Les Banu Hilal (Hillaliens) et Sulaym à Barqa, Tripoli, Tunis et Constantine Mila, Collo par Idrissi, al-bakri et al-Kairouani

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Les Invasions arabes  Hilalienne  (adnanites)
Les Invasions arabes Hilalienne  et Sulaymite (adnanites)
  • Selon al-Idrici, vers l’année 1160, dans la régence de Tripoli, les tribus Arabes hilalienne occupaient presque toute la cote : les territoires de Telmîta(4) ou de la Cyrénaïque, de Sort(5), de Tripoli(6), de Lebda(7), étaient en leur pouvoir. Dans quelques parties du rivage, la race berbère avait entièrement disparu. Dans l’intérieur, la plaine de Barka était peuplée de villages arabes(8). Les solitudes d’Adjedabîa étaient parcourues par un grand nombre d’Arabes et de Berbers( 9). Le désert et l’oasis de Zouîla(10) étaient habités par des Arabes. Au reste, tout l’intérieur du pays de Tripoli, le désert de Barka et les oasis d’Audjila, d’Adjedabia et de Zouîla leur obéissaient.
  • Dans la régence de Tunis, ils occupaient presque toutes les plaines. Quelques montagnes et particulièrement le Djebel-Ouslât avaient seuls conservé leur population berbère(11). Sur le territoire d’El-Orbès, les deux races vivaient côte à côte, mais dans un état permanent d’hostilité(12).
  • Dans la province de Constantine, les hilaliens et solaymites Arabes étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud. C’est même par la région septentrionale, par le massif méditerranéen qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb. Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des Arabes(13). Ils dominaient aussi dans tout, le pays compris entre al-Koll’ (Collo) et Constantine(14), et étaient en relations de commerce avec les habitants de cette dernière ville(15). On voit que les Arabes avaient abordé la province de Constantine par le côté le moins accessible ; mais il est extrêmement probable, qu’ils y avaient été bien accueillis, peut-être même appelés par le reste des Ketâma, dignes de la sympathie des tribus arabes que le khalife du Caire avait lâchées sur le Maghreb. L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord. Au moment où al-Idrissi écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès(16), et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra(17). Ils dirigeaient sur Bar’aï (Baghaie) des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants(18).A l’époque qui nous occupe, l’irruption arabe atteignait à l’ouest le défilé du Bibân, mais ne le dépassait pas. Édrici signale ce passage comme dangereux à cause des fréquentes incursions des Arabes(19). Il mentionne aussi sur la route de Bougie à Kala’at-Benou-H’ammâd, et non loin du Bibân, une ville appelée Souk’-el-Khemis, assez forte pour rendre vains les efforts des Arabes qui voudraient s’en emparer(20), et un château fort appelé Souk’-el-Tneïn, autour duquel rôdent continuellement les Arabes(21). Sortie de l’Égypte, en 1048, elle avait atteint, en 1160, le centre de la province de Constantine. ___________
  • 1 Bekri, p. 457.
  • 2 Id. p. 454.
  • 3 Kaïrouâni, p. 145.
  • 4 Édrici, p. 293.
  • 5 Id. p. 274.
  • 6 Id p 273.
  • 7 Id. p. 284.
  • 8 Id. p. 286.
  • 9 Id. p. 287.
  • 10 Id. p. 289.
  • 11 Édrici, p. 269.
  • 12 Id. Ibid.
  • 13 Id. p. 242.
  • 14 Id. p. 246.
  • 15 Id. p. 242.
  • 16 Édrici, p. 242.
  • 17 Id. p. 247.
  • 18 Id. p. 252.
  • 19 Id. p. 239.
  • 20 Id. p. 240.
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