , en l’occurrence : Sidi Al-Badri radi Allah anhu et de Sidi Okba ibn Amr radi Allah anhu sont là dans le sanctuaire de la mosquée source : E.J. Brill’s  » First Encyclopaedia of Islam 1913-1936″ et « Libya. Ediz. Inglese » par Anthony Ham.

En 43 (11 avril 663), il conquit des portions du Soudan et se rendit maître de Waddân, qui dépend de Bark’a.

Il conquit aussi tout le pays des Berbères.

C’est lui qui, en l’an 50 (28 janvier 670) jeta les fondements de K’ayrawân.

Ces faits seront racontés plus loin.[25]

La mosquée et le chateau de Waddan dans le Fezzan en Libye  fut construite ver l'an 666 JC , sous le gouvernement  omeyyade  de 'l'Ifriqiya du compagnon Mu'awiya ibn Hudaij al-Kindii  radi allah anhu sous le califat de Muawiya Ier, avec les conquête d'Okba  ibn Nafi alors général et pas encore émir d'Ifriqiya
 La mosquée et le chateau de Waddan dans le Fezzan en Libye fut construit ver l’an 666 JC , sous le gouvernement omeyyade de ‘l’Ifriqiya du compagnon Mu’awiya ibn Hudaij al-Kindii radi allah anhu sous le califat de Muawiya Ier radi Allah anhu, avec les conquêtes d’Okba ibn Nafi radi Allah anhu alors général et pas encore émir d’Ifriqiya
Expansion du califat Rashidun
Domaine du califat Rashidun sous les 4 califes.
 

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La phase de division lors du califat d’Ali  les forces d’Ali ont perdu le contrôle sur la plupart du territoire du califat pour Mu’awiya tandis que les grandes sections de l’empire tels que la Sicile , l’Afrique du Nord , les régions côtières de l’Espagne et quelques forts en Anatolie sont également sortie de l’empires du califat rashidun

 

notes 

[2] La même chose est rapportée, avec plus de détails, par Bckri Description de l’Afrique septentrionale traduite par Mac Guckin de Slane, p. 11 (tirage à part du Journal asiatique, 1859). Aboû’ l-Meh’âsin place la prise de Bark’a en l’an 21.

[3] Bekri et Edrisi écrivent Cabra par un çâd. Il s’agit ici de l’ancienne Sabrata, à douze lieues ouest de Tripoli, et non de la localité du même nom près de Kayrawân (Hist. des Berbères, par Ibn Khaldoun, trad. de Slane, table géographique, I, p. CII ; Fournel, Les Berbers, I, p. 22 ; cf. Tidjani, Journ. asiatique, 1852, II, 107).

[4] Ce nom paraît être mis ici pour un autre, ou bien il faut supposer que notre chroniqueur, oubliant que plus haut il a placé la soumission de Bark’a antérieurement à la conquête de Tripoli, a rapporté ensuite un récit provenant d’une autre source.

[5] Ici, comme plus haut, on pourrait lire « racheter » en corrigeant le texte imprimé. Le texte arabe de Bekri porte « vendre ». Comparez aussi l’Histoire des Berbères (I, 302).

[6] « Quand on part d’Alexandrie pour se diriger vers l’Egypte, on rencontre d’abord le pays de Merâk’ iya, puis celui de Loûbiyya ». (Merâçid, III, p. 20 et 70 ; l’orthographe de ces deux noms y est indiquée). Il s’agit de la Libye et de la Marmarique.

[7] L’ancienne Leptis Magna (Bekri, 26 et 199 ; Edrisi, éd. Dozy et de Goeje, 154).

[8] C’est-à-dire les populations indigènes. On retrouve ces détails dans Ibn ‘Abd el-H’akem (Hist. des Berb., I, 301).

[9] D’autres le disent frère utérin de ce khalife.

[10] La réponse manque, et je l’ai vainement cherchée dans nombre de chroniques.

[11] Sous le nom d’Ifrîkiyya on sait que les Arabes désignent la portion de l’Afrique septentrionale correspondant à peu près à la province de Constantine et à la Tunisie et Tripolitaine actuelles.

[12] Une note de l’Hist. des Berbères (I, 305) montre l’absurdité de ces chiffres, que l’on retrouve aussi dans le Nodjoûm (I, 89).

[13] El-Adjem ou Ledjem, ou château de la Kâhina, est situé entre Sfax et Mehdiyya (Bekri, 52 et 76 ; Journ. as., 1852, II, 117, etc.).

[14] Kobâ est un village près de Médine et fournit de l’eau à cette ville. Un autre récit ajoute que la princesse, quand elle comprit la menace qui lui était faite, se jeta du chameau qui la portait et se tua (Hist. des Berb., I, 306).

[15] Un peu plus bas, la mort d’Aboû Dho’ayb est rappelée. Ce poète, qui s’appelait Khowaylid ben Khâlid ben Moh’riz, est l’objet d’une notice du Kitâb el-Aghâni (VI, 58). Le poème qu’il fit à l’occasion de la mort de ses cinq fils, enlevés en un an par la peste, lui valut d’être regardé comme le premier des poètes Hodheylites. Il prit part à la campagne contre l’Ifrîkiyya avec ‘Abd Allah ben Sa’d, qui l’envoya avec ‘Abd-Allâh ben ez-Zobeyr porter au khalife ‘Othmân la nouvelle des succès dont ils pouvaient se glorifier ; mais il ne put accomplir cette mission, car la mort le frappa en Egypte. —Ce même ouvrage met dans la bouche même d’Abd Allah ben ez-Zobeyr le récit des circonstances, un peu différentes de ce que dit notre auteur, dans lesquelles il tua Djerdjîr de sa main ; ce récit figure en note à la p. 318 du t. I de l’Hist. des Berbères.

[16] Le même détail est rapporté dans des termes presque identiques, par l’Aghâni (VI, 59). Il est probablement fait ici allusion aux faveurs scandaleuses dont ‘Othmân combla sa famille et les siens et qui aboutirent à l’insurrection où il périt, D’après Wâk’idi (ap. Nodjoûm, I, 89), le patrice versa 2.520.000 dinars, dont ‘Othmân, dans l’espace de vingt-quatre heures, fit don à la famille d’ElH’akam, selon les uns, ou, selon d’autres, à la famille de Merwân, Cf. Fournel, Les Berbers, I, 20 et 113.

[17] Ce personnage est cité par Nawawi, p. 563 ; cf. Berbères, 1,210 et 324 ; et Beladhori p. 227. L’orthographe de son nom est fixée par Ibn el-Athîr, et on lit aussi Sekoûni dans Tidjâni (Journ. as., 1852, II, 105).

[18] ‘Abd el-Hakem écrit Koûniya (Berbères, I, 307, cf. 325 et 330). Sur cette localité, voir Fournel, Les Berbers, I, 153.

[19] Djeloûlâ est à une journée de Kayrawân (Edrisi, p. 140 ; Bekri, 78 ; Berbères, I, 307). Bekri raconte la conquête de cette ville par Ibn H’odeydj.

[20] Allusion au développement des doctrines kharédjites ; voir Berbères, 1, 216.

[21] Peut-être faut-il lire «… Nâfi’ ben el-Hârith, » comme plus haut, p. 357. Mais le Bayân (t. II, 5) écrit aussi a H’açin ».

[22] Voir ce qui a été dit plus haut.

[23] Il n’est parlé de cette seconde expédition ni par Ibn ‘Abd el-Hakam ni par Noweyri ; mais le Nodjoûm (I, 89) la mentionne aussi. Fournel n’y fait aucune allusion. On sait du reste que les traditions relatives à ces premiers temps sont assez confuses.

[24] Le Nodjoûm (I, 90) place la mort de Ma’bed en 33, lors de la seconde expédition d’Ibn Sa’d.

[25] Cette suite de renseignements n’est d’accord ni avec ce que nous savons par d’autres sources, ni avec ce qui suit. Cependant le Nodjoûm (I, 140) rapporte aussi la conquête que fit ‘Ok’ba en 43 d’une partie du Soudan ainsi que de Waddân; il mentionne une expédition faite en 45 par Mo’âwiya ben H’odeydj contre l’Ifrîkiyya (I, 146).

 

Afrique du Nord sous le Califat Rashidun 

L'empire Byzantin en 640  et le Califat Rashidun  en 640
L’empire Byzantin en 640 et le Califat Rashidun en 640

Après le retrait des Byzantins de l’Egypte, l’Exarchat de l’Afrique avait déclaré son indépendance sous son exarque Grégoire le Patricien.

Les domaines de Gregory l’exarque étais étendues des frontières de l’Egypte au Maroc.

Abdullah Ibn Sa’ad radi Allah anhu, a utilisé ce prétexte pour envoyer des raids ver l’ouest.

À la suite de ces raids les musulmans ont obtenu un butin considérable.

Le succès de ces raids effectués  ont pressenti Abdullah Ibn Sa’ad radi Allah anhu qu’une campagne officielle avec l’aval du calife doit être effectuée pour la conquête de l’Afrique du Nord.

Uthman ibn Affan radi Allah anhu  lui a donné la permission après avoir examiné avec le Majlis al Shura à Médine.

Une force de 10 000 soldats a été envoyé en renfort.

L’armée du califat Rashidun c’est  rassemblé à Barqa en Cyrénaïque, et à partir de là, ils ont marcher ver  l’ouest et capturer Tripoli, après Tripoli l’armée marcha à Sufetula, la capitale du roi Rum Gregory dans le centre-nord de l’actuel Tunisie.

Il a été défait et tué dans la bataille en raison de superbes tactiques utilisées par Abdullah ibn Zubayr radi Allah anu.

Après la bataille de Sufetula les peuples berbères, afarik et rum d’Afrique du Nord demandèrent la paix.

Ils ont accepté de payer un tribut annuel au califat Rashidun.

Au lieu d’annexer l’Afrique du Nord, les musulmans ont préféré faire de l’Afrique du Nord un État vassal.

Lorsque le montant prévu de l’hommage a été rendu, les forces musulmanes se sont retirés à Barqa en Cyrénaïque .

Après la Première Fitna, (la première guerre civile islamique), les forces musulmanes se sont retirer de cette partie de l’Afrique du Nord ver  l’Egypte et Barqa.

Le califat omeyyade, à de nouveau envahi l’Afrique du Nord en 664.

Campagne contre la Nubie Soudan sous le califat Rashidun 

À Méroé, au Soudan, les pyramides des souverains kouchites
Les antiques  pyramides des Rois Kushites à  Méroé, au Soudan 

Une campagne a été menée contre la Nubie pendant le califat de Omar ibn al-Khatab radi Allah anhu en 642, mais a échoué après les armées de Makuria a remporté la victoire lors de la première bataille de Dongola.

L’armée s’est retiré de la Nubie, sans conquête supplémentaire.

Dix ans plus tard, le gouverneur du califat rashidun de Uthman  ibn Affan radi Allah anhu en Egypte, Abdullah ibn Saad, a envoyé une autre armée vr la Nubie.

Cette armée a pénétré profondément en  Nubie et mit le siège devant la capitale nubienne de Dongola.

Les musulmans ont endommagé la cathédrale dans le centre de la ville, mais la bataille est allé également en faveur de Makuria.

La mosquée de Dongola qui fut une église et c’est la que ce rendis Abdallah ibn Sa’ad ibn Abi as-Sahr  radi Allah anhu en  647 JC au Soudan Nubien lors de la deuxième bataille de Dongola contre les forces chrétiennes nubienne.
La mosquée de Dongola qui fut une église et c’est la que ce rendis Abdallah ibn Sa’ad ibn Abi as-Sahr radi Allah anhu en 647 JC au Soudan Nubien lors de la deuxième bataille de Dongola contre les forces chrétiennes nubienne. Photo: Diebner 1967

 

Comme les musulmans n’étais pas en mesure de dominer l’état de Makuria, ils ont négocié la paix avec leur roi Qaladurut.

Selon le traité qui a été signé, chaque côté ont décidé de ne pas prendre de mesures agressives l’un contre l’autre.

Chaque côté a accepté de permettre le libre passage de l’autre partie à travers ses territoires.

Nubie a accepté de fournir 360 esclaves ou bétail ya deux versions sur le sujet  en Egypte chaque année, tandis que l’Egypte a accepté de fournir des céréales, des chevaux et des textiles à la Nubie en  fonction de la demande.

Les conquêtes du califat Rashidun des îles de la mer de méditerranée 

Le  Gymnasium romain  de Salamis, à Chypre. .
Le Gymnasium romain de Salamis, à Chypre. .

Pendant le règne du calife Rashidun Omar ibn al-Khatab, gouverneur de Syrie, Muawiya I radi Allah anhu, a envoyé une demande pour construire une force navale qui permettrais l’état du califat rashidun d’envahir les îles de la Méditerranée, mais Umar ibn al-Khatab  a rejeté la proposition en raison du risque de décès de soldats en mer.

Pendant son règne, Uthman  ibn Affan radi Allah anhu a donné la permission de construire un Muawiyah marine après concernant la question.

En 650 JC les Arabes ont fait la première attaque sur l’île de Chypre, sous la direction de Muawiya radi Allah anhu.

Ils ont conquis la capitale, Salamine – Constantia, après un siège de courte durée, mais ils  rédigé un traité avec les chefs locaux.

Au cours de cette expédition un parent du prophète Muhammad paix et bénédiction d’Allah sur lui , Umm Haram est tombé de sa mule près de Salt Lake à Larnaca et a été tué.

Elle a été enterrée dans le même endroit qui est devenu un lieu saint, beaucoup plus tard, en 1816, le Hala Sultan Tekke fut construit par les Ottomans .

La mosquée Hala Sultan Tekke, fut construite sur le tombeau de la mère de lait du prophète Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui)  Umm Harram (radi Allah anha) à Chypre elle trouva la mort lors d'un accident lors de la campagne du général du califat Rashidun Muawiya (radi Allah anhu) le future calife omeyyade contre l’île de Chypre en Méditerrané   Umm Haram, qui était la mère nourricière de Mahomet, mort dans un accident lors d'une visite à Chypre en 657 AD. Elle a été enterrée près de la même place qu'elle est morte, et la Mosquée du Sultan Hala Tekke a finalement été construite sur son tombeau et dans sa mémoire.
La mosquée Hala Sultan Tekke, fut construite sur le tombeau de la mère de lait du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) Umm Harram (radi Allah anha) à Chypre la ou elle trouva la mort lors d’un accident lors de la campagne du général du califat Rashidun Muawiya (radi Allah anhu) le future calife omeyyade contre l’île de Chypre en Méditerrané  en 657 JC . Cette mosquée est de fabrication Ottomane du 19eme siècle.

Après la violation du traité, les Arabes ont  ré-envahi l’île en 654 JC avec cinq cents navires du califat Rashidun.

Cette fois, cependant, une garnison de 12.000 Arabes a été laissé à Chypre, ce qui porta l’île sous influence musulmane.

Après avoir quitté Chypre la flotte musulmane s’et dirigée vers l’île de Crète et de Rhodes et les  ont conquise sans trop de résistance.

En 652-654, les musulmans ont lancé une campagne navale contre la Sicile et ils ont réussi à capturer une grande partie de l’île.

Peu de temps après que le calife rashidun Uthman  ibn Affan radi Allah anhu a été assassiné, et  plus aucun autres efforts d’expansion furent entrepris , les musulmans en conséquence se sont retiré de la Sicile.

En 655 l’empereur byzantin Constant II a dirigé une flotte en personne pour attaquer les musulmans à Phoinike (bataille de Phoenix de Lycie), mais il a été battu: 500 navires byzantins ont été détruits dans la bataille, et l’empereur lui-même à évitée de justesse  la mort par les troupes du califat rashidun.

La première invasion d’al-Andalus sous le califat Rashidun  

Buste de Tabari à l'entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)
Buste de Tabari à l’entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)

Dans l’histoire islamique il est admis que la conquête de l’Espagne a été menée par les forces Omeyyade dirigées par Tariq ibn Ziyad et Musa ibn Nusair al-Lakhmi en 711-718 JC, à l’époque du calife omeyyade Walid ibn Abd al-Malik.

Selon l’historien musulman Muhammad ibn Jarir al-Tabari, l’Espagne a été envahie par les musulmans une soixantaine d’années plus tôt sous le califat Rashidun de Othman Ibn affan radi Allah anhu dans  l’année 653  de l’ère chrétienne selon d’autres historiens musulmans de premier plan comme Ibn Kathir ad-Dimashqi ont répété l’affirmation d’Al-Tabari comme dans ce texte ci-dessus d’Ibn al-Athir.

Selon le récit d’al-Tabari, lorsque l’Afrique du Nord a été conquise par le général du califat Rashidun Abdullah Ibn Sa’ad ibn Sahr , deux de ses généraux, Abdullah ibn ibn Husain Nafi, et Abdullah ibn Nafi ‘ibn Abdul Qais, ont été commandées pour envahir les zones côtières de l’Espagne par mer , les parties byzantines .

Aucun détail sur les campagnes militaire en Espagne durant le califat d’Othman ibn Affan radi Allah anhu sont donnés par al-Tabari.

Le texte mentionne simplement en effet qu’une force arabe, aidé par une force berbère, ont atterri en Espagne et ont pris possession de certaines zones côtières.

Le récit est vague sur ce qui s’est passé et où et si oui ou non, s’il s’agissait bien d’une occupation locale prolongée au niveau millitaire donc zone du califat Rashidun ou s’il s’agissait simplement d’une opération militaire de courte durée razzisa, raid ou autres.

Comme ces régions été peuplées, une occupation n’aurait ne serai pas passé inaperçu par les habitants.

Pas plus que des récit plus tardifs musulmans qui mentionnais   des colonies ou des forteresse musulmanes pré-Omeyyade dans la péninsule ibérique.

L’affirmation d’Al-Tabari n’est toujours pas confirmée par des sources archéologique ou wisigotique.

Après un premier raid en 710, une armée omeyyade à dominante berbère menée par Tariq ibn Ziyad traverse le détroit en avril 711 et débarque dans la région de Gibraltar, mais probablement pas sur le rocher même ou dans la baie. La construction du château commence vers le viiie siècle, probablement vers 711. Les murs de la forteresse englobent la partie supérieur du rocher de Gibraltar. Gibraltar est fortifiée pour la première fois par le calife almohade Abd al-Mumin en 1160, en réaction à la menace des flottes des rois chrétiens d'Aragon et de Castille. Gibraltar est rebaptisée Djebel al-Fath, « montagne de la Victoire », et une ville fortifiée nommée Medinat al-Fath, « cité de la Victoire », est édifiée au sommet du Rocher. Les traces archéologiques de cette ville sont rares, et il est difficile d'estimer son étendue exacte . Abu al-Hasan relève les fortifications de Gibraltar en prévision de la guerre suivante, qui éclate en 1339
Le fort arabe  de Gilbratar est pour l’instant le plus vieux monument Islamique d’espagne au niveau archéologique. Une armée omeyyade (dominante berbère) menée par Tariq ibn Ziyad traverse le détroit en avril 711 et débarque dans la région de Gibraltar, mais probablement pas sur le rocher même ou dans la baie. La construction du château commence  vers 711.

Traduction française de ibn al-Athir du kitab  «Al-Kamil fi al-Tarikh  »

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade 

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