Relation de la prise de Tebessa (Algérie) par l’armée arabe lors de la deuxième invasion de l’Ifriqiya sous Abd Allah ibn Jafar et Okba ibn Nafi en l’an 45 de l’Hégire Traduite du Foutouh Ifriqiya

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Homme dans un souk arabe devant la porte Byzantine de la porte de Salomon (Général Rum) à Tebessa Algerie 1860-1890
Des Hommes dans un souk arabe devant la porte Byzantine de la porte de Salomon (Général Rum) à Tebessa Algerie 1860-1890

Relation de la prise de Tebessa (Algérie) par l’armée arabe lors de la deuxième invasion de l’Ifriqiya sous Abd Allah ibn Jafar  et Okba ibn Nafi  en l’an 45 de l’Hégire Traduite du Foutouh Ifriqiya : 

(Le récit ce passe sous Muawiya ibn Abi Sufyan radi Allah anhu)

~ Lorsque l’émir Okba dirigea son armée sur Tébessa, cette ville, capitale d’une vaste contrée, obéissait à un prince très-puissant-. ses·’forces· s’élevaient à 180 000 combattants, et aucun des ces chefs ‘ du pays n’osait lui tenir tête. Il étais très considéré à la cour du grand roi (Malik al-Akbar), Tiraf fils de Sinane, qui régnait alors à Mllakan et il allait le visiter au commencement de chaque année. Son père et celui de Tiraf étaient frères. Cette parenté explique les excellentes relations qui existaient entre eux.

Okba dit à Abd Allah ibn Jabar :  » J’enverrai à ce prince une députation pour lui annoncer la capitulation du pays de Kastala.

Abd-Allah répondit:  » Ce prince, à mon avis, est l’ennemi le plus redoutable que vous ayez encore eu à combattre. Nul dans dans toute l’Ifriqiya ne l’égale en courage et en succès. Avant de l’attaquer, implorez contre lui assistance divine. Aussitôt que le général en chef de l’armée eut donné lé signal du départ, l’air retentit de cris de joie. Les princes alliés s’avancèrent, tenant en main leurs bannières déployées. Dans cette journée, brillaient au premier rang les Beni-Hachem et les Bani Makhzoum. Les ennemis de Dieu ayant appris que les musulmans arrivaient, mirent sur pied les guerriers des villes et des campagnes.

Le ‘prince de Tébessa leur demanda ce qu’ils pensaient du traité conclu entre les gens de kastala et les Arabes.
Ils répondirent : « Kastala à ouvert ses murs au sectateurs de Muhammad, elle a subi la loi du Coran, elle a laissé abattre la croix du Messie par les hordes sauvages de l’Arabie. Serrions-nous assez laches pour suivre son exemple?

Courberons-nous la tête devant le Livre: de l’imposture? Laisserons-nous souiller le seuil de nos églises par ses conducteur de chameaux ?  »

Le princes échauffa leur ardeur par un discoure énergique : « Les plus minces projets, dit il, sont trop grands pour les âmes faible et pusillanimes, les entreprises les plus difficiles sont petite aux yeux de l’homme courageux. L’orage de la destruction nous menace, mais vos poitrines serviront de remparts a murs de Tebessa.
Si l’ennemi parvenait à forcer cet obstacle, nous l’écraserions entre les battants de nos portes comme la mort écrase les humains entre ses cils. La capitale de mes Etats; purifiée par la grâce du Christ, servira de digue aux flots de l’invasion.

Aux armes, mes vaillants sujets . Aux armes, fervents. adorateurs du Messie. Mon fils commandera vos légions; n’oubliez pas que vos glaives sont la terreur de l’Ifrikia..
A peine le prince avait achevé ces paroles, que les guerriers vinrent en foule se rassembler sous les drapeaux de leurs chefs. L’armée des Rum sortit de l’enceinte de Tébessa, et grossie par les contingents des villes voisines, déploya dans les campagnes 100 000’. combattants sous les ordres du jeune prince.
Les musulmans étaient campés dans leurs retranchements.

Basilique byzantine de theveste Tebessa
Basilique byzantine de Theveste Tebessa

Abd·Allah, Fodaïl, Rea et Sulayman , qui commandaient les troupes de l’avant-garde, aperçurent flottant au loin les bannières de, l’ennemi de Dieu (al-uduw Allah).
 » Par le Seigneur de la Ka’bah, s’écrièrent-ils, ce jour est le jour des forts ! Le nuage de poussière qui s’épaississait à l’horizon vient de s’ouvrir. Voici venir les enfants maudits ‘ du Messie . Ils arrivent tout bardés de fer. On dirait que leurs, chevaux n’ont point de jambes.
L’éclat que jette leur armure ne: permet point de distinguer le guerrier de son casque, de sa cuirasse et de la lame de son sabre. Le mouvement de leurs Innombrables escadrons a ébranlé la terre au levant et au couchant. Un péril inévitable menace nos jours. A cheval, enfants d’Abb al-Manaf ! Que celui qui désire l’honneur d’un triomphe éclatant, sache que ce n’est qu’avec le tranchant du sabre qu’on ouvre les portes de la victoire ! En avant, en avant ! Que ces superbes mécréants servent de pâture, cette nuit, aux chacals de la plaine ». Cependant l’impétuosité des Tébéssiens et l’élan donné à la cavalerie avaient effacé la distance.
Dejà les héros des Hachem et des Makhzoum avaient été ébranlées comme les rochers d’un torrent, par le choc d’une première rencontre. Portée par le fils du prince (de Tebessa) la croix avait pénétré dans les escadrons de l’islam.

Les chevaux disputaient le terrain au chevaux. Le cliquetis des armes dominé par les cris des combattants, faisait palire les plus braves. Des ruisseaux de sang glissaient entre les herbes de la prairie.

La victoire désigne enfin ses élus. Après avoir broyé 5000 cavaliers africains (afariqa), comme la meule fait le grain, les vrais croyants restèrent les maîtres du champ de bataille. Le jeunes et bouillant Fudayl se lève par ses étriers, et brandissant le tronçon de son épée, crie à ces compagnons :
 » Allahu Akbar (Dieu est grand) Muhammad nous regarde !  »
C’est en vain que l’ennemie ce dérobe au carnage, c’est en vain qu’l cherche son salut derrière les remparts de la ville. Les arabes s’élancent à sa poursuite, portées dans les airs par ces coursiers agiles auxquels il ne faut d’autre nourriture que le vent du désert, et qui se contentent , pour étancher leur soif, de la vapeur des oasis. La bannièr du Messie tombe à terre, le jeune prince qui la soutenait expire sous la pointe des lances.
Lorsque le Gouverneur de Tébessa vit rentrer les débris ‘de ses légions il dit aux officiers :  » Honte à ‘vous ! Que le Messie vous maudisse ! Qu’avez-vous fait des soldats cconfiés à votre honneur ?

Soldat Byzantin au 6eme siècle
Soldat Byzantin au 6eme siècle

Qu’est devenue mon fils, l’espoir de ma race ? Avez-vous eu la lâcheté d’abandonner l’emblème sacro-saint de la foi? »
– Seigneur, répondirent-ils, nous avons vu planer la mort sur nos têtes.

Nos ennemis préféraient la mort à la vie. Leur ardente jeunesse a terrassé les vieux champions de ton royaume.

Le désespoir et la fureur comprimaient le coeur du prince.

Il dit :  » Si’ J’avais pu craindre une défaite j’aurais marché contre eux en personne. Aucun d’eux n’aurait échapé à mes coups »
Les chefs de l’armée (Byzantine) étendirent vers lui, en signe de paix leurs bras cicatrisés, et dirent : « héro du christianisme venez donc, nous conduire au combat ! » .
Le souverain de Tébessa avait une fille jeune et belle, le gouverneur Kastala l’avais demanée en mariage.

Il avais offert pour sa dot mille chevaux de race renommé, mille onces de musc, mille femmes noires et mile pages pages des familles les plus illustres.

Ruines romaine de Tebessa
Ruines romaine de Theveste  , Tébessa, fondée par Vespasien à la fin du Ier siècle JC

 

Vainement on eut cherché dans toute l’Ifriqiya une personne qui put l’égaler en beauté. Sa taille étais plus délié que l’haleine des zéphyrs. Ses mains blanches et fines ressemblaient au lys qui se balance sur sa tige. (illisible) Telle la ruse, s’épanouit à la brise printanière, telle s’entrouvrait se bouche lorsqu’elle murmurait ses prières. Quant elle se promenait dans les parterres du roi, on eut dit que ses pieds ne posaient que sur la pointe des herbes. sa chevelure qui descendait jusqu’à sa ceinture, enveloppait son visage comme les nuages jaloux de l’éclat de la lune. Elle se revêtait de robes en drap d’or sur lesquelles ruisselaient des tuniques plus transparentes que l’eau.. Sin chef dit au chef de l’armée :  » celui qui tuera Abd Allah ibn Jabar, je lui donnerai ma fille en mariage » .

Et il jura, la main sur l’Évangile.
A même instant , les clairons retentirent sur la place publique, et les soldats défilèrent par troupes innombrables devant le souverain que la jeune princesse accompagnait de ses dames d’honneurs. Ils étaient encore en vue de Tebessa lorsque les musulmans s’avancèrent en rang de bataille. Le prince se tourna vers l’élite de ses guerriers et dit d’une voix ferme : Qui d’entre vous proposera un combat singulier au général Arabe ? . Son neveu, jeune encore, sortit des rangs.
La fille du toi l’aperçut et lui dit : Si tu veux devenir mon époux, montre nous ta force et ton courage !  »
Animé par ces paroles le chevalier Rum, couvert d’une cotte de maille rayonnante, s’élança dans l’espace qui séparait les deux armées. Ou est Abd Allah fils de Djabar ?  » s’écria-t’il.
Plus prompt que l’éclair. Abd Allah radi Allah anhu ce présenta monté sur un cheval blanc, qui jetait au vent sa crinière tressé avec des bandelettes de soie verte et un chelil à franges d’or.

Dès qu’il furent face à face, ils ce provoquèrent en ses termes :
– Est-ce toi qu’ont appel Abd Allah ibn Jabar, descendent du prophète ?
– C’est moi qui suis Abd Allah..
– Eh bien ! apprend que je suis venu pour te tuer et mériter par ta mort la main de la fille de notre prince.
– Son père de l’a-t’il promise ?
– Il me l’a promise, et ta mort est la condition .
– Chrétien (Rumi), t’as mal agi, permets-moi de te donner un conseil .
– Ce conseil quel est-il ? dit le Rum .
– Retourne auprès de ta cousine, et prie-là de venir assister au combat, tu as rougi sans doute de lui laisser voir ta faiblesse et tu te seras vanté d’etre plus vaillant que moi.

Avant d’entendre d’autre provocations, le prince s’éloigna et revint accompagné de sa cousine.

Abd Allah regarde la jeune fille et dit avec ironie :

« Nous accordera-t-on la faveur de contempler ce beau visage ?  »

A ces mots la princesse écarta son voile et laisse le héros musulman éblouie par ses charmes.
Tandis qu’Abd Allah, les yeux au ciel, murmurait :

« Ya Allah garde la plus belle fille d’Adam, » la fiancée cria à son cousin « Chargez-le !  »

Au même moment le prince rum fondit sur son ennemie et balança au-dessus de sa tête une massue en fer qui pesait 60 livres.
Abd Allah esquiva le coup avec adresse, et l’arme retomba lourdement sans l’avoir atteint.

Puis, revenant à la charge, il abattit la main du prince d’un coup de sabre, comme les Beni hachem savent si bien les asséner, et lui plongea en même temps la lame dans la poitrine.

Le corps chancela, s’affaissa et roula sous les pieds des chevaux pendent que les serviteurs d’Allah ramassaient les dépouilles du vaincu, évaluées à 60 000 dinar d’ors, les femmes de Tébéssa, rangées sur le haut des murailles, faisait retentir les airs de leurs lamentations lugubres. Cent guerriers voulurent venger sa mort; tous mordirent la poussière.

Le fils de Jafar saisit aussitôt par la bride le cheval de la princesse et dit : « Tel est le sort de ton époux. » .

Le roi (rum) le vit et l’entendit. « Chargez de front!  » cria-t’il à ses soldats. Les rangs s’ébranlèrent de part: et d’autre; puis, chrétiens et musulmans, chefs et soldats se précipitèrent en avant.

Le choc fut terrible et la mêlée impénétrable.

L’acharnement des deux armées prolongea l’action jusqu’au coucher du soleil.

Guerrier Omeyyade au 7eme siècle
Guerrier arabe Omeyyade au 7eme siècle

Alors l’arrière-garde des Arabes, lancée à fond de train sur le champ de bataille, culbuta et et poursuivit l’ennemi jusque dans l’enceinte de la ville, dont les lourdes ‘portes’ si refermèrent. Les chrétiens laissaient cinq mille morts.

Du coté d’Abd Allah ont n’eut à relever que deux cents martyrs de la foi puisse Allah leur faire miséricorde.

La nuit fut employée à fortifier le camp et l’on fit les préparatifs du siège.

Le lendemain Okba ibn Nafi al-Fihri général en chef de l’armée Musulmane, réunit les principaux guerriers de chaque tribu pour combiner avec eux le plan d’attaque, mais les vieux remparts de Tébéssa, construits en pierres de taille colossales et défendus par une population nombreuse, devaient opposer une longue résistance . Le siège avait déjà durer 20 jours , lorsqu’on vie arriver un cavalier coiffé d’un turban vert. On ce porta a sa rencontre. c’étais Aouisse qui venais du Hijaz, chargé d’une lettre au sceau du calife.

En entrant dans la tente d’Okba ibn Nafi al-Fihri , Aouisse lui dit : « A toi le plus précieux des amis cette lettre d’Uthman ibn Affan  » le général prononça la formule : Bismilah al-Rahman al-rahim (au nom de Dieu clément et miséricordieux), prit la missive et la lut avec attendrissement.

Son émotion se communiqua aux assistants, dont l’imagination se portait vers sa terre natale. Aouisse présenta encore une lettre à Okba. Celle d’Ali fils d’Abu Taleb. Il célèbrait en terme pompeux les exploits d’Abd Allah ibn Jafar , le comblait déloges au noms des compagnons (sahaba) du propète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et lui prodiguait les titres glorieux, d’épée de l’islam et le père des cavaliers.

Quand la lecture fut achevé le fils de Djafar, se leva et dit avec le ton d’un homme inspiré : « En exterminant les ennemis de Dieu et du prophète par excellence, nous n’avons fait qu’exécuter les décrets de l’éternel, qui n’a point d’égal, qui n’a point enfanté et qui et n’a point été enfanté. ceux qui associent d’autres divinités à Dieu , sont immondes. Le livre de la révélation nous préscrit nos devoirs dans la sourate du repentir : Tuez. les idolâtres partout où vous les trouverez  faites-les prisonnier, assiégez-les et guettez-les à toute embuscade; mais, s’ils ce convertissent, s’ils observent la prière et s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquille : car Dieu est indulgent et miséricordieux. »
Édifiée par les modesties du héros, l’assemblée se dispersa en silence. Abd Allah, rentrée dans sa tente, fit la prière de l’achâ et après avoir pris le repas du soir, accomplit rigoureusement ses ablution. Puis il se prosterna, la face contre-terre, en invoquant le nom du Seigneur des mondes et de l’univers . Sa femme étais auprès de lui. Le voyant ceindre son épée de combat, elle lui demanda avec inquiétude, ou il voulais aller par une nuit impénétrable comme un buisson. La pluie tombas a torrents, et les chrétiens (rum) faisaient le tour des remparts en poussant des cries terribles. Abd Allah sortit sans répondre: à la faveur de l’obscurité, il se glissa dans un groupe d’homme qui réunissaient leurs effort pour rentrer dans la ville un énorme madrier.

Les étapes du Califat Rashidun jusqu'à Uthman bin Affan radi ALLAH anhu
Les étapes du Califat Rashidun jusqu’à Uthman bin Affan radi ALLAH anhu , la chute au main du califat rashidun de  Tebessa (Algerie) faisait suite à  Seftuela (Tunisie) 

Couvert d’une étoffe grossière qui lui cachait en partie le visage, il passa sans etre remarquée, devant les gardes de la porte, s’enfonça dans les rues désertes et réussit à trouver un abri sous le portique d’une maison. On entendait au fond de cette demeure des chants funèbres interrompus par des gémissement. des gens entraient et sortaient. Abd Allah pénétra jusque dans la court et attendit que la foule ce fut dispersée. Quant il fut à peu près seul , s’avisa de questionner une vieille noire qui étais assise auprès de lui.
– Quel malheur, lui dit-il, a pu plon plonger cette famille dans l’affliction ?
– Ils pleurent la perte de plusieurs guerriers que les Arabes ont fait prisonnier. Le comble de leurs vœux serrait d’entrer en pourparler avec Abd Allah fils de Jafar. Ils espèrent qu’il acceptera leur rançon.
– Qui habite cette maison ?
– C’est un vieillard courbé sous le poid des ans et qui dans les temps meilleurs occupa une place à la cour.
– Introduis-moi auprès de lui auprès de lui, pour l’amour de Dieu.
– Qui donc es-tu ?
– Ne conçois aucune crainte à mon égard, conduit-moi à son appartement.
La servante se leva. A peine eut-elle informé le vieillard du désir exprimé par l’étranger, qu’il accourut au-devant d’Abd Allah fils de Jafar. celui-ci l’aborda en ces termes :
– Adorateur du Christ, je prends une part bien vive à ta douleur.
– Et toi, qui donc es(tu ? car ton extérieur révèle un étranger.
– La terre des Arabes est ma patrie. Errant autour de la ville, j’y suis entré cette nuit, par hasard et m’y suis mis à l’abri. Malheuresement, la première maison ou ce portent mes pas rententis de lamentations.
-As-tu aperçu dans le camp des Arabes de jeunes captifs ?
– Je les ai vus.
Ce sont mes fils! Que dois-je faire pour leur rendre la liberté ? Parle …conseille-moi…… veut-tu aller toi même auprès d’Abd Alah fils de Jafar ? Il est aussi clément que brave. Tu lui offriras tous mes biens pour la rançon de mes fils !
Abd Allah s’inclina respectueusement et dit, la main appuyée sur le coeur: à toi mon amitié, à toi mon dévouement.

Le vieillard s’éloigna et revint presque aussitôt,accompagné de sa femme, dont le visage flétri par le chagrin avait repris une vive teinte d’espérance. En présence de l’étranger, la pauvre femme..: tomba à genoux j ses mains étreignirent celles d’Abd Allah.

– Mon Dieu! dit-elle avec une voix déchirante. si j’étais süre que le général arabe consentit à me rendre mes enfants !….

– Réjouissez-vous d’avance, reprit l’étranger avec une émotion mal comprimée. Bientôt vous embrasserez vos enfants: car je veux que vous voyiez Abl Allah ibn Jafar cette nuit même.

– Seigneur des mondes, s’écrièrent les deux vieillards, aurons- nous la force de supporter tant de joie !…

-Eh bien ! sachez qu’Abd Allah ibn Jafar est devant vous !

-Est-ce vrais ?

-Je suis Abd Allah .
La mère des captifs se releva précipitamment et frappa trois fois ses mains l’une contre l’autre.
Une noire parut un flambeau à la main.  » Approche-toi, lui dit-elle, approche la lumière. »
« Je saurai le reconnaître, car j’ai vu, plus terrible qu’un lion terrasser nos héros sur le champ de bataille…….Lui ! ……c’est lui ….! »
Ce derniers mots furent un cri . Ému jusqu’au fond de l’âme les yeux fixés sur la jeune figure du guerrier musulman, le vieillard, parla d’un ton solennel :
« Sectateur du Propète, la générosité m’a fait ton esclave. Une religion qui transforme les vainqueur en anges de bonté est la meilleure des religions. je déclare qui n’y a d’autre Dieu que Dieu l’unique, l’incomparable, et que Muhammad est l’envoyé de Dieu.  »

La porte de Carracala das l'antique ville de Theveste (en arabe Tebessa)
La porte de Caracalla dans l’antique ville de Theveste (en arabe Tebessa)

Abd Allah crut triompher une seconde fois : mais al victoire qu’il remportait à ce moment dans écalt sans témoins, lui paraissait d’autant plus belle qu’elle n’avais pas coûté une goute de sang.
– Tranquillisez-vous, dit-il à ses nouveaux prosélytes demain vous verrez vos enfants libres. mais avant que je retourne au camp, avez encore une grâce à me demander?
– La faveur que nous implorons, reprit le vieil homme, intéresse la vie d’un seigneur (sahib) qui fut l père du peuple. Desservi par de lâches courtisant, hadjed (ministre) à perdu l’amitié du roi, et demain sa tête doit tomber sous la hache du bourreau.
– Peut-on m’introduire auprès de lui , interrompit Abd Allah.
– cette nuit même j’irai le voir, et je lui demanderai un moment d’entretien.
– Hâte-toi donc et reviens ?
Le père des captifs sortit; à la faveur de l’obscurité, et il parvint jusqu’a la demeure du Hadjeb.Plusieurs jeunes pages veiillaient debout sous le portique. Un d’eux entra et dit au Hadjeb ;
« Seigneur, il y a ici un vieillard qui demande à vous parler »
– « Qu’on l’amène dit le Hadjeb (Byzantin), avec un émotion visible. »
Un instant après, celui-ci étais dans la salle. Il aperçut des secrétaires qui ecrivais à côté de leur amitr : mais le papier diparut presque au même moment.
C’étais la lettre à l’adresse d’Abd Allah ibn Jafar.
– Que désire-tu, dit le Hadjeb d’une voix altéré.
– Une affaire de la plus haute importance m’emmène en ces lieux.  Un signe du maître invita les secrétaires a ce retiré.

Lorsque l’épais rideau qui servait de portière se fut replié sur les pas du dernier, le vieillard s’approcha respectueusement et dit d’une voix mystérieuse : « Seigneur Abd Allah ibn Jafar » désire avoir une entrevue avec vous. Votre position l’intéresse. il vous sauvera.
– De grâce, ne m’abuse pas, reprit le hajed, tressaillant de joie, ou est-il ? ou le trouverai-je?
– Au sein d’une famille qui est devenue la sienne, fit le vieillard avec un air attendri.
La tête du Hajeb retomba sur sa poitrine : il eut la douleur de penser que ses démarches étaient épiées par des espions du prince, et que, sorti de chez lui cette heure, c’étais hâter l’instant de sa mort….
 » Un des hommes que tu as vue auprès de moi rédigeait une lettre pour le général arabe Abd Allah in jafar…. Nous l’avons cachée, parce que nous étions loin de supposer que tu travaillais avec tant de zèle mon salut.  »
Et le hajeb baisa avec reconnaissance les cheveux blancs de son interlocuteur.
Puis il continua en ces termes :
« Mais je ne puis sortir sans éveiller les soupçons du tyran. Le temps presse…. Comment faire Abd Allah consentira-t’il venir dans ma demeure ?
– Il y consentira, interrompit le vieillard. Son coeur est magnanime. Il vole au-devant des malheureux.
Cependant on entendait résonner dans la rue les pas lents et mesurées de la garde qui veillait à la sécurité de la ville. La conversation fut arrêté et les deux hommes se regardèrent. Le bruit s’éloigna Le bruit s’éloigna peu à peu, et la figure du hadjeb prit une expression passagère de soulagement.
« .Seigneur, je vais aller prier votre libérateur de se rendre ici, dit le vieillard. Vous le verrez tout à l’heure, s’il plait à Dieu »

 

Les murailles Byzantine de Tebessa (Algerie)
Les murailles Byzantine de Tebessa (Algerie)

Il serait difficile décrire les sentiments qui agitaient intérieurement le coeur du hâdjeb. Sur le point de toucher à la réalisation de ses espérances, tantôt il doutait, tantôt il espérai : mais le doute l’emportait. Il comptait les minutes, il eût voulu arrêter la marche du-temps. A la fin, ne pouvant modérer son impatience. il sortit jusque sous le portique de sa maison. Ses yeux inquiets semblaient percer l’ombre. La pluie n’avait pas cessé. En ce moment deux passants s’arrêtèrent.

C’étaient Abd Allah ibn Jafar et son compagnon. Saisir Abd Allah par la main, lui souhaiter la bienvenue, l’attirer dans la salle de réception el lui arracher son vêtement tout humide, fut pour le hàjeb la durée d’un clin d’oeil.

Pendant ce temps, les serviteurs qui avaient compris importance du personne aux prévenances que leur maître lui prodiguait apportèrent une robe de soie, et la lui jetèrent sur les épaules, d’autres serviteurs apportèrent des plateaux chargés de mets.

Le nouveau venu prononça gravement les mots BismiLlah (au nom de Dieu), et prit un peu de nourriture, moins par appêtit que pour se conformé a l’usage des Arabes, qui regardent comme ne insulte de refuser le repas de l’hospitalité. Quant il eut fini, il fit ses ablutions et adressa des louanges a créateur.

– C’est moi intérrompit le hajeb, qui achèverais la prière :  » Je confesse qu’il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est son serviteur et son nvoyé, et qu’aucun propète ne l’égale en mérite »

La joie d’Abd Allah étais a son comble. Il obbtenait d’avance la récompense de sa bonne action. L’objet de son dévouement étais un nouveau prosélyte conquis à la foi de l’Islam.
– Héros du peuple Arabe , dit le hajeb de Tebessa, daignez écrire de votre main une lettre au général en chef de votre armée. Priez le de nous envoyez, à la pointe du jour, mille cavaliers d’élite. Mes affidés leur ouvriront la porte de la ville. Je vous réponds du succès.

-A toi mon amitié et ma foi, répondit le fils de Jafar.
Il prit un qalam et du papier (papyrus), et écrivit la lettre suivante :

« Au nom de Dieu, clément et miséricordieux. Il est unique et n’a point d’associé dans son royaume. De la part d’Abd Allah fils de Jafar au général en chef, à nos amis al-Fudayl, Refa, ibn Haret, et à toute l’armée musulmane, salam !
 » Après Avoir rendu gloire à Dieu le maître des mondes, et avoir imploré l’intercession de Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui), je vous déclare que les décrets de l’Éternel m’ont ouvert les portes de la ville ennemie, j’y ai eu une entrevue avec le second personnage de la principauté. Si vous voulez une victoire sans effusion de sang, dirigez vers la porte orientale de Tébéssa mille cavaliers d’élite. Nous les recevrons, et dans la matinée le gouverneur de la contrée sera conduit vers vos tentes. Salam »

Après avoir expliqué au hajb (rumi) le sens de cette missive, il la ferma et y apposa le sceau de l’envoyé de Dieu. Un serviteur fidèle reçut l’ordre de e rendre au camp et de la remettre à al-Fudayl ibn al-Abbas. Guidé par le feux du bivouac, le courrier arriva jusqu’auw sentinelles de l’armée musulmane. Dès qu’il eut expliqué l’objet de sa mission et montré la lettre dont il étais proteur, on le conduisit la tente de Fudayl ibn al-Abbas. celui-ci prit la lettre et s’écria, en reconnaissant l’écriture de son ami :  » Dieu seul peut récompenser ce noble guerrier, dont l’absence nous à tant inquité »

ec571dce8e Tebessa seftuela rashidun barqa

Après avoir achevé la lecture, il ajouta « Dieu est grand! » puis il se leva et entre dans la tente d’Okba ibn Nafi al-Fihri .

– Sait-on enfin ce qu’est devenue Abd Allah ibn Jafar ? dit le général en chef ?

– Voici une lettre de sa main, répondi al-Fudayl avec vivacité. Impatient du danger, il a pénétré comme l’eau dans le sol ennemie. Lis et admire.
Okba ibn Nafi parcourut ces lignes tracées par l’émule de sa gloire.
 » Tout ce que nos bras et nos lances n’ont pu abattre a été vaincu par ses stratagèmes et ses artifices, dit-il. Descendant de héros, héros lui-même, ila été touché par le doight du Très-Haut. gloire au Prophète! »
Après avoir prononcé ces paroles inspirées’ par’: l’enthousiasme le général en chef fit appeler Refa ‘et lui ordonna. de prendre les cavaliers des Bani Makzoum et des Bani Hachem,’ et de’se diriger ver Tébessa. Refa fit monter à cheval mille soldats choisie parmis les plus braves et se mit ‘à leur tête »tenant en main’ l’étendard de son oncle Khàled, ibn al-Walid.

Le fidèle coursier partit et annonça leur arrivée au fils de Djafar ansi qu’au Hajeb ce dernier, malgré sa disgrâce, avais un parti puissant dans la ville; ce qui fit que la nouvelle d’un secours inespéré s’y répandit avec la rapidité de l’éclair.
Plus de 6000 hommes tant de la ville que de l’armée, prirent les armes et coururent au-devant des cohortes musulmane. La porte orietale fut ouverte sans résistance, car les gardiens étaient du complot. Alors le silence de la nuit fut troublé. Aux cris mille fois répétés de : « La Ilaha Illallah, Muhammad rassul Allah », les Arabes parcourent les rues enfoncèrent les maisons et les casernes, passèrent au fil de l’épée tout ce que ce défendait , et parvinrent à la porte du palais.

Déjà les courtisans avaient prévenu le gouverneur de la trahison du hajeb. Déjà le hajeb, sur de la vengeance, avait renversé la porte de la casbah, et pénétrait dans la salle du trône. Mais elle étais déserte : le prince avait disparue.

La statue d'Okba ibn Nafi à Sidi Okba, Biskra Algerie
La statue d’Okba ibn Nafi al-Fihri à Sidi Okba, Biskra Algérie

Le lendemain, au lever du soleil, Okba ibn Nafi entra triomphalement dans la ville. Il planta le drapeau de l’Islam sur le rempart de la casbah et prit possession du gouvernement. Abandonné par les siens n’ayant plus d’espoir que dans la clémence du vainqueur, le prince (rumi) se décida quitter sa retraite et vint se prosterner aux pieds du général en chef.

– Est-ce toi qui régnais sur ce pays ? lui dit Okba ibn Nafi, en regardant tour à tour, le suppliant et le hajeb, pour s’assurer de la vérité.

– Hier encore ce pays m’obéissait, mais le souverain de l’Univers m’a renversé de mon trône, répondit le prince rumi.

-Oû donc étais-tu lorsque nous sommes entrés ?

– Dans l’endroit oû me retenait la volonté de Dieu le Tout-Puissant, Je confesse qu’il n’y a de Dieu que Dieu et que Muhammad est son envoyé.

Un geste bienveillant du vainqueur invita le nouveau musulman à s’asseoir sur le tapis étendu a ses pieds. Cette conversion venait en quelque sorte cimenter et sanctifier la victoire . La journée se passa en prières et en lectures sacrées Dans la soirée, le général en chef convoqua le conseil de l’armée, dont les membres étaient des chefs de tribus arabes importantes, des officiers aguerris et des vieillard habiles dans l’interprétation du saint et noble Coran. Il s’agissait de délibérer sur le point de l’Ifriqiya, ou seraient dirigées les troupes, après avoir été ravitaillées. Les uns voulaient qu’ont marchât immédiatement sur « Malieka », qui étais la résidence du « Malek-Al-Akbar », affin de s’emparer de la clef du pays, d’autres regardait comme plus sage une manœuvre tendant paralyser la puissance du Patrice Byzantin par la conquête successive de toute les places qui lui obéissaient .

 Constantine, Algerie orientale.
L’antique ville phénicienne de Constantine (renommé par les byzantins) , en Algerie orientale, Ifrqiya. 

Marche sur Constantine de l’armée islamique 

Quelque uns étaient d’avis que , sans quitter la position de Tebessa ont envoyât des émissaires au légat qui commandait Constantine .

Ils discutaient ainsi lorsque les soldats amenèrent devant le conseil un prisonnier qu’ils venaient d’arrêter a une lieu de la ville. Okba ibn Nafi l’interrogea. C’étais un habitant du Zab. Il avait rencontré la garnison de Constantine campée dans les plaines voisines. Pressé de questions il fit en peu de mots la description de cette ville : le nid d’aigle, dit-il, est moins accessible. Les Habitants l’ont surnommée la cité aérienne. Les nuages groupés a l’orifice de ses citernes viennent y verser leurs eaux. Assise sur un immense bloc de rocher que la baguette d’un magicien semble avoir détaché les masses environnantes, elle se contente d’opposer aux assaillants le-tumulte torrentiel du fleuve qui lèches ses fondements, en s’engouffrant dans un abîme profond de mille coudées. L’archer le plus robuste ne saurait atteindre le remparts avec ses flèches . Elle obeit à un chef riche, puissant et courageux.

Abd Allah ibn Jafar (Que Dieu le reçoive dans sa sainte miséricorde) saisit cette occasion pour faire prévaloir son avis, et les musulmans marchère sur Constantine.

 

Sbeitla  au centre nord de la Tunisie, l'antique romaine Sufetula  pas loins de Tebessa, la bataille avec l'armée musulmane était sous la direction du chef (calife) Uthman ibn Affan qui a envoyé l'armée sous la direction d'Abdullah ibn Saad. A son arrivée à Barqa, Uqba ibn Nafi a rejoint l'armée avec son armée et ils préparé ensemble le plan à la conquête Sbeitla.  La bataille fut longue et difficile, pour cette raison, le calife Uthman ibn Affan envoyé renfort sous la direction d'Abd Allah ibn al-Zubayr. Les trois dirigeants ont préparé un nouveau plan et ils ont réussi à gagner la bataille.
Sbeitla au centre nord de la Tunisie, l’antique romaine Sufetula pas loin de Tebessa. L’arrivée des musulmans du califat rashidun ce fit  sous la direction du calife Uthman ibn Affan  radi Allah anhu qui avais envoyé l’armée sous la direction d’Abdullah ibn Saad. A son arrivée à Barqa, Uqba ibn Nafi le rejoint avec ses troupes et ont préparé ensemble le plan de la conquête de Sbeitla  (Sufetula) et de sa région. 
La bataille fut longue et difficile, pour cette raison, le calife Uthman ibn Affan radi Allah anhu a du envoyé des renforts sous la direction d’Abd Allah ibn al-Zubayr. Les trois dirigeants ont préparé un nouveau plan et ils ont réussi à gagner la bataille, en 647 lors  de la mort du patrice Byzantin Gregoire , ce fut la première expédition d’Okba ibn  Nafi en ifriqiya et il fera la deuxième a partir de 667 avec Abd Allah ibn jafar entre autres. 

 

.Relation de la prise de Tebessa (Algérie) par l’armée arabe (Okba ibn Nafi et Abd Allah ibn Jafar ), en l’an 45 de l’Hégire Traduite du Foutouh Ifriqiya , légende Islamique  .Bibilothèque d’Alger, Ns; Arabe n’ ·127, p.

A.Cherbonneau. adaptation par Histoire Islamique.

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