Conquête du califat Rashidun de Nahavand, Ispahan, Hamadan, Gorgan, Tabaristan, Azerbaïdjan, Derbent face au Sassanides et Khazares par al-Tabari

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Peinture de la forteresse de Nahavand , qui était l'un des derniers bastions sassanide, par Eugène Flandin.
Peinture de la forteresse de Nahavand , qui était l’un des derniers bastions sassanide, par Eugène Flandin.

CHAPITRE LXII PRISE DE NEHAWEND sur les Perses Sassanides :

Omar avait rappelé Sa’d fils d’Abou Waqqàç de Koufa et avait nommé comme son lieutenant dans cette ville Abdallah ibn Itbàn l’un des compagnons du Prophète d’entre les Ançàr .

Alors on vint dire à Yezdegerd :

 » L’homme qui a gagné la bataille de Qàdesiyya qui a tué Roustem et qui t’a chassé de Madàïn a été destitué de son commandement par le roi des Arabes. « 

A cette nouvelle Yezdegerd qui était toujours à Reï envoya de tous côtés à Ispàhàn dans la province de Perse dans le Khoràsàn et jusqu’aux frontières du Turkestàn des lettres qui toutes étaient ainsi conçues :

« Les choses de ce monde sont sujettes au changement. Un roi est tantôt puissant,  tantôt il est faible.  Il en est de même des affaires de la religion qui tantôt est prospère tantôt décline. Je suis resté longtemps à Reï à attendre.  Maintenant que la situation des Arabes est devenue précaire rassemblez vous afin que nous reprenions la lutte.  Soyez bien résolus car l’homme obtient l’aide du ciel en proportion de sa propre résolution. »

Puis il demandait des troupes . Le Khoràsàn,  Nischapour Balkh, Merw , le Seïstàn,  la province de Perse,  Ispàhàn,  le Kouhistàn,  le Kirmàn,  l’Aderbaïdjan enfin tout l’empire de Perse répondit à l’appel de Yezdegerd Chaque province mit en campagne dix mille ou vingt mille hommes.

Vue aérienne de la ville sassanide de Fizurabad voilà à quoi resemblais la cité ronde de Baghdad l'abbasside
Vue aérienne de les ruines de la ville sassanide circulaire de Fizurabad en Iran., dans la province de Fars.

 

Mais Yezdegerd n ‘avait plus personne qu’il pût mettre à la tête de son armée. .

Tous ses généraux avaient été tués.  Il ne restait des fameux guerriers perses que Firouzàn surnommé Dsoul-Hàdjib parce que ses sourcils étaient joints ensemble il était fort âgé.

Les Perses émirent devant Yezdegerd l’avis qu il ne fallait confier la direction de la guerre qu’à Firouzàn Dsoul-Hàdjib.  Yezdegerd répondit  :

« Il est vieux et l’on ne peut pas le faire venir de Nehàwend à Reï mais nous ordonnerons aux troupes de se rendre auprès de lui . « 

En conséquence il fit expédier aux différents corps d’armée des lettres avec l’ordre de se rendre auprès de Fîrouzàn.  Cent cinquante mille hommes se réunirent à Nehàwend.

A cette nouvelle Abdallah ibn Itbàn envoya immédiatement à Omar une lettre qu il fit porter par un homme nommé Qarîb fils de Zhafar . Il lui annonça que les Perses avaient réuni à Nehàwend une armée telle que jamais,  ils n’en avaient eu d’aussi considérable. S’il se passe quelque temps disait-il dans sa lettre cette armée deviendra encore plus nombreuse et elle marchera en avant prendra Holwân et descendra dans l’Iràq et les musulmans auront alors de longs efforts à faire pour les vaincre.  Il faut donc que les musulmans les préviennent qu’ils franchissent les hauteurs de Holwàn et qu ils portent la guerre dans le Kouhistàn loin des frontières de l’îràq . En lisant cette lettre Omar fut fort affligé.  Il demanda au messager son nom.

– « Qarîb »  , répondit-il.

 » – Le nom de ton père ?  »  demanda le calife.

– « Zhafar  »

Omar dit :  » La victoire est proche (al zhafar qarîb) s’ il plaît à Dieu ! ».

Omar fit faire l’appel des musulmans qui se réunissaient dans la mosquée. Il leur donna connaissance de la lettre puis il dit:  » J’ espère que c’ est pour la dernière fois que les Perses se sont rassemblés.  S’ils sont dispersés cette fois ci ils ne se rallieront plus mais s’ils ne sont pas dispersés ils ne pourront plus jamais l’être. J’ai l intention de partir moi même qu’en pensez vous ? Car si je ne pars pas moi même les Arabes ne marcheront pas et n’obéiront pas. »

Scène tiré de la série Omar
Scène tiré de la série Omar

Les compagnons du Prophète les Mohàdjir et les Ançàr présents dans l’assemblée n’étaient pas d’accord. Les uns conseillaient au calife de partir les autres de rester.

Othmàn fils d’Affan prit enfin la parole et dit :

« Prince des croyants ne t’inquiète pas Dieu par ta main a élevé la puissance de l’islamisme il ne le fera pas déchoir après nous avoir accordé son aide il ne nous abandonnera pas. Or dans chaque ville de Syrie de l’Iràq et à Baçra tu as une armée. Retire toutes ces troupes rends toi à la tête de l’armée de Médine à Koufa où tu rallieras tous les corps d’armée. Reste alors à Koufa ou à Holwàn en faisant marcher l’armée en avant étant toujours derrière elle tu pourras au besoin lui envoyer des renforts. Si elle remporte la victoire tu en seras rapidement averti et si elle est mise en déroute les soldats pourront se rallier autour de toi. En te voyant ils seront rassurés et quel que soit le nombre des ennemis ils leur paraîtront peu nombreux. »

Alî fils d’Abou Tàlib prit ensuite la parole et dit :

« Il ne faut pas que tu quittes Médine. Si tu retires l’armée de Syrie ne fût ce que pour peu de temps les Romains viendront et prendront cette province. Si tu quittes Médine la ville sacrée du Prophète les Bédouins qui demeurent tout autour viendront saccager la ville et ce sera pour toi un plus grand chagrin que celui que tu as aujourd’hui. Il faut donc laisser les armées de Syrie et du Yemen à leurs postes. Ecris à l’armée de Bacra qui est nombreuse de laisser un tiers de son effectif à Baçra pour défendre la ville et la province de l’Ahwaz et que les deux autres tiers se mettent en campagne ensemble avec l’armée de Koufa et place à leur tète un général qui se recommande par sa bravoure pour faire cette guerre. Si les Perses te voyaient te mettre en campagne tous ceux d’entre eux qui auparavant n’ont pas voulu prendre part à la guerre viendraient rejoindre l’armée et ceux qui n auraient pas voulu combattre combattront car ils se diront :  Voilà la tête des Arabes si nous l’enlevons il ne leur restera plus d’appui.  »

Ancienne représentation de Médine, capitale du califat Rashidun.
Ancienne représentation de Médine, capitale du califat Rashidun.

 

Omar était très embarrassé au milieu de ces avis opposés.  Il avait l’habitude quand il y avait un désaccord ou une affaire à décider de demander l’avis d’Abbàs fils d’Abdou’l-Mottalib parce que disait-il : « Abbàs est un homme à l opinion duquel est attachée la bénédiction et personne parmi les Qoraïschites n’a l esprit aussi juste que lui « .

Il demanda donc à Abbàs de lui faire connaître son avis Abbâs répondit :  » Il faut que tu restes ici et que tu envoies l’armée. »  Cet avis répondait au désir d’Omar qui lui demanda de nouveau  : « Dis moi maintenant qui doit être placé à la tête de l’armée? »

Abbàs répondit : « Prince des croyants tu connais mieux que personne l’armée de l’Iràq et tu sauras trouver l’homme qu’il faut.  »

Omar dit :  » Je suis porté à choisir No’màn fils de Moqarrin le Mozaïnite.  »

« C’est l’homme qu’il faut »,   répliqua Abbàs.

Omar mit sur pied l’armée de Médine et la fit camper en dehors de la ville.  Puis il adressa une lettre à No’mân fils de Moqarrin qui se trouvait dans l’Ahwàz où Sa’d fils d ‘Abou Waqqâç l’avait envoyé et lui ordonna de marcher sur Nehàwend . Il lui manda on outre  : « Je vais recommander à Abou Mousa al-Asch’arî de te fournir de l’armée de Bacra toutes les troupes dont il pourra se passer et je te donne le commandement en chef de toute l’armée  » .

Ensuite il fit partir son propre fils Abdallah à la tête de l’armée de Médine composée de cinq mille hommes Mohàdjir et Ancàr dans ce contingent étaient : Moghîra fils de Scho’ba et Sàïb fils d’Al Aqra affranchi des Bem Thaqîf qui était écrivain et qui savait tenir les comptes afin que si l’on remportait la victoire il présidàt à la distribution du butin. Lorsque cette armée quitta Médine Omar envoya à Abou Mousa al Asch’ari l’ordre de ne garder auprès de lui qu’un tiers des troupes de Baçra et de l’Ahwàz et d’abandonner les deux autres tiers à No’man  pour l expédition de Nehàwend Il notifia le même ordre à Abdallah ibn Itbàn qui devait fournir à No’màn les deux tiers des troupes de l’lràq et de Koufa.

Quand No’man arriva de l’Ahwàz à Baçra Abou Mousa lui remit dix mille hommes . A Koufa il reçut d’Abdallah un corps de cinq mille hommes composé de compagnons du Prophète,  de chefs arabes et de guerriers célèbres tels que : Hodsaïfa fils d’AI-Yamàn;  Djarîr fils d’Abdallah al Badjalî;  Amrou fils de Ma’dî;  Karib Tolafha fils de Khouwaïlid de la tribu d’Asad;’ et d’autres.

Après l’arrivée d’Abdallah fils d’Omar avec les cinq mille hommes de Médine No’màn se mit en marche à la tête d’une armée de vingt mille hommes et se dirigea par le Sawàd vers Holwàn.

Dans le Sawàd et à Holwàn d’autres soldats soit Arabes soit tributaires au nombre de dix mille accoururent sous ses drapeaux.  Ne trouvant pas d’ennemis à Holwàn No’màn franchit les montagnes et arriva à Merdj.  De là il vint à Tour.  L ‘rmée perse était toujours à Nehàwend .A la nouvelle de l’approche des musulmans les Perses résolurent de leur offrir le combat à Nehâwend où ils rassemblèreut toutes leurs forces au nombre de cent cinquante mille hommes.  Ils fortifièrent la ville et la barricadèrent par des palissades pour empêcher les musulmans de passer .

No màn qui campait à Tour à vingt cinq parasanges de Nehàwend pensait que les Perses viendraient l’attaquer mais lorsqu’il apprit qu ils avaient barricadé la ville il comprit qu ils n’avanceraient pas il quitta Tour avec ses trente mille hommes vint camper en face de Nehâwend et instruisit Omar de sa situation .

La bannière du califat Rashidun en Kufic.
La bannière du califat Rashidun en Kufic.

Il demeura en cet endroit deux mois les Perses ne se montrèrent pas et les musulmans ne purent pas franchir les palissades .

Ne recevant pendant ces deux mois aucune nouvelle de l’armée , Omar était très inquiet ainsi que les autres musulmans.  On s ‘attendait chaque jour à voir arriver un message . On était dans ces préoccupations lorsqu’un homme de Koufa nommé Djarrâ’h fils de Senàn de la tribu d’Asad et trois autres de la même tribu vinrent porter plainte devant Omar contre Sa’d fils d’Abou Waqqâç.

Ils l’accusèrent d’avoir opprimé l’lràq et la ville de Koufa de s’être approprié injustement les biens des habitants et de n’avoir pas procédé légalement au partage du butin Omar qui était absorbé par ses soucis concernant l’armée dit à ces hommes :  » Vous arrivez précisément à un moment où je suis très préoccupé.  Ne pouviez vous pas attendre ? Mais mon cœur me dit que puisque vous êtes venus à un pareil moment sans vouloir attendre,  vous,  vous êtes concertés pour porter une fausse accusation et pour obtenir un jugement . Cependant mes soucis ne m’empêcheront pas de faire une enquête relativement à votre plainte. »

Le calife fit appeler Mohammed fils de Maslama l’Ançàr inspecteur de ses agents qu’il envoyait partout où il se produisait une plainte contre l’un d’eux pour faire une enquête sur la conduite de l’agent accusé et pour lui en rendre compte?

 Il fit donc partir Mohammed fils de Maslama pour Koufa en même temps que Sa’d fils d’Abou Waqqàç et ses accusateurs Mohammed accompagné de Sa’d et de ces hommes parcourait chaque jour les mosquées de la ville interrogeant les gens sur l’administration de Sa’d .

Tous lui répondaient qu’ils n’en savaient que du bien qu ils n avaient rien à lui reprocher et qu ils n avaient pas besoin d’un autre émir .

Ceux qui sympathisaient avec Djarràh gardaient le silence.  Un jour que Mohammed fils de Maslama était entré dans la mosquée des Benî Abs tous ceux qu il y interrogea au sujet de Sa’d gardèrent le silence Mohammed leur dit :  » Ne restez pas muets car vous me jetez dans le doute.  Si vous avez quelque chose favorable ou non à dire sur cet homme il faut le dire. « 

L ‘un des chefs nommé Osàma fils de Qatàda prit la parole et dit :  » Puisque tu nous adjures,  nous te dirons la vérité . En effet lorsque Sa’d jugeait il ne jugeait pas selon la justice lorsqu’il partageait le butin entre les musulmans il le faisait arbitrairement et lorsqu il entreprenait une campagne il ne partait pas avec les troupes mais se faisait remplacer par un autre il était présomptueux et négligeait les intérêts des musulmans » .

Sa’d tournant son visage vers le ciel s écria :  » O Seigneur si cet homme vient de mentir ôte lui ses deux yeux sans lui ôter la parole afin qu’il soit forcé d’avouer qu il a été frappé en vertu de mon invocation ! » .

Après avoir terminé l’enquête Mohammed fils de Maslama allait retourner à Médine. Lui et Sa’d n avaient pas encore quitté Koufa lorsque Osàma fils de Qatàda frappé de cécité vint les trouver et déclara en leur présence qu il avait été frappé par suite de l’invocation de Sa’d.

Celui ci prononça alors un vœu pareil concernant Djarràh et les autres qui l’avaient accusé et dit :  » Seigneur fais les périr et ne leur accorde pas la faveur de mourir pour la religion.  »

Avant que l’année se fût écoulée Djarràh périt par le glaive,  (un autre nommé) Qabîça fut tué par une pierre et les  autre moururent de leur mort naturelle sans qu’aucun ‘ eux eût eu les mérites du martyre . Lorsque Mohammed revint à Médine avec Sa’d qu’il eut rendu compte au calife de sa mission qu’il lui eut raconté l’histoire d’Osâma fils de Oatàda,  Omar s écria :  » Mon cœur me disait immédiatement qu’ils étaient menteurs ! « .

Sa’d dit  :  » Prince des croyants moi je suis le premier de tous qui ai versé le sang des infidèles à la Mecque et je suis celui à qui le Prophète a dit à la journée d’Ohud . Que mon père et ma mère soient ta rançon paroles qu’il n a adressées à personne autre que moi. »

Le chateau Sassanide  de Nahavend en 1860 Iran, l'armée du califat Rashidun  ce trouvais là  exactement.
Le chateau Sassanide de Nahavend en 1860 Iran, l’armée du califat Rashidun ce trouvais là exactement.

Comme No’mân fils de Moqarrin restait toujours aux portes de Nehàwend,  Firouzàn lui fit dire :  »  Envoie un messager pour que nous puissions nous entendre avec lui ».

No’màn choisit Moghira fils de Scho’ba,  Moghîra franchit les palissades et entra dans la ville . On avait préparé pour la réunion une tente de brocart d’or Fîrouzàn était assis sur un trône une couronne sur la tête et les soldats armés de leurs lances et de leurs sabres se tenaient devant lui formant deux rangs Moghîra s’avança entre les deux rangs l’œil fixé sur le sol arrivé devant le trône de Fîrouzàn il s’arrêta sans lever le regard .

Alors les soldats le frappèrent avec les poignées de leurs sabres et avec leurs lances en lui disant  :  » Lève donc les yeux vers le prince qui te regarde ! »

Moghira qui était borgne ayant perdu un œil dans la guerre répliqua :   » Je ne suis pas venu en ennemi,  je suis un ambassadeur qu’on ne traite pas ainsi que vous me traitez en ce moment et dans ma nation je suis plus considére que ce prince ne l’est parmi vous. « 

Lorsque l’interprète traduisit ces paroles à Fîrouzàn celui ci dit : « Il a raison n’agissez pas d’une façon inconvenante » .

Puis il dit à Moghîra de s’asseoir,  Moghîra obéit .

Fîrouzàn dit :  » Vous autres Arabes vous êtes de tous les peuples du monde le plus misérable et le plus affamé.  Il me serait facile de vous faire exterminer tous en même temps car j’ai dans mon armée un nombre d’archers égal au nombre total de vos guerriers.  Mais je ne veux pas que vos cadavres souillent les portes de ma ville.’ Si vous partez tant mieux pour vous mais si vous voulez laisser ici vos vies vous n’avez qu’à rester ».

Moghîra prit la parole et après avoir payé un tribut de louanges à Dieu et rendu hommage au Prophète il en ces termes  :  » Nous avons été en effet tels que tu dis misérables et pauvres mais Dieu nous a envoyé un prophète nous a guidés vers sa religion, nous a ôté la mauvaise fortune et vous l’a imposée.  Maintenant nous sommes venus pour jeter notre pauvreté sur vous et pour vous enlever vos biens. « 

Après avoir prononcé ces paroles Moghîra se leva et s’en alla.

Firouzàn dit aux Perses :  »  Cet Arabe a raison,  ils agissent comme il le dit. »

Le lendemain du retour de Moghîra Nomàn assembla l’armée et dit :  » Délibérez et avisez sur ce qu il ya à faire car il ya trop longtemps déjà que nous sommes ici « .

Moghîra prit la parole et dit :  » Il faut que tu fasses toute l’armée pour faire croire aux Perses que nous  nous en allons . Alors ils sortiront de leurs retranchements nous poursuivront nous ferons volte face et nous auront raison d’eux au moyen de nos sabres. « 

Les soldats s écrièrent  :  » Voilà ce qu il faut faire! ».

Le lendemain Nomàn leva son camp et se retira à la distance d’une journée de marche en recommandant aux troupes d ‘abandonner dans le camp tous les objets qui ne leur étaient pas indispensables,  en fait de vêtements d’ustensiles et d’animaux.

Les Perses ne doutèrent point que les musulmans n’eussent pris la fuite.  Ils enlevèrent une partie des palissades sortirent de leurs retranchements et marchèrent sur les traces de Nomân.

Celui ci recula encore l’espace d’une journée de marche puis il fit halte et se prépara au combat.  Les Perses l’ayant suivi et voyant qu’il prenait ses dispositions pour la bataille firent halte également et Fîrouzàn fit établir des palissades derrière son camp pour empêcher ses soldats de s’enfuir.

Unité de combat perse sassanide avec éléphant de guerre.
Unité de combat perse sassanide avec éléphant de guerre.

Le lendemain était un vendredi. On engagea Nomân à commencer l’attaque dès le matin avant la chaleur du jour  Noman répliqua : »  J’ai assisté à beaucoup de combats livrés par le Prophète il a toujours attaqué après la prière. »

En conséquence Nomân après la prière du matin disposa ses troupes en ordre de bataille forma une aile gauche et une aile droite saisit l’étendard et s’écria :  » Seigneur manifeste pour nous aujourd’hui la gloire de l islàm mets en déroute les infidèles et accorde moi le martyre . « 

Puis s’adressant aux musulmans,  il leur dit :  Soldats j ‘ai le pressentiment que je trouverai aujourd hui le martyre.  Dans ce cas je veux que Hodsaïfa fils d’Al Yamân prenne le commandement .

S ‘il est tué lui aussi le commandement passera à Abdallah fils de Djarîr et si Abdallah meurt à Qaïs fils de Maksou’h » .

Moghîra fils de Scho’ba qui se trouvait près de lui fut affligé de n’être pas désigné , No’mân le regarda et ajouta.  Quand ceux ci seront morts je veux que Moghîra fils de Scho’ba soit votre chef .

Enfin il dit :  » Je prononcerai trois fois le tekbîr puis j’agiterai le drapeau et je chargerai à ce moment chargez tous en même temps! « 

Il fut ainsi fait .

La bataille s’engagea l’air fut rempli de poussière et l’on entendit le choc des sabres.  Les Perses ne résistèrent pas un instant voyant l’energie des musulmans ils tournèrent le dos se trouvant entre les sabres des musulmans par derrière et leurs propres retranchements par devant ils furent taillés en pièces.

Lorsque Nomàn les vit en fuite il s’écria :  » Seigneur tu as exaucé ma prière en ce qui concerne la victoire exauce la également en ce qui concerne ma mort pour la religion » .

Puis il fit approcher son drapeau pour marcher en avant.  Une flèche lancée de derrière le drapeau l’atteignit à l abdomen il tomba et mourut .

‘Son frère Sowaïd fils de Moqarrin l’enleva et le couvrit de son vêtement. Son autre frère prit le drapeau et le porta à Hodsaïfa fils d’Al Yamàn.

Celui ci renouvela l’attaque les musulmans firent une charge générale et les Perses tous ensemble se mirent à fuir mais ils furent arrêtés dans leur fuite par les retranchements qu ils avaient faits derrière leur camp et ils tombèrent par groupes de cinq et de dix Firouzàn se sauva dans la direction de Hamadàn.

Qa’qà fils d Amrou  al-Tamimi marcha à sa poursuite.

Il ya entre Hamadàn et Nehàwend une hauteur.  C est là que vers minuit,  Qa’qà atteignit Fîrouzàn qui se trouvait au milieu entre les fuyards qui couraient devant lui et les bêtes de somme chargées de bagages qui le suivaient.

La route était étroite et Fîrouzàn ne put échapper .

Il tomba entre les mains de Qa’qà qui le tua Qa’qà s empara des bêtes de somme.

Dans le butin se trouvaient entre autres objets quarante charges de miel et les musulmans dirent :

 »  Les abeilles font partie des armées célestes car elles ont coupé la route à Fîrouzàn de sorte qu il est tombé entre les mains de Qa qà et’qu il a été tué « 

Cette parole est devenue proverbiale.

L’exécution des soldats perses sassanide par les armées arabe du califat Rashidun.
L’exécution des soldats perses sassanides par les armées arabe du califat Rashidun.

Le lendemain en visitant le champ de bataille on trouva que plus de cent mille Perses avaient ëtë tues .

Jamais depuis lors les Perses n’ont rassemblé une force pareille.

Hodsaïfa fils d Al-Yamân fit réunir le butin auprès de Sàïb fils d’Al-Aqra délégué par le calife pour présider à la distribution, Sàïb après en avoir mis de côté la cinquième partie partagea le reste entre les troupes.

La part de chaque cavalier se montait à six mille dirhems et celle du fantassin à deux mille dirhems .

Le jour suivant un Perse un de ceux qui étaient préposés à la garde des pyrées un homme àgé monté sur un àne vint trouver Hodsaïfa et lui dit :  » Accorde moi la vie sauve ainsi qu’à ceux que je désignerai et je te livre le trésor de Kesra « .

Ayant reçu de Hodsaïfa la promesse de protection il s’éloigna puis il rapporta un coffret cacheté du sceau de Kesra et dit :  » A l’époque où Yezdegerd se rendant à Reï passa par cet endroit son trésorier nommé Nakhîrdjàn confia à ma garde ce coffret me disant qu il contenait des trésors que Kesra voulait réserver pour le cas où il se trouverait dans le malheur. »

Hodsaïfa ayant ouvert le coffret le trouva rempli de rubis et d’autres pierres précieuses rouges blanches vertes de toutes les couleurs d’un prix inestimable.

Il resta saisi d’admiration puis il dit aux soldats :  » Ces objets n’ont pas été gagnés par nous au moyen des armes c’est Dieu qui nous les a donnés et nous n’y avons aucun droit. Je les enverrai à Omar pour qu’il les dépose dans le trésor public « .

Tous approuvèrent cet avis Hodsaïfa écrivit à Omar une lettre lui annonçant sa victoire et la fit porter par un homme nommé Zharîf.

Lorsque ce messager se présenta devant Omar celui ci lui demanda des nouvelles de Nomàn.

Zharîf répondit :  » Que Dieu donne à Nomàn la récompense de sa mort » .

Le calife pleura puis il interrogea Zharîf sur les autres qui étaient tombés.

Après avoir énuméré énuméré ceux qu Omar connaissait , Zharîf ajouta :  » Il ya d’autres morts que tu ne connais pas ».

Omar répliqua :  » S’ils ne sont pas connus de moi c’est Dieu qui les connaît ».

Puis il récita ce verset du Coran :  » ….. et d’autres que vous ne connaissez pas et que Dieu seul connaît » ( Surate VIII vers 64).

Le lendemain Sàïb arriva à Médine apportant la cinquième partie du butin et le coffret rempli de joyaux Omar ayant demandé ce que c était que ce coffret Sàïb lui en raconta l’histoire et ajouta : Hodsaïfa et les musulmans te l’ont envoyé spontanément afin que tu en disposes comme tu voudras tu peux le garder pour toi ou le placer dans le trésor public ».

Omar répliqua :  » Non tu ne sais pas ce que c’est que cet objet.  Je ne veux pas q’ il reste une seule nuit à Médine prends le et retourne avant que les troupes soient parties car elles seules y ont droit et aucun autre.

Sàïb rapporta le coffret à Hodsaïfa qui vendit les joyaux pour la moitié de leur valeur aux marchands qui étaient avec l’armée et en distribua le prix entre les soldats.

Chaque cavalier reçut pour sa part quatre mille dirhems et chaque fantassin deux mille.

Hodsaïfa fut averti que les fuyards perses s’étaient ralliés à Hamadân.  Il envoya Qa’qâ fils d’Amrou pour les disperser. Il y avait à Hamadàn un dihqân nommé Dînàr qui gouvernait les provinces de Hamadàn et de Reï.  Ce dihqân vint trouver Qa’qâ et lui dit :  » Conduis moi auprès de ton chef je veux traiter avec lui  » .

Lorsqu il fut arrivé auprès de Hodsaïfa il négocia la paix pour Hamadân;  Hodsaïfa fit rédiger le traité.

C’est ainsi que Hamadàn fut prise par composition tandis que Nehâwend fut prise par les armes.

Ruines de Persépolis province du Fars, iran.
Ruines de Persépolis province du Fars, iran.

L ‘armée musulmane était composée en partie de troupes de koufa et en partie de troupes de Barra.

Hodsaïfa après sa victoire demeura à Nehàwend attendant les ordres d’Omar pour savoir s’il devait revenir ou marcher en avant.

Comue Nehàwend était une ville peu considérable trop petite pour contenir toute l’armée musulmane,  Hodsaïfa la divisa en deux corps les troupes de Baçra prirent leurs quartiers à Nehàwend et les troupes de Koufa dans une ville située à proximité de Nehàwend et nommée Dînwer.

Ces deux villes furent ensuite appelées Màh-Baçra et Màh-Koufa et les deux ensemble furent désignées par le nom de Màhaïn.

Dans le langage pehlewi màh signifie province et royaume.

D’après une autre version le nom de Mahaïn a l’origine suivante :  »  La population de Baçra étant devenue fort nombreuse de même que celle de Koufa et le revenu de Koufa et du Sawàd de l lràq ne suffisant plus à leurs besoins une partie de la population de Koufa émigra à Dînwer et une partie de la population de Baçra à Nehàwend. « 

Après la conquête de Nehàwend,  de Dînwer,  du Djebàl et de Hamadàn;  Omar ordonna que l’excédant du revenu de Nehàwend fût envoyé à la population de Baçra et l’excédant du revenu de Dînwer à la population de Koufa. Et il fut ainsi fait.

A la nouvelle de ces événements Yezdegerd perdit tou l’espoir de reconquérir son royaume.

Il quitta Reï et se rendit dans le Khoràsàn

La ville historique sassanide d'Ispahan
La ville historique sassanide d’Ispahan, les historiens et géographes arabes des débuts de la période islamique indique que la ville consistait alors en deux sites peu éloignés : Jay ou Jayy, le siège des gouverneurs sassanides, et Yahoudiyeh (ou Yahudiyeh), la ville juive. La structure de Jayy, d’après les historiens arabes, comportait déjà une place centrale et un marché situé à proximité. Le nom Yahoudiyeh a pour origine le peuplement juif de la ville. Son origine est plus ancienne que celle de Jay. Certaines sources disent que la ville aurait été fondée par une reine sassanide qui y aurait installé des familles juives. D’après d’autres sources, la colonie juive daterait du temps de Nabuchodonozzor quand des Juifs se seraient installés dans un endroit appelé Ashkahan, qui est toujours le nom d’un des quartiers du vieil Ispahan. Il est également très probable que l’empereur sassanide Shapur Ier ait déporté plusieurs milliers de familles juives depuis l’Arménie jusqu’à Ispahan vers 386 de notre ère, afin de pouvoir asseoir son pouvoir sur l’Arménie.En 644, les troupes du califat Rashidun venu de Bassorah (Basra) conquièrent aisément les centres urbains de Jay et de Yahudiyeh à Ispahan dont la défense était peu organisée. Des accords sont passés pour épargner la vie des habitants et sécuriser leurs possessions en échange du paiement d’un tribut. Les arabes installent alors une garnison à Jayy qui perd alors son importance politique. Le gouverneur abbasside de la région établit son siège à Khāshinan à partir de 772, un des villages de la périphérie d’Ispahan situé à proximité de Yahudiyeh. C’est à cette époque que la première mosquée est construite.(wiki)

CHAPITRE LXIII PRISE D ISPÀHÀN

Omar qui avait donné l’ordre à l’armée de l’Iràq de ne point franchir les hauteurs de Holwàn et à l’armée de Baçra de ne pas aller au delà de l’Ahwàz par la raison que les troupes musulmanes ne sauraient garder plus de contrées,  voyant que Yezdegerd ne demeurait pas en repos que chaque année il levait des troupes et rallumait la guerre,  délibéra avec les musulmans sur ce qu il y avait à faire.

On fut d’avis qu’il ne fallait pas empêcher les troupes de poursuivre les Perses.

« Envoie lui » disait-on ‘une armée contre Ispàhàn contre la province de Perse et le Kirmàn pour enlever ces contrées à Yezdegerd afin que réduit à la possession du Khoràsàn il se voie forcé de renoncer à ces provinces ‘.

En conséquence Omar consulta Hormouzàn pour savoir de quel côté il devait d’abord diriger ses troupes,  Hormouzàn lui dit :  » Il faut d’abord marcher sur Ispàhàn qui est comme la tête du royaume de Perse tandis que le Fars et le Kirmàn en sont les deux mains et I’Aderbîdjàn et Reï les deux pieds.

Un corps à qui l’on coupe les pieds et les mains et à qui on laisse la tête existe toujours mais si l’on coupe la tête on l’extermine complètement . « 

Après la bataille de Nehàwend Omar avait remplacé Abdallah fils d’Abdallah fils d’Itbàn dans le gouvernement de Koufa par Ziyàd fils de Hanzhala l’un des compagnons du Prophète et Mohàdjir.  C’était un homme d’un caractère faible qui était hors d’état de diriger l’administration en même temps que l’armée et qui demanda à être relevé de ses fonctions.  Omar le fit revenir et donna à Ammàr ils de Yàser le gouvernement de Koufa et de l’Iràq et le commandement de l’armée.

Il envoya avec lui Abdallah fils de Mas’ud pour enseigner aux habitants de Koufa de l’Iràq et du Sawàd le Coran et la loi religieuse et civile .

On dit alors à Omar :  » Tu as négligé tant de personnes parmi les Mohàdjir et les Ançàr compagnons du Prophète et nobles Arabes pour choisir un affranchi que tu places à la tête du peuple comme chef qui commande et qui interdit et commc imàm qui préside la prière ! »

Omar répliqua par le verset suivant du Coran :  » Nous avons voulu répandre nos biens sur ceux qui étaient opprimés dans le pays nous avons voulu les choisir comme imàms et comme héritiers et possesseurs du pays « . (Surate  XXVVIII vers 4 ).

Donc Omar remit le drapeau à Ammàr et le fit partir pour l’Iràq.  Puis il remit quatre drapeaux à quatre généraux qu’il envoya à la tête de différents corps de troupes en Perse.

L’un de ces généraux était No’aïm fils de Moqarrin et frère de No’màn.

Il fut chargé de se rendre à Hamadàn dont les habitants avaient rompu la paix qu’ils avaient conclue avec Hodsaïfa.

Après avoir réduit cette ville il devait marcher vers le Khoràsàn à la poursuite de Yezdegerd,  No’aïm partit et s’empara de Hamadàn, il  lui arriva en route que,  dans un lieu nommé Kenkiher où il avait fait halte des voleurs enlevèrent les chevaux de sa troupe.

Ce lieu fut nommé depuis lors le chàteau des voleurs.

Le second général qui reçut le drapeau des mains d’Omar fut Olba fils de Farqad et le troisième Bokaïr fils d’Abdallah.

 Tous deux devaient se diriger vers l’Aderbîdjàn l’un à droite par la route de Holwàn et l’autre à gauche par la route de Mossoul.

Le quatrième drapeau fut remis à Abdallah fils d’Abdallah fils d’ltbàn avec l’ordre de marcher sur Ispàbàn,  Abdallah était l’un des compagnons du Prophète et l’un des principaux Ancàr il était client des Bem Khazradj et un guerrier fameux,  Omar releva du gouvernement de Baçra,  Abou Mousa al Asch’ari et lui ordonna de se rendre avec son corps de troupes à Ispàhàn pour prêter aide à Abdallah .

Il le remplaça par Omar fils de Soràqa.  Ce fut l’une des trois fois que le calife ôta à Abou Mousa al Asch’arî le gouvernement de Baçra qui lui fut rendu à chaque fois.

Enfin Omar adressa une lettre à Ziyàd fils de Hanzhala et lui ordonna de marcher avec Abdallah ibn Itbàn vers Ispàhàn.

Il devait d abord se rendre de Koufa à Madàïn y prendre toutes les troupes qu’il voudrait puis se rendre à Newahend et choisir le nombre de soldats qu’il voudrait dans l’armée de Hodsaïfa,  Ziyàd réunit un corps de dix mille hommes Abdallah quitta l’lràq et vint d’abord a Nehàwend.

Temple Sassanide  des adorateurs du Feu (Zoroastriens)  à Niasar dans la région d'ispahan
Temple Sassanide des adorateurs du Feu (Zoroastriens) à Niasar dans la région d’ispahan

De là il se dirigea vers Ispàhàn .

En divisant son armée par corps il donna le commandement de l’avant garde à Abdallah fils de Warqà er-Riyà’hî, celui de l’aile droite à Abdallah al Asadi et celui de l’aile gauche à Açma fils d’Abdallah.

 Il donna le commandement du centre à Yousef fils d Abdallah .

Sept journées de marche séparent Nehàwend d’Ispàhàn.

Cette ville était gouvernée par un Perse nommé Pàdouspàn il avait une nombreuse armée qui avait été encore augmentée d’un grand nombre de fuyards de Nehàwend.

Ce gouverneur avait pour général en chef un vieillard l’un des grands de Perse nommé Schehrabràz homme qui avait fait beaucoup de guerres et qui avait une grande expérience Apprenant la situation des Perses après la bataille de Nehàwend Pàdouspàn mit en campagne Schehrabràz à la tête d’un corps de troupes considérable.

Près d’un bourg dépendant d’Ispàhàn et situé sur la route de Nehàwend qui est appelé aujourd hui Roustàq es -ckaïkh, (bourg du vieillard), Schehrabràz rencontra l’armée musulmane et un combat s’engagea.

Pendant que l’on combattait des deux côtés avec ardeur Abdallah ibn Itbàn se jeta sur le vieux général perse et le tua d un coup de sabre.

Les Perses se mirent à fuir et furent taillés en pièces.

Le dihqin du bourg nommé Isfendiàr vint trouver Abdallah et conclut la paix avec lui en lui livrant le bourg.

Ce fut là le premier engagement et le premier succès des musulmans sur le terntoire d’Ispàhàn.

Ensuite Abdallah continua sa route et arriva sous les mur d’îspàhàn.

Etant sorti au devant des musulmans et ayant rangé son armée en ordre de bataille Pàdouspàn qui était un guerrier fameux s’avança hors des rangs appela Abdallah et lui dit :

 » A quoi bon verser tant de sang ?  J’ai appris que tu es un héros célèbre viens te mesurer avec moi dans un combat singulier ! Si tu me tues, Ispàhàn est à toi si c’est toi qui meurs de ma main je serai maître de ton armée « .

Abdallah consentit. Alors ils se mirent en position de combattre.

Combat entre arabes et perses.
Combat entre arabes et perses.

Un coup de lance porté par Pàdouspàn rompit la sangle de la selle du cheval d’Abdallah et la selle glissa sur la queue du cheval Abdallah sans lâcher la bride sauta de nouveau sur le dos du cheval et se disposa à attaquer son adversaire en brandissant sa lance Pàdouspàn lui dit  :  » Restes en là ! Je vois que tu es un guerrier vaillant.  Je ferai tout ce que tu me demanderas » .

Abdallah répliqua  :  » Je veux que tu embrasses l ‘Islamou que tu te soumettes à payer tribut  » .

– « Je consens à payer tribut et je me rends à la condition que je pourrai quitter la ville et aller où je voudrai  » .

Abdallah lui accorda sa demande et la paix fut conclue Abdallah établit ensuite son camp sous les mur d’Ispàhàn,  Abou Mousa al Asch’arî qui était parti de Baçra pour aller rejoindre Abdallah en prenant la route de Nehàwend était retourné à Baçra et vint à Ispàhàn par la voie de l’Ahwàz.

Il y arriva avec son armée trois jours après la conclusion de la paix.

Alors Abdallah qui n’avait pas encore fait son entrée dans la ville s’y rendit avec Abou Mousa et imposa ux habitants un tribut qui fut consenti .

Beaucoup de personnes cependant désirèrent quitter la ville Abdallah les y autorisa et elles partirent avec leurs familles pour la province de Kirmàn.

Le pont sassanide  de Shahrestan à  Ispahan En 1138, le calife abbasside Ar-Raschid a été assassiné par un chiite sur le pont, il es enterré juste a coté
Le pont sassanide de Shahrestan à Ispahan En 1138, le calife abbasside Ar-Raschid a été assassiné par un chiite sur le pont, il est enterré juste à coté.

Ensuite Abdallah annonça a prise d’Ispàhàn au calife qui reçut cette nouvelle avec une grande joie.

 Il adressa à Abdallah une lettre contenant les instructions suivantes  :  » Établis Sàïb fils d’Aqra gouverneur d’Ispàhàn et rends toi toi même dans le Kirmàn en emmenant avec toi Abou Mousa al Asch’arî et Sohaïl fils d’Adî avec ses troupes qui sont dans l’Ahwàz ».

Abdallah fit ainsi .

En cette  même année les habitants de Koufa portèrent plainte contre  leur gouverneur Ammàr fils de Yàser,  Omar dit :  » Je ne sais comment faire avec les habitants de Koufa.’ Si je leur envoie un homme considérable comme Sa’d fils d’Abou Waqqaç ils s en plaignent et si je leur envoie un homme d’une classe inférieure ils s’en plaignent également. »

Puis il fit appeler un homme nommé Djobaïr fils de Mot’im le reçut en audience particulière et lui conféra le gouvernement de Koufa en lui disant :  »  N’en parle à personne avant ton arrivée à Koufa nous éviterons ainsi les propos des gens dont les uns diront  : Nous en voulons;  les autres : ‘Nous n’en voulons pas;  les uns :   Il convient pour ce poste;  les autres : Il ne convient pas ».

‘Moghîra fils de Scho’ba qui était à Médine ayant appris qu’Omar avait reçu Djobaïr en audience particulière soupçonna qu’il lui avait donné un gouvernement mais il ne savait pas lequel , Djobaïr étant rentré dans sa maison dit à sa femme : « Omar m’envoie à Koufa comme gouverneur n’en parle à personne et prépare moi mes provisions de voyage « .

Moghîra de son côté dit à sa femme :  »  Va trouver la femme de Djobaïr donne lui ces provisions pour que son mari les emporte en voyage et demande lui le but de son voyage » .

 La femme de Moghîra sut par la femme de Djobaïr que celui ci était nommé gouverneur de Koufa et en informa son mari,  Moghîra voyant Omar lui dit :  » Prince des croyants que le nouvel émir te porte bonheur à toi et à tous les musulmans « 

« Qui est ce ?  » demanda Omar.

 Djobaïr fils de Mot’im.

 « Qui te l’a dit ?  » demanda de nouveau le calife,  » j’avais recommandé à Djobaïr de garder le secret ».

 Moghîra répliqua :  » Djobaïr n’est pas homme à garder des secrets. « 

 « Je ne sais » , reprit Omar,  » comment contenter les habitants de Koufa qui se plaignent de tous ceux que je leur envoie ».

 Moghîra dit :  » Pour gouverner Koufa il faut un homme sachant bien administrer et prendre des résolutions ».

 Puis il fit en détail la description de Koufa,  Omar s écria :  » Il n’y a que toi qui conviennes à ce poste !  »  Il annula la nomination de Djobaïr et nomma Moghîra gouverneur de Koufa.’

 Moghîra resta à Koufa jusqu à la mort d’Omar.  Le gouvernement d’Ammàr fils de Yàser avait duré un an.

 Tous ces événements se passèrent dans la vingt et unième année de l’hégire Omar en conférant le gouvernement de Koufa à Moghîra maintint Abdallah fils de Mas’oud dans ses fonctions qui consistaient à enseigner aux musulmans la loi religieuse et civile.

 Il lui confia en outre la garde du trésor public îl nomma Othman, fis d’Ahnaf receveur des contributions et chargea Schorai’h de l ‘adminsitration de la justice.

 Ammàr fils de Yàser en quittant Koufa avait emmené avec lui Djarîr fils d Abdallah et Sa’d fils de Mas’oud le Thaqîfite afin que ces deux personnes témoignassent en sa faveur auprès d’Omar.

La forteresse de Khaybar, Arabie Saoudite, ce fut sous Omar ibn al-Khatab  radi Allah anhu que les juifs furent expulsés.
La forteresse de Khaybar, Arabie Saoudite, ce fut sous Omar ibn al-Khatab radi Allah anhu que les juifs furent expulsés.

Le calife dit à Ammàr Père de Yaqdhàn :  » tu es sans doute mécontent d’avoir été relevé de tes fonctions puisque tu amènes ces deux hommes pour témoigner en la faveur « 

« Par Dieu ! »  répliqua ‘Ammàr je n’ai point éprouvé de joie quand tu m’as nommé ni de chagrin quand tu m as déposé. « 

 Dans la même année la vingt et unième de l’hégire naquirent Hasan de Baçra et Amir es-Schabî à Koufa .

Ce fut également en cette année qu Omar exila les juifs de Khaïbar et distribua leurs terres entre les musulmans qui en furent tres heureux.

Les tombes d'Esther ( l'épouse juive de la sassanide roi Yazdegerd Ier (399-420 ) et de Mardochée ce qui en fait un haut lieu de pèlerinage pour les Juifs d'Iran .
Les tombes d’Esther ( l’épouse juive du roi  sassanide Yazdegard Ier (399-420 )) et de Mardochée ce qui en fait un haut lieu de pèlerinage pour les Juifs d’Iran .

Chapitre LXIV PRISE DE HAMADÀN

No’aïm fils de Moqarrin s était mis en marche contre Hamadàn dont les habitants avaient rompu la paix conclue avec les musulmans et s étaient fortifiés dans la ville que commandait un général perse nommé Khscharaschnoum (?) qui avait réuni sous ses drapeaux une nombreuse armée .

Lorsque No’aïm y arriva avec son armée le général perse demanda des secours dans l’Aderbîdjàn et les habitants de cette province vinrent en grand nombre.

 A cette nouvelle Omar très inquiet adressa une lettre à Hodsaïfa fils d’Al-Yaman qui était à Nehàwend et lui ordonna d’envoyer toutes ses troupes à Hamadàn pour porter aide à No’aïm.

Khscharaschnoum sortit de la forteresse et marcha au devant de No’aïm qui était campé dans un canton de la plaine nommé Wàdj-i-Roud.

 Il s engagea un combat meurtrier qui dura trois jours.

 Le général perse fut tué et ses troupes mises en déroute furent taillées en pièces par les musulmans.

Le Ganjnameh,  est une antique inscription cunéiforme à Hamadan iran.
Le Ganjnameh, est une antique inscription gravé dans la roche  cunéiforme à Hamadan en Iran.

 No’aïm occupa la ville de Hamadàn et fit poursuivre les Perses qui s’enfuirent dans la direction de Reî où un prince nommé Siyàwoukhsch petit fils de Bahràm-Tschoubîn exerçait le gouvernement au nom de Yezdegerd.

Il disposait d’une nombreuse armée que Yezdegerd eu quittant Rei lui avait laissée. Il ya six journées de marche entre Hamadan et Reï .

Lse musulmans poursuivirent les Perses à la distance de trois journées de marche jusqu à Sàwè, puis ils revinrent sur leurs pas No’aïm fit le partage du butin à Hamadàn et en envoya la cinquième partie au calife en même temps que la nouvelle de la victoire.

Il choisit comme messagers trois hommes l’un s appelait Simàk fils de Kharascha le second Simàk fils de Ma’hrama et le troisième Simàk fils d’Obaïda.

Lorsque ces hommes se présentèrent devant Omar qui était fort inquiet au sujet de l’armée n’ayant pas reçu de nouvelles il leur demanda aussitôt quel était l’état des choses .

L’un d’eux répondit :  » Tout va bien! « ,  l’autre:  » Victoire  » , le troisième : « Butin ».

 Le calife tout joyeux s’écria : « Dieu est grand (Allahu Akbar)! »

 Puis il demanda le nom de chacun d’eux apprenant qu’ils s appelaient tous les trois Simàk il dit dans sa bonne humeur :  » Seigneur fais reposer (sammik) sur eux l’islam ! » .

 No’aïm dans la lettre qu’ il avait adressée au calife lui avait annoncé qu’il s était formé un grand rassemblement de troupes à Reï sous le commandement du petit fils de Bahràm-Tschoubîn Omar en congédiant les messagers leur remit pour No’aïm une lettre contenant les instructions suivantes  :  » Établis un gouverneur à Hamadàn en choisissant n’importe qui tu voudras envoie Simàk fils de Kharascha avec un petit détachement vers l’Aderbîdjan pour porter secours à Bokaïr fils d’Abdallah et dirige toi,  toi même vers Reï.  Empêche les Perses de se rallier en aucun lieu . » 

Après avoir reçu cette lettre,  No’aïm nomma gouverneur de Hamadàn Yezîd fils de Qaïs,  il dirigea Simàk à la tête de deux mille hommes vers l Aderbîdjàn et partit lui même pour Reï .

La prise de Hamadàn et ceile de Reï eurent lieu dans la vingt deuxième année de l’hégire .

Mont Damavand iran
Mont Damavand iran

CHAPITRE LXV PRISE DE REÏ DE DEMÀWEND ET DE QOUMES (Qom)

Lorsque Siyàwoukhsch gouverneur de Reï apprit que Hamadàn était tombée entre les mains des musulmans et que ceux ci se dirigeaient vers sa propre ville il envoya des messagers dans les provinces voisines de Reï partout où il y’avait des troupes à Gorgàn dans le Taberistàn, à Demàwend, à Qoumes et dans la montagne de Qàren et fit demander du secours.

 Son message était ainsi conçu :  » Envoyez moi des troupes car les Arabes se tournent contre nous et vous savez que partout où ils paraissent ils triomphent de toute résistance. Le roi Yezdegerd est loin de nous s’ils pénètrent à Reï vous ne pourrez plus rester dans votre patrie. Mais si vous me prêtez main forte je m’opposerai à eux je vous servirai de bouclier et ils périront . »

Tous les princes répondirent à son appel et lui envoyèrent des troupes.

Le temple de adorateurs du feu de Tepe Mil près de Rey  Iran
Le temple des adorateurs du feu de Tepe Mil près de Rey en Iran 

 Il réunit ainsi une armée nombreuse.  Dans cette armée se trouvait un homme l’un des grands de Perse un dihqàn de Reï nommé Zînbl père de ce Ferroukhàn qui fut (plus tard) merzehàn et chef de la ville.

 Zinbî vivait en inimitié avec Siyàwoukhsch à cause des propriétés de Reï dont les descendants de Bahràm-Tschoubîn qui était originaire de cette ville possédaient une grande parti.

 Quand No’aïm après avoir quitté Sàwè fut arrivé à une parasange de Reï et qu il eut établi son camp,  Zînbi avec toute sa famille se rendit auprès de lui,  à Qihà bourg dépendant de Reï pour lui demander sa protection.

 Ayant été bien accueilli par No’aïm qui lui accorda la vie sauve il lui dit :  »  La garnison de Reï est nombreuse et tu ne pourras en triompher que par la ruse. « 

– Que faut-il faire ? demanda No’aïm.

 -Zînbî repondit :

 » Donne moi deux mille hommes afin que au moment où tu les attaqueras je pénètre dans la ville par le côté opposé cette diversion jettera le trouble dans leurs rangs ils se précipiteront vers la ville et tu les vaincras »

 No’aïm mit à sa disposition deux mille hommes à la tête desquels il plaça son propre neveu Moundsir fîl d’Amrou fils de Moqarrin.ansar guerrier osprey

 Zînbî leur fit faire le tour de la ville pendant la nuit et les conduisit sur ta route du Khoràsàn.

 Le lendemain Siyàwoukhsch sortit de Reï et offrit à No’aim le combat.  Il prit position de façon à s appuyer sur la montagne là où aujourd hui se trouve l’oratoire.

 Quand Zînbî sut que le combat était engagé il amena le corps des musulmans par la montagne de Tabarak et par la porte du Khoràsàn dans la ville.

 Alors les Perses préoccupés du sort de leurs familles quittèrent par groupes le champ de bataille et coururent vers la ville Siyàwoukhsch complètement abandonné prit enfin la fuite No’aïm et les musulmans par devant et par derrière massacrèrent les Perses et le sang coulait dans la ville comme un ruisseau.

Ceux d’entre les Perses étrangers à Reï qui réussirent à s échapper prirent le chemin de leurs provinces et les soldats de Reï s enfuirent vers Qoumes et Dàmeghàn,  No’aïm après avoir occupé la ville la fit piller et l’on réunit un butin  immense.

 Zinbi et tout les membres de sa famille furent  épargnés,  comme il en avait reçu la promesse No’aïm le nomma merzebàn et chef de la ville de Reï et conclut la paix avec lui.

 Zinbî avait deux fils dont l’un s’appelait Ferroukhàn,  l’autre Schehryàr.

 Ils conservèrent tous la religion de Perse.

 No aïm fit ensuite détruire le vieux quartier de la ville qui est resté en ruines jusqu’à ce jour.

 Il y avait à Demàwend un dihqàn puissant nommé Merdànschàh qui en apprenant la défaite des Perses à Reï , jugeant que la situation était désespérée envoya un messager à No’aïm lui fit demander la paix et se déclara prêt à payer tribut . No’aïm lui accorda la paix et rappela ses troupes de Demàwend.

 Les soldats qui s’étaient enfuis s’étaient ralliés à Qoumes et à Dàmeghàn mais ils n’avaient pas de général car Siyàwoukhsch avait été tué dans la bataille de Reï .

Il n’y avait dans leurs rangs que des soldats de Reï les troupes auxiliaires ayant regagné leurs provinces,  No’aïm en faisant porter à Omar par Modhàrib de la tribu d’Idjl,  la nouvelle de la victoire et le quint du butin lui annonça en même temps que les Perses s’étaient rassemblés à Qoumes;

 Le calife lui répondit:

« Comme il n’y a pas à Qoumes de général autour duquel une armée puisse se former il n y a pas lien de faire de grands efforts pour combattre les Perses qui s y trouvent. Reste toi même à Reï et charge ton frère Sowaïd fils de Moqarrin de s’emparer de Qoumes et de poursuivre les Perses aussi loin qu’il pourra.' »

 Ayant pris connaissance de cette lettre No’aïm fit partir son frère Sowaïd avec un corps d’armée dont l’avant garde était commandée par Simàk fils de Kharascha,  l’aile gauche par Otba (Aïna?) fils de Nebàs et l’aile droite par Moundsir fils d ‘Amrou.

 Lorsque Sowaïd arriva à Qoumes les troupes perses se dispersèrent et comme il n’y avait pas de ville fortifiée les musulmans n’y trouvèrent aucune résistance,  Sowaïd occupa Dàmeghân sans coup férir.

 Les Perses s’étant retirés vers Gorgân et dans le Taberistàn,  Sowaïd quitta immédiatement Dàmeghàn et marcha à leur poursuite.

 Il arriva à Bastàm ville du territoire de Qoumes du côté de Gorgân et y établit son camp.

 Il y avait à Gorgân un prince daïlamite professant la religion perse appelé,  merzebàn qui régnait sur Gorgàn et Dihistân et chaque ville du Taberistàn avait un prince que dans la langue du pays on appelait « ispehbed ».

 Tous ces princes dépendaient du merzehàn de Gorgân .

Le mur de Gorgan (Iran) l'un des plus long mur au monde et l'un des plus ancien il aurai 1000 de plus que celui de Chine et serrai plus long qe les murs romains d'Hadrien et d'Antonin
Le mur de Gorgan (Iran) l’un des plus long mur au monde et l’un des plus ancien avec celui de Chine et serrai plus long que les murs romains d’Hadrien et d’Antonin réunis. 

CHAPITRE LXVI CONQUÊTE DE GORGAN ET du  TABERISTÀN

Or le prince de Gorgàn était Daïlamite et les ispehbeds du Taberistàn étaient du Guilàn .

Lorsque Sowaïd se dirigea de Bustàm vers Gorgân le prince ou merzebàn de Gorgân vint au devant de lui à la distance d’une journée de marche de la ville embrassa l’islamisme et fit les propositions de paix suivantes :  il paverait pour le Gorgân l’impôt foncier ordinaire et ceux des habitants qui n’adopteraient pas la religion musulmane payeraient la capitation.

 En apprenant cette convention ajouta le merzebàn les ispebbeds du Taberistàn préféreront eux aussi la paix aux chances de la guerre’ .

 Si cependant il fallait employer les armes il marcherait le premier avec l’armée de Gorgàn et combattrait jusqu’à ce qu il fut maître de la province.

 Sowaïd accepta ces conditions et conclut la paix avec lui,  il se rendit avec lui à Gorgàn et élablit son camp (près de la ville).

Le merzebàn fit proclamer dans la ville que tous ceux qui voudraient embrasser l’islamisme sortissent de la ville, et que les autres eussent à payer la capitation.

L’ancien Tabaristan donne sur la mer Caspienne

 Lorsque les ispehbeds du Taberistàn eurent connaissance de ces faits ils vinrent trouver leur suzerain dont ils dépendaient tous et qui résidait à Amol au centre de la province .

C’était un homme puissant un Guilânien du nom de Ferroukhàn et que l’on appelait l’ispeltbed des ispehbcds,  « ïspehbed » dans la langue de Perse signifie « duc » c’est-à-dire un homme qui conduit l’armée.

On l’appelait encore ispchbed du Khorasan parce que comme il est dit dans les traditions,  il tenait son investiture du prince du Ki1oràsàn.

Il portait aussi le nom de Guil de tous les Guilan et il mettait en téte de ses lettres les titres suivants  : » De la part de Ferroukhan Guîl de tous les Gulan roi de tout le Taberistàn,  duc du Khoràsàn  » .

Les ispehbeds du Khoràsàn se servent encore aujourd’hui de cette formule.

 Or les ispehbeds du Tabenstàn s’étant rendus auprès de Ferroukhàn le consultèrent sur les mesures à prendre Ferroukhàn répondit :

 » C’en est fait de la Perse tandis que de la racine arabe est sorti un arbre qui porte des fruits. La religion de Mohammed est une religion nouvelle et toute religion nouvelle est victorieuse.  Je pense donc que nous devons faire la paix et payer tribut . Cependant il ne faut pas que nous recevions l’armée musulmane et que nous acquittions la capitation individuellement nous la payerons en bloc et nous la répartirons entre nous comme nous voudrons .  »

Cet avis ayant été approuvé par tous,  Ferroukhan envoya un messager vers Sowaïd et demanda la paix en stipulant qu’il payerait pour tout le Taberistàn une somme annuelle de cinq cent mille dirhems mais qu’il ne serait pas tenu de fournir des troupes aux musulmans en temps de guerre.  Sowaïd accepta ces conditions la paix fut conclue et Ferroukhàn enyoya cinq cent mille dirhems .

Sowaïd continua à camper à Gorgàn.  Il adressa à Omar une lettre par laquelle il lui annonçait la conquête de Qoumes de Gorgàn et du Taberistàn .

Ces evénements eurent lieu dans la vingt deuxième année de l’hégire.

Ruines des portes de Qabala  ( Azerbaïdjan ) la plus ancienne ville de l'Azerbaïdjan
Ruines des portes de Qabala ( Azerbaïdjan ) la plus ancienne ville de l’Azerbaïdjan

CHAPITRE LXVII CONQUÊTE DE L’ ADERBIDJAN ET DE DERBEND et des Khazars 

Omar avait ordonné à No’aïm fils de Moqarrin de diriger Simàk fils de Kharascha vers l’Aderbîdjàn où auparavant il avait déjà envoyé Açma fils de Farqad et Bokair fils d’Abdallah.

 L’Aderbidjàn était ainsi nommé à cause des nombreux pyrées qui s’y trouvaient (les Perses appellent le feu en langue pehlewie, Ader) et parce que le feu que les Perses adoraient venait primitivement de ce pays.

 On désigne donc par le nom d’Aderbîdjan un certain nombre de villes qui s’étendent depuis Hamadàn jusq’ à Derbend des Kbazars.

La construction de la forteresse  Sassanide de Derbent  488-531
La construction de la forteresse Sassanide de Derbent 488-531

 A l’extrémité de l’Aderbîdjàn il y a des routes qui conduisent vers le pays des Khazars les unes par terre les autres par mer on appelle,  ces routes derbend en arabe bàb et au pluriel abwàb.

 Sur l’un de ces passages se trouve une ville la plus grande de l’Abwab qu on appelle Bab al-Abwab . On y tient des foires.

 C’est dans cette ville que l’on fabrique l’étoffe appelée ma’hfouri,  qui s’exporte dans le monde entier d’un côté par l’Aderbîdjàn vers Reï, l’Iràq,  Fars et Kirmàn d’un autre coté par le Taberistàn et de là par voie de mer vers le Khoràsàn.

Açma fils de Farqad d’un coté et Bokaïr fils d’Ahdalah de l’autre s’étaient dirigés vers l’Aderbîdjàn.

 Le premier qui vint arrêter Bokaïr fut l’un des princes du pays nommé Isfendiàr, iI fut défait et tomba lui même etre les mains des musulmans.

Un 7ème siècle de sculpture albanais du Caucase roi Javanshir trouve de Nakhitchevan , Musée national d'histoire de l'Azerbaïdjan .

Il dit à Bokaïr :  »  Préfères tu t’emparer des villes de l’Aderbidjàn par composition ou par la lutte   ? »

– «  Par composition »  répliqua Bokaïr.

– «   Alors »  reprit l’autre « garde moi prisonnier car si tu me fais mourir tout l’Aderbîdjàn se lèvera pour venger ma mort et luttera contre toi mais si tu me gardes tous feront la paix avec toi de peur d’exposer ma vie » Bokaïr le retint en captivité .

Simàk fils de Kharascha arriva avec les renforts qu’il amenait à Bokaïr lorsque celui ci s’était déjà emparé de la personne d’Isfendiàr et de toutes les villes qui se trouvaient à sa portée.

 Alors Bokaïr écrivit à Omar que n’ayant plus d’hostilités à craindre aussi longtemps qu’Isfendiàr resterait entre ses mains il croyait nécessaire de marcher sur Derbend.

Cependant l’un des dihqans de l’Aderbîdjàn nommé Bahràm fils de Ferroukhzàd rassembla une armée considérable.  Attaqué par les forces réunies de Bokaïr de Simàk et  d’Açma il fut mis en fuite.

 Isfendiàr dit à Bokaïr  :  » C était le seul qui te restait à combattre maintenant tout l’Aderbîdjàn est à toi tu peux aller où tu voudras il n y a plus personne dans cette province qui puisse t’attaquer; »

La forteresse Sassanide de Derbent tombé au mains des arabes musulmans du califat Rashidun en 643 JC
La forteresse Sassanide de Derbent tombé au mains des arabes musulmans du califat Rashidun en 643 JC, au Daghestan, dans la fédération de Russie.

 Bokaïr expédia à Omar la nouvelle de sa victoire ainsi que la cinquième partie du butin et lui fit demander l’autorisation de se rendre à Derbend , Omar la lui accorda.

 Après avoir établi Açma fils de Farqad son lieutenant dans l’Aderbîdjàn en lui laissant Simàk avec toutes ses troupes et en lui confiant son prisonnier Isfendiàr,  Bokaïr à la tète de son armée se mit en route pour Derbend Omar adressa une lettre à Açma et lui conféra le gouvernement de toute la province d’Aderbidjàn.

Le calife sachant que Bokaïr aurait besoin de renforts à Derbend expédia à Soràqa fils d’Amrou qui se trouvait à Barra l’ordre de se rendre par la voie de l’Ahwâz à Derbend au secours de Bokaïr et d’emmener avec lui Abd er-Rahmàn fils de Rabî’a,  Hodsaïfa fils d’Asîd et plusieurs autres des plus fameux guerriers.

La forteresse sassanide de Derbent
La forteresse sassanide de Derbent, l’armée arabe s’installera ici-même .

 Il envoya le même ordre à Habîb fils de Maslama qui se trouvait en Mésopotamie,  Soràqa et Habîb partirent la tête de leurs armées se dirigeant chacun vers un de ces défilés qui conduisent tous dans le pays des Khazars. L’ avant garde de Soràqa était commandée par Abd er-Rahmàn fils de Rabî’a.

Sur le passage de cette armée se trouvait un territoire gouverné par un prince nomme Schebryàr qui vint au devant d’Abd er-Rahmàn et demanda la paix mais il ne voulut pas payer tribut Il dit :

 » Je me trouve entre deux ennemis les Khazars et les Russes . Ces peuples sont les ennemis du monde entier et particulièrement les ennemis des Arabes . Il n y a que les habitants de cette contrée qui soient en état de leur faire la guerre.  Au lieu donc de vous payer tribut nous ferons la guerre aux Russes en nous équipant et en nous armant nous mêmes afin de les empêcher de franchir leurs limites.  Considérez cette guerre que nous sommes obligés de faire tous les ans comme une compensation de la capitation et de l’impôt . » 

Guerrier khazar avec un prisonnier, représentation de une aiguière du 8e siècle.
Guerrier Khazar avec un prisonnier, représentation du 8eme siècle.

Abd er Ra hmàn répondit  : « Il ya un émir placé au dessus de moi je vais l’avertir ».

 Il fit partir Schehryàr avec une autre personne vers Soràqa mais celui ci voulut soumettre le cas à Omar.

 Le calife décida que ces hommes seraient exemptés de l’obligation de payer la capitation et l’impôt.Khazaria-10th-century

Cette décision devint par la suite la loi générale nulle part les habitants des défilés n’acquittent ni capitation ni impôt parce qu’ils combattent les infidèles et défendent ainsi les musulmans ce qui est considéré comme une compensation de l’impôt.

 Cette mesure fut également appliquée lors de la conquête de la Transoxiane.

Les contrées de Sîdjàb (Isfùljàb) et de Ferghàna ne payent pas d’impôt car elles sont continuellement en guerre avec les Turcs qu’elles empêchent d’envahir le territoire musulman.

 Après la conclusion de cette affaire Soràqa Bokaïr et Habîb fils de Maslama réunirent leurs forces.
Les habitants de tous les autres défilés firent la paix avec eux .

Ils s engagèrent à protéger le territoire musulman contre les invasions ennemies du côté de ces défilés afin que les musulmans fussent dispensés d’y placer des troupes Soràqa envoya chacun de ses généraux vers l’un des défilés ou vers l’une des villes qui se trouvaient dans les montagnes.

 Dans l’une de ces villes nommée Mouqàn il envoya Bokaïr fils d’Abdallah et dirigea Hodsaïfa fils d’Asîd vers les villes qui se trouvaient en face du défilé des Alains.

Les montagnes du Caucase du coté de la Géorgie
Les montagnes du Caucase du coté de la Géorgie, lieu préumé de la barrière de Yajuj et Majuj (Gog et Magog)

 Il fit fortifier tous les passages du côté des Alains et des Khazars de sorte que les musulmans se trouvèrent protégés dans leurs villes contre les ennemis .

Ensuite il adressa à Omar une lettre par laquelle il lui rendit compte de ce qu il avait fait Omar en fut très heureux car il avait été très préoccupé au sujet de ces défilés.

 Il s était dit que si les ennemis venaient en franchissant ces passages envahir le territoire musulman les Perses pourraient se joindre à eux et les musulmans seraient repoussés de nouveau.

.  Il ne croyait pas que cette affaire serait menée à bien si rapidement Il éprouva donc une grande joie lorsqu il reçut cette nouvelle et écrivit une lettre pleine d’éloges à Soràqa.

 Quelque que temps après le calife fut attristé par la nouvelle que Soràqa était mort à Derbend en remettant le commandement entre les mains d’Abd er Rahmàn fils de Rabî’a Omar maintint le commandement à Abd er Rahmàn et lui écrivit  : « Il faut que tu donnes aux musulmans un aussi bon exemple que Soràqa »;

La Khagante Khazar entre le 7 et le 10 eme  siècle (Osprey)  1 2 3
La Khaganate Khazar entre le 7 et le 10 eme siècle (Osprey)
1) Noble Alain
2) Cavalier Khazar
3) Mercenaire musulman du Khawarezm 

 Abd er Rahhmàn demanda à Schehryàrde quel côté il pourrait tenter une expédition à travers les défilés pour convertir à l’islamisme les habitants de la contrée Schehryàr répondit :  » Contentons nous d’exiger d’eux qu’ ils empêchent les ennemis de pénétrer ici « 

‘Je ne m’en contente pas!’ répliqua Abd er Rahmàn.

 Alors Schebryàr dit :  » De l ‘autre côté de ces défilés quand on a passé le territoire des Alains , des Russes et des Khazars on rencontre un vaste territoire avec de nombreuses villes qu’on appelle Balandjar au delà de cette contrée se trouve la digue de Yàdjoudj et Màdjoudj construite par Dsou-l-Qarnaïn.

 Abd er Rahmàn s’écria  : « Je n ‘aurai pas de repos avant d’avoir fait une expédition sur le territoire de Balandjar et si je ne craignais pas le blâme du prince des croyants j’irais jusqu à la digue de Yàdjoudj et Màdjoudj .

En conséquence il mit son armée en mouvement franchit l’un des défilés et pénétra jusqu au territoire de Balandjar sur lequel il s avança l’espace de vingt parasanges.’

 Après avoir converti plusieurs villes à l’islamisme il revint à Derbend où il resta pendant tout le règne d’Omar et également sous le règne d’Othmàn et il y mourut après avoir converti à l islamisme toutes ces contrées,  les défilés et les villes.

"Les Arabes du califat Rashidun , au pied de la forteresse de Derbent" Naryn ""
« Les Arabes du califat Rashidun , au pied de la forteresse de Derbent « 

 Un homme d’entre ceux qui avaient fait avec Abd er Rahmàn l’expédition dont nous venons de parler vint trouver Omar qui lui demanda comment ils avaient passé le défilé comment ils avaient pu pénétrer dans ces contrées et comment ils avaient combattu.

 Cet homme répondit  :  » Toutes ces contrées étaient habitées par des païens Khazars et Alains mêlés avec des Turcs . Lorsque nous y arrivàmes ils dirent entre eux  : Jamais une armée d’hommes n’a pénétré ici.  C est une troupe d’anges du ciel pour avoir osé venir jusqu’à nous .. Puis ils nous demandèrent si nous étions des anges ou des hommes . Nous répondîmes : Nous sommes des hommes mais nous avons avec nous des anges qui nous accompagnent partout où nous allons pour nous porter secours si nous sommes attaqués.  Alors ils n osèrent pas nous approcher et personne ne nous attaqua car ils se disaient  : Ces hommes ne peuvent pas être tués parce que les anges sont avec eux . Nous avançâmes donc dans ce pays jusqu’à ce que dans une certaine ville un homme se dit :  » Je vais frapper l’un d’eux pour voir s’il mourra ou non. Il se posta derrière un arbre et tira une flèche sur l’un des nôtres qu’il tua . Les habitants reconnurent alors que nous étions mortels et ils se disposèrent à nous attaquer.  Nous retournâmes sur nos pas et revînmes à Derbend. « 

Cet homme raconta encore :

« Un jour Abd er Rahmàn était à causer avec Schehryàr. Celui ci avait à son doigt une bague dont le chaton était un rubis rouge qui avait pendant le jour l’éclat du feu et qui brillait pendant la nuit comme une lumière,  Abd er Ra hmàn lui demanda d’où et de qui il tenait ce chaton,  Schehryàr fit venir l’un de ses serviteurs et dit à  Abd er Rahmàn  : « 

C est cet homme qui me l’a apporté de la digue de Yàdjoudj et Màdjoudj. Les contrées qui nous séparent de ce lieu appartiennent à un grand nombre de rois dont l’un a dans ses possessions la digue qui se trouve entre deux montagnes. J’avais envoyé par cet homme des présents à chacun des rois qui sont sur la route. De cette façon ils le laissèrent passer de l’un à l’autre jusqu’auprès du roi de la digue auquel il remit les présents nombreux que je lui avais envoyés et la lettre que je lui avais écrite. Je lui avais demandé un rubis pour en faire le chaton de ma bague et c’ est ce chaton que le roi remit à cet homme qui me l’a apporté,  Abd er Rahmàn demanda au serviteur :   » D’où ont ils tiré ce joyau ? « .

Le serviteur dit  :  » Lorsque je lui eus remis les présents et la lettre le roi fit appeler son fauconnier et lui dit  : Cherche un joyau pour cet homme.  Le fauconnier tenait sur sa main un aigle il se mit en route laissa l’aigle pendant trois jours sans nourriture puis il le prit se munit d’un morceau de viande rouge et se rendit avec moi vers la montagne à laquelle est adossée la digue de Yàdjoudj et Màdjoudj . Après avoir gravi la montagne je regardai en bas et je vis un large fossé creusé artificiellement et si profond qu il paraissait noir et qu’il était impossible d ‘en apercevoir le fond.  Le fauconnier me dit  : Je vais jeter cette viande dans le ravin et je lâcherai l’aigle après . S’il l’attrape pendant la chute il n’en sera rien mais si le morceau de viande tombe jusqu’au fond il est certain qu’il rapportera quelque chose avec la viande . Puis il jeta le morceau et lâcha l’aigle.  La viande tomba jusqu’au fond l’aigle la saisit avec ses serres la rapporta et vint s’appuyer sur la main du fauconnier .

Le rubis que tu vois ici était attaché à la viande le fauconnier l’ôta et me le donna et je l’ai rapporté,  Abd er Rahmàn dit :  » Fais moi la description de la digue. »

Le serviteur continua ainsi  : « Il ya deux montagnes élevées on a comblé l’intervalle qui se trouvait entre elles par une construction aussi élevée que les montagnes en employant des pierres du cuivre et de l’airain fondus, »  Abd er Rahmàn s’écria  « Cet homme dit vrai il a vu la digue ! Car il est dit dans le Coran »  :  Apportez moi de grandes pièces de fer en assez grande pour combler l’intervalle entre les deux montagnes (Surate XVIII vers 95 ).

Puîs Abd er Rahmàn demanda  :   » Quelle est la couleur de la digue? »

 Est elle rouge ou blanche ou ‘ un des assistants était vêtu d’une cotte d’étoffe rayée du Yemen dont le fond était blanc et les raies petites et ressemblant à des anneaux d une cuirasse.

 Le narrateur,  montrant cette robe dit  :  « La couleur de la digue est celle de ce vêtement. ‘

 C est vrai répliqua Abd er Rahman .

Puis il demanda à Schebryàr quel était le prix du chaton .

Schehryàr répondit :  » Personne ne le sait.’ Cependant la valeur des présents que j ai envoyés au roi était de cent dirhems,  j’en ai envoyé autant aux différents rois qui se trouvent sur la route de sorte que le total s’élève à deux mille dirhems en dehors des dépenses du voyage de cet homme et des cadeaux que je lui ai faits.

 Schehryàr ôta la bague de son doigt et la présenta à Abd er Rahman.  Celui ci la prit et la remit au doigt de Schehryàr en disant :  « Je n’en ai pas besoin ».

 Schehryàr dit :  » Si l’un des de Perse avait entendu parler de cette bague il me l’aurait enlevée . C’est parce que vous avez de la foi et de la loyauté que vous vous rendez maîtres du monde entier. »

 Ce fut en cette même année la vingt deuxième de l’hégire que naquirent Abd al-Malik fils de Merwàn et  Yezid fils de Muawiya .

Le site de la forteresse khazare de Sarkel, qui fut découvert et fouillé par Mikhaïl Artamonov dans les années 1930
Le site de la forteresse khazare de Sarkel, qui fut découvert et fouillé par Mikhaïl Artamonov dans les années 1930

Extrait tiré de la Chronique de Tabari, histoire des prophètes et des rois (Arabe: تاريخ الرسل والملوك Tarikh al-Rusul wa al-Muluk). Tabarî, de son nom complet Muhammad Ibn Jarīr Ibn Yazīd al-Imām Abū Jaʿfar (persan : محمد بن جریر طبری), est un historien et exégète du Coran, né en 839 à Amol au Tabaristan, et mort le 17 février 923 àBagdad. Il est l’un des plus précoces et des plus illustres historiens et exégètes perses du Coran.

Buste de Tabari à l'entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)
Buste de Tabari à l’entrée de la bibliothèque nationale du Tadjikistan (Douchambé)

Tabarî est notamment resté célèbre pour son histoire universelle, l’Histoire des prophètes et des rois, et son commentaire du Coran. Il fut également à l’origine d’une éphémère école du droit islamique, laJarîriyya, Musulman de tradition sunnite, il a passé l’essentiel de sa vie à Bagdad, écrivant tous ses ouvrages en arabe

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