Nomination de Moûsa ibn Nusayr al-Lakhmi 703-715 au gouvernement de l’Ifrîkiyya et la conquête de l’Espagne par Ibn al-Athir :

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Ce dinar Latin-Arabe Omeyyade d'or a été frappé en Afrique du Nord (Ifriqiya) en l'an 97 de l'Hégire (= 716). Les premiers dinars frappés lors des conquêtes musulmanes imitent les solidi byzantin. A partir de 85 AH (704) apparaissent les premiers dinars à légendes latines frappés en Ifriqiya, puis en Espagne (à partir de 93 AH = 712). Les monnaies à légendes bilingues sont frappées en Ifriqiya de 97 à 99 AH (716-718) et en Espagne en 98 AH (717), alors que se terminait la conquête de l'Espagne wisigothique par les successeurs de l'émir Omeyyade d'afrique du Nord et du Maghreb (Occident) Mûssâ ibn Nusayr al-Lakhmi
Ce dinar Latin-Arabe Omeyyade d’or a été frappé en Afrique du Nord (Ifriqiya) en l’an 97 de l’Hégire (= 716). Les premiers dinars frappés lors des conquêtes musulmanes imitent les solidi byzantin. A partir de 85 AH (704) apparaissent les premiers dinars à légendes latines frappés en Ifriqiya, puis en Espagne (à partir de 93 AH = 712). Les monnaies à légendes bilingues sont frappées en Ifriqiya de 97 à 99 AH (716-718) et en Espagne en 98 AH (717), alors que se terminait la conquête de l’Espagne wisigothique par les successeurs de l’émir Omeyyade d’afrique du Nord et du Maghreb (Occident) Mûssâ ibn Nusayr al-Lakhmi

 Nomination de Moûsa ibn Nusayr al-Lakhmi 703-715 au gouvernement de l’Ifrîkiyya et la conquête de l’Espagne :

Cette nomination fut faite en 89 (30 novembre 707), par El-Welîd ben ‘Abd el-Melik.[46] Noçayr, qui commandait les gardes de Mo’âwiya ibn Abi Sufyan, n’accompagna pas celui-ci à Siffîn et répondit à son maître qui lui demandait pourquoi, malgré les bienfaits dont il lui était redevable, il ne l’avait pas suivi pour combattre ‘Ali :

« Ma gratitude pour toi ne va pas jusqu’à t’accompagner dans la méconnaissance de Celui à qui je dois plus de reconnaissance qu’à toi, le Dieu tout-puissant ! »

Mo’âwiya ne trouva rien à lui répondre.[47]

Vue aérienne de Kairouan., qui fut la capitale régional de tous l'Occident sous Musa ibn Nusayr al-Lakhmi
Vue aérienne de Kairouan en Tunisie, elle qui fut la capitale régional de tous l’Occident sous Musa ibn Nusayr al-Lakhmi, car a début l’Andalousie dépendais de l’Ifriqiya (Kairouan) comme l’ifriqiya dépendais de l’Egypte (Fustat) et de Barqa (libye). .

— Moûsa, à son arrivée en Ifrîkiyya, y trouva Aboû Sâlih’, qu’y avait laissé H’assân ibn Numan al-Ghasani, et qu’il déposa, car après le départ de celui-là, les appétits de domination des Berbères s’étaient développés.

L'armée Omeyyade  1 2 3
L’armée Omeyyade au 8eme siècle par Angus McBride Osprey
1 et 2) Gardes fantassins Omeyyade 8eme siècles
3) Garde Cavalier Omeyyade 8eme siècle 
4) Archer fantassin Omeyyade 8eme siècle

Il envoya contre un groupe de révoltés, vers les confins de la province, son fils ‘Abd Allah ibn Musa al-Lakhmi, qui les combattit victorieusement et leur fit mille prisonniers[48] ; il le fit ensuite marcher contre l’île de Mayorque, d’où ‘Abd Allah revint sain et sauf en rapportant un butin d’une valeur incalculable.

Il donna aussi à son fils Merwân[49] le commandement d’une expédition contre d’autres révoltés, dont un nombre à peu près égal furent faits prisonniers ; enfin lui-même se porta dans une autre direction et rapporta un butin tout aussi prodigieux : le quint formait 60,000 prisonniers, nombre le plus considérable qu’on ait jamais ouï dire.

Ruines romaine de la cité de Pollentia a Mayurqa (Majorque) En 534, Majorque a été conquise par l'Empire byzantin, dirigée par Apollinaire, et administré dans le cadre de la province de la Sardaigne (voir aussi les îles Gymnesian). Sous la domination byzantine, le christianisme a prospéré et de nombreuses églises ont été construites. [Citation nécessaire]  De 707, l'île a été de plus en plus attaqué par des pillards musulmans d'Afrique du Nord.
Les Ruines romaine de la cité de Pollentia a Mayurqa (Majorque) en 534, Majorque a été conquise par l’Empire byzantin, et administré dans le cadre de la province de Sardaigne,et ver 707 JC,  l’île fut envahi par les musulmans sous l’égide  des Omeyyades au temps de Musa ibn Nusayr al-Lakhmi, face au armées Impériales Byzantine.
L’Ifrîkiyya se trouvant ensuite en proie à la disette par suite du manque d’eau, il fit publiquement la prière d’usage en pareil cas et adressa au peuple une khotba où le nom d’Al-Walid Ier ne figura pas (le calife Omeyyade).

A l’observation qui lui en fut faite, il répondit que c’était là un lieu où ne devait figurer ou être invoqué que le nom du Dieu tout-puissant.

La pluie qui survint fit baisser le prix des vivres.[50]

 

 

 Vue sur l'antique ville de Lixus ( près de Larache-El-Araîch, Nord Maroc) , ver la fin du IIIe siècle, les Romains, sous le cesar Dioclétien, ont retiré leur haut patronage de Lixus, mais la ville a continué son existence pendant les siècles qui suivirent. La présence d'une mosquée sur le site de Lixus du coté de l'acropole signifie qu'à un moment entre l'arrivée de l'islam au 8 eme siècle dans cette partie du Maghreb al-Aqsa ( sous l'émir Musa ibn Nusayr al-Lakhmi) et le 14 eme siècle, il ce trouvais dit Aomar Akeraz (auteur) " une importante communauté (musulmane) pour que naisse le besoin d’édifié un lieu de culte aussi modeste soit-il, la présence de céramiques n'est daté seulement ente le 12 et 14 eme siècle. Presque comme une continuation de Lixus, la ville de Larache , les origines de Larache à l'époque Islamique demeurent encore confuse. Une première mention renvoie à la date de 828, année ou l'émir idrisside , partageant la succession de son père Idriss II, cède a un frère le gouvernement de quelque villes du nord dont El-Araîch, les info se font rare jusqu'au 15eme siècle . Pendent des siècles les villes de Larache et Lixus existaient sur ​​des côtés opposés de l'estuaire du Loukkos. C'est ver le 11eme siècle,  que la colonie d'origine musulmane est devenue plus grande que la ville romaine de Lixus qui était en déclin. source :  "International Dictionary of Historic  Middle East and Africa, Vol.4" publié de Trudy Ring,Robert M. Salkin,Sharon La Boda,-  "Itineraire Culturel des Almoravides  des Almohades",  "Lixus, du Bas-Empire à l'Islam" - article ; n°1 ; vol.166, pg 379-385 De Aomar Akkeraz
Vue sur l’antique ville de Lixus ( près de Larache-El-Araîch, Nord Maroc), la présence d’une mosquée sur le site de Lixus du coté de l’acropole signifie qu’à un moment entre l’arrivée de l’islam au 8 eme siècle dans cette partie du Maghreb al-Aqsa (sous l’émir Musa ibn Nusayr al-Lakhmi) et le 14 eme siècle, il ce trouvais dit Aomar Akeraz (auteur)  » une importante communauté (musulmane) pour que naisse le besoin d’édifié un lieu de culte aussi modeste soit-il », la présence de céramiques n’est daté seulement ente le 12 et 14 eme siècle. Presque comme une continuation de Lixus, la ville de Larache , les origines de Larache à l’époque Islamique demeurent encore confuse. Une première mention renvoie à la date de 828, année ou l’émir idrisside , partageant la succession de son père Idriss II, cède a un frère le gouvernement de quelque villes du nord dont El-Araîch, les info se font rare jusqu’au 15eme siècle . : « International Dictionary of Historic Middle East and Africa, Vol.4 » de Trudy Ring,Robert M. Salkin,Sharon La Boda,- « Itineraire Culturel des Almoravides des Almohades« , « Lixus, du Bas-Empire à l’Islam » De Aomar Akkeraz

Il fit ensuite campagne jusqu’à Tanger contre les Berbères encore insoumis, qui s’enfuyaient craintivement devant lui ; il les poursuivit en en tuant un grand nombre jusqu’au Soûs intérieur sans que personne tentât de résistance sérieuse, et alors les Berbères lui demandèrent quartier en offrant de se soumettre.

Il nomma gouverneur de Tanger son affranchi, T’ârik’ ben Ziyâd, que l’on dit être Sadefite [ arabe d’adoption, mais Berbère d’origine[51] ] et y laissa avec lui un corps d’armée important formé de Berbères, et en outre des Arabes chargés d’enseigner à ceux-ci le Koran et les pratiques religieuses.

Les Remparts de la ville ancienne ville  de Tanger
Les Remparts de la ville ancienne ville de Tanger, Nord-Maroc

Comme ensuite il retournait en Ifrîkiyya, il passa près du château fort de Meddjâna, dont la garnison (jund) refusa de se soumettre:, il y laissa Bichr [Bosr] fils d’un tel, qui s’en rendit maître à la suite d’un siège, et cette place fut alors appelée, comme encore de nos jours, Kal’at Bichr.[52]

L’Ifrîkiyya ne présenta plus dès lors aucun centre de résistance.[53]

D’après une autre version, la nomination de Moûsa eut lieu en 78 (29 mars 697) et fut le fait d’’Abd el-‘Azîz ben Merwân, qui commandait alors en Egypte au nom de son frère ‘Abd el-Melik.[54]

En vert c'est le califat Omeyyade de Dimashq '(Damas), en claire c'est les principauté semi-indépendante wisigothique vassales des Byzantins, en rouge c'est les byzantins et en jaune les wisigoths indépendant jusqu'en Septimanie  dans l'actuel France
En vert c’est le califat Omeyyade de Dimashq ‘(Damas), en claire c’est les principauté semi-indépendante wisigothique vassales des Byzantins, en rouge c’est les byzantins et en jaune les wisigoths indépendant jusqu’en Septimanie dans l’actuel France

Conquête Omeyyade de l’Espagne

En cette année 92 (28 oct. 710), T’ârik’ ben Ziyôd, client de Moûsa ben Noçayr, fît une incursion en Espagne, avec une armée de douze mille hommes.

Il y eut à combattre le roi du pays nommé Edrînouk’, qui tirait son origine de la ville d’Içbahân (Ispahan), et dont la famille fournissait les rois des étrangers régnant en Espagne.[1]

Les deux derniers rois wisigoths , Witiza et Roderik avant la prise Omeyyade.
Les deux derniers rois wisigoths , Witiza et Roderik avant la prise Omeyyade.

La rencontre qui eut lieu entre T’ârik’ à la tête de tous ses soldats, et le roi Edrînouk’ fut des plus acharnées ; mais ce dernier, qui prit part au combat avec sa tiare sur la tête et recouvert de tous les ornements que portent ordinairement les rois, finit par être tué.

L'armée Omeyyade face au Wisigoths à la Bataille de Guadalete par Mariano Barbasán
L’armée Omeyyade face au Wisigoths à la Bataille de Guadalete par Mariano Barbasán

Sa mort eut pour suite la conquête de l’Espagne, qui eut lieu en 92 (28 oct. 710).

Voilà tout ce que dit Abou Dja’far (Tabari) touchant cet événement ;  mais la conquête d’une région aussi étendue, une victoire aussi considérable ne peuvent être racontés aussi brièvement.

Je vais donc, si Dieu me le permet, faire un récit plus complet, que j’emprunterai aux auteurs indigènes, mieux placés pour connaître l’histoire de leur propre pays.

D’après eux, les premiers habitants portaient le nom d’Andalouch et donnèrent leur nom à cette région ; plus tard on donna à ce mot la forme arabe et l’on prononça Andalous.[2]

Quant aux chrétiens, ils emploient, pour désigner ce pays, le mot Echbânia, du nom d’un homme qui y subit le supplice de la croix et qui s’appelait Echbânès.

Bouciier celte-ibère du de_Griegos_(M.A.N._Inv.1976-40-1)_01 Bouclier celtibère (ve ou ive siècle av. J.-C.).
Bouclier celte-ibère de Griegos (M.A.N._Inv.1976-40-1)(5e ou 4e siècle av. J.-C.).

Mais d’autres prétendent retrouver l’origine de ce nom dans celui que portait un prince qui y régna dans les temps les plus reculés, Echbân fils de Titous.

C’est ce nom d’Echbânia qu’on retrouve dans Ptolémée.

D’après une autre opinion, la contrée tire son nom de celui d’Andalous ben Yâfeth ben Noûh’ (Japhet fils de Noé), qui le premier la mit en valeur.

Il y en a qui disent que les premiers habitants de l’Espagne après le déluge furent un peuple mage nommé Andalous, qui civilisa le pays et chez qui le pouvoir passa de génération en génération pendant une longue période ; puis la volonté divine ayant arrêté toute pluie, une famine de longue durée en résulta et la plupart des habitants périrent ; ceux-là s’enfuirent qui le purent, et l’Espagne resta alors déserte pendant cent ans.

Ensuite Dieu, pour la repeupler, envoya les Afârik’a (Africains-Carthaginois), dont une troupe y arriva, chassée par le roi d’Ifrîkiyya ; celui-ci s’était ainsi débarrassé d’eux par suite d’une longue famine qui désolait son royaume et qui faillit emporter tous ses sujets.

Ils arrivèrent dans des bateaux commandés par un officier du roi et jetèrent l’ancre dans la presqu’île de Cadix.

Vue aérienne de baie de Cadix , Espagne, Andalousie.
Vue aérienne de baie de Cadix , Espagne, Andalousie.

Reconnaissant alors les gras pâturages de l’Espagne et les rivières qui arrosaient ce pays, ils s’y fixèrent et se mirent à le cultiver ; ils confièrent à des rois le soin de.les gouverner et pratiquaient la religion de ceux qui les accueillirent.

Leur capitale était T’âlik’at el-Khirâb, dans la province de Séville[3] ; dans cette ville, qui fut fondée par eux, ils habitèrent pendant plus de cent cinquante ans, et onze princes y régnèrent successivement.

Dieu envoya ensuite contre eux les barbares de Rome, ayant à leur tête Echbân ben T’ît’ouch, qui leur fit la guerre, les persécuta et en fit mourir un certain nombre ; il mit le siège devant T’âlik’at, où les indigènes s’étaient fortifiés et, pour les combattre, il bâtit Echhâniya, c’est-à-dire Séville, dont il fit sa capitale.

L’accroissement de ses partisans augmenta son orgueil : il fit une expédition contre Jérusalem, qu’il pilla et où il tua cent mille personnes ; il en ramena du marbre à Séville et ailleurs.

Dans le butin figurait aussi la table de Soleymân ben Dâwoûd (Salomon fils de David), dont s’empara T’ârik’ lorsqu’il conquit Tolède, [4] de même que la petite cruche en or, et la pierre précieuse qui fut trouvée à Mérida.[5]

El-Khid’r était venu, à un certain moment, trouver Echbân, occupé alors à cultiver la terre, et lui dit :

« Un jour tu deviendras grand et puissant, et tu régneras.

Quand tu auras conquis Ilia (Jérusalem), montre-toi bienveillant pour la postérité des prophètes.

— Te moques-tu ? » lui répondit-il ; « comment un homme comme moi deviendrait-il roi ?

— Ainsi l’a décidé », répartit le Prophète, « celui qui a transformé ton bâton comme tu peux le voir ».

Et, en effet, il était couvert de feuilles. El-Khid’r disparut alors, laissant Echbân tout effrayé.[6]

Cependant celui-ci, confiant dans la prédiction qui lui avait été faite, se mêla aux autres hommes et finit par devenir le chef d’un royaume puissant. Il régna vingt ans, et cinquante-cinq de ses descendants occupèrent successivement le trône après lui.

Contre les habitants de l’Espagne, surgit ensuite un peuple qui faisait partie des barbares de Rome et qui s’appelait El-Bachnoûliyyât, dont le roi était Tawîch ben Nîta, vers l’époque de la mission prophétique du Messie.

Ce peuple conquit l’Espagne et fit de Mérida sa capitale.

Il fournit une dynastie de vingt-sept princes.

L’Espagne fut ensuite conquise par les Goths, peuple qui obéissait à un roi et qui s’était d’abord montré en Italie, pays situé à l’est de l’Espagne.

A partir de cette époque, ce dernier pays échappa, à leur profit, au souverain de Rome.

Les Goths s’étaient d’abord dirigés contre la Macédoine, pays situé dans ces régions, à l’époque de K’alyoûdyoûs, le troisième des Césars ; mais à la suite de la défaite que leur infligea ce prince, qui en massacra un certain nombre, ils ne parurent plus jusqu’à l’époque de Constantin le Grand.

Guerriers wisigoths
Guerriers wisigoths

Les incursions qu’ils recommencèrent sous ce prince furent réprimées par l’armée qu’il envoya contre eux ; on ne sait plus rien qui les concerne jusqu’au César Thalâth.[7]

Ils choisirent pour leur chef un prince du nom de Loderîk, qui, adorateur des idoles, alla à Rome pour convertir les chrétiens à son système d’idolâtrie.

Ensuite ses partisans, mécontents de sa manière d’agir, se détachèrent de lui et, se ralliant à son frère, entamèrent la lutte avec lui.

Mais il demanda du secours au roi de Rome, et, avec l’armée que celui-ci lui envoya, il battit son frère et se fit chrétien.

Après avoir régné treize ans, il eut pour successeur Akrît, puis Amalrik, puis Waghdîch, lesquels embrassèrent de nouveau l’idolâtrie.

wisigoth et les esclaves en fuite saccagent une villa italienne début du 5ème siècle
De Bandit wisigoths et des esclaves en fuite saccagent une villa italienne (Romaine) au début du 5ème siècle JC

Ce dernier fut défait et tué par le roi de Roûm, alors qu’il marchait contre Rome à la tête d’une armée de cent mille hommes.

Après lui régna Alarîk’, qui était dualiste (zindîk’) et vaillant guerrier, et qui, pour tirer vengeance de la mort de Waghdîch et des siens, alla assiéger Rome ; il en réduisit les habitants aux dernières extrémités, puis pénétra de vive force dans la ville et la pilla.

Cela fait, il réunit une flotte pour aller conquérir et piller la Sicile ; mais la plus grande partie de ses troupes périt dans un naufrage, où lui-même perdit la vie.

Son successeur At’loûf, qui régna six ans, alla d’Italie s’établir dans la Galice, proche de l’extrémité de l’Espagne, et de là à Barcelone.

Il eut pour successeur son frère, qui régna trois ans. Ensuite se-succédèrent Wâliyâ et Boûrdezârîch, qui régnèrent trente-trois ans ; puis Tarachmond, fils de ce dernier, et son frère Loderîk’, qui régnèrent treize ans ; Ourîk’ (Euric), dix-sept ans ; Alarîk’ à T’oloûcha (Toulouse), vingt trois ans ; ‘Achlîk’, puis Amlîk’, deux ans ; Toûdhyoûch, dix-sept ans cinq mois ; T’oudatk’lîs, un an trois mois ; Athla, cinq ans ; Atlandja, quinze ans ; Liyoûbâ, trois ans ; son frère Lewîld.

Extension du royaume Wisigoth de Toulouse vers 500 après JC. La partie de l'Hispanie qui n'est pas sous leur contrôle, à savoir le royaume suève, tombe en 584
Extension du royaume Wisigoth de Toulouse vers 500 après JC. La partie de l’Hispanie qui n’est pas sous leur contrôle, à savoir le royaume suève, tombe en 584

Ce prince fut le premier à faire de Tolède sa capitale ; la raison qui l’y poussa fut la position centrale de cette ville, qui lui permettait de combattre sans retard ceux qui tentaient de se soustraire à son pouvoir ; ses efforts furent couronnés de succès, et il finit par rester maître de l’Espagne entière.

Il bâtit, proche de Tolède, la ville de Rak’awbal, qu’il appela ainsi du nom de son fils ; il la fortifia et en agrandit les jardins.

Il fit la guerre au pays de Bachk’ons (Basques), dont les habitants durent courber la tête devant lui.

Il demanda au roi des Francs la main de sa fille pour son propre fils Ermendjild, et, l’ayant obtenue, il établit les jeunes époux à Séville.

Mais Ermendjild s’étant, par suite des suggestions de sa femme, révolté contre son père, celui-ci les tint étroitement bloqués  et finit par s’emparer de vive force de son fils rebelle, qu’il laissa mourir en prison.

A Lewîld succéda son fils Rekared, prince dont la conduite mérita des louanges, pieux et chaste, qui revêtit le froc des moines.

Il assembla les évêques, devant qui il blâma la conduite de son père, et confia le pays à ces prêtres, qui étaient au nombre de quatre-vingts environ.

C’est ce prince qui bâtit l’église El-Wazk’a, en face de la ville de Wâdi Ach (Guadix).

Son fils Liyoûba marcha sur les traces de son prédécesseur.

Mais un Goth, nommé Batrîk’, le tua par trahison et s’empara du pouvoir malgré les Espagnols. Pécheur, impie et tyrannique, cet homme fut attaqué et tué par l’un de ses familiers.

Ghandamâr occupa ensuite le trône pendant deux ans. Après lui, Sîsîfoût, prince dont la conduite était louable, régna pendant neuf ans.

Son fils Rekarîd, qui n’avait que trois mois, lui succéda et mourut (bientôt).

Vint ensuite Chontila (Suintila), qui sut s’attirer la reconnaissance de ses sujets et qui était contemporain de la mission du Prophète. Sichnand régna ensuite cinq ans, puis Khantala, six ans ; Khandas, quatre ans ; Benbân, huit ans, Arwa, sept ans.

Sous le règne de ce dernier, une famine terrible faillit ruiner entièrement l’Espagne.

Le roi Wisigoth Witiza
Le roi Wisigoth Witiza

Abk’a, prince injuste et mauvais, régna quinze ans et eut pour successeur son fils Ghît’icha (Vitiza), qui occupait le trône en 77 (9 avril 696) de l’hégire ; ce dernier fut un prince juste et doux, qui mit en liberté ceux que son père avait fait jeter en prison et qui restitua à leurs propriétaires les biens confisqués sur eux.

Après sa mort, les Espagnols n’agréèrent ni l’un ni l’autre des deux fils qu’il laissait et portèrent leur choix sur un homme du nom de Roderik’, vaillant guerrier qui n’appartenait pas à la famille royale.

Roderik le dernier roi Wisigoth.
Roderik le dernier roi Wisigoth.

[8]Or la coutume existait  chez les princes d’Espagne d’envoyer leurs enfants des deux sexes dans la ville de Tolède ; ces enfants y remplissaient, à l’exclusion de tous autres, l’office de serviteurs chez le roi qui habitait cette ville, et y recevaient ainsi leur éducation ; puis, quand ils étaient devenus grands, le roi les dotait et les mariait entre eux.

Vue sur Ceuta au nord du Maroc (Espagne) , les fortification furent battis par les Byzantins.
Vue sur  la Ceuta de Julien (Ilyan) le patrice Byzantins de Ceuta et des Ghomara berbères, au nord du Maroc (Espagne) , les fortification furent battis par les Byzantins

Roderîk’, devenu roi, reçut de la sorte une fille de Julien, gouverneur d’Algésiras, de Ceuta et autres lieux ; elle lui plut et il lui fit subir les derniers outrages.

La nouvelle de cette violence, dont la jeune fille informa son père, exaspéra celui-ci, qui se mit en rapport avec Moûsa ben Noçayr, gouverneur de l’Ifrîkiyya au nom d’El-Welîd ben ‘Abd el-Melik (al-Walid Ier l’Omeyyade), et lui offrit de se soumettre s’il se rendait à son appel.

Vue du Jabal Musa des montagnes du rif depuis Tarifa, en andalousie, le jabal Mussa fut nomé ainsi après Moussa ibn Nucayr al-Lakhmi général des Omeyyades
Vue du Jabal Musa des montagnes du rif depuis Tarifa, en andalousie, le jabal Mussa fut nommé ainsi après Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi général des Omeyyades

Moûsa consentit, et Julien le fit entrer dans les villes qui dépendaient de lui, après avoir reçu du nouveau venu, en sa faveur et en celle des siens, des engagements satisfaisants.

Julien fit ensuite la description de l’Espagne, en engageant Moûsa à y pénétrer.

Cela arriva à la fin de l’an 90 (19 nov. 708).

Moûsa envoya alors à El-Welîd (al-Walid ier l’Omeyyade)  la nouvelle des conquêtes qu’il avait faites et de celle que Dieu lui offrait, par suite des propositions de Julien ; à quoi le khalife répondit :

« Pénètre dans ce pays en y lançant quelques escadrons détachés, mais sans exposer les musulmans à se jeter dans une mer pleine d’épouvantes ».

 

batteau early islamique ancien reconstitution

Moûsa objecta qu’il ne s’agissait pas d’une mer, mais d’un simple canal dont l’autre rive était à portée du regard, et El-Welîd consentit alors, si les choses étaient telles, à ce que quelques escadrons tentassent l’entreprise.

Moûsa envoya donc T’arîf, l’un de ses affranchis, à la tête de quatre cents hommes et de cent cavaliers ; portée par quatre bâtiments, cette troupe débarqua dans une presqu’île d’Espagne qu’on nomma depuis lors presqu’île de Tarîf (djezîrat Tarîf), du nom de cet officier.

Ruines romaines de Baelo Claudia près de Tarifa , elle pris ce nom suite à l'Attaque omeyyade par l'officier Tarif ibn Malik (d'origine berbère),en Juillet 710, Moussa ibn Nusayr envoie Tarif effectuer un raid pour tester la côte sud de la péninsule ibérique  aidé par Julien, comte de Ceuta, comme guide et émissaire. De ce raid, Edward Gibbon écrit: « Cent Arabes et quatre cents Africains passèrent à bord de quatre navires, de Tanger ou Ceuta, le lieu de leur débarquement sur la rive opposée du détroit est marquée par le nom de leur chef "Tarif" qui est aujourd'hui la ville de Tarifa. Ils ont débuté à partir de là pour reconnaître le terrain le long de la côte comme un point d'entrée possible pour une attaque plus large, parcourant 8 milles lieux à travers un pays accidenté au château et la ville de Julien, sur laquelle (laquelle est encore appelée Algezire) ils la baptisèrent du nom de l'île Verte (Algéciras), depuis un cap verdoyant qui s'avance dans la mer ». Là, ils furent reçus avec hospitalité par les chrétiens, peut-être comprenant des parents, des amis et des partisans de Julien.
Ruines romaines de Baelo Claudia près de Tarifa en Juillet 710, Moussa ibn Nusayr envoie Tarif effectuer un raid pour tester la côte sud de la péninsule ibérique aidé par le Patrice Byzantin Julien de Ceuta. Sur ce raid, Edward Gibbon écrivit: « Cent Arabes et quatre cents Africains passèrent à bord de quatre navires, de Tanger ou Ceuta, le lieu de leur débarquement sur la rive opposée du détroit est marquée par le nom de leur chef « Tarif » qui est aujourd’hui la ville de Tarifa. Ils ont débuté à partir de là pour reconnaître le terrain le long de la côte comme un point d’entrée possible pour une attaque plus large, parcourant 8 milles lieux à travers un pays accidenté au château et la ville de Julien, sur laquelle (laquelle est encore appelée al-Jazira) ils la baptisèrent du nom de l’île Verte (Algéciras), depuis un cap verdoyant qui s’avance dans la mer ».

Après s’être livré sur Algésiras à des incursions d’où il rapporta un riche butin, Tarîf rentra sain et sauf (en Afrique) en ramad’ân 91 (2 juil. 710), et en présence de ce résultat, tout le monde se précipita pour prendre part aux razzias.

Alors Moûsa fit venir un de ses affranchis, T’ârik’ ben Ziyâd, qui commandait l’avant-garde de ses troupes, et lui confia une armée composée de sept mille musulmans, Berbères et affranchis pour la plupart, le très petit nombre étant Arabes.[9]

Reconstitution d'al-Jazira al-Khadra au 12eme siècle. Elle a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l'ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l'ouest de la baie d'Algésiras, ils  ont  établi une base provisoire. Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l'île il ne restais  donc qu' un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma  l'endroit Jazirat Umm Hakim, ou l'île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les  troupes arabes ont  poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l'île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée Al-Jazira Al-Khadra (الجزيرة الخضراء) fut créé. La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont dans l'arrivée des nouvelles  troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais  le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC  pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859  ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige). Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et  la Mosquée à la bannière, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal.  Selon des sources médiévales la mosquée  Al-Jama d'Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I  l'Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l'architecte étais Abd-Allah ibn Khalid.
Reconstitution d’al-Jazira al-Khadra au 12eme siècle. Elle a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l’ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l’ouest de la baie d’Algésiras, ont établi une base provisoire. Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l’île, il ne restais donc qu’ un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma l’endroit Jazirat Umm Hakim, ou l’île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les troupes omeyyades ont poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l’île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée « Al-Jazira Al-Khadra » fut créé. La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont pour l’arrivée des nouvelles troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859 ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige). Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et la Mosquée à la bannière, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal. Selon des sources arabes la mosquée Al-Jama d’Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I l’Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l’architecte étais Abd Allah ibn Khalid.

T’ârik’ dirigea les vaisseaux qui portaient son corps d’armée vers une montagne élevée qui appartient au continent et y fait saillie ; cet endroit, où il débarqua en redjeb 92 (23 avril 711), a conservé jusqu’à présent le nom de Djebel T’ârik’ (Gibraltar). ‘

Abd el-Moumin (l’Almohade), quand il fut devenu maître du pays, fonda sur cette montagne une ville qu’il appela Medînat el-Fath’ (ville de la victoire) ; mais ce nom ne put prévaloir sur le premier, qui continua de rester en usage.

Gibraltar al-Jabal al-Tarik
Gibraltar al-Jabal al-Tarik

Au moment de son embarquement, T’ârik’ se sentit gagner par le sommeil  et s’imagina voir le Prophète qui, entouré des Mohâdjir et des Ançâr[10] ceints de leurs épées et armés de leurs arcs, lui parlait ainsi :

« Avance hardiment, ô T’ârik’, mais use de douceur envers les musulmans et respecte les traités ! » après quoi il vit le Prophète et ses compagnons le précéder en Espagne.

Alors il se réveilla tout joyeux et fit part de cet heureux présage à ses compagnons ; lui-même se sentit tout raffermi et dès lors ne douta plus de la victoire.[11]

Les guerriers berbères fraîchement recruté dans le service Omeyyade.
Les guerriers berbères fraîchement recruté dans le service Omeyyade.

Une fois toutes ses troupes débarquées sur le promontoire, il s’avança dans la plaine et conquit d’abord Algésiras, où il trouva une vieille femme qui lui dit :

« Mon mari, qui avait une profonde connaissance des traditions, a annoncé aux habitants que ce pays serait conquis par un général dont il faisait la description et dont, entre autres traits, il disait qu’il avait la tête grosse et portait sur l’épaule gauche un signe foncé et couvert de poils. »

Portrait imaginaire du général Omeyyade Tariq ibn Ziyad al-Laythi à Damas après la conquête de l'Andalousie
Portrait imaginaire du général Omeyyade Tariq ibn Ziyad al-Laythi à Damas après la conquête de l’Andalousie

T’ârik’ se déshabillant montra qu’il avait le signe en question, et cela servit encore à fortifier son joyeux espoir et celui de ses soldats.

Après être donc entré dans la plaine, il conquit Algésiras et d’autres lieux, et abandonna le fort qui couronnait le promontoire.

Sitôt que Roderîk’, qui était à ce moment en expédition, apprit l’invasion de ses états par T’ârik’, il reconnut la gravité de la situation, revint sur ses pas et réunit une armée qui montait, dit-on, à cent mille hommes.

T’ârik’, qui en fut informé, réclama des secours à Moûsa : tout en lui disant les conquêtes qu’il avait faites jusqu’alors, il ajoutait que le roi d’Espagne marchait contre lui avec des forces auxquelles il était hors d’état de tenir tête.

Moûsa lui expédia cinq mille hommes de renfort, ce qui porta le nombre des soldats musulmans à douze mille hommes ; avec eux se trouvait Julien, qui leur indiquait les endroits vulnérables et les tenait, par ses espions, au courant de ce qui se passait.

L'affrontement entre les armées Omeyydes de Tariq ibn Ziayd et celle de Roderisk et les Wisigoths
L’affrontement entre les armées Omeyydes de Tariq ibn Ziayd et celle de Roderisk et les Wisigoths

Le choc avec l’armée de Roderîk’ eut lieu sur la rivière de Bekka[12] dans le territoire de Sidona le 28 ramadan 92 (19 juillet 711), et il y eut une série d’engagements qui durèrent huit jours.

Or les deux fils du prédécesseur de Roderîk’, qui commandaient l’un l’aile droite et l’autre l’aile gauche de son armée, [13] complotèrent avec d’autres princes de s’enfuir, poussés qu’ils étaient par leur haine contre le roi régnant ; ils étaient d’ailleurs persuadés que les musulmans se retireraient quand ils se seraient gorgés de butin, et qu’alors eux-mêmes recouvreraient la royauté.

La déroute Wisigoth face au Omeyyades
La déroute Wisigoth face au Omeyyades

A la suite de l’exécution de leur projet, Roderîk’ et les siens furent mis en déroute, et lui-même se noya dans la rivière.

T’ârik’ poursuivant les fuyards, arriva jusqu’à la ville d’Ecija, où de nombreux vaincus, soutenus par les habitants de cette ville, se rallièrent  et recommencèrent une lutte acharnée, qui se termina par la défaite des Espagnols et qui fut plus terrible qu’aucune de celles que les musulmans eurent encore à soutenir.

La rivière du Guadalete , ou eu lu la célèbre bataille éponyme avec les Omeyyades.
La rivière du Guadalete , ou eu lieu la célèbre bataille éponyme avec les Omeyyades.

T’ârik’ établit alors son camp auprès d’une source située à quatre mille d’Ecija et qui a conservé jusqu’à ce jour le nom d’Ayn T’ârik’.[14]

Par ces deux défaites successives, Dieu jeta la terreur dans le cœur des Goths, qui s’enfuirent à Tolède, convaincus que le vainqueur allait réaliser les paroles de T’ârik’ : celui-ci s’était donné, lui et les siens, comme anthropophages.

Dinar Omeyyade de Madin Banu Sulaym Situé au nord-ouest de La Mecque datant du calife omeyyade al-Walid (86-96h)
Dinar Omeyyade de Madin Banu Sulaym Situé au nord-ouest de La Mecque datant du calife omeyyade al-Walid Ier (86-96h) 705–715 de l’époque de la prise d’al-Andalus

Leur retraite à Tolède et leur évacuation des autres villes d’Espagne firent que Julien dit au général musulman :

« Maintenant l’Espagne est à toi ; envoie des corps de troupes dans les diverses provinces, et marche en personne sur Tolède. »

T’ârik’ suivit ce conseil : d’Ecija il envoya des détachements à Cordoue, à Grenade, à Malaga, à Todmîr, et lui-même, avec le gros de son armée, marcha sur Jaén dans l’intention de se diriger ensuite sur Tolède.

Mais lorsqu’il atteignit cette dernière ville, il la trouva abandonnée par ses habitants, qui s’étaient rendus dans la ville appelée Mâya[15] derrière la montagne.

Bataille du Guadalete Informations générales Date19 juillet 711 LieuGuadalete IssueVictoire omeyyade décisive Chute du Royaume wisigoth Changements territoriauxConquête de la majeure partie de la péninsule Ibérique par le Califat omeyyade Belligérants Califat omeyyadeRoyaume wisigoth Commandants Ṭāriq ibn ZiyādRodéric † Forces en présence 12 000 hommes33 000 hommes Pertes 3 000 hommesInconnu. L'armée est complètement désorganisée. Campagnes omeyyades en Europe de l'Ouest
Bataille du Guadalete

Quant à Cordoue, le détachement qui avait été envoyé de ce côté s’en empara en y pénétrant par une brèche existant dans la muraille et qui fut signalée par un berger.[16]

Les troupes qui marchèrent contre Todmîr [Theudimer ou Théodemir] — c’est la ville d’Orihuela qui avait pris le nom du prince qui y régnait — eurent à combattre le prince de cette ville, qui, à la tête d’une armée considérable, leur livra un combat acharné ; mais il fut battu et laissa un grand nombre des siens sur le champ de bataille.

Alors il fit armer les femmes et put ainsi faire la paix avec les musulmans.[17]

Les autres corps d’armée se rendirent maîtres des pays qu’ils attaquèrent.

Quant à Târik’, comme il trouva la ville de Tolède abandonnée, il y installa les Juifs[18] avec un certain nombre de ses soldats, et marcha en personne contre Guadalajara, [19] puis franchit la montagne par un défilé qui porte encore aujourd’hui le nom de Feddj T’ârik'[20] et arriva par delà à la ville dite de la Table (medînat elmâ’ida), où il trouva la table de Salomon fils de David, qui est en béryl vert ; les bords et les pieds, ceux-ci au nombre de trois cent soixante, sont en la même matière, enrichie de perles, de corail, de yâkoût, etc.

Le nom de la ville de Buitrago  est une altération de Bâb al-Târik. Buitrago del Lozoya est une commune d’Espagne, située dans la communauté autonome de Madrid
Le nom de la ville de Buitrago est une altération de Bâb al-Târik. Buitrago del Lozoya est une commune d’Espagne, située dans la région de Madrid

De là il alla dans la ville de Mâya, qu’il pilla, puis retourna à Tolède en 93 (18 oct. 711).

On dit aussi qu’il se jeta sur la Djâlîkiyya (Galice), qu’il ravagea, et pénétra jusqu’à la ville d’Astorga, [21] d’où il rentra à Tolède ; il y fut rejoint par les troupes qu’il avait envoyées d’Ecija et qui avaient accompli la mission de conquêtes qu’il leur avait confiée.

Moûsa ben Noçayr entra en Espagne en ramad’ân 93 (comm. le 10 juin 712), avec une nombreuse armée, car le récit des exploits de T’ârik’ avait excité sa jalousie.

Lors de son débarquement à Algésiras, il n’écouta pas le conseil qu’on lui donnait de suivre la même route que T’ârik’, et les guides s’offrirent à le mener par une route préférable à la sienne et qui passait par des villes non encore conquises.

Inquiet comme il l’était de ce qu’avait fait T’ârik’, il accueillit avec joie la promesse de succès importants que lui fit le comte Julien.

On le mena d’abord à Medînat ibn es-Selîm,[22]qu’il prit de vive force, puis il marcha sur Carmona, la ville la plus forte du pays.

Julien et ses affidés s’y présentèrent d’abord, se donnant comme des fugitifs, mais munis de leurs armes ; ils furent reçus par les habitants, puis Moûsa envoya des cavaliers, à qui ils ouvrirent les portes pendant la nuit, de sorte que les musulmans purent s’emparer de la ville.

De là Moûsa se dirigea sur Séville, l’une des villes d’Espagne qui comptait le plus d’habitations et l’une des plus remarquables par ses antiquités.

Il s’en empara après plusieurs mois de siège et y installa les Juifs pour remplacer les habitants qui s’étaient enfuis.

La Porte de Seville a Carmona (Espagne) elle date du 9eme siècle avant jc les carthaginois ont tracé le premier plan pour faire face au romains, ont peut imaginé facilement l'armée Omeyyade de Mussa ibn Nusayr ici devant ces murs.
La Porte de Seville à  Carmona (Espagne) elle date du 9eme siècle avant jc les carthaginois ont tracé le premier plan pour faire face au romains, ont peut imaginé facilement l’armée Omeyyade de Mussa ibn Nusayr ici devant ces murs.

Il alla ensuite assiéger Mérida ; les habitants ayant opéré une sortie et lui ayant livré une sanglante bataille, il dressa pendant la nuit une embuscade dans les défilés des montagnes, et quand, le matin, les infidèles sortirent comme d’habitude pour combattre, ils se trouvèrent entourés de toutes parts par les musulmans sortis de leur cachette ; comme ils ne pouvaient échapper, ils furent surpris par la mort, à laquelle quelques-uns purent se soustraire en se sauvant dans la ville.

Moûsa assiégea celle-ci, qui était bien fortifiée, pendant plusieurs mois, et parvint, à l’aide d’une tour mobile (debbâba), à ouvrir une brèche dans les murs ; les habitants tentèrent alors une sortie et massacrèrent des musulmans auprès de la tour, qu’on appelle encore aujourd’hui Tour des martyrs (bordj ech-chohadâ).

Machine de siège, Tour mobile.
Machine de siège, Tour mobile.

Le jour de la Rupture du jeûne, dernier de ramadan 94 (28 juin 713), la ville capitula en reconnaissant aux musulmans la propriété des biens de ceux qui avaient été tués le jour de l’embuscade et de ceux qui avaient fui en Galice, ainsi que des biens et des bijoux appartenant aux églises.

Mais alors les Sévillans, ayant organisé un complot, se rendirent (de nouveau) maîtres de cette ville et mirent à mort les musulmans qui s’y trouvaient.

Moûsa l’envoya assiéger par une armée que commandait son fils ‘Abd el-‘Azîz, qui s’en empara de vive force et tua ceux des habitants qui y étaient encore ; puis ‘Abd el-‘Azîz alla conquérir les villes de Niébla et de Bâdja (Béja), et retourna  à Séville.

Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi sur le cheval et tarik ibn Zyad à  pied
Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi mettant un coup de fouet sur le cheval à Tarik ibn Zyad à pied

Au mois de chawwâl (juillet), son père Moûsa partit de Mérida pour se rendre à Tolède.

T’ârik’ sortit à sa rencontre et mit pied à terre sitôt qu’il l’aperçut. Moûsa le frappa de son fouet à la tête, en lui reprochant sa désobéissance, puis l’emmena avec lui à Tolède.

Il s’enquit du butin qu’il avait fait, ainsi que de la table de Salomon ; celle-ci, sur sa demande, lui fut apportée, mais un pied en avait été enlevé par T’ârik’ et manquait.

« J’ignore, répondit cet officier interrogé, ce qu’il est devenu ; c’est dans cet état que j’ai trouvé la table. »

Alors Moûsa en fit faire un en or pour remplacer le manquant.

Moûsa alla conquérir Saragosse et les villes qui en dépendent ; puis il pénétra dans le pays des Francs, où il parvint jusqu’à une vaste plaine déserte, mais où se trouvaient des monuments, entre autres une idole debout, sur laquelle étaient gravés ces mots :

«Fils d’Ismâ’îl, c’est ici votre point extrême, et il vous faut retourner. Si vous demandez à quel lieu vous retournez, je vous répondrai que c’est aux discussions relativement à ce qui vous concerne, si bien que vous vous couperez la tête les uns aux autres, ce qui a eu lieu déjà. »

Le califat Omeyyade sous le calife al-Walid Ier (86-96h) 705–715
Le califat Omeyyade sous le calife al-Walid Ier (86-96h) 705–715

Il revint alors sur ses pas. et rencontra un messager que lui envoyait le khalife El-Welîd avec l’ordre de quitter l’Espagne et de venir le trouver ; mais, mécontent de cet ordre, il différa de répondre à l’envoyé et attaqua l’ennemi par un autre point que celui où se trouvait l’idole, tuant et pillant tout, détruisant les églises et brisant les cloches.

Il parvint ainsi jusqu’au rocher de Belây[23] sur l’Océan, [24] lieu élevé et dont la situation est forte.

Alors un second messager d’El-Welîd vint insister sur l’urgence de son départ, et saisit même la bride de sa mule pour le faire partir.

Cela eut lieu dans la ville de Loukk, [25] en Galice, d’où il partit par le col dit Feddj Moûsa ; il fut rejoint par T’ârik’, venant de la Frontière supérieure (Aragon) ; il se fit accompagner de ce chef, et tous deux partirent ensemble.

Les Remparts romains de Loukk (Galice) Lugo .Espagne.
Les Remparts romains de Loukk (Galice) Lugo .Espagne.

Moûsa laissa pour gouverner l’Espagne son fils ‘Abd el-‘Azîz ben Moûsa ; après être débarqué à Ceuta, il nomma gouverneur de cette ville, de Tanger et de la région avoisinante, un autre de ses fils, ‘Abd el-Melik, et il plaça à la tête de l’Ifrîkiyya et de ses dépendances, son fils aîné ‘Abd Allâh.

Alors il se dirigea sur la Syrie porteur du butin, des trésors et de la table conquis en Espagne, et emmenant avec lui, outre trente mille vierges, filles des rois et des principaux Goths, une quantité innombrable de marchandises et de pierres précieuses.

A son arrivée en Syrie, Welîd ben ‘Abd el-Melik était mort et remplacé par Soleymân ben ‘Abd el-Melik.

Vue aérienne de la capitale des Omeyyades, Damas Dimashq Bilad al-Sham Syrie.
Vue aérienne de la capitale des Omeyyades, Damas Dimashq Bilad al-Sham Syrie.

Le nouveau prince, mal disposé  pour Moûsa ben Noçayr, le destitua de toutes ses fonctions et le bannit de sa présence ; puis il le fit jeter-en prison et lui infligea des amendes telles que ce général fut obligé de mendier sa nourriture.

D’après une autre version, il arriva en Syrie du vivant d’El-Welîd, à qui dans ses lettres il s’était donné comme le conquérant de l’Espagne, en même temps qu’il avait parlé de la table. A son arrivée, il étala son butin, la table comprise.

Comme Târik’, qui l’accompagnait, prétendait qu’elle figurait parmi les dépouilles dont il s’était rendu maître, Moûsa lui donna un démenti ; T’ârik’ dit alors à El-Welîd :

« Demande-lui ce qu’est devenu le pied manquant. »

A cette question, Moûsa ne put répondre, car il n’en savait rien. Alors T’ârik’ le fit voir, en ajoutant qu’il l’avait caché avec cette arrière-pensée, et El-Welîd reconnut que c’était lui qui disait vrai. Il n’avait agi ainsi que parce qu’il avait été emprisonné et battu (par Moûsa), car il ne recouvra la liberté que grâce à l’arrivée d’un message d’El-Welîd.

Selon d’autres, T’ârik’ ne fut pas emprisonné.

On dit qu’il existait dans les possessions des chrétiens (Roûm), depuis leur entrée en Espagne, une maison à laquelle chaque nouveau prince ajoutait une serrure.

Devenus maîtres du pays, les Goths continuèrent d’en faire autant.

Roderîk’, à son avènement, voulut ouvrir ces serrures et passa outre à l’opposition des grands du royaume ; alors on vit, dans la maison ouverte, des images d’Arabes porteurs de turbans rouges et montés sur des chevaux gris, avec cette inscription :

« Quand cette maison sera ouverte, les gens que voici entreront dans ce pays. »

Or l’Espagne fut conquise cette année-là.[26]

En voilà assez sur la conquête de ce pays ; nous dirons le reste à mesure que les événements se dérouleront, d’après le plan que nous nous sommes tracé.

La ville phénicienne de Tharros en Sardaigne Italie à de partir de 705 à 706, les Omeyyades font des incursions depuis l'Ifriqiya (récemment conquise par les armées rashidun et omeyyades sur les byzantins) sur les villes côtières de la Sardaigne Byzantine, les détails sur la situation de la Sardaigne dans ses temps sont maigres, ci ce n'est que l'ont sait  , au Tharros a été abandonné en faveur d'Oristano, après plus de 1800 ans d'occupation; Caralis, Porto Torres et de nombreux autres centres côtiers ont subi le même sort.
La ville phénicienne de Tharros en Sardaigne en actuelle Italie, c’est  à de partir de 705 à 706,  que les Omeyyades lancent des incursions depuis l’Ifriqiya (récemment conquise par les armées rashidun et omeyyades sur les byzantins) ver les villes côtières de la Sardaigne Byzantine, les détails sur la situation de la Sardaigne  Rum (Byzantine) dans ses temps sont maigres, ci ce n’est que l’ont sait , que Tharros a été abandonné en faveur d’Oristano, après 1800 ans d’occupation.

Conquête Omeyyade de l’île de Sardaigne [27] et résumé de son histoire 

Cette île figure parmi les plus grandes de la mer de Roûm et n’est dépassée en étendue que par la Sicile et la Crête ; elle produit des fruits en abondance.

En 92 (28 oct. 710), Moûsa, qui venait de conquérir l’Espagne, fit embarquer une portion de ses troupes à destination de cette île.

A l’arrivée des musulmans, les chrétiens, réunissant leurs vases d’or et d’argent, les jetèrent dans le port et déposèrent leurs richesses dans un grenier qu’ils construisirent en installant un plafond sous le toit de leur principale église.

Les musulmans y firent un butin qui dépasse toute description et y commirent bien des fraudes. Ainsi il arriva qu’un musulman en train de se laver dans le port s’embarrassa le pied dans un objet qu’il retira, et qui était un plat d’argent ; ses frères relevèrent alors tout ce que recelait cette cachette.

Une autre fois, un musulman entré dans l’église en question et y voyant un pigeon, lui tira une flèche, qui, manquant le but, frappa le toit factice et brisa une planche ; cette ouverture laissa passer quelques dinars, et l’on put mettre la main sur le reste, ce qui fit que les vainqueurs redoublèrent leurs fraudes (au détriment du Trésor).

Il y en eut qui, après avoir égorgé des chats et leur avoir enlevé les entrailles, remplissaient le creux de pièces d’or, recousaient la peau et jetaient ces charognes dans la rue, puis en sortant les ramassaient et glissaient l’or dans le fourreau sur lequel ils ne mettaient que la poignée de leur sabre. Quand ils furent embarqués, on entendit une voix prier le Ciel de les noyer, ce qui eut lieu en effet pour eux tous, et l’on retrouva la plupart des noyés, qui portaient des dinars à la ceinture.

En 135 (17 juillet 752), ‘Abd er-Rah’mân ben H’abîb ben Abou ‘Obeyda le Fihride fit une razzia dans cette île, et, après avoir fait un grand massacre des habitants, consentit à conclure la paix avec les survivants moyennant paiement du tribut. Tel fut à partir de là l’état des choses : on n’y fit plus de razzia, et les Roûm la remirent en culture.

En 323 (10 décembre 934), El-Mançoûr ben El-Kâ’im l’’Alide, prince Fatimide d’Ifrîkiyya, envoya de Mehdiyya une flotte qui passa d’abord par Gênes et conquit cette ville, puis qui alla faire des prisonniers en Sardaigne ; elle brûla de nombreux vaisseaux et livra Gênes à la destruction et au pillage.

En 406 (20 juin 1015), Modjâhid l’’Amiride envoya de Dénia, contre elle, une flotte composée de cent vingt bateaux ; l’amiral qui la commandait se rendit maître de la Sardaigne, y tua beaucoup d’hommes[28] et emmena en captivité les femmes et les enfants. En présence de ces ravages, les princes de Roûm avec une armée considérable marchèrent par la Grande terre (d’Italie) contre le (prince de Dénia) : les musulmans battus furent expulsés de Sardaigne et perdirent une partie de leurs bâtiments. Le frère de Modjâhid, ainsi que son fils ‘Ali ben Modjâhid, furent faits prisonniers, et ce prince rentra à Dénia avec les débris de son armée. Ce fut la dernière expédition dirigée contre la Sardaigne.

Nous avons jugé bon de réunir ici ces faits minimes, que l’on ne peut saisir aussi bien quand ils sont présentés isolément.[29]

Vue générale de Tolède Tulaytulah en arabe
Vue générale de Tolède, al- Tulaytulah ‘en arabe ) al-Andalus, Espagne , une mosquée fut construite à la place de l’atuelle Cathédrale de Tolède (Santa Maria) juste après la conquête.

Conquête Omeyyade de Tolède en Espagne

D’après Abou Dja’far [Tabari], ce fut en cette année 93 (18 octobre 711) que Moûsa ben Noçayr conçut de l’irritation contre son affranchi T’ârik’, qu’il alla rejoindre au mois de redjeb (avril-mai 712) en laissant à la tête de l’Ifrîkiyya son fils ‘Abd Allâh ben Moûsa.

Moûsa passa la mer avec dix mille hommes pour aller retrouver T’ârik’ ; celui-ci alla au-devant de son chef, dont il parvint à apaiser le mécontentement et qui agréa ses excuses.

Moûsa l’envoya contre Tolède, l’une des principales villes d’Espagne, à vingt journées de marche de Cordoue ; T’ârik’ s’en empara et y prit la table de Salomon fils de David, ainsi que tout ce qui s’y trouvait d’or et de pierres précieuses, dont Dieu sait l’importance.

Tarik ibn Ziyad al-Laythi rejoint  et pose ces conquêtes au pied de  Mussa ibn Nussayr al-Lakhmi l'émir Omeyyade d'Afrique du Nord
Tarik ibn Ziyad al-Laythi rejoint et pose ces conquêtes au pieds de Mussa ibn Nussayr al-Lakhmi l’émir Omeyyade d’Afrique du Nord

J’ajoute, moi Ibn al-Athîr : Voilà tout ce que dit ce chroniqueur.

Or j’en ai dit assez, sous l’année 92, touchant la conquête de l’Espagne et le départ postérieur de Moûsa ben Noçayr, qui alla rejoindre T’ârik’, pour n’avoir pas besoin d’y revenir.

Je me bornerai à remarquer que, d’après Abou Dja’far, ce fut Moûsa, déjà arrivé en Espagne, qui envoya T’ârik’ faire la conquête de Tolède.

Le récit que nous avons donné plus haut est celui des chroniqueurs espagnols.

[En 93 (18 octobre 711), la population d’Ifrîkiyya, qui souffrait du manque d’eau, en obtint grâce aux prières de Moûsa ben Noçayr.[30]

premie dinar omeyyade d'andalousdinar andalous

Mort violente d’Abd el-‘Azîz ibn Moûsa ibn Noçayr al-Lakhmi en 97 (4 sept. 715)

[31]Nous avons dit que son père Moûsa, en partant pour la Syrie, l’avait placé à la tête de l’Espagne.

Sous la ferme et juste administration de ce chef bienfaisant et distingué, les places frontières furent bien gardées, et il acheva la conquête commencée par son père.

La femme[32] de Rodrîk’, qu’il avait épousée et qui avait sur lui la plus grande influence, le poussa à exiger de ses compagnons et de ses sujets qu’ils se prosternassent en se présentant devant lui, selon l’usage suivi chez son premier mari Rodrîk’.

En vain il lui représenta que ce n’était pas conforme à sa religion, elle insista tant qu’elle obtint l’ordre qu’elle demandait.

On ouvrit donc une porte basse pour donner accès à la salle où il donnait audience, de sorte que tous ceux qui y pénétraient, devant baisser la tête, faisaient comme une prosternation ou ce qu’elle considérait comme tel, ce qui la satisfit.

« Maintenant », dit-elle à son mari, « que tu as atteint au rang des rois, il me reste à te faire un diadème (tâdj) avec l’or et les perles que je possède. »

Malgré son refus, elle insista assez pour qu’il y consentît.

Quand la chose fut connue, les musulmans se dirent qu’il se faisait chrétien et se rendirent compte de l’incident de la porte[33] ; ils assaillirent le prince et le tuèrent à la fin de l’année 97 (août 716).

1898726_1435735919999804_1701012260_o araboe latine d'al andalus omeyyade sulayman calife

D’après une autre version, [34] Soleymân ben ‘Abd el Melik, irrité contre Moûsa ben Noçayr, père d’Abd el-‘Azîz, envoya à l’armée (djond) l’ordre de tuer ce prince, qui était alors au mihrâb à réciter la prière de l’aurore et avait déjà lu la fâtih’a et la sourate de l’Evénement (Coran, s. I et s. LVI).

Toutes les épées s’abattirent en même temps sur lui, puis on lui coupa la tête et on l’envoya à Soleymân (le calife Omeyyade de Damas).

Celui-ci la présenta au père de la victime, qui, se raidissant contre sa douleur, s’écria :

« Puisse son martyre lui profiter ! Vous avez, j’en jure par Dieu, tué un fidèle observateur du jeûne et des pratiques religieuses. »

Ce meurtre est une des choses qu’on reproche à Soleymân.

Il eut lieu, d’après cette version, à la fin de 98 (juillet 717).

Soleymân nomma ensuite gouverneur d’Espagne El-H’ourr ben ‘Abd er-Rah’mân Thakefi, qui fut destitué par ‘Omar ben ‘Abd el-‘Azîz, successeur de Soleymân.

Tel est le récit abrégé que nous voulions faire de la mort d’Abd el-‘Azîz.

695-705 715 frappé a carthage omeyyade

Ifriqiya et Mort du conquérant de l’Espagne (al-Andalus) Musa ibn Nusayr al-Lakhmi et du fondateur de la mosquée de Saragosse H’anach ibn Ab’dAllâh as- San’âni :   

En la même année 97, Soleymân ben ‘Abd el-Melik remplaça ‘Abd Allâh ben Moûsa ben Noçayr comme gouverneur d’Ifrîkiyya par Mohammed ben Yezîd al K’orachi [P. 15] qui garda ces fonctions jusqu’à la mort de Soleymân ibn Abd al-Malik.

‘Omar ben ‘Abd el-‘Azîz y nomma à sa place, en l’an 100 (2 août 718), Ismâ’îl ben ‘Obeyd Allâh[35] dont l’administration mérite des éloges, et du temps de qui tous les Berbères embrassèrent l’islamisme.

En 97 (4 sept. 715) mourut le conquérant de l’Espagne, Moûsa ben Noçayr, pendant qu’il était en route pour la Mekke avec le calife Omeyyade Soleymân ben ‘Abd el-Melik.[36]

En 100 (2 août 718) ‘Omar ben ‘Abd el-‘Azîz nomma gouverneur d’Ifrîkiyya Ismâ’îl ben ‘Abd Allâh client des Benoû Makhzoûm, et gouverneur d’Espagne Es-Samh’ ben Mâlik al-Khawlâni, dont il avait apprécié la droiture et la piété auprès d’El-Welid ben ‘Abd el-Melik dit al-Walid Ier.

23) La mosquée omeyyade de Saragosse (714) Espagne, al-Andalus construite par le tabi3i Hanas ibn Abdallah as-San’ani radi ALLAh anhu (- 718), lors des début de la conquête omeyyade elle fut « capitale régionale » sous Abd al-Aziz fils de Musa ibn Nusayr al-Lakhmi
La mosquée omeyyade de Saragosse (714) Espagne, al-Andalus construite par le tabi3i Hanas ibn Abdallah as-San’ani radi ALLAh anhu (- 718), lors des début de la conquête omeyyade elle fut « capitale régionale » sous Abd al-Aziz fils de Musa ibn Nusayr al-Lakhmi

En 100 (2 août 718) mourut H’anach ben ‘Abd Allâh San’âni, [37] qui était l’un des compagnons d’Ali radi Allah anhu et qui, à la suite de la mort violente de celui-ci, s’était transporté en Egypte.

C’est lui qui a le premier tracé le plan de la grande mosquée de Saragosse, en Espagne.

[ En 101 (23 juillet 719) Ismâ’îl ben ‘Obeyd Allâh fut révoqué de sa situation de gouverneur d’Ifrîkiyya et remplacé par Yezîd ben Abou Moslim, secrétaire d’El-Haddjâdj ibn yussuf ath-Taqafy, qui resta en place jusqu’à ce qu’il fût tué, ce qu’on lira plus loin.

Ruins d'une mosquée faite en 859 à Aghmat au Maroc, une mosquée aurai été construite (il en reste rien) à  Aylan Aghmat au Maroc    entre 705 et 710 sous Musa ibn Nusayr al-Lakhmi et son lieutenant  Tariq ibn Ziyad seloj Ibn Idhari voilà le passe relatif "C’est en 85 (13 janvier 704) que T’ârik’ibn Ziyad devint gouverneur de Tanger et du Maghreb el-Aksa, et c’est à cette date que la con-version des habitants de cette dernière région (Tanger) à l’Islam fut complète : on orienta dans la direction de la Mekke les temples élevés par les polythéistes et l’on installa des chaires dans les mosquées des communautés. Alors fut élevée la mosquée d’Aghmât Heylâna (On écrit aussi Aylàn ou Ilàn). Quant à ce chef, son nom est T’ârik’ ben Ziyâd ben Abd Allah ben Oulghoû ben Ourfeddjoûm ben Neber- ghâsen ben Oulhàç ben It’oûmet ben Nefzâou ; il était Nefzi d’origine. On dit qu’il figurait parmi les Berbères faits prisonniers. Il était affranchi de Moûsa ben Noçayr."
Ruins d’une mosquée faite en 859 à Aghmat au Maroc, une mosquée aurai été construite (il en reste rien) à Aylan Aghmat au Maroc entre 705 et 710 sous Musa ibn Nusayr al-Lakhmi et son lieutenant Tariq ibn Ziyad, ainsi selon Ibn Idhari voilà ce qu’il en dit sur la mosquée disparue: « C’est en 85 (13 janvier 704) que T’ârik’ibn Ziyad devint gouverneur de Tanger et du Maghreb el-Aksa, et c’est à cette date que la con-version des habitants de cette dernière région (Tanger) à l’Islam fut complète : on orienta dans la direction de la Mekke les temples élevés par les polythéistes et l’on installa des chaires dans les mosquées des communautés. Alors fut élevée la mosquée d’Aghmât Heylâna (On écrit aussi Aylàn ou Ilàn). Quant à ce chef, son nom est T’ârik’ ben Ziyâd ben Abd Allah ben Oulghoû ben Ourfeddjoûm ben Neber- ghâsen ben Oulhàç ben It’oûmet ben Nefzâou ; il était Nefzi d’origine. On dit qu’il figurait parmi les Berbères faits prisonniers. Il était affranchi de Moûsa ben Noçayr. »

Notes:

[46] On assigne encore d’autres dates à cette nomination (Ibn Khaldoun Histoire des Berbères, I, 343 ; Ibn Khallikân, III, 475).

[47] On retrouve la même anecdote dans l’article biographique consacré à Moûsa ben Noçayr par Ibn Khallikân (III, 475).

[48] Ce chiffre serait autrement admissible que celui de cent mille, auquel d’autres auteurs (l.l.), font monter le nombre des prisonniers pour chacun des trois chefs, Moûsa et ses fils, soit en tout trois cent mille. Mais il semble bien que c’est une faute du texte, car, tout de suite après, notre chroniqueur parle d’un quint de soixante mille têtes ! Comparez le Bayân, I, p. 25.

[49] Le texte lit « Haroun », mais c’est une faute certaine; voir d’ailleurs les auteurs cités.

[50] Ce fait est rappelé plus loin ; on le retrouve dans Ibn Khallikân, III, p. 476 de la trad. anglaise.

[51] Ce nom de « Ta’rik » sonne comme « Roderik » (roi des Goths) ou Gésérik (roi des vandales), il est fort probable qu’il sois un goth d’Afrique ou vandale.

[52] Il faut lire K’al’at Bosr, qui est le nom du fort de Meddjâna (al-Yaqubi, Description du Maghreb, p. 75) en Algérie dans le Constantinois ver Setif; mais il existe aussi un K’al’at Bichr, à deux journées de Constantine et à quatre de Bougie Bejaia (al-Idrissi,p. 106; al-Bakri, p. 34 n. ; Fqurnel, I, 239).

[53] Sur les conquêtes de Moûsa, il faut aussi voir le récit du Bayân (I, 26 ; Berbères, I, 344).

[55] Voir p. 379.

[1] Les Echbân ou Espagnols sont regardés comme descendant de Japhet et ayant autrefois régné sur la Syrie, l’Egypte, le Maghreb et l’Espagne. L’origine des rois d’Espagne ou Loderîk était .rattachée à Ispahan en Perse (Mas’oûdi, Prairies d’or, I, 359 et 370 ; II, 326 ; Kitab el-‘Oyoûn dans les Fragmenta historicorum, éd. de Goeje, p. 3; Belâdori, p. 230; Mir’ât es-zemân, de Sibt Ibn el-Djoûzi, n° 1224 du Cat. du Brit. Mus., f. 73 v° ; ce dernier auteur ne consacre que trois lignes au récit de la conquête de l’Espagne par Târik).

[2] Il y a probablement lieu de chercher dans le nom des Vandales l’étymologie du mot Andalous (Reinaud, Géographie d’Aboulféda, II, 234 ; Dozy, Recherches, etc., 3e éd., I, 301).

[3] « Région qui figure parmi les cantons de Séville », dit le Merâçid. Cette ville est aussi mentionnée par ‘Abd el-Wâhid Merrâkechi, (Histoire des Almohades, tr. franc., p. 312) et par le Bayân(II, 3). Ni Edrisi ni Aboulféda n’en parlent.

[4] Sur cette table, voir Dozy, Recherches, 3° éd. I, p. 52, et les auteurs cités dans la trad. de Merrâkechi, p. 10.

[5] Cette pierre précieuse est une espèce d’escarboucle qui, d’après un auteur cité par Aboulféda (Géographie, II, 248), illuminait les environs. Sur Mérida, voir Edrisi, p. 220 ; Aboulféda, l, l. ;Merâçid, III, 29.

[6] ) La même légende se retrouve dans le Bayân (II, 3). Le Khidr des Arabes est le prophète Elie de la Bible.

[7] Variante, Belît.

[8] Sur les divers incidents de la conquête de l’Espagne, et la manière dont elle s’accomplit, il faut voir le mémoire de Dozy (Recherches, 3e éd., p. 1 et s.). Ce savant reproduit (p. 40) le récit de l’Akhbâr Madjmoû’a (p. 4 et s. du texte publié par Lafuente sous le titre Ajbar Machmûa, Madrid, 1867), comme étant le plus véridique ; il ressemble beaucoup au nôtre. La version de Nowayri, lequel a suivi le récit d’Ibn el-Athîr, figure dans les Berbères (i, 345). Il faut également recourir au travail de M. E. Saavedra, Estudio sobre la invasion de los Arabes en España, Madrid, 1892.

[9] Bekri (p. 236) rappelle aussi les secours fournis par Julien à T’ârik’ pour faciliter à celui-ci le passage en Espagne.

[10] C’est-à-dire des Mekkois, compagnons du propète lors de sa fuite (paix et bénédiction sur lui), et des Médinois, qui les accueillirent.

[11] Ce rêve de bon augure est soigneusement consigné par Ibn Khallikân (III, 476) et par Ibn El-K’oût’iyya. Ce dernier auteur, qu’il faut parfois contrôler (Dozy, Recherches, I, 39) a été partiellement traduit, et d’une manière à peu près satisfaisante, par A. Cherbonneau (Journal Asiatique, 1856, II, p. 429) ; le même fragment du récit d’Ibn El-K’oût’iyya a été retraduit et accompagné du texte correspondant par M. Houdas (Recueil de textes et de traductions publié par les professeurs de l’École des langues orientales vivantes, Paris 1889), mais cette dernière traduction donne lieu à maintes réserves.

[12] Il faut corriger le texte d’après Edrisi et Ibn El-Koûtiyya. Le lieu où se livra cette bataille est près du Lago de la Janda et, d’une manière plus précise, aux bords du Salado, qui a son embouchure non loin du cap Trafalgar, ainsi que l’a établi Dozy (Recherches, 2e éd., I, 314 ; 3e éd., p. 305). Il faut donc corriger la note du dernier traducteur d’Ibn el-Koûtiyya (p. 224), qui n’a pas connu le travail de Dozy. Voir Saavedra, Estudis, p. 68.

[13] Sisebert et Oppas, fils de Witiza (Recherches, I, 41).

[14] Localité située sur les bords du Genil, d’après l’Akhbâr madjmoû’a, (ap. Recherches, I, 46 ; Saavedra, p. 77) ; Edrisi ne la mentionne pas.

[15] On lit Amâya, mais sans points sous le dans l’Akhbâr madjmoû’a (ibid., p. 52); quelques lignes plus bas, notre chroniqueur cite encore ce nom, écrit de la même manière, et on le retrouve t. VII, p. 119, sous l’orthographe Mâna, que l’éditeur a fait suivre d’un point d’interrogation. On trouve aussi « Maïa » dans Nowayri, qui a copié Ibn el-Athîr (Berbères, I, 349). Quant au Bayân (II, 13), il parle de cette ville sans la nommer. Sur la ville de la Table et Maya ou Amâya, voir l’index géographique du Madjmoûa (éd. Lafuente, p. 246 et 247).

[16] On trouve des détails sur la manière dont Cordoue fut prise par Moghîth dans les Recherches (3e éd., p. 46) ; Saavedra, p. 81.

[17] Orihuela se rendit à ‘Abd el-‘Azîz ben Moûsa, et non à un lieutenant de T’ârik’ ; le texte du traité qui fut alors conclu est parvenu jusqu’à nous (Recherches, 2e éd., 56; 3e éd., 50 ; Saavedra, p. 127).

[18] Dans les diverses relations de la conquête, il est maintes fois fait allusion au rôle joué par les Juifs à cette époque (Fournel, I, 259).

[19] Edrisi (p. 229) parle de cette ville, en arabe Wâdi’ l-h’adjâra et aussi Medînet el-Faradj, ainsi qu’on le trouve dans le Bayân (II, 75), et la Géographie d’Aboulféda (n, 255).

[20] Il s’agit de Buitrago, qui serait une altération de Bâb Târik. Selon Lafuente (p. 252), c’est le défilé de Somosierra, ce qui est aussi l’avis de Gayangos (ap. Berbères, i, 349).

[21] Ibn el-Koûtiyya mentionne aussi cette expédition contre Astorga, que le Madjmoûa passe sous silence.

[22] Le nom de cette ville figure dans Edrisi, p. 208 et 215 ; il faut supprimer les notes 5, 6 et 7 de la p. 208 (Recherches, 3e éd., i, 305).

[23] Il s’agit probablement du rocher appelé plus tard de Pelayo, vraisemblablement la Sierra de Covadonga (Gayangos).

[24] L’Atlantique est appelé dans le texte Mer Verte, dénomination qui est d’ordinaire réservée à la Mer des Indes (Géogr. d’Aboulféda, ii, 27).

[25] Lugo, qui ne figure ni dans Edrisi ni dans Aboulféda. Le Merâçid en dit un mot.

[26] On retrouve cette même fable dans Ibn Khallikân (III, 483) et ailleurs (Dozy, Recherches, 3e éd., i, 37). Cf. Saavedra, Estudio, etc., p. 40.

[27] Ce chapitre figure tout entier dans la Biblioteca (i, 356), et le premier alinéa, dans le Journ. asiatique (1841, i, 575).

[28] Amari (Biblioteca, trad. 1, 358) suit, contrairement au texte imprimé par Tornberg et à l’opinion de Fleischer, un ms qui lit « y tua Mâloût ». Ce Mâloût est d’ailleurs inconnu.

[29] Il est aussi parlé plus bas d’une campagne dirigée, en 117, contre la Sardaigne (p. 32) ; une autre aurait eu lieu en 119, d’après le Nodjoûm (I, 314).

[30] Voir lus haut, Revue Africaine, 1896.

[31] Comparez Berbères, I, 354; Bayân, II, 22.

[32] La sœur, selon Ibn Abd el-Hakam, ou la fille, selon Wâkidi.

[33] C’est probablement la lecture adoptée par M. de Slane (Berbères, I. 355), et le même sens résulte du passage correspondant du Bayân (II, 23, l. 6).

[34] C’est celle que rapportent Ibn el-Koûtiyya et le Bayân.

[35] Plus bas et ailleurs (Desvergers, Histoire de l’Afrique, texte, p. 8 ; Bayân, I, 33 ; Berbères, I, 356, texte et note 1 ; Ibn el-Koûtiyya, texte, p. 264 ; Beladhori, p. 231) on lit aussi « ‘Abd Allâh ». Cet Ismâ’îl était petit-fils d’’Aboû’l-Mohâdjer, et M. de Slane (Berbères, I, Introd. p. XXIII) l’appelle Ismâ’îl ben Aboû’l-Mohâdjer.

[36] Selon d’autres, il périt dans les tortures (Berbères, I, 355).

[37] Le texte orthographie « Çaghâni », que j’ai cru devoir corriger, ainsi qu’on le voit par Makkari, éd. Boulak, II, 52; Ibn el-Faradhi, éd. Codera, p. 108.

Traduction française de ibn al-Athir du kitab «Al-Kamil fi al-Tarikh »

Abu al-Hasan Ali ‘izz al-Din ibn al-Athir historien arabe sunnite (né en 1160 à Cizre, mort en 1233 à Mossoul). Son œuvre principale est Al-Kamil fi al-Tarikh (La Perfection des histoires. 1231), considérée comme l’un des plus importants livres d’histoire du monde musulman. Il est également l’un des principaux chroniqueurs arabo-musulmans des croisades dont il fut un témoin oculaire, ayant participé à la guerre sainte (djihad) contre la troisième croisade

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