Administration du califat Omeyyade :

Publié le Mis à jour le

L’administration du Califat Omeyyade est organisée en trois grandes branches qui traitent les différentes affaires du Califat : les affaires religieuses, les affaires politiques et militaires et les affaires fiscales. Chacune de ces trois branches est subdivisée à son tour en bureaux et départements.

Le Califat omeyyade est géré par six bureaux centraux : dīwān al-kharāǧj (bureau des revenus), dīwān ar-rasāʾil (bureau de la correspondance), dīwān al-khātam (bureau du sceau), dīwān al-barīd (bureau de la poste), dīwān al-quḍāh (bureau de la justice) et dīwān al-jund (bureau de l’armée).

Représentation du nilomètre (pour les impots 'Egypte) du Caire, construit au VIIIe siècle par les Omeyyades
Représentation du nilomètre (pour les impots ‘Egypte) du Caire, construit au VIIIe siècle par les Omeyyades

Dīwān al-Kharāǧ

C’est le bureau chargé d’administrer les finances du Califat. Il impose et collecte également les taxes et les impôts, notamment l’impôt foncier.

Ce document a été écrit en Dhou El-Hijah, le mois de Hajj de musulmans, datée de la période omeyyade (661-750 AD) (Hawting de 1986, 24 ss.) Sous le règne de Yazid II (720-724 AD) qui a nommé Bishr b. Safwan al-KALBI en tant que dirigeant de l'Egypte (101 AH). Cependant, selon certains rebelles de la tribu de Quḍā͑ah, après la mort d'Umar b. Abdel Aziz (d. 720 AD), il se est rendu à l'Afrique du Nord par l'ordre du calife Yazid II, laissant son frère Ḥanẓalah b. Safwan comme un souverain (Ibn Iyas 1982, 126, et Ibn Khaldûn sd, 76). Le calife Yazid II a approuvé la décision de Bishr. Il est dit que Ḥanẓalah b. Safwan a gouverné l'Egypte à trois reprises et la dernière était l'année 128 AH (Al-Kindi 1908, 71). Le document est rédigé sous la forme d'une lettre privée (voir ll. 8-9n.), Mais il inclut l'affranchissement d'un esclave-fille (voir l. 1n.) Et met de côté une waqf, une maison et de la vigne pour sa prestation. En ajoutant le sceau et des témoins, à la fin, la lettre devient officielle. Le testateur est une femme, une testatrice (voir l. 5n.), Dont le nom ne est pas préservé. Elle a mis une condition qui elle vivra dans sa maison pour aussi longtemps qu'elle est en vie, mais après sa mort, la maison et d'un vignoble sera donnée à l'esclave affranchi.
Ce document Omeyyade (661-750) a été écrit esous le règne de Yazid II (720-724 ) qui a nommé Bishr ibn. Safwan al-Kalbi en tant que dirigeant de l’Egypte (101 AH). 
Le document est rédigé sous forme d’une lettre privée, mais il inclut l’affranchissement d’une esclave. Et met de côté une waqf, une maison et des  vignes. Avec le sceau et les témoins, à la fin, la lettre devient donc officielle. Le testateur est une femme, une testatrice dont le nom ne s’est pas préservé. Elle a mis une condition qui elle vivra dans sa maison pour aussi longtemps qu’elle vivra, mais après sa mort, la maison et le vignoble seront donnée à l’esclave affranchi.

Dīwān ar-rasāʾil

C’est le bureau chargé de la correspondance d’État. Il fait circuler les missives et les communiqués officiels à travers tout le Califat, et vers les officiers centraux et provinciaux. Il coordonne également l’action des autres bureaux.

Ces deux sceaux, identiques dans leur contenu, sont peut-être les premiers exemples connus de califat omeyyade
Ces deux sceaux, identiques dans leur contenu, sont peut-être les premiers exemples connus du califat Omeyyade

Dīwān al-Khātam

Ce bureau est chargé de lutter contre les actes de contrefaçon, notamment des documents officiels, qu’il copie et conserve avant de les sceller et de les envoyer à leur destination, si bien qu’au fil du temps, de véritables archives d’État se développent à Damas. Ce bureau est conservé par les Abbassides, lorsqu’ils prennent le pouvoir.

Ce fut veritablement sous le calife Omeyyade Muawiya ibn Abi Sufyan radi Allah anhu que la poste fut inventé
Ce fut véritablement sous le calife Omeyyade Muawiya ibn Abi Sufyan radi Allah anhu que la poste fut inventé 

Dīwān al-barīd 

Introduit par Muʿāwiyah ibn Abu Sufyan radi Allah anhu, ce bureau gère la poste à travers l’Empire. Sous ʿUmar ibn Abd al-Aziz, plusieurs caravansérails voient le jour le long des routes, notamment du Khorassan à l’Arabie et l’Afrique du Nord. Des relais de chevaux permettent la liaison entre le calife, ses agents et les officiers provinciaux. Les routes principales sont subdivisées en tronçons d’environ 19 km, chaque tronçon ayant ses montures qui transportent le courrier et assurent la liaison avec le tronçon suivant. Initialement prévu pour les besoins du gouvernement, ce système profite également aux particuliers et à l’armée. Sous le gouverneur Yūsuf ibn ʿUmar, le bureau de poste de l’Irak coûte environ 4 000 000 de dinars par an.

L'entrée de la mosquée du califat Rashidun de Fustat (Le Caire) du compagnon et général rashidun Amr ibn al-As avec écris "Allahu Akbar"
L’entrée de la mosquée du califat Rashidun de Fustat (Le Caire) du compagnon et général rashidun Amr ibn al-As avec écris « Allahu Akbar »

Dīwān al-Quḍāh : 

La justice est gérée par un bureau indépendant. Les juges principaux, à partir de 661, siègent en Égypte.

Les plus grandes villes du Califat ont chacune un juge musulman ou cadi, généralement nommé par le gouverneur de la province.

Le cadi reçoit les plaideurs chez lui ou, plus souvent, à la mosquée, lors d’audiences publiques.

Modèle de catapulte utilisée par les omeyyades lors de la prise du Sindh par Muhammad ibn Qasim ath-Taqafy et lors du bombardement de la Mecque par al-Hallaj ibn Yusuf ath-Taqafy
Modèle de catapulte utilisée par les omeyyades lors de la prise du Sindh par Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi en Andalousie contre les wisigoth Muhammad ibn Qasim ath-Taqafy et lors du bombardement de la Mecque par al-Hallaj ibn Yusuf ath-Taqafy

Dīwān al-Jund : 

C’est le bureau chargé de l’administration militaire. L’armée est divisée en cinq corps : le centre, les deux ailes, l’avant-garde et l’arrière-garde, en marche ou au champ de bataille. Marwān II abandonne ce système et introduit la cohorte (kurdus), petite formation compacte. L’armée Omeyyade se compose de trois divisions : la cavalerie, l’infanterie et l’artillerie. La cavalerie utilise des selles pleines et rondes, l’infanterie est d’inspiration ghassanide (eux même byzantine) et l’artillerie est formée de mangonneaux, béliers et balistes. Initialement, des pensions et indemnités de subsistance sont accordées même aux militaires qui ne sont pas en service actif, cependant, Hišhām instaure une réforme et seuls les participants aux combats sont payés.

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