1er Taifa, Mamlakat Balansiya, Taifa de Valence 1021-1102

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ROYAUME DE VALENCE. Mamlakat al-Balansiya

Abd al-Aziz al-Mansur. Dinar. Taifa de Valence. 1035-1036.
Abd al-Aziz al-Mansur. Dinar. Taifa de Valence. 1035-1036.

Dynastie arabes des Amirides issue d’al-Mansur dit Almanzor de la tribu yéménite des Banu Maafir.

1er. Abou’l Haçan ABDEL-AZIZ AL-MANSOUR.

An de l’hég. 412. (de J.-C. 1021). Abdel-aziz, fils d’Abd-el-rahman et petit  fils du célébrissime général arabe Abou-Àmir Mohammed Al- Mansour de la tribu yéménite des Banu Maa’fir, après la mort tragique de son père, se réfugia auprès d’Al-Moundhar, wali de Saragosse; il obtint, peut- être sous le second khalifat de Hescham II Al-Mowaïad, ou plutôt sous celui d’Abdel-rahman IV Al-Morthady , le gouvernement de Valence, et s’y rendit indépendant. Dans la première hypothèse , l’année 42 (1021) peut être regardée comme l’époque de son avènement au trône de Valence. Dans la seconde, cette date serait celle de sa nomination au gouvernement de cette ville , et il n’aurait usurpé le pouvoir suprême qu’après la chute des Omeyyades. Quoi qu’il en soit, soutenu par la faction des Al-Ameris (al-²Amiri), tous parents ou créatures (mawlah, client) de sa famille , et surtout par Zohaïr, gouverneur (wali) d’Alméria et chef des esclavons (as-Saqlabi), dévoués à la maison d’Abou-Amer, il crut, en raison de son rang cl de sa naissance, pouvoir imiter les usurpateurs qui s’étaient élevés en diverses parties de l’Espagne, et prit les titres* d’Emir et d’Al-Mansour. Il possédait aussi Murbitcr (2) et Schatibah ; et tous les petits princes de l’Espagne orientale, depuis Almérie jusqu’aux bouches de l’Ebre, le re gardaient comme leur suzerain ; aussi refusa-t-il de se re connaître vassal de Djahwar, nouveau roi de Cordoue. Ayant hérité, l’an 432 (1041), du royaume d’Almérie, par la mort et le testament de Zohaïr, il y envoya , pour naïb ou lieutenant, son gendre, Abou’l Ahwas Maan, qui ne tarda pas à s’y rendre indépendant, Abdel-aziz Al-Mansour fit alliance avec le roi de Tolède, « le secourut dans son exdiédition contre le roi de Cordoue, et mourut à Valence, an 45a (1060), après un règne de quarante ans.

Vestiges du mur arabe de valence (Balensiya) Pendant le règne de Abd al-Aziz ibn Amir ( 1021 - 1.061 ) un nouveau mur a été construit dans le but de protéger la population et ceux qui sont venus d'autres lieux de Al-Andalus . Selon la description nous a donné le géographe Al-Udri , le mur a été d'une grande perfection et avait sept portes. Il a été construit de ciment et de tours semi-circulaires eu travaux au dernier niveau, qui se est ouverte dans une pièce fermée. Aujourd'hui, vous pouvez toujours voir les restes de certains de ces tours, en particulier dans le courant barrio del Carmen , dans la vieille ville de Valence
Vestiges du mur arabe de valence (Balensiya) Pendant le règne de Abd al-Aziz ibn Amir al-Maaifiri ( 1021 – 1.061 ) un nouveau mur a été construit dans le but de protéger la population et ceux qui sont venus d’autres lieux d’Al-Andalus face au chrétiens . 

2eme. ABDEL-MALIK AL-MODHAFFER.

An de l’heg. 4^2 (de J.-C. 1060). Abdel-Malik , fils et successeur d’Abdel-aziz , avait épousé une fille de* Yahia Al-Mamoun , roi de Tolède, auquel il fournit des troupes contre le roi de Cordoue. Mais ayant refusé , par l’avis de son vezir , d’envoyer de nouveaux secours à son beau- père dont l’armée avait été battue par celle du roi de Sé- ville; Al-Mamoun, irrité, arrive à Valence, sans y être attendu , surprend le palais, dépose son gendre , et s’empane du trône de Valence, le g dzoulhadjah 4^7 ( 1 1 novembre io65). Toutefois, par égard pour sa fille, épouse d’Al- Modhaffer, il laisse à ce prince le gouvernement de Chclva. Le vezir d’Al-Modhaffer, ne pouvant survivre à la douleur d’avoir, par son imprudent conseil , causé la perte de son maître , se poignarda.

Royaume Taifa de Valence, c. 1037
La Taifa de Valence, en  1037

 

YAHIA I ». AL- MAMOUN , roi de Tolède.

An de l’hég. 457 (de J.-C. 1065). Al-Mamoun laisse un gouverneur à Valence, et possède ce’ royaume jusqu’à sa mort, arrivée en 469 ( 1077). Voyez ci-dessus, la chronolugie des rois de Tolède. ■

elon la description nous a donné le géographe Al-Udri , le mur a été d'une grande perfection et avait sept portes. Il a été construit de ciment et de tours semi-circulaires eu travaux au dernier niveau, qui se est ouverte dans une pièce fermée. Aujourd'hui, vous pouvez toujours voir les restes de certains de ces tours, en particulier dans le courant barrio del Carmen , dans la vieille ville de Valence
Vestiges d’une tour du mur arabeb de Valance, selon la description  que nous a donné le géographe Al-Udri , le mur était d’une grande perfection et avait sept portes. et fut construit de ciment et  avec des tours semi-circulaires.

ABDEL-MALIK AL-MODHAFFER pour la seconde fois.

An de l’hég. 469 ( ‘077 ). Al-Modhaffer, informé de la mort de son beau-père par Mohammed ben Qmar, général de l’armée du roi de Séville, Al-Molamcd , et assuré de la protection de ce dernier, se rendit à Valence à la fin de cette année , et remonta sans obstacle sur le trône dont il était privé depuis douze ans. Il confirma dans leurs gou vernements le wali de Cuenca et les autres qui étaient de son parti , et mit des alcaïds de confiance à Liria, Chelva et Ganda. U jouit peu des états qu’il avait recouvrés, et mourut en 4?o (,078). . •

3′. ABOU-BAKR.

An de l’hég. 470 (de J.-C. 1078). Abou-bakr, fils ou frère d’ Abdel-malik Al-Modhaffer, lui succéda. Les savants Casiri et Conde le nomment à peine, ne donnent point ses titres et ses surnoms, et ne nous apprennent pas quand et comment se termina son règne. On voit seulement qu’il désapprouva les relations du roi de Séville avec les chrétiens, et qu’il facilita l’arrestation du vezir Ben-Omar, agent de ces négociations. Il est probable qu’il gouverna Valence jusques vers le milieu de l’an 478 ( 1085).

 

Carte du mur arabe de Valence (Balansiya Après la chute du califat de Cordoue , au début du XIe siècle , Valence est devenue la capitale de la Taifa de Valence , et, par conséquent, a connu une croissance urbaine importante.
Carte du mur arabe de Valence (Balansiya Après la chute du califat de Cordoue , au début du XIe siècle , Valence est devenue la capitale de la Taifa de Valence , et, par conséquent, a connu une croissance urbaine importante.

 

YAHIA II». AL-DHAFER ou AL-QADHER DILLAH (Nous ne trouvons d’autre moyen d’expliquer cette incertitude sur les surnoms ou titres donnés à Yahia, qu’en supposant qu’il fut surnomme Al-Dhafer-Billah , en montant sur le trône de Tolède , et qu’il reçut le titre d’Al-Qadhcr-Billah , en prenant possession de Valence.).

An de l’hég. 478 (de J.-C. 1083). Yahia II, fils d’Yahia Al-Mamoun , ayant été dépouillé, cette année, du royaume de Tolède par Alfonse VI , roi de Léon et de Castille, en obtint des secours pour se mettre en possession du trône de Valence, que son père avait occupé. On ignore s il réussit dans cette entreprise par la force, par la trahison ou par quelque traité avec le roi Abou-bekr; ou si, après la mort <le ce prince , il fut appelé* par le vœu des habitants. Quoiqu’il en soit, Yahia se fit proclamer sous le titre d’Al-Cadher-Billah , vers le milieu de l’an 478 ( 1085 ). Il s’était reconnu vassal et tributaire du roi croisé de Castille : mais plus sensible à la perte de la couronne qu’Alfonse lui avait enlevée, que reconnaissant d’en avoir obtenu une autre par la protection de ce prince, il entra dans la coalition des souverains musulmans de la péninsule, envoya des députés à la junte de Cordoue, à la fin de la même année, et donna son adhésion à la délibération que fit prendre à l’assemblée. L’année suivante, il amena ses troupes au camp du roi Almoravide Youssouf Ibn Tashfyn de Marrakesh (Maroc), et assista en personne à la bataille d’al-Zallaka. Mais, démêlant bientôt les intentions secrètes de ce dangereux auxiliaire, il retourna dans ses étals, et resserra son alliance avec le roi de Castille. Le monarque almoravide Youssouf ibn Tashfyn ayant successivement réduit sous sa domination les royaumes de Grenade, de Séville , d’Alméria et de Murcie, envoya, l’an 485 (1092), Daoud ben-Aïscha, l’un de ses généraux, qui soumit, sans beaucoup de résistance, Dénia, Schatibah et Mourviedro, dont les princes s’étaient aussi ligués avec le roi de Castille, pour tenir tête aux Almoravides. Réunis sous les drapeaux du vil croisé Rodrigue Diaz de Bivar, surnommé le Cid (al-Sayyidi ou El-Sidi), qui commandait les Castillans, ils allèrent se renfermer dans Valence , où le roi Yahia fut bientôt assiégé par Daoud. Après une vigoureuse défense, les chrétiens , voyant que la ville ne pouvait tenir plus lonç-tems , abandonnèrent leur vassal à ses prop:es forces. Yahia continua de faire des sor ties contre les assiégeants , cl leur aurait vendu chèrement la conquête de sa capitale, s’il n’eût pas été trahi. Le cadhi Ahmed ben-Djahaf Al-Moafery, qui était d’intelligence avec les Almoravides , leur ouvrit les portes de Valence. Ils s’y précipitèrent , et firent un grand carnage des troupes du roî, qui reçu le coup mortel en combattant comme un lion à la tête de sa garde . Yahia avait régné sept ans à Valence, et fut le dernier prince de la dynastie berbères des Dzou’lnounides.

El-Cid ordonne l'éxécution du caadhi et émir de Valence Abu Ahmad Djafar et ses compagnons après la prise de Valance par le Cid en 1094
El-Cid ordonne l’exécution du cadhi et émir de Valence Abu Ahmad Djafar al-Maafiri et ses compagnons après la prise de Valence par le Cid en 1094

AHMED BEN DJAHAF AL-MAAFIRI.

An de l’hég. 485 (de J.-C. 1092). Le cadhi Ahmed, comme l’indique son surnom d’Al-Maafery  al-Maafir), appartenait à la famille ou du moins à la tribu  arabes des princes Amirides , dépouillés du trône de Valence par les berbères arabisés Dzou’lnounides de Tolède. Pour prix de sa trahison, il obtint du général Daoud, le titre de wali et le gouvernement de Valence: mais il n’en jouit pas longtemps. L émir d’Albaracin, Abou-Merwan Abdel- melek ben Houceil ‘(Husayl?), allié et parent du dernier roi de Valence , engagea les walis de Mourviedro , de Schatibah et de Dénia, à former une nouvelle ligue contre les Almoravides. Ils se joignirent encore a Rodrigue, qui, sous prétexte de venger la mort d’un prince , ami et vassal du roi de Castille, vint assiéger Valence avec une armée composée d’aventuriers chrétiens et de musulmans. Les habitants, serrés de près , forcèrent leur gouverneur de capituler. Il stipula que les citoyens conserveraient, ainsi que lui, la vie, les biens et la liberté, et qu’il serait maintenu dans sa dignité. Toutes ces conditions ayant été accordées parle Cid, Ahmed rendit la place aux assiégeants, au mois de djoumadi 1″. 487 ( avril ou mai 1094).

1 2 3 4
Reconquista, par Osprey publishing 
1) El-Cid, ver 1050
2)Alvar Fanez Minaya, ver 1075
3) Andalous Al-Wazir policier arabe, ver 1080

Le croisé RODRIGUE DIAZ DE BIVAR , dit le Cid.

An «le 1 hég. 487 (de J.-C. 1094). Rodrigue gouverna Balensiya(valence en arabe) avec un pouvoir souverain et une apparente douceur. Il laissa  Ahmed exercer tranquillement ses fonctions de cadhi-alcodhah ( suprême cadhi) : mais au bout d’un an révolu, il le fit arrêter; et après avoir vainement employé tour-à-tour les prières , les promesses, les menaces ,-‘les caresses et les tourments, pour le contraindre à livrer les trésors du roi Yahia , il ordonna qu’un bûcher fût dressé sur la place publique de Valence, et qu’on y brûlât le cadhi avec toute sa famille. Cédant néanmoins aux instances unanimes de tous les spectateurs de cette déplorable scène, il pardonna aux innocents; et, ayant fait creuser une fosse sur le même lieu, on y enterra, par son ordre, le malheureux cadhi jusqu à la ceinture: on environna de bois le reste de son corps , et on le laissa brûler à petit feu. Ahmed, avant d’expirer, prononça au milieu des fammes la profession de foi musulmane, le supplice d’un personnage aussi recommandable par sa naissance et par son rang, indisposa la plupart des citoyens contre le Cid. Ce guerrier résolut d’abandonner Valence : il en confia le gouvernement au wali de Mourviedro, Abou-Isa ben Leboun, comme naïb ou lieutenant du wali d’Albaracin, el partit avec ce. dernier, laissant des troupes chrétiennes pour soutenir les musulmans , ses alliés. Vers ce temps-là , Schyr ben Abou-bekr, l’un des généraux du roi des Almoravides de Marakesh (Maroc) , ayant rassemblé une flotte considérable , soumit, sans coup férir, les Baléares à la domination des Almoravides. Ces îles, depuis cinquante-cinq ans, étaient gouvernées , au nom des rois de Valence et de Dénia, par les Schohaïdes , qui y maintenaient la paix et la justice, et dont le premier tut le wali Abou’l Abbas Ahmed ben Raschikh , qui avait été secrétaire du fameux Abou-Diaïsch Moudjahed ben Abdallah Al-Ameri. Les habitants de ces îles , informés que toute l’Espagne musulmane obéissait à Yousouf, roi de Maroc, jurèrent volontairement fidélité à ce monarque, et se mirent sous sa protection. Le général africain, au retour de cette expédition , ayant appris par le gouverneur d’Almérie , fils du malheureux cadhi de Va lence , que les chrétiens s’étaient emparés de cette dernière ville, vint avec toute sa flotte et de nombreuses troupes de débarquement , arabes et africaines, pour en faire le siège. Après une vive et longue résistance , les chrétiens et les musulmans, leurs alliés, ne recevant aucuns secours et ne pouvant plus se maintenir dans Valence , évacuèrent cette ville, qui rentra sous les lois du coran et sous la domination des Almoravides , au mois de redjeb 495 (avril ou mai 1102).

Dynastie arabe Amiride

  • Abd al-Aziz : 1021-1061
  • Abd al-Malik al-Muzzaffar : 1061-1065
    • roi de Tolède Tolède : 1065-1075
  • Abu Bakr ibn Abd al-Aziz : 1075-1085
  • Uthman : 1085-1086

La dynaste berbère Dhunnunide

  • Yahya al-Qadir (à Tolède 1075-1085): 1086-1092

Dynastie arabe Yahhafid

  • Abu Ahmad Dja’far: 1092-1094

Dynastie du croisé El-Cid

  • El Cid: 1094-1099
  • Jimena Díaz: 1099-1102
    • à Castile en : 1099-1102
    • au Almoravides en : 1102-1145

Source :

Tiré de l’encyclopédie  : « L’art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments » éd. in-8°, t. n, p..332.-333.- .

Date d’édition : 1818-1819

 

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