Les conquêtes du Bilad al-Sham par les forces du califat Rashidun par al-Tabari :

Publié le Mis à jour le

Mouvement en Syrie, du compagnon et général du califat rashidun  Khalid ibn al-Walid radi Allah anhu
Mouvement en Syrie depuis l’Iraq, du compagnon et général du califat rashidun Khalid ibn al-Walid radi Allah anhu

INVASION DE LA SYRIE DÉPART DE Khalid ibn Al Walid 

 Au commencement de la treizième année de l’hégire les territoires de l’Iràq du Sawàd et d’Obolla étaient au pouvoir des musulmans tandis que l’on ne s était encore rendu maître d aucune partie de la Syrie contrée qui appartenait aux Romains et dont le gouverneur était nommé par le roi de Roum.

Alors Abou Bekr résolut d’envahir ce pays.

Il engagea les musulmans dans une allocution à faire leurs préparatifs pour cette campagne et fit partir trois corps de troupes commandés par Khàlid fils de Sa’îd fils d’Al Ac par Abou Obaïda fils de Djerrâ h et par Schoura’hbîl fils de Hasana .

Ces trois généraux se mirent en marche ayant sous leurs drapeaux sept mille hommes Omar se mit à faire l’éloge de Khàlid fils de Walîd devant Abou Bekr et dit :

 » Il n a pas son pareil pour la vaillance et son nom inspire de la terreur à tout le monde. Fais le partir avec l’armée pour la Syrie .  »

Abou Bekr adressa à Khàlid une lettre pleine d’éloges dans laquelle il lui dit :

 » Je te félicite Tu as lieu d’être satisfait car Dieu a comblé tes désirs en ce qui concerne la guerre sainte et le mérite du pèlerinage et il a répandu l’islamisme dans le monde par toi Que Dieu fasse prospérer tes efforts pour le bien et tes bonnes actions . Maintenant la Syrie étant entre les mains des infidèles j’y ai envoyé une armée mais je désire qu elle soit aidée par ta prudence et par ta direction. Il faut donc que tu te rendes en Syrie en laissant dans l’Irâq les troupes que tu jugeras suffisantes.  Je te donne le commandement de l’armée qui se trouve en Syrie et je t’envoie en outre un corps de troupes de Médine afin que tu puisses licencier ceux de tes propres soldats qui te demanderont l’autorisation de rentrer à Médine. « 

 Lorsque Khàlid eut pris connaissance de cette lettre,  il dit : «  Voilà l’œuvre d Omar qui ne veut pas me voir achever la conquête de l’Iràq!  »

Puis il se mit en marche vers la Syrie en laissant dans l’lràq un petit corps sous le commandement de Mouthanna fils de Hàritha Abou Bekr envoya de Médine pour aller grossir les rangs de Khàlid un corps nombreux sous les ordres de Mo’àwiya fils d’Abou Sofyàn Il écrivit aussi à Amrou fils d’Al Aç qui se trouvait dans l’Omàn de conduire une armée au secours  de Khâlid .

Partout où il y avait une armée Abou Bekr la tit partir pour rejoindre les drapeaux de Khâlid . 

Ansar et Muhajirun marchent ver la Syrie depuis l'irak pour la bataille de Yarmouk (osprey
Ansar et Muhajirun marchent ver la Syrie depuis l’Irak pour la bataille de Yarmouk dans le désert , pour pouvoir arrivés à temps et les problème liés a la logistique, ils ce nourrissait de leurs monture (chameaux) (osprey) 

CHAPITRE XXIX VICTOIRE du califat rashidun à YARMOUK

Abou Bekr avait assigné à chacun des généraux qu’il avait envoyés de Médine en Syrie le commandement d’une province il avait donné la province de Hiniç à Abou Obaïda fils de Djerrâh celle de Damas à Yezîd fils d Abou Sofyân celle de l’Ordounn à Schoura hbîl fils de Hasana et celle de Filistîn à Amrou fils d Al Aç .

Chacun de ces généraux se dirigea vers la province qui lui était assignée.

A cette nouvelle le roi de Roum fit partir de Constantinople pour la Syrie cinquante mille hommes qui devaient marcher par corps de dix et de vingt mille hommes contre les différents détachements des musulmans qui formaient en tout sept mille combattants.

Formation d'escadron romain
Formation d’escadron romain

Se voyant attaqués par une armée de cinquante mille hommes les musulmans avertirent Abou Bekr qui écrivit aussitôt à Khâlid fils de Walid pour qu il se rendit sans retard de l’Iràq en Syrie.

En conséquence Khâlid amena une troupe de neuf mille soldats et Abou Bekr y envoya chaque jour de nouvelles troupes de sorte que le nombre des musulmans fut porté à trente six mille hommes Instruit de l arrivée de ces renforts le roi de Roum envoya l’ordre à son armée composée de cinquante mille soldats de ne point franchir les frontières de Roum avant qu il arrivât lui même.

Il vint bientôt à la tête d une armée de deux cent mille hommes.

À travers ses ravins se trouve le champ de bataille de la célèbre bataille de Yarmouk contre les forces Romaines Byzantine, cette photo a été prise à quelques km, depuis l’actuelle Jordanie.
À travers ses ravins se trouve le champ de bataille de la célèbre bataille de Yarmouk contre les forces Romaines Byzantine, cette photo a été prise à quelques km, depuis l’actuelle Jordanie.

A cette nouvelle Khâlid s établit près d une rivière nommée Yarmouk et appela auprès de lui toutes les troupes musulmane, le rôî de Roum marcha contre luî avec ses deux cent cinquante mille hommes.

Or on annonça à Khàlid qu’Abou Bekr était gravement malade à Médine.

Les musulmans furent découragés par cette nouvelle Khâlid leur adressant un discours leur dit  :

« Jamais depuis l’existence de l islamisme il n y a eu un jour décisif comme celui d’aujourd hui. Jamais une armée d’infidèles aussi nombreuse ne s’est trouvée en présence des musulmans. Ne vous abandonnez pas au découragement à cause de la maladie d Abou Bekr . Combattez le combat de Dieu et luttez pour la religion .’

Une des épées de Khalid ibn al-Walid al-Makhzoumi adi Allah anhu
Une des épées de Khalid ibn al-Walid al-Makhzoumi adi Allah anhu

Il leur donna ainsi beaucoup de bonnes paroles .

Ensuite on fut informé que le roi de Roum franchissant le fossé qui protégeait son camp était en marche vers le Yarmouk Khâlid disposant son armée en ordre de bataille plaça à l’aile droite Amrou ibn Al Aç et à l’aile gauche Yezid fils d Abou Sofyân chacun avec dix mille cavaliers lui même occupa le centre,  Abd er Ra hmàn fils de Khâlid portait l’étendard de Bedr attaché à son cou.

Après avoir divisé ses trente six mille soldats en trente six corps commandés par autant de généraux Khâlid marcha à l’ennemi.

L'empire Romain Byzantin
L’empire Romain Byzantin dans le 6eme siècle.

Le jour de la rencontre les deux cent cinquante mille Romains formèrent leur ligne de bataille Khâlid ordonna aux lecteurs du Coran de son armée de réciter la surate At Anfal puis il fit proclamer que ceux d entre les Mohâdjir et les Ançàr qui avaient été les compagnons du Prophète sortissent des rangs et se réunissent sur un point .

Il les plaça devant les lignes de bataille et prononça ces mots O Seigneur voici les hommes par lesquels tu as porté aide à ton prophète par lesquels tu as fermement établi ta religion.

La glorieuse  bataille de Yarmouk
Les statistiques de la glorieuse bataille de Yarmouk 

Ensuite ayant assigné aussi un poste séparé à ceux qui avaient assisté au combat de Bedr et qui étaient au nombre de cent Khàlid leur dit : « Quant à vous je ne vous demande pas de combattre mais vous devez tous vous prosterner et prier afin que Dieu nous vienne en aide. »

Ces hommes firent ainsi ils prièrent et récitèrent le Coran .

La bataille s engagea, à ce moment arriva un courrier apportant la nouvelle de la mort d’Abou Bekr de l’avénement d’Omar et de la destitution de Khàlid de son commandement .

En effet aussitôt après la mort d’Abou Bekr Omar ayant pris le pouvoir avait destitué Khàlid fils de Walid et avait nommé général en chef Abou Obaïda fils de Djerràh.

Le messager qui apportait cette dépêche à l’armée arriva au moment même où les deux armées étaient en face l’une de l’autre Khàlid craignit que les musulmans en apprenant la mort d Abou Bekr ne fussent mis en déroute.

Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi
Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi dans le film « Omar »

Le messager aux questions qu on lui adressa sur la maladie d Abou Bekr répondit .

Il va mieux il envoie douze mille hommes à votre secours je les ai précédés pour vous annoncer leur arrivée.

Les musulmans se réjouirent Khàlid ayant fait approcher de sa personne le courrier celui ci lui dit à l’oreille qu Abou Bekr était mort.

Qui lui a succédé demanda Khàlid Omar fils de Khattàb.

–  Alors je suis destitué .

Tu le dis répliqua le messager,  Khàlid lui dit  : « Tu as bien fait de ne pas communiquer ces nouvelles aux soldats » .

Puis il descendit de son cheval se prosterna et dit Seigneur était ce en vue des hommes ou pour chercher la grandeur ou pour obtenir le contentement d’Abou Bekr que j ai fait ces guerres. Tu sais que c est en vue de toi que je combats et dans l espoir d’obtenir le martyre et que c est ton contentement que je recherche.

Ansar et Muhajirun défendant le camps musulmans en rouge est représenté Hind (qu'Allah sois satisfait d'elle) lors de la batalle de Yarmouk
Ansar et Muhajirun défendant le camps musulmans en rouge est représenté Hind (qu’Allah sois satisfait d’elle) lors de la bataille de Yarmouk (osprey)

Ensuite il remonta à cheval et fit une charge avec les dix mille hommes du centre Amrou fils d’Al Aç avec l’aile droite et Yezîd fils d Abou Sofyàn avec l’aile gauche chargèrent en même temps et ces trente mille hommes culbutèrent les Romains et les firent reculer Héraclins le roi de Roum avait un général nommé Djaradja qui étant monté à cheval et ayant formé ses lignes de bataille sortit des rangs et s écria.

Où est Khàlid Khàlid s’avança Djaradja qui avait lu beaucoup de livres lui demanda. :

yarmouk le site
Le site de la bataille de Yarmouk en Jordanie.

Dis moi en quoi consiste votre religion ?

Khàlid répondit : « Elle consiste à professer qu il n y a pas de dieu en dehors d’Allah à accomplir la prière le jeûne l’aumône le pèlerinage et le sacrifice. »

Il lui exposa ainsi les dogmes de l ‘slam Djaradja embrassa à l’instant même la religion musulmane et passa du côté de Khàlid.

Cette désertion brisa le courage des Romains Khàlid se jeta sur eux avec toutes ses troupes et les Romains se mirent à fuir .

Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi dans la série arabe "Omar"
Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi dans la série arabe « Omar »

Les musulmans les taillèrent en pièces et continuèrent le massacre depuis le lever jusqu au coucher du soleil .

Cent vingt mille ennemis trouvèrent la mort .

Les musulmans eurent trois mille hommes tués outre les blessés parmi lesquels se trouvait Abou Sofyàn fils de Harb qui perdit un œil par un coup de flèche Khàlid quittant les bords du Yarmouk envahit le camp des Romains .

On y trouva trente mille tentures de brocart de Roum .

Cette victoire eut lieu le jour du samedi le 28 du mois de djoumàda premier de la treizième année de l’hégire .

Les conquêtes de Khalid ibn al-Walid (ra) en en Syrie
Les conquêtes de Khalid ibn al-Walid (radi Allah anhu) en Syrie

Après avoir réuni tout le butin et au moment du partage Khàlid ayant déjà connaissance de sa destitution appela Abou Obaïda fils d’Al Djerrâh à qui le courrier présenta la lettre d’Omar Abou Obaïda et les autres musulmans ne savaient pas encore qu Abou Bekr était mort Khàlid les harangua après avoir payé un tribut de louanges à Dieu il dit

Sachez ô soldats que Dieu a appelé auprès de lui Abou Bekr celui de tous les hommes qui avait le plus d’amitié pour moi et qu’il a donné le pouvoir à Omar qui m’est le plus hostile .

Voici la lettre d Omar adressée à Abou Obaïda à qui vous devez obéir comme je lui obéis moi même.

Les soldats en apprenant la mort d’Abou Bekr se mirent à gémir et à pleurer .

Ensuite ils comblèrent Khàlid d’éloges en lui disant .

Que Dieu te récompense ô émir pour la générosité dont tu as fait preuve pour la cause de l’islamisme en livrant cette bataille malgré la nouvelle que tu venais de recevoir.

Si un autre avait reçu une telle nouvelle il n aurait pas mené à bien le combat l ‘ennemi aurait triomphé et l’islamisme aurait été éloigné de la Syrie .

La plaine du Yarmouk nord-jordanie
La plaine du Yarmouk nord-Jordanie

Le messager remit ensuite à Abou Obaïda la lettre d’Omar qui était conçue en ces termes :

 » Dieu a appelé Abou Bekr auprès de lui et m a confié le pouvoir sur les musulmans . Ma plus grande préoccupation est la situation des musulmans qui sont en Syrie.  Or Khâlid qui a tué Màlik fils de Nowaïra quoiqu il fût musulman et qui a attesté faussement devant le calife que Màlik avait été infidèle n’est pas l homme à qui le sort des musulmans puisse être confié à moins qu’il ne se donne un démenti devant tous les soldats en déclarant qu il a tué Màlik quoique celui ci fût musulman . S’il fait cette déclaration laisse lui son commandement s’il ne la fait pas je lui ôte le commandement et je te le donne. Établis avec Khâlid le compte de sa fortune fais toi remettre par lui tout ce qui est entre ses mains en fait de quints de butin puis partage en deux moitiés tout ce qu il possède en fait d’argent d’or de tapis et de bétail . Tu confisqueras l’une des deux moitiés et tu la verseras au trésor public. »

La tombe du général et compagnon Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi radi Allah anhu, à Homs, Syrie.
La tombe du général  du califat Rashidun et compagnon Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi radi Allah anhu, à Homs, Syrie.

Lorsque Abou Obaïda eut lu cette lettre les compagnons du Prophète de cet ordre dirent :

 » Ce n est pas là ce que mérite Khalid  après tout ce qu il a fait Abou Obaïda,  s’adressant à Khàlid lui dit : O Ahou Solaïmàn que penses tu faire . Lequel des deux partis veux tu choisir ?

Khàlid répondit Accorde moi cette nuit pour réfléchir. »

Abou Obaïda consentit à ce délai Khàlid avait une sœur nommée Fàtima femme douée d intelligence et de bon conseil qui se trouvait avec lui dans le camp.

Il la consulta sur le parti qu il devait prendre.

Dois-je lui dit- il me donner un démenti et garder le commandement ? .

Ou faut il rendre la moitié de ma fortune et renoncer à être général ?

Fàtima répondit O mon frère si tu conserves le commandement tu es perdu car Omar t’est hostile il veut que tu t’accuses de mensonge devant les hommes et que tu avoues avoir tué Màlik quoiqu’il fût musulman.

Il veut faire venir ensuite le frère de Màlik Moutammum fils de Nowaïra atin qu il t’accuse du meurtre de son frère puis Omar te fera mettre à mort .

Il vaut mieux que tu renonces à la moitié de tes biens et au commandement pour sauver ta vie Khàlid approuva ce conseil et le lendemain il remit à Abou Obaïda la moitié de sa fortune quarante mille dirhems.

Porte de l'est en 1880, Damas, Syrie
Porte de l’est  (Bab Sharqi) en 1880, Damas, Syrie

Prise de Damas par les forces du Califat Rashidun  :

Les Romains après avoir essuyé la défaite de Yarmouk apprirent que Khàlid venait d être destitué et qu un autre général avait pris le commandement de l’armée musulmane Ils se réjouirent de cette nouvelle et firent halte.

Ils établirent leur camp près d une ville nommée Fi(hl située non loin d une autre ville nommée Baïsàn et y réunirent un grand nombre de soldats.

Le roi de Roum instruit à son tour de la destitution de Khàlid eu fut très heureux se rendit à Antioche et de là à Emesse d’où il envoya une armée sous les ordres d’un général nommé Bàhàn à Damas qui est la ville principale de la Syrie et qui est bien fortifiée .

Il resta lui même à Emesse avec environ soixante et dix mille hommes pour se porter au secours de celles de ses troupes qui en auraient besoin Abou Obaïda fils de Djerrà h effrayé de ces dispositions de l ennemi résolut d envoyer un corps de troupes contre Fihl pour y assiéger les Romains et pour les occuper el de marcher lui même sur Damas .

Vue aérienne sur l'antique ville de Damas, l'une des plus vielle au monde.
Vue aérienne sur l’antique ville de Damas, l’une des plus vielle au monde. (Syrie, Bilad al-Sham)

En conséquence il remit le commandement de la position de Yarmouk a Besrhîr fils de Kab le Himyarite en lui laissant mille hommes et en lui donnant pour instructions de garder le passage afin que les Romains ne pusse nI pas y faire passer de renforts.

Ensuite il fit partir Schonra hbîl fils de Hasana et deux autres généraux avec cinq mille hommes vers Fi’hl il leur ordonna d’établir leur camp près de Fi’hl et de Baïsàn de se rendre maitres de ces villes s’ils le pouvaient sinon d’assiéger l’ennemi et de le tenir en échec afin de l’empêcher de se porter au secours de Damas.

Après avoir pris ces dispositions Abou Obaïda marcha avec le gros de l armée contre la ville de Damas.

Lorsque Ahou Obaïda arriva en face de Damas qui était occupée par une garnison de soixante et dix mille hommes sous les ordres de Ràhàn celui ci sortit de la ville et lui offrit le combat.

Les Romains furent défaits et se rejetèrent derrière l’enceinte Abou Obaïda mit le siège sous les murs de Damas et y campa pendant six mois selon les uns selon d’autres pendant deux mois.

Porte Kaisan (Kaysan) à Damas Syrie.
Porte Kaisan (Kaysan) à Damas Syrie.

Les villes de Fi’hl et de Bàïsàn étaient entourées d’un terrain marécageux d’une étendue d’environ une parasange que les troupes romaines en apprenant l’approche des musulmans couvrirent d’eau .

Lorsque les musulmans arrivèrent pour commencer le siége de ces villes ils trouvèrent tant de difficultés pour opérer sur ce terrain dans lequel hommes et chevaux s’enfonçaient qu’ils se retirèrent.

Ils établirent leur camp en face de ces forteresses de la Filistîn et ils y restèrent .

On rapporte qu Ahou Obaïda serait ensuite revenu sur ses pas et se serait rendu maitre de ces forteresses mais ce récit n’est pas exact .

La vérité est qu Abou Obaïda resta six mois sous les murs de Damas en occupant les lieux forts situés entre cette ville et Emesse .

Pendant ces six mois il n y eut aucun engagement entre les musulmans et les Romains seulement on lançait sur les assiégés quantité de flèches et de pierres en se servant de machines de guerre .

Après que le siège eut duré six mois il arriva que Bàhàn pour célébrer la naissance d’un fils donna un grand banquet auquel prit part toute la garnison.

Les musulmans instruits de cette circonstance et prévoyant que tous les soldats romains seraient ivres cette nuit là préparèrent un grand nombre d’échelles de cordes et de nœuds coulants.

Ruines du temple de Jupiter à l'entrée du souk Al-Hamidiyah, Damas, Syrie
Ruines du temple de Jupiter à l’entrée du souk Al-Hamidiyah, Damas, Syrie

Lorsque la nuit fut venue ils les accrochèrent aux créneaux des murs qui furent escaladés et qui furent bientôt remplis de soldats musulmans.

Les cris de triomphe avertirent les Romains dont la plupart étaient ivres .

Les musulmans qui avaient pénétré dans la ville en ouvrirent les portes et toute l armée musulmane s y précipita et chargea l’ennemi par devant et par derrière .

Le massacre dura toute la nuit jusqu à l’apparition du jour il y eut des deux côtés un grand nombre de tués et de blessés Enfm les Romains crièrent qu ils demandaient à capituler .

On leur accorda la paix à la condition qu ils livreraient aux musulmans la moitié de ce qu ils possédaient en fait d or d argent de bestiaux et d’autres biens excepté les terres les champs et les maisons et qu’ils payeraient annuellement des produits de leurs terres une mesure de froment pour chaque mesure qui aurait été semée.

Après ces stipulations toutes les portes de la forteresse furent ouvertes .

A la nouvelle de la reddition de Damas le roi de Ronm très allligé rctourna d E nu sse à Antiorlu

Celte victoire eut lieu six mois après l avénement d’Omar au mois de dsou lqada de la treizième année de l’hégire ou d’après une autre tradition un an après l’avénement d’Omar au mois de redjeb de la quatorzième année.

Cette dernière version est plus exacte.

On dit encore qu Omar reçut cette nouvelle cinq jours avant la fin du mois de dsou l qa da Abd er Ra hmàn fils d Auf qui la lui apporta fut envoyé par lui à la Mecque pour présider cette année là au pèlerinage.

Ruines de l'ancienne Tabariyya (Tibériade) en Palestine
Ruines de l’ancienne Tabariyya (Tibériade) en Palestine

CHAPITRE XXXIV Prise  de  Fi’hl de Baîsan et de Tabariyya  (Tibériade)

Baïsân et Tabariyya forteresses situées dans les contrées de l’Ordounn et de la Filistîn renfermaient chacune une forte garnison romaine.

La plus nombreuse était celle de Tabariyya on prétend qu elle se composait de quatre vingt mille hommes.

Elle était sous les ordres de l’un des principaux personnages romains nommé Siqlàr fils de Mikh ràq .

Les Romains avaient converti en marécages le terrain à proximité de la forteresse Schoura Mibîl était campé près de là.

En répondant à la dépêche qui lui annonçait la prise de la ville de Damas Omar envoya à Abou Obaïda l’ordre de se tourner maintenant vers Fi’hl et Baïsân et les autres forteresses de la province de Filistîn Abou Obaïda après avoir laissé comme gouverneur de Damas Yezîd fils d’Abou Sofyàn à la tête de cinq mille hommes se mit en marche vers la Filistîn se rapprochant des détachements musulmans et établit son camp entre Fi’hl et Damas sans opérer sa jonction avec Schoura hbîl afin d’avoir des communications avec les deux armées et de se porter au secours de celle qui en aurait besoin .

Il envoya deux mille hommes pour renforcer les troupes de Shoura hbîl et deux mille autres sous les ordres d’Abou al-A-wâr le Solaïmite à Tabariyya .

Porte romaine à Tiberiade (Palestine)
Porte romaine à Tiberiade (Palestine)

Or pendant que les musulmans campaient près de Fi’hl les Romains qui se trouvaient dans cette ville voulant profiter d une certaine nuit très obscure se dirent : « Nous ouvrirons cette nuit la porte de la forteresse pour tomber à l’improviste sur les musulmans qui se seront relâchés de leur surveillance . ‘

Mais Schoura hbîl qui était très vigilant tenait son armée jour et nuit sous les armes et toujours prête au combat .

Les Romains au nombre de quatre vingt mille ayant à leur tête leur général Siqlàr sortirent de la forteresse et traversèrent les marécages en suivant un chemin étroit et sec qui se trouvait au milieu de ce terrain .

Arrivés en présence des musulmans qui les attendaient sous les armes ils se jetèrent sur eux.

La lutte dura jusqu au milieu de la nuit Siqlàr ayant été tué les Romains se mirent à fuir et cherchèrent à regagner la forteresse mais le chemin étroit par lequel ils étaient venus leur était fermé et ils s engagèrent dans le terrain fangeux où ils ne purent avancer .

Vue sur la mer de Galilée depui Hammat Tibériad
Vue sur la mer de Galilée depui Hammat Tibériad (Palestine) 

Les musulmans les poursuivirent et les taillèrent en pièces.

Au matin il ne restait pas un seul combattant de ces quatre vingt mille hommes tous étaient morts ou blessés On appelle la bataille livrée près de Fi hl bataille de Dsdl er radagha du marécage.

De la forteresse de Fi’hl l’armée de Schoura hhîl se porta vers Baïsàn et en fit l’assaut.

Le lendemain la garnison fit une sortie les Romains battus demandèrent à se rendre La paix leur fut accordée aux mêmes conditions qu à ceux de Damas

Les auteurs égyptiens prétendent que Baïsàn ne se rendit pas par capitulation mais qu Abou Obaïda prit cette forteresse d’assaut cette version se trouve rapportée dans le Kitàb al Ma Arif il y est dit que le père de Mohammed fils de Sîrîn et le père de Hassàn Boçrî étaient parmi les prisonniers de Baïsàn .

Mais ce récit n’est pas exact .

La tradition authentique est celle que rapporte Mohammed ben Djarîr savoir que Baïsàn s est rendue à Schoura hbîl par capitulation et non à la suite d’un assaut.

Ancienne vue sur Tibérias , en Galilée, Palestine. Province du bilad al-Sham.
Ancienne vue sur Tibérias , en Galilée, Palestine. Province du bilad al-Sham.

A la nouvelle des événements de Fi’hl et de Baïsàn les habitants de Tabariyya demandèrent aussi à capituler Ils firent des propositions de paix à Abou al-Azwar qui campait avec son armée sous les murs de cette forteresse et demandèrent les mêmes conditions qui avaient été accordées aux habitants de Damas et de Baïsàn Abu al azwar consentit il écrivit à Schoura hbîl et celui ci ratifia le traité.

Les provinces de la Filistîn et de l Ordounn tombèrent ainsi au pouvoir des musulmans Abou Obaïda ayant mis de côté la cinquième partie du butin l envoya à Médine et annonça au prince des croyants ces victoires la prise de ces forteresses et la conquête des différentes contrées Omar en fut très heureux et tous les musulmans se réjouirent.

Temple Byzantin à Idlib , Syrie .
Temple Byzantin à Idlib , Syrie .

CHAPITRE XLIII CONQUÊTE DES VILLES DE SYRIE SOUS LE RÈGNE D OMAR

Omar avait constamment une armée dans l’Iràq et une autre dans la Syrie.

Lorsque l’armée de Syrie eut livré une grande bataille et remporté une grande victoire il la laissa se reposer pendant une année et ordonna à l armée de l’Iràq de reprendre la campagne contre les Perses.

Après la victoire de Qàdesiyya et après toutes les fatigues que les troupes de l’Iràq avait supportées,  le calife les fit demeurer en repos et ordonna à l’armée de Syrie de continuer la guerre Abou Obaïda fils de Djerràh reçut comme instruction de chercher à s’emparer de Homç Emesse ville considérable de Syrie dans laquelle résidait le roi de Roum quand il venait dans cette province Omar lui avait écrit tout ce que Sad ibn Abi Waqas et son armée avaient accompli à Qàdesiyya et lui avait dit que dans le cas où il aurait besoin de renforts il pourrait les demander.

Le temple a été converti en une église byzantine environ 100 ans plus tard, puis à la mosquée de 636-637 AD / 14-15 AH.  La salle de prière a cinq dômes en forme de croix, et avait à l'origine cinq entrées. Deux sont maintenant convertis aux fenêtres. La cour est entourée d'un portique voûté et contient un trésor élevée comme celle de la cour de la mosquée des Omeyyades à Damas (709-15 / 90-96 AH). Il ya deux minarets. Un minaret carré est adjacent à la salle de prière et remonte aux premières décennies du XIIe siècle, mais les sources divergent sur la date exacte de sa construction. L'autre, près de la porte nord, est de forme octogonale et a été construit par environ 1427 par les Mamelouks. Le portique ouest s'ouvre sur un mausolée contenant les tombes de 13ème siècle ayyoubide califes.
 La Grande mosquée de Hama « al-Jami’ al-Kabir » (Syrie) aurai été construite en 637 JC lors de la conquête islamique du califat Rashidun par le général Abu Ubayda al-Jarrah radi ALLAH anhu, mais elle fut reconstruite sous les Omeyyades par la suite sous al-Walid ier.

En conséquence Abou Obaïda passa son armée en revue et marcha contre Emesse .

Il fit partir d abord l avant garde à la tête de laquelle il mit Yezîd fils d’Abou Sofyàn qui fut suivi par Khàlid fils de Walîd Héraclins le roi de Roum se trouvait en ce moment à Antioche ville de Syrie située au bord de la mer et avait auprès de sa personne le gouverneur d’Émesse .

La garnison de cette dernière ville était peu nombreuse .

Il y avait sur la route d’Émesse une autre ville nommée Mardj er Roum occupée par un général romain qui s appelait Touder Théodore .

7) La mosquée Ibrahimi à Hébron (617 JC)  (également connu sous le nom d'Al-Haram al-Ibrahimi) en Palestine 637, suite au conquète du compagnon Abu Ubaydah ibn al-Jarrah (radiALLAH anhu) et du compagnon Khalid ibn al-Walid al-Makhzoumi  (radi ALLAH anhu)
La mosquée Ibrahimi à Hébron (637 JC) (également connu sous le nom d’Al-Haram al-Ibrahimi) en Palestine 637, suite au conquêtes du compagnon Abu Ubaydah ibn al-Jarrah (radiALLAH anhu) et du compagnon Khalid ibn al-Walid al-Makhzoumi (radi ALLAH anhu)

Celui ci instruit que les musulmans avaient quitté Damas et se dirigeaient sur Émesse et que la ville de Damas était sans garnison quitta Mardj pour aller s emparer de Damas Khàlid et Yezîd à leur tour avertis de son dessein vinrent l’attaquer à l’improviste de deux côtés différents et détruisirent toute son armée dont il ne resta pas un homme vivant .

Ils se rendirent ensuite à Mardj où ils attendirent l’arrivée d’Abou Obaïda.

Cependant le roi de Roum avait envoyé d Antioche un général avec un corps de troupes pour surprendre Abou Obaîda sur la route Mais Âbou Obaïda avait appris la marche des Romains et en les prévenant il fondit sur eux inopinément et les mit en déroute.

a mosquée al-Shuaibiyah d'Alep en Syrie (637) construite par le noble compagnon et général du califat Rashidun Abu Ubaidah ibn al Jarrah (radi ALLAH anhu) en 637, la mosquée Al-Shuaibiyah a été construit près de la porte de Antioche , en absorbant l'ancien arc de triomphe romain.
 La Mosquée al-Shuaibiyah d’Alep en Syrie (637 JC) fut construite par le noble compagnon et général du califat Rashidun Abu Ubaydah ibn al Jarrah (radi ALLAH anhu) en 637, après la conquête d’Alep au Bilad al-Sham face au armées impériale Byzantines, la mosquée Al-Shuaibiyah a été construit près de la porte de Antioche , en absorbant l’ancien arc de triomphe romain.

Cette victoire eut lieu le même jour que celle de Yezîd et de Khàlid Ensuite Abou Obaïda conduisit son armée à Mardj er Roum et fit sa jonction avec ses deux généraux.

Le roi de Roum ayant mis à la disposition du gouverneur d’Émesse un corps de troupes considérable lui ordonna de rentrer dans cette ville de la fortifier et de chercher à s y tenir jusqu à l’hiver car lui disait-il les Arabes ne pourront pas supporter le froid et continuer le siége.

Ruine du temple de Jupiter à Baalbek au Liban
Ruine du temple de Jupiter à Baalbek au Liban

Après le départ du gouverneur Héraclius quitta également Antioche et se rendit avec une armée à Rohà Édesse pour être à proximité d Émesse fifin de pouvoir y envoyer des renforts si c était nécessaire

 

Monnaie frappée en la cité d'Émèse. Homs actuel

CHAPITRE XLIV PRISE D EMESSE (Homs) 

Abou Obaïda ayant quitté Mardj à la tête de son armée vint prendre position sous les murs d’Emesse.

On était en hiver et le froid était très rigoureux.

Les Romains renfermés dans la ville se dirent.

Il n est pas nécessaire de combattre les musulmans car le froid suffit pour leur ôter l usage des mains et des pieds .

Or il arriva que beaucoup d’entre les Romains eux mêmes eurent les mains et les pieds gelés tandis ilue les musulmans furent épargnés .

Ceux ci attendirent jusqu à ce que la garnison fût réduite à l extrémité et qu il ne lui restàit pas de vivres dont au dehors ils étaient abondamment pourvus .

Ce moment étant arrivé les Romains se réunirent pour délibérer et dirent .

Le roi de Roum est maintenant vieux et décrépit Eloigné de nous il nous ordonne de soutenir le siège sachant cependant à quelle extrémité nous sommes réduits.

Il faut capituler comme ont fait les habitants de Damas qui ont sauvé leur vie In tremblement de terre détruisit pendant la nuit tout un côté du mur de défense..

vase d'emèse homs syrie du 6 ou 7 eme siècle paris le le louvre

Les Romains se portèrent le lendemain au haut des murs et demandèrent à capituler Khàlid émit l’opinion qu’il ne fallait pas traiter avec eux mais Abou Obaïda n écoutant pas ce conseil leur accorda la paix aux mêmes conditions que celles qui avaient été imposées à Damas Abou Obaïda ayant annoncé à Omar la prise de la ville et expédié à Médine la cinquième partie du butin prit lors de son entrée dans Émesse.

Le roi de Roum quitta alors Edesse et rentra à Antioche pour retourner ensuite dans le  pays de Roum .

Deux grandes villes de Syrie étaient encore entre les mains des Romains Kinnesrîn Chalcis et Césarée .

Les musulmans se trouvèrent plus rapprochés de la première .

Le roi de Roum fit occuper les deux villes par des troupes et demeura à Antioche pour attendre l issue des entreprises des Arabes.

Le général envoyé à la tête d’une nombreuse armée à Kinnesrm s appelait Mînàs

Guerriers Arabes du califat Rashidun contre des romains byzantins
Guerriers Arabes du califat Rashidun contre des romains byzantins

CHAPITRE XLV PRISE  Kinnesrîn (près d’Alep)

Abou Obaïda envoya à Kinnesrîn un petit corps de troupes sous les ordres de Khàlid fils de Walîd.

Il y avait près de cette ville une forteresse nommée Hàdhiriyya dont les habitants alliés à ceux de Kinnesrin dirent à Mînàs :

 » Pourquoi t’enfermes tu dans la ville. Ton armée est plus nombreuse que celle de Khàlid. Sors pour l’attaquer nous te prêterons aide « .

En conséquence Mînàs vint offrir le combat à Khàlid en dehors de la ville.

Le général romain ayant été fait prisonnier et tué ses soldats mis en déroute se rejetèrent dans la forteresse Khàlid les assiégea pendant dix jours.

Ne pouvant résister plus longtemps les Romains demandèrent à se rendre aux mêmes conditions que les habitants d’Emesse Khàlid leur fit répondre.

Ruine de l'Eglise byzantine de Moushabbak  à coté d'Alep en Syrie, ville abandonné suite à la conquête arabe.
Ruine de l’Eglise byzantine de Moushabbak à coté d’Alep en Syrie, ville abandonné suite à la conquête arabe.

Si vous aviez demandé la paix avant de combattre je vous l aurais accordée Après avoir pris d assaut la forteresse il la rasa fit tuer la garnison et s empara d un immense butin Voyant cela les gens de Hàdhiriyya demandèrent la paix déclarant qu ils étaient Arabes et qu ils avaient été forcés de faire cause commune avec les Romains Khàlid leur accorda la paix.

A ces nouvelles le roi de Roum désespérant de pouvoir défendre plus longtemps la Syrie partit pour Constantinople après avoir placé dans chacune des deux villes de Césarée et d Adjnàdîn qui touchaient au territoire de Roum une garnison de cinquante mille hommes .

Un Romain nommé Fîqàr fut chargé de la défense de Césarée Artaboun l’un des principaux généraux distingué par sa prudence et son habileté fut nommé gouverneur d Adjnà dui Le sens du nom d’Artaboun dans le langage de Roum est finaud Abou Obaïda demanda à Omar des instructions relativement à ces deux villes .

Le calife lui ordonna d’envoyer Mo àwiya fils d Abou Sofyàn contre Césarée et Amrou fils d’Al Aç contre Adjnàdîn

La mosquée Omeyyade Caesarea, en Palestine 683-692
La mosquée Omeyyade Caesarea, en Palestine 685-692 sous le règne du calife Omeyyade Abd al-Malik  (685-705)

CHAPITRE XLVI PRISE DE CÉSARÉE

Abou Obaïda dirigea Moàwiya à la tête de cinq mille hommes sur Césarée Fîqàr ayant passé en revue l armée que le roi lui avait confiée et qui était forte de cinquante mille hommes et la ville lui ayant fourni en outre un corps de cent mille hommes sortit de la ville et envoya au devant de Moàwiya un petit détachement pensant qu il n était pas besoin d employer le gros de l’armée .

Cette petite troupe fut défaite par les musulmans.

Le lendemain Fiqàr les attaqua avec toute son armée La lutte dura jusqu à l’heure de la prière du soir Dieu donna la victoire aux musulmans.

L'antique Caesarea
L’antique Caesarea

Les Romains furent mis en fuite et quatre vingt mille d’entre eux furent tués .

Ensuite les musulmans s emparèrent de Césarée de vive force.

Lorsque Omar reçut cette nouvelle il fut rempli de joie car après avoir envoyé l’ordre à Abou Obaïda de faire marcher Ali,  Moàwiya sur Césarée et Amrou fils d Al Aç sur Adjnadin il était très préoccupé de l’issue de ces deux expéditions.

Guerrier musulman pendent le califat rashidun par Mohammad Adil Rais
Guerrier arabe pendent le califat rashidun par : Mohammad Adil Rais

CHAPITRE XLVII PRISE D ADJNÀDÎN

Lorsque Amrou fils d Al Ac parut devant Adjnàdin on dit à Artaboun.

Cet homme est finaud des Arabes comme tu es le finaud des Romains Artaboun répliqua. :  » II faut d abord l’éprouver par les armes ».

Il quitta la ville à la tête deses cinquante mille hommes et attaqua Amrou  ibn Al as qui le mit en déroute et lui tua un grand nombre de soldats,  Artaboun  alla s’enfermer dans Jérusalem ville fortifiée qui ainsi que son territoire portait le nom d’Elia Amrou marchant sur les traces du général romain vint l’y assiéger.

Alors Artaboun lui envoya le message suivant :

 » Tu sais que je suis un homme âgé et que j ai lu beaucoup d anciens livres.  Tu ne pourras pas prendre la ville d’Elia qui sera prise par quelqu un dont le nom se compose de trois lettres. Retire toi donc car quels que soient les efforts que tu tenteras tu ne pourras pas t’en emparer.

Dans ces circonstances Amrou adressa à Omar une lettre dans laquelle il lui rapporta les paroles d’Artaboun disant que la ville ne pourra être prise que par un homme dont le nom se compose de trois lettres.

Après avoir pris connaissance de cette lettre Omar dit :  » C est mon nom qui se compose de trois lettres c’est par moi que cette ville sera conquise .  »

En conséquence le calife partit en personne.

Il s arrêta dans la première ville de Syrie du côté de la route de Médine nommée Djàbia et appela auprès de lui toutes les troupes arabes qui se trouvaient en Syrie Il écrivit à Amrou de rester sous les murs de Jérusalem jusqu’à nouvel ordre.

Plan d'al-Quds, Jérusalem , Palestine.
Plan d’al-Quds, Jérusalem , Palestine.

CHAPITRE XLVIII PRISE DE JÉRUSALEM

Après l arrivée d Omar à Djàbia tous les corps musulmans de Syrie se rendirent auprès de lui et on lui dit Tu n aurais pas dû venir mais maintenant que tu es venu reste ici et envoie une armée à Jérusalem Omar mécontent de cet avis persista dans sa résolution de s y rendre en personne .

Il y avait de Djàbia à Jérusalem une distance de cinq journées de marche Averti de l’arrivée d’Omar Artaboun dit :  « La ville sera prise par Omar car son nom n’a que trois lettres » .

Puis abandonnant la garnison à son sort il quitta la ville avec ses familiers et empêché de se rendre sur le territoire de Roum  parce que les musulmans en gardaient les routes il se sauva à Miçr.

Les habitants d’Elia dans la plus grande inquiétude se dirent entre eux :  » Il faut nous rendre au devant d’Omar demander sûreté pour notre vie et capituler avant qu il arrive ici.  »

En conséquence mille hommes sortirent de la forteresse pour aller trouver Omar .

Celui ci délibérait toujours s’il devait partir lui même ou s il devait envoyer un corps de troupes .

Or un juif d’entre les anciens des juifs de Djàbia se présenta devant Omar et lui dit  :

« C’est aujourdhui qu’Elia se rendra à toi »,   Omar répliqua : ‘Tu dis une chose étonnante d’ici à Elia il ya cinq journées de marche comment cette ville pourrait elle être prise par moi aujourdhui ».

représentation Coloniale d'Omar ibn al-Khatab le conquérant (ra)
Représentation Coloniale d’Omar ibn al-Khatab le conquérant (radi Allah anhu)

Cette conférence durait encore lorsqu’on vit s approcher une foule d’hommes .

On s informa sur l’ordre d’Omar quels étaient ces hommes et l’on apprit qu ils venaient d’Elia.

Le calife les accueillit avec bonté et leur accorda la paix.

S’adressant ensuite au juif il lui demanda comment il avait su que cette ville se rendrait à lui . Le juif répondit  :

« J ai trouvé dans un livre que la ville d’Elia sera prise à la fin des temps par l’un des Arabes dont le nom se composera de trois lettres et qui sera appelé par sobriquet Fàrouq .

Amrou fils d’Al Aç ayant su que des habitants d’Elia s étaient rendus auprès d’Omar partit également . »

Le calife fit remettre à la députation une charte par laquelle il ordonnait que les habitants de cette ville ne fussent pas inquiétés et qu on n’exigeât d’eux que le tribut.

La province de Filistîn Ramla et d autres grandes villes de la Syrie restaient encore à conquérir Omar envoya vers chacune de ces villes un officier avec un détachement de troupes avec ordre de les réduire par la force si elles ne se rendaient pas.

Vue aérienne sur Jéusalem al Quds Eila
Vue aérienne sur Jéusalem al Quds Elia, ville conquise par Omar ibn al-Khatab radi Allah anhu

Comme Elia était la principale ville de la Syrie les autres voyant qu elle avait capitulé se rendirent également et alors toute la province se trouva au pouvoir des musulmans.

Enfin Omar ayant appris qu Artaboun s était retiré à Miçr où il ralliait tous ceux qui s enfuyaient de la Syrie fit marcher contre cette ville Amrou fils d Al Aç .

Lorsque celui ci arriva aux portes de la ville Artaboun s enfuit et se rendit dans le pays de Roum Amrou s empara de la ville et annonça au calife sa victoire Miçr et toute la Syrie furent ainsi au pouvoir d’Omar.

Les musulmans se répandirent dans la Syrie et Omar établit dans chaque ville un gouverneur.  Ensuite il retourna à Médine  (..)

Pendant toute la dix septième année de l hégire on fut occupé à la construction de Koufa et il n y eut pas de campagne dans l’lràq .

Mais en Syrie la guerre continua sous les murs d’Emesse où les Romains vinrent attaquer Abou Obaïda fils de Djerràh .

Cette bataille est appelée la seconde bataille d Emesse tandis que la bataille par suite de laquelle cette ville était tombée au pouvoir des musulmans est appelée la première bataille d Emesse

La citadelle d'Homs, (Emèse) Syrie, peint au 18 eme siècle
La citadelle d’Homs, (Emèse) Syrie, peint au 18 eme siècle

CHAPITRE LIV Seconde  bataille D’EMESSE

Les circonstances qui amenèrent cette bataille furent les suivantes le roi de Roum instruit de la fuite du roi de Perse de Madàïn et de l occupation de son royaume par les musulmans prévit que ceux ci allaient compléter leurs conquêtes et envahir le pays de Roum .

Les habitants de Tekrît s étaient déjà soumis et cette forteresse était entre les mains des musulmans ainsi que Mossoul et d autres parties de la Mésopotamie.

Or une partie des habitants de Mossoul penchaient vers les Romains Par suite de ces considérations le roi ayant réuni une nombreuse armée lui fit quitter les frontières de Roum

En meme temps on fit demander aux habitants de la Mésopotamie de se joindre aux Romains.

Il ya sur la route qui conduit de la Mésopotamie à Roum trois ou quatre villes habitées en partie par des Arabes.

Les Région Historique entre la cyrénaïque et le khorasan.
Les Régions Historique entre la cyrénaïque et le khorasan. 

Ces territoires sont appelés Diyàr Rabf a et une portion s appelle Diyàr Bekr Mais aujourd’hui toute la Mésopotamie est comprise au point de vue administratif  sous la dénomination de l’Iràq.

Les habitants de la Mésopotamie étaient chrétiens une partie d’entre eux avaient traité avec les musulmans et payaient tribut.

Ces hommes répondirent donc à l’appel des Romains et leur fournirent soit des troupes soit des armes

L’armée romaine s accrut ainsi considérablement.

Il y eut plus de cent mille hommes qui vinrent sous les murs d’Émesse Abou Obaïda fils de Djerrà’h se trouvait avec son armée à Emesse tandis que ses généraux et leurs détachements occupaient différents points de la province de Syrie qu il leur avait assignés .

Lorsque l ‘armée romaine vint l ‘attaquer il écrivit aussitôt au calife et lui demanda des renforts puis sans attendre la réponse d’Omar.

Il appela auprès de lui tous les corps de troupes il fit venir Yezîd fils d’Abou Sofyàn de Damas Mo’âwiya de Césarée et Khàlid fils de Walîd de Kinnesrin.

Gardes mobiles sentinelles  du califat rashidun
Gardes mobiles sentinelles du califat rashidun

Mais avant leur arrivée il tint un conseil de guerre et l’on émit l’avis qu il fallait s’enfermer dans la forteresse en attendant l arrivée des troupes de Syrie et des renforts d Omar En conséquence Abou Obaïda s enferma dans la forteresse que les Romains assiégèrent

Ensuite il fit entrer dans la forteresse les différents corps que les généraux amenèrent.

Cependant Khàlid mit longtemps à rassembler une armée à Kinnesrîn .

Après avoir reçu la lettre d’Abou Obaïda Omar écrivit sur le champ à Sa’d fils d Abou Waqqàç .

ll avait outre les troupes de campagne des garnisons dans toutes les villes pour les surveiller .

Il y avait ainsi à Koufa et à Hîra quatre mille hommes qui y étaient comme les délégués de l’autorité.

Or Omar écrivit à Sa’d en ces termes  :

 » Envoie en toute hàte Qa’qà fils  d’Amrou avec les quatre mille hommes qui sont délégués dans l’Iraq vers Abou Ohaïda en Syrie car il est assiégé par les Romains. Fais partir aussi Sohaïl fils d’Adi avec un corps de troupes pour occuper Raqqa afin d’inquiéter les habitants de la Mésopotamie et de les empêcher de secourir les Romains.  Quant à Abou Obaïda Omar lui fit porter les instructions suivantes.  Tiens toi dans la forteresse jusqu’à ce que t’arrivent l’armée de Médine et celle de l’lràq .  »

Enfin il convoqua les gens de Médine et leur parla ainsi :

  »Préparez vous à marcher en Syrie Abou Obaïda y est assiégé par les Romains . Un corps de troupes est déjà parti de l’lràq à son secours nous devons partir aussi  ».

Le surlendemain il quitta Médine en personne et se dirigea vers la Syrie.

Il s arrêta à Djàbia pour y attendre la réunion des troupes et il y fut rejoint par les soldats de Médine des Mohadjir et des Ançàr se présentèrent Abu Obaïda attendait les renforts.

Le califat Rashidun , par R Roolvink et  Historical Atlas of the Muslim Peoples
Le califat Rashidun , par  : « R Roolvink et Historical Atlas of the Muslim Peoples ».

Lorsque Khàlid arriva enfin avec le corps de Kinnesrîn il engagea Abou Obaïda à sortir de la forteresse et à livrer bataille.

Mais les autres furent d’avis d attendre les nouvelles forces avant de faire une sortie Khàlid prétendait que l’armée musulmane était assez nombreuse pour n’avoir pas besoin de renforts Abou Obaïda cédant à l’opinion de Khàlid sortit de la forteresse et on livra aux Romains une bataille qui dura trois jours entiers .

Le quatrième jour les Romains furent défaits un grand nombre d’entre eux furent tués et trois mille furent faits prisonniers les autres prirent la fuite.

Les musulmans s’emparèrent d’une grande quantité de butin .

Trois jours après la bataille l’armée de l’Iraq au nombre de quatre mille hommes sous les ordres de Qa’qâ arriva devant Émesse Abou Obaïda annonça à Omar sa victoire la fuite des Romains et l’arrivée de l’armée de l’Iraq trois  jours après la bataille .

Le calife était encore à Djàbia disposant à entrer en Syrie.

Il fut très heureux en la nouvelle de la victoire et retourna à Médine avec troupes.

Il écrivit à Abon Obiaïda une lettre ainsi conçue  :  » Distribue le butin entre les soldats en y faisant participer portions égales les soldats venus de l’lràq car ils quitté leurs garnisons dans l’intention de vous porter secours et leur intention est aux yeux de Dieu comme lui même et si Dieu vous a donné la victoire avant arrivée leur droit au butin ne doit pas être méconnu  » 

Ancienne photo de Médina  (Arabie Saoudite)
Ancienne photo de Médina (Arabie Saoudite) capitale du califat Rashidun. 

DESTITUTION DÉFINITIVE DE KHALID ET SON RAPPEL À MÉDiNE VOYAGE D’OMAR EN SYRIE et à Jerusalem

Au commencement de la dix huitième année la Syrie étant complètement soumise Omar adressa une lettre à Abou Obaïda et rappela Khàlid fils de Walîd à Médine voici en quelles circonstances Abou Obaïda avait écrit à Omar que la victoire d’Emesse était due à Khàlid qui l’avait engagé à sortir de la forteresse et qui avait montré tant de vaillance dans la bataille que Dieu avait fait triompher les musulmans.

Omar fut satisfait de Khàlid,  Abou Obaïda avait ensuite renvoyé tous les officiers à leurs postes de commandement et Khàlid était retourné à Kinnesrîn.

Tout le monde en Syrie dans le Hedjàz et à Médine fut unanime à faire l’éloge de Khàlid disant que cette victoire avait été obtenue par sa prudence son habileté et son courage on lui envoya de la Mecque et de Médine des lettres de félicitation et ceux qui le pouvaient allèrent lui porter leurs hommages.

Le village de Mut'ah ou eu lieu la bataille de Mu'tah en 629 (5 Jumada al-awwal de l'an 8 de l'hégire) à l'est du Jourdain dans l'actuelle Jordanie (al-Urdun), le combat contre les Romains étais si dur que le stratège Khaled ibn al-Walid (radi ALLAH anhu) utilisa 9 épées car elles ce cassèrent toute lors de la mêlé; juste un sayf yeménite a lame large avais tenu le choc.
Le village de Mut’ah ou eu lieu la bataille de Mu’tah en 629 (5 Jumada al-awwal de l’an 8 de l’hégire) à l’est du Jourdain dans l’actuelle Jordanie (al-Urdun), le combat contre les Romains étais si dur que le stratège Khaled ibn al-Walid (radi ALLAH anhu) utilisa 9 épées car elles ce cassèrent toute lors de la mêlé; juste un sayf yeménite a lame large avais tenu le choc.

Ces manifestations déplurent de nouveau à Omar .

Or Aschath fils de Qaïs le Kindien vint trouver Khàlid à Kinnesrin et Khàlid lui fit cadeau de dix mille dirhems Omar ayant appris cette libéralité fut très irrité.

Il écrivit aussitôt à Abou Obaïda qui était à Emesse une lettre en ces termes :  » Fais venir Khàlid de Kinnesrin et demande lui en présence de toute l’armée réunie d’où lui proviennent les dix mille dirhems qu il a donnés à Aschath. S’il refuse de le dire fais lui ôter son turban de dessus la têle et fais lui attacher le cou avec le bandeau jusqu à ce qu il déclare la source de cet argent.  S’il convient que c’est le produit d un trésor trouvé dans la guerre alors il avoue s’être rendu coupable de concussion ayant trouvé un trésor dont il s’est emparé au détriment des musulmans . Dans ce cas force le de restituer prends de lui dix mille dirhems que tu verseras dans le trésor public. S’ il dit qu il a fait ce don de son propre bien alors il se déclare coupable de prodigalité et dans ce cas envoie le auprès de moi afin que je lui fasse subir la peine des prodigues car il est dit dans le Coran Dieu n aime pas les prodigues «   (Coran, Sur VI vers i42, sur VII vers. 83).

Autre épées attribué au général Abu Sulayman Khaled ibn al-Walid radi ALLAH anhu
Autre épées attribué au général Abu Sulayman Khaled ibn al-Walid radi ALLAH anhu

 

Omar envoya cette lettre par un courrier en présence duquel Abou Obaïda devait faire subir à Khàlid ce traitement sévère Abou Obaïda ayant reçu à Emesse la lettre d Omar appela Khàlid de Kinnesrîn le fit comparaître devant l’armée réunie lui donna connaissance de la lettre du calife et l(interrogea sur la provenance de cet argent Khàlid garda le silence Abou Obaïda ayant répété sa question une seconde et une troisième fois sans que Khàlid répondît Bilàl qui était présent se leva ôta à Khàlid son turban lui attacha le bandeau au cou et l’entraîna ainsi devant toute l’assemblée en disant .

C’est l’ordre d’Omar afin que tu dises d’où te vient cet argent Khàlid garda toujours le silence sans résister à Bilàl par déférence pour les ordres d’Omar.

Enfin Abou Obaïda dit à Khàlid Parle donc Khàlid dit J’ai donné cet argent de mon propre bien .

Alors Bilàl lui rendit le turban et le bonnet.

Les soldats furent affligés du traitement que l’on venait de faire subir à Khàlid Abou Obaïda le fit partir pour Médine avec le courrier qui avait apporté la lettre du calife.

Lorsque Khàlid parut devant Omar celui ci lui dit :

 » D’où te viennent ces dix mille dirhems que tu as donnés As tu une assez grande fortune pour pouvoir faire des libéralités de cette nature ?  »

Khàlid répliqua :  » C ‘est du bien que j ‘ai acquis à la pointe de mon sabre les parts du butin qui me sont échues légitimement et les dépouilles des guerriers que j’ai tués car le Prophète a dit que celui qui tue un infidèle aura sa dépouille.  Je dispose de mon bien comme les autres musulmans si je veux je le jette et j en fais ce qu il me plait d’en faire . »

Khalid ibn al-Walid et l'armée du califat Rashidun dans la série "Omar"
Khalid ibn al-Walid et l’armée du califat Rashidun dans la série « Omar« 

Sans doute, répliqua Omar,  mais tu as souvent fait tort aux musulmans et tu as beaucoup de bien mal acquis.

Ensuite il lui fit rendre vingt mille dirhems en dehors de ce qu Abou Obaïda lui avait enlevé autrefois Khàlid resta à Médine .

Les mesures prises par Omar à l’égard de Khàlid excitèrent du mécontentement en Syrie dans l’lràq à Médine et dans le Hedjàz Omar envoya des lettres dans toutes ces contrées pour se justifier il disait  :

« J’ai destitué Khàlid non pour satisfaire à ma haine mais parce que chaque victoire qu il remportait était attribuée à son mérite et il en était regardé comme l’auteur et l’on oubliait Dieu Or lorsque Dieu accorde aux musulmans une victoire il faut en rendre gràces à Dieu afin qu il en accorde encore et l’on n en doit considérer comme l’auteur ni Khàlid ni un autre. » 

Quelques historiens rapportent un fait qui ne se trouve pas dans l’ouvrage de Mohammed ben Djarîr.

Un jour Omar était monté en chaire parlant de l affaire de Khàlid il cherchait à se justifier.

L un des parents de Khàlid se leva alors et dit  :

  » O Omar tu as remis dans le fourreau un glaive que Dieu avait tiré et tu as destitué un général qui avait été nommé par le Prophète Maintenant tu te lèves et tu cherches à te justifier . Que Dieu n’agrée pas ta justification.’ 

Omar ne répondit rien .

Homs (Émèse) - حمص - إيميز  Mosquée de Khalid Ibn al-Walid et ses environs  جامع خالد بن الوليد ومحيطه
Homs (Émèse) – حمص – إيميز
Mosquée de Khalid Ibn al-Walid et ses environs
جامع خالد بن الوليد ومحيطه

Dans la même dix huitième année de l’hégire la Syrie fut ravagée par une peste.

Chaque jour il mourait un grand nombre d’hommes.

Il ya dans cette province un bourg nommé Amwàs Emmaiis où l’épidémie sévissait plus qu ailleurs dont les habitants prirent tous la fuite.

On abandonna aussi d’autres villes et d’autres bourgs .

Quant aux soldats musulmans un certain nombre succombèrent d’autres s enfuirent Abou Obaïda haranguait journellement les soldats et leur prodiguait ses conseils.

Il disait :

 » Ne fuyez pas devant la maladie car ce genre de mort c’est un martyre. Quand une ville est envahie par la maladie n’y allez pas et si elle se déclare dans la ville dans laquelle vous vous trouvez n en sortez pas . »

Mais il ne fut pas écouté, on s enfuyait de tous côtes.

Un homme qui avait un jeune fils enfant unique monta sur son âne prit son fils devant lui et partit.

Dans l’obscurité de la nuit il entendit une voix réciter ce vers  :

 » Voyageur nocturne quel que soit le but de ton voyage pendant la nuit lorsque le matin tu y arriveras le destin de Dieu y sera arrivé avant toi (c’est à dire tu ne pourras fuir le destin de Dieu).  »

Cet homme fit rebrousser chemin à son âne et revint chez lui . Si lui ni son fils ne furent atteints par le fléau.

Un autre qui avait été pris par la fièvre partit en toute hàte d’Emesse.

La Peste de Justinien du nom de l'empereur de Byzance
La Peste de Justinien du nom de l’empereur de Byzance, la zone en grise, correspond au temps de la conquête arabe  (du califat rashidun) au début des Abbassides, là ou le Sham (Syrie, Palestine,Liban et nord-Jordanie) furent durement touché. 

Faisant route pendant la nuit il entendit une voix réciter ces vers Homme ne t’inquiète pas de la fièvre Si la fièvre t’est destinée tu l’auras etc.

Cet homme aussi retourna et fut guéri.

Dans des ouvrages autres que celui de Mohammed ben Djarîr ou lit le fait suivant Un homme habitant le désert avait une nombreuse famille qui lui était à charge.

Sachant qu’une épidémie ravageait la Syrie il prit ses enfants et les conduisit à Emesse dont le séjour était le plus mortel.

A peine fut il arrivé qu il tomba malade et mourut tandis que ses enfants restèrent sains et saufs Abou Obaïda instruit de toutes ces circonstances exhortait toujours le peuple à ne point chercher à fuir devant la volonté de Dieu Omar à cette nouvelle craignant pour la vie d’Abou Obaïda lui écrivit qu’il avait à lui parler et lui ordonna de se mettre en route pour Médine immédiatement après la réception de la lettre Abou Obaïda sachant pour quelle raison Omar l’appelait répondit en ces termes :

« Prince des croyants tu n as rien à me dire que tu ne puisses me communiquer par lettre.

Tu crains je le sais de me voir succomber à l’épidémie.

Mais j’ai entendu dire au Prophète : « N’allez point dans un lieu où règne une épidémie mais si vous vous trouvez dans un lieu où elle règne ne le quittez pas celui qui meurt par elle a les mérites du martyre. »

Or dans toutes ces batailles je me suis tant de fois offert à Dieu sans trouver le martyre que si je le trouve à présent ce sera pour moi un bonheur Omar en lisant cette lettre versa des larmes et admirant la fermeté de la foi d Abou Obaïda il le combla d’éloges .

Cependant l’épidémie devint de plus en plus violente et envahit toute la Syrie Abou Obaïda mourut à Emesse Moàds fils de Djabal succomba également de même que Yezîd fils d’Abou Sofyàn qui était à Damas,  Hàrith fils de Hischâm,  Sohaïl fils d’Omar et un grand nombre d’autres Arabes distingués des Mohàdjir et des Ansar.

la tombe du général du califat Rashidun le compagnon Abu Ubayda ibn al-Jarrah (radi Allah anhu) dans le gouvernorat de Balqa , Jordanie
La tombe du général du califat Rashidun le compagnon Abu Ubayda ibn al-Jarrah (radi Allah anhu) dans le gouvernorat de Balqa , Jordanie 

En apprenant la mort d Abou Obaïda Omar fut désole Il écrivit à M àwiya fils d’Abou Sofyàn et le nomma gouverneur de toute la Syrie Moàwiya vint de Césarée à Damas .

Deux ou trois mois après Omar apprit que Moàwiya ne suivait pas le bon exemple d’Abou Obaïda et qu(il ne pratiquait pas la justice comme l’avait pratiquée celui ci.

Le calife résolut d’aller lui même en Syrie pour se rendre compte de la conduite de Moàwiya et de tous les autres agents et de visiter également l’Iràq il convoqua les Mohàdjir et les Ançâr et leur dit :

:J’ai résolu de visiter les possessions musulmanes pour me rendre compte de la conduite des agents Ka’b al Akhbàr un juif qui en cette année avait embrassé l’islamisme homme très savant qui avait lu beaucoup de livres était présent à l’assemblée il prit la parole et dit :  » Prince des croyants de quel côté veux tu aller d’abord ?' »

Vers l’orient répondit Omar

Ka’b dit :  Ne le fais pas car j’ai lu dans d’anciens livres qu il ya dix parts de bien en ce monde dont neuf se trouvent à l’occident et une seule à l’orient et qu il ya dix parts de mal dont neuf se trouvent à l’orient et une seule à l’occident.

Un des Ançâr présents Mohammed fils de Maslama confirma ces paroles par une tradition analogue il dit:

 « J’ai entendu dire au Prophète qu il ya dix parts de passion dont neuf se trouvent chez les Turcs et une seule dans le reste du monde dix parts d’inflexibilité dont neuf chez les Indiens et une seule dans le reste du monde dix parts de pudeur dont neuf chez les femmes et une dans l ensemble des hommes dix parts d’avidité dont neuf chez les Arabes et une seule dans le reste du monde dix parts d’orgueil dont neuf dans le pays de Roum et une seule dans le reste du monde .  »

Alors Omar abandonnant l’idée d’aller en Iràq dit Je me rendrai donc en Syrie car il y règne une grande mortalité et il n y a personne connaissant les lois qui concernent les héritages j’irai pour régler le partage des successions et pour faire une enquête sur la conduite des agents de ce pays et sur leur administration.

La bannière du califat Rashidun en Kufic.
La bannière du califat Rashidun en Kufic.

Omar partit accompagné d’un grand nombre de Mohàdjir et d’Ançàr Abdallah fils d’Abbàs était également dans sa suite .

Arrivé à un endroit nommé Sargh il fut informé que l’épidémie et la mortalité allaient en augmentant.

Il s arrêta donc dans ce lieu et consulta ses compagnons qui lui conseillèrent de retourner.

On délibéra pendant trois jours et tous furent constamment d’accord qu il fallait reprendre la route de Médine sauf Abdallah fils d’ Abbàs qui dit ne retourne pas car tu es parti pour accomplir un devoir sacré et personne ne peut fuir le destin de Dieu.

Mais l’idée d’Omar était de retourner Mohammed ben Djanr dans un autre endroit de cet ouvrage rapporte que d’après certaines traditions Abou Obaïda,  Yezîd , Schour ahbîl et les autres officiers n étaient pas encore morts lorsque Omar se disposait à aller en Syrie et que ayant appris son départ de Médine ils vinrent au devant de lui jusqu’à cette station et lui annoncèrent que la maladie et la mort sévissaient de plus en plus cruellement que c’est alors que tous lui conseillèrent de retourner Omar passa ces trois jours sans pouvoir se décider.

Le quatrième jour Abd er Rahmàn fils d Auf qui était resté en arrière vint le rejoindre et le voyant très embarrassé il lui demanda la cause de son embarras Omar l’en ayant informé Abd er Rahmàn lui dit J ai une tradition du Prophète à cet égard .

Fais la connaitre dit Omar tu es un homme véridique et sur nous agirons conformément à tes paroles .

Abd er Rahman ibn Awf  reprit :  » J’ai entendu dire le Prophète : Lorsqu’une épidémie se déclare dans une ville dans laquelle vous vous trouvez ne quittez pas cette ville si elle règne dans une autre ville n’y allez pas .  »

Vue aérienne de  Médine en 1918.
Vue aérienne de Médine en 1918, Arabie Saoudite. 

Omar s’écria Dieu est grand ! Ce qui était caché est devenu manifeste et nous sommes sortis de la difficulté et du doute pour entrer dans la certitude.

Il fit annoncer que l’on retournerait et le lendemain il reprit la route de Médine,  Abdallah fils d’Abbàs ou d’après d autres Abou Obaïda fils de Djerràh lui dit  :

 » Emir des croyants tu fuis le destin de Dieu » ?

Oui répliqua Omar je fuis le destin de Dieu pour me sauver vers le destin de Dieu car de même que la mort est décrétée par Dieu le salut doit l’être également !

Ne vois tu pas que si dans une vallée il ya d’un côté de l’herbe de bonne qualité et de l’herbage vénéneux de l’autre côté et que quelqu’un fasse paître ses moutons du côté des herbes vénéneuses et qu ils meurent c est parce que Dieu l’a voulu ainsi ! Et si quelqu’un fait paître ses moutons du côté de l’herbe de bonne qualité de sorte qu ils prospèrent et engraissent n’est ce pas aussi parce que Dieu en sa volonté l’a décrété ainsi Omar et tous ses compagnons rentrèrent donc à Médine Omar entreprit quatre fois le voyage de Syrie la première fois lorsqu’il voulait se rendre à Elia,  il retourna de Djàbiya la seconde fois lorsque les Romains assiégèrent Abou Obaïda à Émesse,  il partit avec une armée mais arrivé à la même station de Djàbiya il apprit la victoire des musulmans et retourna.

Ces deux voyages avaient eu lieu l’an dix septième de l’hégire le troisième qui fut interrompu à cause de l’épidémie eut lieu l’an dix huitième.

Dans la même année Omar entreprit ce voyage pour la quatrième fois.

L’épidémie ayant cessé il parcourut toute la Syrie et fit une enquête sur l’administration de Moàwiya auquel il avait confié le gouvernement de cette province Abou Obaïda,  Yezîd fils d’Abou Sofyàn,  Schoura hbîl fils de Hasana et d’autres officiers avaient été enlevés par la maladie .

Carte de l'antique Syrie (Sham)
Carte de l’antique Syrie (Sham)

Ce quatrième voyage eut lieu six mois après le troisième  (en Syrie).

D’après une certaine tradition le calife revint de son troisième voyage au mois de çafar Au commencement du mois de djoumàda premier Amrou fils d Al Aç dit aux soldats Dans cette ville d’ Emesse de même qu à Damas la mort fait rapidement de nombreuses victimes.  Dispersez vous dans les villes qui ont un climat plus tempéré et dont l’air frais vous préservera de la maladie .

Ils firent ainsi Omar instruit de la sage mesure prise par Amrou en manifesta sa satisfaction et l’approuva.

Au mois de redjeb de cette même année la peste quitta la Syrie et vint frapper l Egypte et l’Iràq .

Quelques auteurs prétendent que le calife ne donna à Moàwiya que le gouvernement de Damas en laissant à Amrou fils d’Al Aç le commandement de la province de Filistîn et celui de l’Ordounn à Schoura hbîl fils de Hasana.

Or lorsque au mois de redjeb l’épidémie prit une autre direction et que l’on compta le nombre des victimes on trouva que les musulmans avaient perdu vingt cinq mille hommes.

En recevant cette nouvelle Omar quitta Médine au mois de scha’bàn ayant dans sa suite les compagnons du Prophète Mohàdjir et Ançàr entre autres Abbàs fils d’Abdou l Mottalib et Abd er Rahmàn fils d’Awf .

Il avait laissé Alî fils d’Abou Tàlib comme son lieutenant à Médine, il partit pour la Syrie en prenant la route d’Eïla .(Jérusalem)

Omar ibn AL Khatab

Quand le bruit se répandit dans cette ville que le prince des croyants allait arriver les habitants allèrent à sa rencontre Omar était monté sur un chameau le bàt du chameau de son esclave qui marchait derrière lui était rompu tandis que celui de son propre chameau était en bon état.

Armé près de la ville il apprit que les habitants venaient au devant de lui Ne voulant pas être reconnu par eux il monta sur le chameau de son esclave donna à celui ci son propre chameau et continua ainsi sa route en devançant ses compagnons jusqu à la porte de la ville .

La foule qui se portait à sa rencontre lui demanda où était le prince des croyants Il est devant vous répondit le calife se désignant ainsi lui même mais ces hommes croyaient qu il voulait dire qu il n était pas loin et ils passèrent outre.

Epée du calife Omar ibn al-Khatab (radi Allah anhu)
Epée du calife Omar ibn al-Khatab (radi Allah anhu)

Ce n est que lorsque les autres musulmans se furent rapprochés qu ils apprirent que l’homme qui venait de franchir la porte était Omar On avait préparé dans la ville pour le calife des appartements superbes dignes d’un tel hôte Omar après être entré dans la ville n’y connaissant personne et ne sachant chez qui descendre rencontra d’abord l’évêque des chrétiens.

Il le reconnut comme chrétien par la marque distinctive qu il portait tandis que lui même ne pouvait pas être connu de l’évêque.

Il lui dit Voudrais tu un hôte mon invité ?  Oui prince des croyants,  répondit l’évêque,  Omar lui dit avec étonnement :

Comment me connais tu puisque j’en suis certain tu ne m as jamais vu ?

L’autre répliqua :  » Lorsque tu t’es approché j’ai été frappé par la majesté qui est étendue sur toi . »

Omar dit :  » Ta nation ne s est pas trompée sur ta valeur en te choisissant comme son chef . »

Puis il descendit dans la maison de l’évêque Omar portait une tunique de grosse toile qui était déchirée sur le derrière par le frottement du bat du chameau.

Il la remit à l’évêque en lui demandant de la faire coudre.

On se trouvait en été.

L évêque la fit coudre et la lui rapporta en même temps qu’une autre plus fine convenant à un temps chaud et il lui dit :

 » Prends celle ci elle te fera mieux supporter la chaleur pendant le voyage.  Mais il ne faut pas croire que ce soit un don par lequel je veuille capter ta bienveillance car nous n’avons rien à demander ni à espérer de toi puisque nous nous reposons sur ta justice. »

La mosquée d'Omar en face de l'entrée du Saint-Sépulcre au sud dans le Quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem. Lorsque le calife Rashidun Omar ibn al-Khatab radi Allah anhu se rendit à Jérusalem, en février 638, il pria dans la cour du Saint-Sépulcre. Le fils de Salahudin, Al-Afdhal Nur ad-Din Ali, éleva une mosquée en 1193 à l'endroit où il avait prié.
La mosquée d’Omar en face de l’entrée du Saint-Sépulcre au sud dans le Quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem. Lorsque le calife Rashidun Omar ibn al-Khatab radi Allah anhu se rendit à Jérusalem, en février 638, il pria dans la cour du Saint-Sépulcre. Le fils de Salahudin, Al-Afdhal Nur ad-Din Ali, éleva une mosquée en 1193 à l’endroit où il avait prié.

 

C’est bien répliqua Omar mais nous sommes en été et il fait très chaud on transpire beaucoup en voyageant et la grosse toile absorbe mieux la sueur.  Il reprit sa propre tunique et rendit l’autre à l évêque .

D’Eïla (Jerusalem) le calife vint en Syrie .

Dans chaque ville qu’il visitait il donnait des preuves de sa justice.

Le partage de plusieurs successions de personnes mortes victimes de la peste que l’on n’avait pas su régler fut réglé par lui.

Il augmenta les garnisons des points exposés donna des instructions à chaque officier et prodigua des conseils et des exhortations aux habitants de chaque ville il passa ainsi les quatre mois de scha’bàn ramadhàn schawwàl et dsou l qa da.

Avant de quitter la province il adressa à ceux qui étaient venus pour le reconduire l’allocution suivante  :

O Vous que Dieu a favorisés de l islamisme je suis venu ici j’ai parcouru vos villes j’ai examiné la situation de l’islamisme j’ai fortifié vos positions j’ai nommé des chefs auxquels j’ai recommandé la justice j’ai établi des bureaux de payement et de distribution des dons j’ai réglé le partage des successions enfin je me suis occupé autant que j’en ai eu connaissance de vos intérêts qui me sont confiés par Dieu Maintenant s il ya encore quelque devoir à accomplir qui me soit resté inconnu avertissez moi . » 

Les assistants reprirent :

‘Tu as tout fait ô prince des croyants que Dieu te récompense pour avoir bien mérité des musulmans. »

Gravure de Médine ver 1850  al-Masjid al-Nawawi
Gravure de Médine ver 1850 al-Masjid al-Nabawi

Omar prit congé d’eux et les engagea à retourner puis il continua son voyage dans la direction de Médine accompagné de ceux qui étaient venus avec lui en Syrie Mohàdjir et Ançàr.

Il rentra à Medine au mois de dsoul hiddja de la dix huitième année de l hégire .

Parmi ceux qui étaient venus pour reconduire Omar était Bilàl l’Abyssin l’ancien moueddin du Prophète qui se trouvait dans l armée de Syrie .

Au moment de congédier les gens Omar demanda à Bilàl de faire l’appel de la prière qu’il n avait plus fait depuis la mort du Prophète Bilàl cédant aux instances d’Omar se leva et lorsqu’il prononça les paroles Dieu est grand Dieu est grand tous les assistants se mirent à pleurer et à sangloter émus par le souvenir du Prophète et par les regrets de sa mort.

L’attendrissement d’Omar fut si grand qu’il faillit s évanouir de même Abdallah fils d’Abbàs et Abd er Rahmàn fils d’Awf Après que Bilàl eût terminé son chant le calife renvoya les gens et se mit en route .

D’après une autre tradition rapportée par Muhammed ben Djarîr Omar quitta la Syrie au commencement du mois de dsou l qa da et partit dans le même mois de Médine pour faire la visite des lieux saints il accomplit au mois de dsou l hiddja le pèlerinage et fit agrandir la mosquée de la Mecque avec les maisons qui su trouvaient alentour

 

Extrait tiré de la Chronique de Tabari, histoire des prophètes et des rois (Arabe: تاريخ الرسل والملوك Tarikh al-Rusul wa al-Muluk). Tabarî, de son nom complet Muhammad Ibn Jarīr Ibn Yazīd al-Imām Abū Jaʿfar (persan : محمد بن جریر طبری), est un historien et exégète du Coran, né en 839 à Amol au Tabaristan, et mort le 17 février 923 àBagdad. Il est l’un des plus précoces et des plus illustres historiens et exégètes perses du Coran.

Buste de Tabari à l'entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)
Buste de Tabari à l’entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)

Tabarî est notamment resté célèbre pour son histoire universelle, l’Histoire des prophètes et des rois, et son commentaire du Coran. Il fut également à l’origine d’une éphémère école du droit islamique, laJarîriyya, Musulman de tradition sunnite, il a passé l’essentiel de sa vie à Bagdad, écrivant tous ses ouvrages en arabe

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s