Les arabes des Banu Maqil du Maghreb :

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Carte de l'Afrique en 1350 avec la migration des banu Makil entre autres
Carte de l’Afrique entre 1350 et 1460  avec la migration des banu Makil entre autres source

HISTOIRE DE LA TRIBU D’EL-MAKIL ET DES FAMILLES DONT ELLE SE COMPOSE. par Ibn Khaldoun al-Hadrami

Les Makil forment une des plus grandes tribus arabes de la Mauritanie occidentale et habitent les déserts du Maghreb-el- Acsa.

Le territoire qu’ils occupent touche à celui que possèdent les Beni-Amer, au sud de Tlemcen, et s’étend de là vers le couchant, et jusqu’à l’Océan.

Ils forment trois tribus : les Doui- Obeid -Allah, les Doui-Mansour et les Doui-Hassan.

Les Doui-Obeid-Allah  sont voisins des Beni-Amer et occupent dans le Tell tous les territoires situés entre Tlemcen et Taourîrt.

La région qui s’étend vers le midi, depuis Taourîrt jusqu’au Derâ appartient aux Doui-Mansour, de sorte qu’ [à eux deux] ils possèdent le pays du Molouïa, le [Désert] qui se prolonge de là jus qu’à Sidjilmessa et la province de Derâ.

Ils occupent aussi cette portion du Tell qui correspond par sa position à la partie du Désert que nous venons d’indiquer, de sorte qu’ils dominent en maîtres sur les campagnes de Téza, de Ghassaça, de Miknaça, de Fez, de Tedla et d’El-Mâden.

Une casbah dans la vallée du Draa
Une casbah dans la vallée du Draa, Maroc

Les Doui-Hassan, possèdent les contrées situées entre le Derâ et l’Océan.

Leurs chefs habitent la ville de Noul, capitale de la province de Sous.

Bien qu’ils soient maîtres du Sous-el-Acsa et des pays voisins, le besoin de trouver des pâturages suffisants pour leurs troupeaux les oblige à parcourir les sables du Désert, jusqu’aux lieux qu’habitent les tribus porteurs du litham telles que les Guedala, les Messoufa et les Lemtouna.

Les Makil vinrent en Maghreb avec les tribus descendues de Hilal ; et l’on dit qu’à cette époque, leur nombre n’atteignit pas deux cents.

Repoussés parles Beni-Soleim, et trop faibles pour leur résister, ils s’attachèrent de bonne heure aux Beni-Hilal et se fixèrent sur l’extrême limite du pays habité par leurs pro tecteurs, Ils occupèrent ainsi la région qui s’étend depuis le Molouïa jusqu’aux sables de Tafilelt.

Établis dans le Désert occidental et devenus voisins des Zenata , ils se multiplièrent au point de peupler les plaines et les solitudes du Maghreb-el-Acsa.

Ayant soumis ces vastes contrées, ils formèrent, avec les Zenata, une confédération qui ne se brisa jamais.

Un petit nombre d’entre eux resta en Ifrîkïa, et après s’être fondu dans la masse des Beni-Kàb-Ibn-Soleim , il leur servit d’intermédiaire toutes les fois qu’il s’agissait d’entrer au service du sultan ou de faire la paix avec les autres Arabes.

Ksar ben Haddou dans le Souss-Massa-Draâ
Ksar ben Haddou dans le Souss-Massa-Draâ Maroc

Lorsque les Zenata s’emparèrent du Maghreb et en occupèrent les villes, leurs anciens alliés, les Makil, restèrent seuls dans le Désert ; et s’y étant multipliés d’une manière vraiment extraordinaire, ils soumirent les bourgades que ce peuple berbère y avait construites.

De cette manière ils devinrent maîtres des Cosour* de Sous, du côté de l’Occident, et de ceux de Touat, de Bouda, de Tementît, de Regan, de Teçabîtet de Tigourarîn, du côté de l’Orient.

Chacun de ces lieux forme un séjour à part et possède de nombreux bourgs , des dattiers et des eaux courantes.

La population de ces localités se composait principalement de Zenata , et dans chacune d’elles l’on se disputait le commandement par l’intrigue et par les armes.

En poussant vers ce côté leurs expéditions nomades, les Makil y établirent leur autorité et imposèrent aux habitants un tribut et des contributions dont ils se firent un re venu et un moyen d’agrandir leur puissance.

Zone d'étendu des populations arabes et déscendente des tribus bédouine du 11e et 14 e siècle et des armées musulmanes du 7e au 9e siècle
Zone d’étendue des populations arabes et descendante des tribus bédouine du 11e et 14e siècle et des armées musulmanes du 7e au 9e siècle 

Pendant fort longtemps, les Makil payaient au gouvernement zenatien un impôt à titre de dîme; ils lui remettaient « aussi le prix de sang [quand ils avaient tué un sujet de l’empire], et ils avaient même à supporter une taxe appelée port de bagage  dont le sultan réglait le montant à son gré.

Jamais ces Arabes ne commirent des brigandages, sur les limites du Maghreb ni sur les plateaux ; jamais ils n’interceptèrent les caravanes qui se rendaient en Soudan de Sidjilmessa et d’autres lieux : la gouvernement du Maghreb, sous les Almohades, et, ensuite, sous les Zenata, était non-seulement assez fort pour les châtier, mais il avait soin de tenir fermés les défilés qui mènent dans le Tell et de préposer de forts corps de troupes à la défense des frontières.

En récompense de leur conduite paisible, les Makil obtinrent quelques concessions ; mais ces ictâ * étaient considérés moins comme un droit que comme une faveur.

On trouve parmi eux plusieurs familles appartenant aux tribus de Soleim et de Saîd, fractions de la grande tribu des Rîah.

On y rencontre aussi quelques Amour, descendants d’El-Ath- CI) ; mais tous ces étrangers y sont en petit nombre , comme nous l’avons déjà dit.

Il en est autrement à l’égard des tribus qui proviennent d’une autre souche que les Makil, car plusieurs peuplades descendues de Fezara et d’Achdja ‘ se sont réunies à eux.

On y remarque aussi des Chedda, branche de la tribu des Kerfa ; des Mehaïa , fraction des Eïad, des clan, fraction des Hosein, des Sabbah, fraction des Akhder, sans compter quelques familles appartenant aux Beni-Soleim et à d’autres tribus.

El Aricha, dans la région de Tlemcen
Arabes d’El Aricha, dans la région de Tlemcen, Algerie

Selon l’opinion la plus répandue, l’origine des Makil est inconnue, et c’est à tort que les personnes de la tribu de Hilal qui se sont occupées de généalogies arabes les ont considérés comme un peuple hilalien.

Les Makil eux-mêmes prétendent se rattacher à la famille de Muhammad, en se donnant pour ancêtre Djâfer, fils d’Abou-Taleb ; mais il est impossible que cela soit vrai parce que les descendants d’Abou-Taleb et de Hachem  n’ont jamais formé un peuple nomade.

S’il m’est permis d’énoncer une conjecture ‘ à ce sujet, je dirai qu’ils descendent des Arabes du Yémen , car, parmi ceux-ci on trouve deux tribus qui portent le nom de Makil et auxquelles Ibn-el-Kelbi et d’autres généalogistes ont accordé une mention spéciale.

L’une de ces tribus sort de coda- Ibn-Malek-Ibn-Himyer, et son aïeul, Makil, était fils de Cab-Ibn- Olaïm-Ibn-Djenab-Ibn-Hobel Ibn-Abd -Allah-Ibn-Kinana-Ibn- Bekr-Ibn-Aouf-Ibn-Ozra-Ibn-Zeid-el-Lat-Ibn-Rofcida-Ibn-Thaur- lbn-Kelb-Ibn-Ouébera-lbn-Taghleb-Ibn-Holouan -Ibn-Eimran- lbn-el-Haf-Ibn-Codàa.

La seconde de ces tribus descendait d’El- Hareth-Ibn-kâb : le Makil dont elle tirait son origine et auquel on donnait aussi le nom de Rebiâ, était fils de Kâb-Ibn-Rebiâ-Ibn- Kâb-Ibn-el-Hareth-Ibn-Kâb-Ibn-Amer-Ibn-Eïlla-Ibn-Djeld-Ibn- Malek-Medhedj-Ibn-Oded-Ibn-Zeid-Ibn-Yachdjob-Ibn-Arîb-Ibn- Zeid-Ibn-Kehlan.

L'arbre des Qahtanite (Qahtan) les arabes pures
L’arbre des Qahtanite (Qahtan) les arabes pures, d’ou tire les origines des Banu Makil

Des deux généalogies que nous venons de rapparier celle qui s’appliquerait avec le plus de probabilité aux  Makil serait la seconde , celle qui remonte à Medhedj ; car le Makil dont on y trouve le nom, s’appelait aussi Rebia, et les collecteurs de renseignements historiques comptent précisément les descendants de ce Rebiâ au nombre des tribus qui entrèrent en Ifrîkïa avec celles de Hilal.

D’ailleurs, la tribu d’El-Hareth-Ibn- Kàb habitait auprès du Bahreïn, aux mêmes lieux où les carmats et les Arabes hilaliens se tenaient avant l’émigration de ceux-ci en Afrique.

Une observation faite par lbn-Saîd vient encore à l’appui de cette opinion : en parlant des Medhedj , il dit que ce peuple se trouvait éparpillé dans les montagnes du Yémen, et qu’au nombre des tribus dont il se compose, on comptait les Ans, les Zobeid et les Morad ; puis, il ajoute ces mots :

« Il s’en trouve aussi en Ifrîkïa une fraction qui vit sous la tente « et qui s’adonne à la vie nomade. »

Ceux dont il parle ici ne peuvent être que les Makil de l’Ifrîkïa, peuplade détachée de la grande tribu du même nom qui habite le Maghreb-el-Acsa. •

Selon les renseignements fournis par les généalogistes makiliens, leur aïeul Makil eut deux fils, Sakîl et Mohammed.

De Sakîl naquirent Obeid-Allah et Thàleb ; d’Obeid-Allah sortit la grande branche des Doui-Obeid-Allah , et de Thâleb provinrent les Thàleba , peuple qui habite la Metidja, dans le voisinage d’Alger.

Mohammed, fils de Makil eut cinq fils : Mokhtar, Mansour, Djelal, Salem et Othman.

De Mokhtar naquirent Hassan, et Chebana.

Hassan était l’aïeul des Doui-Hassan, tribu célébre qui habite le Sous-el-Acsa.

De Chebana sortirent les Chebanat, tribu établie à côté des Doui-Hassan.

Les Chebanat forment deux branches : les Beni- Thabet et les Al-Ali [famille d’Ali].

Les Beni-Thabet demeurent au pied du Sekcîouï, une des montagnes qui composent la chaîne de l’Atlas [Edren] , et ils ont, ou avaient, pour chef Yaich-Ibn-Talha.

Les Al-Ali habitent le désert de Henguîça, au pied du mont Guezoula, et ont, ou avaient, pour chef Horeiz-Ibn- Ali.

Les familles descendues de Djelal, de Salem et d’Othman s’appellent collectivement les Rocaitat et vivent en nomades avec les Doui-Hassan .

Mansour-Ibn-Mohammed eut quatre tils : Hocein, Abou-‘l-Hocein, Amran et Monebba.

Leurs descendants se distinguent collectivement par le nom de Doui-Mansour et for ment une des trois grandes branches dont nous avons donné l’indication.

Les Doui-Obeid-Allah demeurent à côté des Beui-Amer, tribu zoghbienne, et reconnaissent l’autorité des Beni-Abd-el-Ouad , dynastie zenatienne.

Le territoire qu’ils occupent [dans le Tell], s’étend de Tlemcen à Oudjda, et de là jusqu’à l’embouchure du Molouïa, puis, vers le midi jusqu’à la source du Za.

Quand ils entrent dans le Désert, ils poussent jusqu’aux bourgades de Touat et de Tementît ; mais, quelquefois, ils font un détour à gauche pour atteindre Teçabît et Tigourarîn.

Tous ces endroits servent de point de départ aux caravanes qui se rendent en Soudan.

Toujours en guerre avec les Beni-Amer et alliés fidèles des Beni-Merîn, les Doui-Obeid-Allah se livraient habituellement à des hostilités contre les Beni-Abd-el-Ouad, jusqu’à ce que ce peuple eut fondé une dynastie et formé un empire.

Toutefois, les Moncbbat, branche des Doui-Mansour, s’étaient confédérés avec les Beni-Abd-el-Ouad.

Les tombeau des anciens rois berbères zayyanides de tlemcen Gabriel-Charles Deneux (French, born 1856) tombeau des anciens toi de Tlemcen
Les tombeau des anciens rois berbères zayyanides de Tlemcen Gabriel-Charles Deneux (1856)

Yaghmoracen châtia les Doui-Obeid- Allah à plusieurs reprises et les força enfin à vivre en bons voisins.

Le gouvernement de Tlemcen acquit alors une grande supériorité sur eux et les contraignit non-seulement à payer la dîme et le droit de transit, mais aussi à marcher sous les drapeaux du sultan dans ses expéditions militaires.

Cet état de choses continua jusqu’à la décadence du royaume abd-el-ouadite , sort réservé à tous les empires.

Alors ils s’établirent dans le Tell et obligèrent le sultan à leur concéder Oudjda, Nedroma, Beni- Iznacen, Mediouna et Beni-Senous, tout en s’arrogeant le droit de toucher le tribut et les autres impôts que ces localités avaient déjà coutume de leur payer.

Aussi, presque toutes les contributions de ces pays passèrent dans leurs mains. Ils exigeaient même de toute personne qui se rendait du port de Honein à Tlemcen un droit de passage qu’ils percevaient dans la saison de l’année pendant laquelle ils habitaient cette partie du Tell maghrebin .

Les Doui-Obeid-Allah forment deux grandes tribus: les Hedadj et les Kharadj.

Ceux-ci descendent de Kharadj-Ibn-Motarref-Ibn-Obeid-Allah, et obéissent à la famille d’Abd-el-Mélek- Ibn—Feredj—Ibn-Alt-Ibn-bou-‘r-Rîch— lbn— Nehar-Ibn-Othman Ibn-Kharadj ; famille dont l’une ou l’autre des trois branches, savoir : les Eïça-Ibn-Abd-el-Mélek , les Yacoub-Ibn-Abd-el- Mélek et les Yaghmor-Ibn-.abd-el-Mélek, leur fournit des chefs.

Du temps du sultan Abou- l-Hacen, ils obéissaient à Yacouh-Ibn- Yaghmor, et lors de la prise de Tlemcen par ce souverain, ils entrèrent au service de l’empire mérinide.

Porte de Sidi Abdel Wahab Oujda au Maroc, La médina d'Oujda est fondée en 9944, près de la plaine des Angads, par Ziri Ibn Attia, chef de la tribu des Maghraouas (tribu berbère zénète des Aurès), qui y établit sa cour4. Investi par les khalifes omeyyades de Cordoue du commandement des deux Maghreb, Ziri Ben Attia décide de s’installer au centre du pays qu’il va administrer. Il fait donc le choix de créer une capitale à proximité de la source de Sidi Yahia et de montagnes pouvant éventuellement lui servir de refuge.
Porte de Sidi Abdel Wahab Oujda au Maroc, la médina d’Oujda fut fondée en 994, près de la plaine des Angads, par Ziri Ibn Attia, chef de la tribu berbères marghwa (chassé des aurès par les arabes au 7 et 8e siècle), qui y établit sa cour. Investi par les khalifes omeyyades de Cordoue .

Yahya-Ibn— el-Azz , personnage notable des Beni-Iznacen , population de la montagne qui domine la ville d’Oudjda, avait servi [alternativement] les [deux] dynasties [zenatiennes], et s’étant attaché à Abou-‘l-Hacen , il poussa ce monarque à faire la conquête des bourgades du Désert dont nous avons parlé.

Ayant reçu du sultan le commandement d’un corps d’Arabes, Ibn-el-Azz pénétra dans le Désert et occupa les Cosour ; mais les Doui-Obeid-Allah , irrités de se voir priver ainsi de leurs possessions et indignés des mauvais traitements qu’Ibn-el-Azz leur lit subir , se jetèrent sur lui et le tuèrent dans sa tente.

Ils pillèrent ensuite le camp du détachement [mérinide] que le sultan avait mis aux ordres de ce chef, et levèrent aussitôt le drapeau de l’insurrection’.

Yacoub-Ibn-Yaghmor se jeta alors dans le Désert, où il resta jusqu’à ce que la mort du sultan lui offrît l’occasion de faire sa soumission. A la suite de ces événements, la dynastie des Beni-Abd-el-Ouad remonta sur le trône de Tlemcen, et Yacoub , ayant embrassé la cause de cette famille, la servit fidèlement pendant le reste de ses jours.

Il eut pour successeur son fils Talha. Pendant la révolte de Yacoub-Ibn-Yaghmor, le commandement des Kharadj avait passé à un autre membre de la même famille , le nommé Mansour— Ibn— Yacoub -Ibn-Abd-el— Mélek.

Celui-ci transmit l’autorité à son fils Rahhou.

Lors de l’avènement d’Abou-Hammou, Rahhou obtint de ce sultan le commandement de la tribu entière, juste récompense de ses bons et loyaux services. Le commandement en second fut confié à Talha-Ibn-Yacoub.

Tel est encore aujourd’hui l’état des choses chez cette tribu.

Ce fut à contre-cœur que Talha consentit à remplir une position subordonnée; aussi, de temps en temps, il dispute à Rahhou le haut commandement.

Les Kharadj se divisent en plusieurs branches, savoir : les Djeâouna, les Ghosl, les Metarfa et les Othamna, familles qui descendent respectivement de DjAouan, de Ghacel, deMotrefet d’Othman, tous fils de Kharadj.

Le droit de leur commander appartient aux descendants d’Othman. Avec les Kharadj demeure un peuple pasteur, appelé Mehaïa, qui tantôt se dit appartenir à la tribu d’Eïad et tantôt à la fa mille de Mihya-Ibn-Motref-Ibn-Kharadj.

La tribu appelée les Hedadj du nom de son ancêtre Hedadj- lbn-Mehdi-Ibn-Mohammed-Ibn-Obeid-Allah, demeure à l’occi dent des Kharadj, dans le voisinage des Doui-Mausour.

Maîtresse de la ville et des environs de Taourîrt, elle reconnaît presque toujours la souveraineté des Mérinides, dynastie dont elle tient ses ictâ et à l’autorité de laquelle tout ce territoire est soumis ; mais, dans quelques rares occasions, elle a embrassé le parti des Beni-Abd-el-Ouad.

Le droit de commander aux Hedadj est exercé par trois de leurs familles : les Harîz-Ibn-Yacoub-Ibn- Heba-Ibn-Hedadj , les Menad-Ibn-Rizc-Allah-Ibn-Yacoub-Ibn- Heba, et les Fekroun-Ibn-Mohammed- Ibn-Abd-er-Rahman-Ibn- Yacoub.

Du temps du sultan [mérinide] Abd-el-Azîz, ils eurent pour chef Abou-Yahya-es-Saghîr (le petit) lbn-Mouça-Ibn-You- çof-Ibn-Harîz.

La mort d’Abou-Yahya suivit celle du sultan et le commandement passa à son fils.

Le chef appartenant à la fa mille Menad se nommait Abou – Yahya-Ibn-Menad.

Il exerçait l’autorité avant Abou-Yahya-es-Saghir, et on le distingue de son successeur par le surnom de Kebîr (le grand). Un autre de leurs chefs, Abou-Hamîda-Mohammed-Ibn-Eïça-Ibn-Menad , exerce aujourd’hui chez eux le commandement en second, comme lieu tenant du grand chef Abou-Yahya-es-Saghîr.

Il fait de fréquentes courses dans le Désert, où il poussa bien loin ses expéditions militaires, pénétrant même dans la région des sables afin d’y attaquer les peuplades porteurs du litham.

Les Thàleba forment une tribu-sœur des Obeid- Allah et descendent de Thàleb-Ibn-Ali-Ibn-Megguen-Ibn-Sakîl.

Ce Megguen était frère d’Obeid-Allah-Ibn-Sakîl [aïeul des Doui -Obeid-Alïah] .

Ils ont maintenant leur demeure dans la plaine de la Metidja, près d’Alger, mais auparavant, ils avaient habité Titeri, région occupée à présent par les Hosein.

Ce fut à une époque très-reculée qu’ils s’établirent à demeure dans le pays de Tîteri ; probablement vers le temps où les Doui-Obeid-Allah prirent pos session du territoire qui appartient maintenant aux Beni-Amer.

Ceux-ci se tenaient alors dans la région où les Soueid demeurent aujourd’hui.

Établis d’abord sur la limite du Tell dans lequel ils avaient pénétré en passant par le Guezoul , [ les Thâleba ] s’avancèrent graduellement jusqu’aux plaines de Médéa et se fixèrent dans la montagne de Tîteri, appelée aussi la montagne d’Achîr parce qu’elle renfermait la célèbre ville de ce nom.

Quand les Beni-Toudjîn établirent leur domination sur les plateaux du Tell et s’emparèrent du Ouancherîch, [leur chef] Mohammed- lbn-Abd-el-Caouï marcha sur Médéa et s’en rendit maître.

Il se passa alors une suite de guerres et de trêves entre lui et les Thâleba, jusqu’à ce qu’enfin une députation de leurs chefs vint le trouver [pour négocier une paix].

Il les fit tous arrêter, et ayant attaqué sur le champ le reste de la tribu, il en massacra une grande partie et s’empara de leurs richesses.

Quelque temps après, il leur enleva Tîteri et les envoya habiter la Metidja.

La mitidja dans la région d'Alger dominé par les Banu Thaaliba Banu Makil
La mitidja dans la région d’Alger dominé par les Banu Thaaliba Banu Makil

Les Beni-Hosein obtinrent alors de ce chef la possession de Tîteri et devinrent, à son égard, comme des sujets tributaires.

En effet, ils consentirent à lui payer l’impôt et des contributions, et à lui fournir un contingent de troupes pour ses expéditions.

Les Thâleba ayant obtenu la protection des Beni-Melîkich , tribu sanhadjienne, se fixèrent dans la Metidja où ils continuent à vivre sous la domination de ces nouveaux maîtres.

Nous aurons ailleurs l’occasion de rappeler cette circonstance.

Quand les Beni-Merîn se furent emparés du Maghreb central et qu’ils eurent mis fin à la puissance des Melîkich , les Thàléba demeurèrent maîtres de la Metidja et y restèrent sous le commandement de la famille S«bâ-Ibn-Thâleb-lbn-Ali-lbn-Megguen- Ibn-Sakîl.

Ils racontent que ce Sebâ s’était rendu auprès des Almohades et que ceux-ci avaient placé sur le haut de son turban une pièce d’or pesant plusieurs pièces ordinaires ; voulant ainsi lui donner une grande marque d’honneur.

J’ai entendu dire à un de nos cheikhs que cette distinction lui fut accordée pour le récompenser de sa conduite respectueuse envers l’imam El-Mehdi qui, étant arrivé à pied chez les Thâleba , reçut de lui une monture.

Le commandement des Thâleba appartenait d’abord à la famille de Yacoub-lbn-Sebâ, laquelle était fort nombreuse.

Il passa ensuite aux Beni-Honaich , autre branche de la même maison , mais lorsque le sultan Abou-‘l-Hacen se fut emparé des états abd-el-ouadites et qu’il eut envoyé en Maghreb-el-Acsa les princes descendus de Yaghmoracen, un cousin de Honaich , appelé Abou-Hamlat-lbn-Aaïd-lbn-Thabet, devint chef de cette tribu.

Abou-Hamlat mourut de la peste, vers le milien du huitième siècle, à l’époque où le sultan Abou-‘l-Hacen débarqua an port d’Alger en revenant de Tunis.

Le commandement passa ensuite à lbrahîm-lbn- Nasr [-Ibn-Honaich] .

Ce chef garda le pouvoir jusqu’à sa mort, événement qui eut lieu quelque temps après la soumission du Maghreb-el-Acsa et du Maghreb central à l’autorité du sultan Abou-Einan Ibrahîm eut pour successeur son fils Salem.

Pendant tout ce temps, les Thâleba continuèrent à payer des impôts et des redevances, d’abord aux Melikîch et ensuite aux chefs qui gouvernaient la ville d’Alger.

Entre les années 760 (1359) et 770, lors de la révolte d’Abou- Zîan et des Hosein contre Abou-Hammou , les Arabes se remuèrent de nouveau et le chef des Thâleba prit une part très-active à ces démonstrations hostiles.

Salem-Ibn-Ibrahîm-lbn-Nasr-lbn- Honaich-lbn-bou-Hamîd-Ibn-Thabet-Ibn-Mohammed – Ibn-Sebâ [telle était sa généalogie] se montra tantôt ami, tantôt adversaire du sultan Abou-Hammou, et lors de la prise de Tlemcen par les Mérinides, il se rangea du côté des vainqueurs et continua, pendant quelque temps, à entretenir des rapports d’amitié avec la cour du Maghreb d’Abd-el-Azîz , dressa des piéges à Salem-Ibn-Ibrahîm, mais ce chef, les ayant découverts, fit venir Abou-Zîan à Alger et le proclama souverain [du Maghreb central].

En l’an 779 (1377-8), Abou-Hammou se mit en campagne et dispersa les révoltés.

Salem prit alors le parti d’abandonner Abou-Zîan et de faire sa soumission.

Quelque temps après ces evénemens, Abou-Hammou bloqua Salem dans les montagnes de la Mitidja et au bout de quelques jours il le décida à capituler.

Alors, sans avoir •égard aux engagements qu’il venait de contracter , le sultan fit conduire son prisonnier à Tlemcen où on le tua à coups de lance.

Telle fut la fin d’un chef que les Thàleba n’étaient pas dignes de posséder.

Après cet acte de perfidie, Abou-Hammou s’acharna contre les frères , la famille et la tribu de sa victime jusqu’à ce que l’esclavage , la mort et la confiscation de leurs biens les eurent ruinés et anéantis.

La grande mosquée d'Alger construite par Yussuf ibn Tashfin émir des Almoravides
La grande mosquée d’Alger construite par Yussuf ibn Tashfin émir des Almoravides 11e siècle

Les Doui-Mansour , ou Beni-Mansour- Ibn-Mohammed, forment la grande majorité de la tribu de Makil et occupent la frontière méridionale du Maghreb-el-Acsa, depuis le Molouïa jusqu’au Derâ se partagent en quatre branches :

les Aulad-Hocein, les Aulad-Bou l-Hocein , les Amarna et les Monebbat.

Hocein et Bou’-l’Hocein [ tous deux fils de Mansour] naquirent d’une même mère ; et leurs frères consanguins , Amran , l’aïeul des Amarna , et Monebba, l’aïeul des Monebbat, naquirent aussi d’une même mère.

Les descendants d’Amran et’ de Monebba s’appellent collectivement les Ahlaf (confédérés).

Les Aulad-Bou-‘l-Hocein, devenus trop faibles pour se livrer davantage à la vie nomade, s’établirent à demeure fixe dans des bourgades qu’ils érigèrent au milieu du Désert, entre Tafilelt et Tîgourarîn.

Les Aulad- Hocein sont assez nombreux pour former la masse-des Doui-Mansour , et assez puissants pour dominer sur le reste de cette tribu.

Ils reconnaissent à la famille de Ghanem-Ibn-Djermoun le droit de leur fournir des chefs, et sous le règne d’Abou’l-Hacen , ils obéissaient à Ali-Ibn-Djermoun , petit-fils de Djerrar-lbn-Arefa- Ibn-Fars-Ibn-Ali-Ibn-Fars-Ibn- Hocein-Ibn-Mansour.

Ce chef mourut à la suite du revers éprouvé par les Mérinides à Tarifa [ en Espagnol et eut pour successeur son frère Yahya duquel lu commandement passa à Abd-el-Ouahed , fils de Yahya. Abd- el-Ouahed transmit l’autorité à son frère Zékérïa.

Ahmed-Ibn- Rahhou-Ibn-Ghaneni, cousin de Zékérïa, lui succéda et fut en suite remplacé par son frère Tara auquel succéda son cousin, Youçof-lbn-Ali -Ibn-Ghanem, le même qm gouvernera tribu aujourd’hui.

Sous le rogne de Yacoub-Ibn-Abd-el-Hack et sous celui de son fils Youçof, les Mérinides livrèrent plusieurs combats aux Makil.

Dans l’histoire de cette dynastie nous parlerons de l’expédition que Youçof-Ibn-Yacoub entreprit contre eux, quand il partit de Maroc et leur inlligea un rude châtiment dans le désert du Dera.

le ksar de Tamegroute, au Maroc, située à une vingtaine de kilomètres de Zagora, sur l'ancienne route de Tombouctou, dans la vallée du Drâa.
Le ksar de Tamegroute, au Maroc, située à une vingtaine de kilomètres de Zagora, sur l’ancienne route de Tombouctou, dans la vallée du Drâa.

A l’époque où ce prince se trouvait dans la partie orientale de ses états, et s’occupait de faire le siége de Tlemcen,  les Makil envahirent les frontières du Maghreb, depuis le Derà jusqu’au Molouïa et Taourirt ; ils livrèrent même plusieurs combats à Abd-el-Ouehhab-Ibn-Saèd , gouverneur du Derà , client de la famille royale et grand officier de l’empire.

Dans une de ces rencontres, Abd-el-Ouehhab perdit la vie.

Les Mérinides étant rentrés en Maghreb après l’assassinat de leur sultan Youçof- Ibn-Yacoub, se hâtèrent de venger la mort du gouverneur du Dera, ct ayant forcé ces Arabes à rentrer dans l’obéissance, ils les obligèrent à payer dorénavant l’impôt en toute soumission.

Dans la suite, l’influence de l’empire s’affaiblit à un tel degré, que les Makil ne payaient plus rien à moins d’y être contraints par la force des armes , et cela dans les rares occasions où le sultan en avait les moyens à sa disposition.

Entre les années 750 ( 1 349-50 ) et 760 , après la prise de Tlemcen par Abou-Einan, les Banu Makil accordèrent leur protection à Sogheir-Ibn-Amer qui s’était réfugié chez eux.

Ruines de la mosquée Mansurah de Tlemcen Algerie
Ruines de la mosquée Mansurah de Tlemcen Algerie

Ayant ainsi encouru la colère du sultan, ils prirent tous la résolution de répudier son autorité, et jusqu’à sa mort, ils continuèrent à se maintenir en état de révolte et à rester dans le Désert avec Sogheir.

A la mort d’Ahou-Einan , le sultan Abou-Hammou occupa Tlemcen, entreprise dont nous parlerons ailleurs, et les Mérinides marchèrent encore sur cette ville. Abou-Hammou et Sogheir prirent alors la fuite et cherchèrent un asile chez ces Arabes.

Une victoire remportée par les Makil sur l’armée mérinide aux environs de Tlemcen, compléta la rupture qui s’était déclarée entre eux et l’empire; aussi, dès ce moment, ils s’attachèrent au parti d’Abou-Hammou, et en récompense de leurs services, ils obtinrent de ce prince la concession d’une partie des plaines que renferme le territoire de Tlemcen.

En l’an 763 (1361-2), lors de la mort du sultan Abou-Salem, une grande commotion’ se mani festa dans le Maghreb par suite de la révolte des fils du sultan Abou-Ali, lesquels s’étaient emparés de Sidjilmessa. Tant que dura cette insurrection, les Makil y prirent une part très-iictive. [Leur chef] Ahmed-Ibn-Rahhou eut ensuite un démêlé avec Abou-Hammou, et pour se venger de ce sultan, il fit venir Abou- Zîan, petit-fils du sultan Abou-Tachefîn, et envahit avec lui le territoire de Tlemcen.

Cette démonstration lui coûta la vie, ainsi que nous le raconterons ailleurs. Plus tard, les Makil devinrent assez redoutables pour se faire concéder par le gouvernement [mérinide] la plus grande partie des impôts fournis par le Derà et la possession des territoires qui dépendent de Tedla et d’El – Mâden; territoires situés aux débouchés des défilés par lesquels ils entraient dans le Maghreb, soit pour y passer les printemps et les étés, soit pour y faire leur provision de blé.

Quant à Sidjilmessa, cette ville n’appartient pas à eux, mais mais bien à leurs frères, les Ahlaf. Parlons maintenant du Dera. Ce pays méridional est tra versé par un grand fleuve qui prend sa source dans le Deren [l’Atlas], montagne qui donne aussi naissance au fleuve Omm- Rebiâ. Celui-ci traverse les plateaux) les plaines du Tell, mais le Derà coule vers le sud-ouest et se perd dans les sables du pays de Sous ‘.

C’est sur les bords de cette rivière que s’élèvent les bourgades de la Derà.

Ksar du Touat, Algerie
Ksar du Touat, Algerie

Il y a aussi un autre grand fleuve qui se dirige vers le midi, en dérivant un peu vers l’est, et qui se perd dans les sables un peu au-delà de Tîgourarîn.

Sur la rive occidentale de ce fleuve on rencontre successivement les bourgades de Touat, de Tementît, et de Regan.

C’est auprès de cette dernière localité qu’il disparaît dans les sables.

Au nord de Regan se trouvent les bourgades de Tementît, et au nord-est, on ren contre ceux de Tîgourarîn.

Tous ces endroits sont situés derrière la ligne des dunes appelées l’Areg.

Les montagnes de Deren forment par leur assiette, une ceinture qui enferme le Maghreb El-Acsa depuis Asfi jusqu’à Teza.

Au midi de cette chaîne s’élève le Neguîça. montagne occupée parles Sanhadja et dont l’extrémité qui touche au mont Heskoura s’ap pelle Djebel-Ibn-Homeidi.

De là plusieurs autres chaînes de montagnes se détachent parallèlement les unes aux autres , et vont atteindre la Mer-Romaine [la Méditerranée], auprès de Badis.

L’on peut donc considérer le Maghreb [El-Acsa] comme une île, entourée au sud et à l’est par des montagnes, et à l’ouest et au nord par la mer.

répartition moderne du chamito-semitque, les arabes en orange et les berbères en violet
La répartition moderne du chamito-semitque, les arabes et sémites (maltais, socotri, amharique,tigré, mehri, syriaque et hebreux),  en orange et les berbères en violet

Ces montagnes et les plaines qu’elles renferment sont habitées par des peuplades berbères dont personne, excepté celui qui les a créées, ne peut estimer le nombre.

Les rares chemins qui mènent dans le Maghreb à travers ces hauteurs sont toujours couverts d’une foule de voyageurs appartenant aux tribus qui occupent ces localités. Le Dcrâ, après s’être perdu dans les sables, entre Sidjilmessa et le Sous, reprend sa course et va se jeter dans l’Océan entre Noun et Ouadan.

Ses bords sont couverts de bourgades entourées de dattiers en quantité innombrable.

Tadénest, la capitale de cette région , est une grande ville , fréquentée par des marchands qui y vont acheter de l’indigo : ils le paient d’avance , en attendant son extraction de la plante par les moyens de l’art.

Les Aulad-Hocein sont maîtres de ce territoire, ils ont soumis les Berbères- Sanaga et les peuplades qui habitent , soit dans les environs , soit sur le versant de la montagne voisine.

Ils leur font payer des contributions forcées, des sauf-conduits et des impôts, pendant qu’ds jouissent eux-mêmes de certains ictâ que le sultan leur a concédés en re tour de leurs services comme percepteurs des impôts réguliers.

Immédiatement à l’occident des Aulad-Hocein demeurent les Chebanat, branche des Aulad-Hassan.

Grâce à cette position avantageuse, ils se font payer quelques redevances par le peuple du Derâ.

Cette portion des Doui-Mansour que l’on désigne par le nom des Mal’ (affidés, confédérés) se compose des Amarna et des Monebbat.

Wadi Nahr Zīz , Tafilalet qui fut un centre commercial important pendant de nombreux siècles; porte principale du Sahara, il a servi de lieu d'échange entre le Nord et l'extrême Sud. C'est par cette région que s'effectuait le transit de l'or, des épices, du sel et des esclaves provenant du
Wadi Nahr Zīz , Tafilalet  au Maroc, qui fut un centre commercial important pendant de nombreux siècles; porte principale du Sahara, qui servi de lieu d’échange entre le Nord et Sud. C’est par cette région que s’effectuait le transit de l’or, des épices, du sel et des esclaves provenant du « Soudan » (balad es-soûdân). Le Tafilalet a joué dans l’histoire du pays un rôle de premier plan. L’ancienne Sijilmassa vit naître en 1631 la dynastie alaouite. Le roi actuel, Mohammed VI, est le descendant direct de Moulay Ali Charif, fondateur de la dynastie filalienne ou allaouite.

Le territoire qu’ils habitent touche à la frontière orientale de celui qui est occupé par les Aulad-Hocein.

La partie du Désert qu’ils parcourent avec leurs troupeaux renferme Tafîlelt et les plaines voisines; dans le Tell ils fréquentent les bords du Molouïa, les bourgades d’Outat et les territoires de Teza, de Botouïa et de Ghassaça.

Ils perçoivent dans toutes ces localités des redevances et des impôts, sans compter le produit des ictâ qu’ils y tiennent du sultan.

Bien qu’ils se livrent assez souvent à des hostilités contre les Aulad-Hocein, l’esprit de corps les porte à faire cause commune avec eux quand il s’agit d’une contestation avec quelqu’autre tribu.

Le droit de commander aux Amarna appartient à la famille Modaffer-Ibn-Thabet-Ibn-Mokhlef-Ibn-Amran, et sous le règne d’Abou-Einan, ils eurent pour chefs Talha-Ibn-Modaffer et son fils Ez-Zobeir.

Aujourd’hui, ils obéissent à Mohammed, fils d’Ez- Zobeir, et à Mouça, frère de ce Mohammed.

Le commandement en second est exercé par la famille d’Omara-Ibn-. …. 1 -Ibn- Mokhlef, la même à laquelle appartient Mohammed-el-Aaïd.

Les Soleiman [ou Sliman] lbn-Nadji-Ibn-Omara , une autre branche des Ahlaf, parcourent le Désert avec leurs troupeaux; il leur arrive même très-souvent d’intercepter les caravanes du Soudan et d’attaquer les bourgades situées dans le salué.

De nos jours , les Monebbat ont pour chef Mohammed-Ibn-Obbou-Ibn- Hocein-lbn-Youçof- Ibn-Feredj-Ibn-Monebba.

Son frère et prédécesseur, Ali-lbn-Obbou, commandait la tribu sous le règne d’Abou-Einan.

Le commandement en second appartient à leur cousin, Abd-Allah-Ibn-el-Haddj-Amer-lbn-Bou-‘l-Bére- kat-Ibn-Monebba.

Les Aulad Hocein sont à présent plus nom breux que les Monebbat et les Amarna » réunis ; mais, dans les premiers temps de la dynastie mérinide, les Monebbat jouissaient de la supériorité numérique.

Ils étaient alors alliés des Beni- Abd-el-Ouad et formaient l’avant-garde de Yaghirmoracen-Ibn- Zîan, quand ce prince enleva Sidjilmcssa aux Almohades.

Les Mérinides ayant ensuite pris cette ville, tuèrent tous les chefs des Monebbat et tous les Abd-el-ouadites qui s’y trouvaient.

Plus tard, ils attaquèrent les Monebbat dans leurs déserts, et leur firent éprouver des pertes tellement considérables que la tribu en est encore aujourd’hui fort réduite.

La région occupée par les Othamna touche à la limite occidentale de celle qu’habitent les Beni-Mansour.

A côté d’eux se trouvent les Aulad-Salem.

Le Derà est situé en dehors de leur territoire, mais ils possèdent le désert qui l’avoisine.

Après eux , vers le sud-ouest, on rencontre les Aulad-Djelal.

Ceux-ci occupent l’extrémité de la partie cultivée du Dera , et à l’occident ils ont pour voisins les Chebanat, tribu dont les possessions s’étendent jusqu’à la mer.

Ils se composent des Aulad-Ali et des Aulad-bou- Thabet.

Les Aulad-Hassan se tiennent derrière eux, du côté du sud-ouest, et occupent même une portion de territoire qu’ils ont enlevé aux Chebanat par la force des armes. *

Nous avons déjà dit au sujet des Doui-Hassan , Arabes de la province de Sous, que c’est d’eux, des Chebanat et des Rocaitat que se compose la tribu des Beni-Mokhtar-Ibn-Mohammed.

Il y en a encore deux autres branches : les Djîabna et les Aulad-Berïa.

Ils occupaient autrefois , conjointement avec leurs frères , les Doui-Mansour et les Obeid- Allah, tout le territoire du Molouïa jusqu’à l’embouchure de cette rivière.

Ils y étaient encore quand Ali-Ibn-Yedder-ez-Zekenderi, soi-disant descendant des Arabes de la première invasion (celle des Omeyyades?) et devenu seigneur de la province de Sous après la retraite des Almohades, s’engagea dans une contestation avec les Guezoula nomades qui occupaient les plaines et les montagnes de ce pays.

Voyant la guerre traîner en longueur, il appela à son secours les Beni-Mokhtar.

Ces Arabes quittèrent aussitôt le Molouïa, emmenant avec eux leurs familles et leurs troupeaux, et allèrent se joindre à lui.

Arrivés dans le Sous et trouvant que ce pays était presque vide de tribus nomades, ils s’empressèrent d’occuper une localité dont ils appréciaient les avantages : le désert de cette région leur offrant d’abondants pâ turages pour leur troupeaux.

Les Guézoula vinrent s’incorporer dans la tribu qui les avait vaincus et ajoutèrent ainsi au nombre de ses nomades.

Les habitants des bourgades situées dans les pays de Sous et de Noul firent leur soumission à ces Arabes et en obtinrent la paix moyennant un tribut.

Les remparts de Taroudant au Sud-Ouest du Maroc située dans la plaine du Souss, chef-lieu de la province du même nom.
Les remparts de Taroudant au Sud-Ouest du Maroc située dans la plaine du Souss, chef-lieu de la province du même nom.

Taroudant, un de ces bourgs, est situé dans la province de Sous et s’élève sur le bord d’une rivière, nommée aussi le Sous, qui descend d’une montagne et va se jeter dans la mer à une journée de distance au nord de l’embouchure de la rivière Massa.

C’est à ce dernier endroit que se trouve le célèbre ribat du même nom.

A une journée au midi de l’embouchure du Massa et sur le bord de la mer, on rencontre le zaouïa de Bou-Nêman.

Tagaost est situé sur la rivière Noul, à l’endroit où elle quitte la montagne de Neguîça pour se diriger vers l’ouest.

Ifri est à une journée de Tagaost : les Arabes n’essaient pas même à le soumettre, mais ils ont occupé les plaines qui l’environnent.

Tout le territoire que nous venons de décrire avait appartenu à l’empire almohade dont il formait une des provinces les plus étendues; mais, à la chute de cette dynastie, il demeura tout-à- fait détaché du gouvernement central et resta débarrassé des liens qui l’assujettissaient au sultan.

La famille Yedder établit sa domination sur une partie de cette région comme nous venons de le dire.

Ali-Ibn- Yedder , qui eu soumit les bourgades, avait sous ses ordres une troupe de mille cavaliers.

Son successeur, Abd-er-Rahman-Ibn-el-Haeen-Ibn-Yedder, transmit l’autorité à son frère Ali-Ibn-el-Hacen.

Avant de mourir, il eut à soutenir une guerre contre les mêmes Ambes dont sa famille s’était procure l’appui, et en 705 (1305-6)et les an nées suivantes, il essuya plusieurs échecs Parvenu enfin, en l’an 708, à faire tomber leurs chefs dans un piége, ils les fit tous mourir à Taroudant.

Les Mérinides eurent plusieurs fois à combattre les Makil de la province de Sous.

Dans une de ces affaires, Yacoub-Ibn-Ahd- el-Hack soutint, avec un corps mérinide, les Chebanat qui fai saient la guerre aux Beni-Hassan ; et un nombre considérable de ceux-ci y perdit la vie.

Quelque temps après, Youçof-Ibn-Ya- coub, sultan mérinide, bloqua les Beni-Hassan dans Tamskrout et les força à payer une contribution de 1 8,000 chameaux.

En l’an 686(1287), il marcha encore contre eux et leur tua beaucoup de monde, et lorsque la tribu abd-el-ouadite des Beni-Gommi se fut réfugiée chez eux, il les fit attaquer à plusieurs reprises parce que leurs protégés s’étaient révoltés contre son autorité.

Nous parlerons encore de ces événements dans l’histoire du sultan Youçof-Ibn-Yacoub.

Quand les Zenata mérinides eurent consolidé leur domination dans le Maghreb, Abou-Ali, fils du sultan Abou-Saîd, détacha Sidjilmessa du royaume de son père pour en faire un gouverne ment à part.

A la suite de cette transaction qui termina une guerre civile, les Arabes nomades de la province de Sous, tels que les Chebanat et les Beni-Hassan, se réunirent autour d’Abou-Ali et le poussèrent à faire la conquête des bourgades de ce pays.

Cédant à leurs instances, il quitta le Derâ, traversa la frontière de ses états et emporta Ifri d’assaut.

Ali-Ibn-el-Hacen prit la fuite et chercha un asile dans les montagnes de Neguîça, auprès des Sanaga, et ne rentra dans son pays que plus tard.

Le sultan Abou-‘l-Hacen étant parvenu à vaincre son frère [Abou-Ali]et à soumettre leMaghreb entier ,prêta l’oreille aux sug-gestions de ces mêmes Arabes et résolut de faire une tentative contre les bourgades de Sous.

Hassoun-Ibn-Ibrahîm-Ibn-Eïça de la tribu d’Irnîan, auquel il confia un corps de troupes pour cet objet, marcha avec les Arabes vers ces cosour et s’en empara.

Ayant ensuite prélevé la dîme dans la province de Sous, il concéda à ses alliés des icta situés dans ce pays, et les chargea du recouvrement des impôts à venir , moyennant le partage.

Cet arrangement réussit parfaitement pendant quelque temps, mais les revers éprouvés par le sultan Abou-‘l-Hacen vinrent tout bouleverser et le Sous reprit son ancien état.

Encore aujourd’hui, cette province est en dehors de l’action du gouvernement [mérinide] ; les Arabes s’en approprient les revenus, et se sont partagés les populations imposables.

Cette classe y est complètement tributaire, puisqu’elle se compose de Masmouda et de Sanhadja, peuples soumis aux impôts depuis long temps.

Les branches nomades de ces mêmes [tribus berbères] subissent également la domination des Arabes et doivent prendre part à leurs expéditions militaires : aussi les Guezoula marchent avec les Beni-Hassan, pendant que les Chebanat se font accompagner par les Zegguen et les Lakhs, branches de la tribu de Lamta.

Le droit de commander aux Doui-Hassan appartient à la fa mille d’Abou-‘l-Khalîl-Ibn-Amer-Ibn-Ghofair-Ibn-Hacen-Ibn- Mouça-Ibn-Hamed-Ibn – Saîd – Ibn Hassan – Ibn – Mokhtar.

Leur chef actuel s’appelle Makhlouf-Ibn-Abi -Bekr-Ibn – Soleiman- Ibn-Hacen-Ibn-Zjan-Ibn-Abi-‘l-Khalîl.

Quant aux Chebanat, j’ignore à quelle de leurs tribus ils reconnaissent le droit de commandement.

Ils sont toujours en guerre avec les Beni-Hassan, et, la plupart du temps, ils ont les Rocaitat pour confédérés.

Les Chebanat sont plus proches voisins du pays habité par les Masmouda et des montagnes de Deren que ne le sont les Doui-Hassan, dont le territoire est situé plus en avant dans le Désert.

Du temps d’Ali-Ibn-Yedder, sultan de Sous , les Chebanat eurent pour chef Hariz-Ibn-Ali-Ibn-Amer-Ibn Ali-Ibn-Chebana.

Les chefs des Guezoula invoquèrent le secours de cette tribu contre les habitants du Sous, et, secondés par elle, ils vainquirent leurs ennemis.

Ce fut alors que les Chebanat se fixèrent dans ce pays.

Quand ils l’eurent subjugué en entier, les Doui-Hassan allèrent s’emparer de Noul.

Ceux-ci avaient demeuré auparavant dans le pays qui s’étend depuis Ras-el-Aïn et Garet jusqu’au Zîdour.

Plus tard, ils firent la guerre à Ali-Ibn-Yedder et le tuèrent dans une bataille.

Garet est maintenant habité par les Beni- Oura.

Le mot oura signifie voisinage en langue berbère.

(fin)

Fichier: Storm driven.jpg

Les Banu Maqil (المعقل) étaient une confédération de tribus arabes originaire du Yémen qui émigra vers l’Afrique du Nord au XIe siècle.

Ibn Khaldoun disait qu’ils étaient un groupe de nomades arabes du Yémen, confirmé par Ibn al-Kalbi et Ibn Saïd. (certainement pour le prestige ils prétendent être d’ascendance alide hachémite.)

La première vague étaient relativement peu nombreuse : soit : 200 individus d’après Ibn Khaldoun.

Les Banu Sulaym s’opposaient à leurs arrivés et les ont repoussés. Ils se sont ensuite alliés aux Hilaliens et sont entrés sous leurs protection, qui leur a permis de nomadiser dans le nord du Sahara entre la Moulouya et les oasis du Tafilalet. Un petit groupe d’entre eux sont cependant resté en Tunisie, et brièvement travaillé comme vizirs lors de la victoire des Banu Hilal et Banu Sulaym, qui avaient fraîchement battu les Zirides.

Ils deviennent de plus en plus nombreux, cela est dû au fait que certaines parties des nombreuses autres tribus arabes se joignirent à eux dont certains des Banu Sulaym.

Dès leurs arrivé au Maroc, ils se sont alliés avec les berbères Zenata. Après le déclin de l’autorité des Almohades, les Banu Maqil ont  profité des tensions déjà présentes pour prendre le contrôle de différents ksour et oasis dans le Souss, le Draâ, Touat et Taourirt sur lesquels ils avaient imposé des taxes, tout en donnant une certaine quantité de l’argent collecté pour les rois Zenataconcurrents.

Sur cette aire géographique étendue, il constitue la langue maternelle d’une population de type maure, en majorité arabe ou arabisée. À l'origine dialecte des Bédouins du clan des Banu Hassa
Sur cette aire géographique étendue, il constitue la langue maternelle d’une population de type maure, en majorité arabe ou arabisée. À l’origine dialecte des Bédouins du clan des Banu Hassan Banu Maqhil

Aujourd’hui

Leurs descendants sont aujourd’hui présent au Sud-Ouest de l’Algérie (Tlemcen),  l’Algerois (les Banu Thaaliba), au Sud du Maroc en Mauritanie, dans le Sahara. (les Banu Hassan)

Ceux de l’ouest parlent une variété de l’arabe unique appelé le Hassaniya, qui est nommé d’après les Banu Hassan (fractions des Banu Maqil).

Il reste une tribu makilienne des Banu  Hassan en Orient du coté de la Jordanie dont le territoire s’étend de Mafraq , Zarqa , Irbid , Jerash à Hamamah.

Chinguetti ( arabe : شنقيط Šenqīṭ) est un ksar ou un centre commercial médiévale dans le nord de la Mauritanie , situé sur le Plateau Adrar est de Atar .Ancienen place forte des berbères, elle devenue celle des Arabes Banu Hassan Banu Maqhil
Chinguetti ( arabe : شنقيط Šenqīṭ) est un ksar ou un centre commercial médiévale dans le nord de la Mauritanie , situé sur le Plateau Adrar est de Atar .Ancienne place forte des berbères, elle devenue celle des Arabes Banu Hassan Banu Maqhil 

Les Beni Hassan  sont les descendent de Hassan ben Mokhtar ben Mohamed, le deuxième fils de l’ancêtre Maqil. Ils étaient donc les cousins ​​des Beni Mansour

Ils arrivent dans l’actuel territoire du Sahara occidental dans le Sud du Maroc et en Mauritanie au xive siècle et prennent rapidement l’avantage sur les populations berbères sanhadja de la région, qui sont largement arabisées au début du xve siècle.

Une révolte des Sanhadja en 1644 contre les Hassaniya déclenche la guerre du Char Bouba .

Le dialecte des Banu Hassan, devenu hassaniyya, est toujours parlé en Mauritanie, au Sahara occidental, au sud du Maroc, au sud-ouest de l’Algérie et dans le Nord du Mali.    La sous-tribu Banu Hassan n’est cependant pas limitée aux descendants de Hassan, ils comprennent également les ‘Shebanat (fils de Shebana le frère de Hassan) et les Reguitat qui descendent des autres fils de Mohamed;  à savoir Jalal, Salem et Uthman.  

Ils ont erré dans le Sous et l’extrême- Sous (aujourd’hui le sud du Maroc) , mais qu’ils avaient initialement vécu comme des nomades près de la rivière Melwiya avec leurs proches voisins; les Banu Ubayd Allah et les Banu Mansour, lors de leurs arrivée dans le Sous fut impulsé par le gouverneur almohade de cette région qui les a invités à se battre pour lui lors d’une rébellion locale. 

Arabe sur un chameau
Arabe sur un chameau

Les Beni Ubayd Allah

Les Banu Ubayd Allah sont les descendent de Ubayd Allah ibn Sahir (ou Saqil), fils de l’ancêtre Maqil.  

Ils étaient le plus grand sous-groupe de la Maqil et ont vécu comme des nomades dans les collines du sud entre Tlemcen et Taourirt .

Dans leur Voyage ils sont allé jusqu’à la rivière Melwiya dans le nord et le Touat au  sud.  P

lus tard les Beni Ubayd Allah ce sont  divisé en deux sous-tribus: Les haraj et kharaj  

La Moulouya est un fleuve marocain qui prend naissance à la jonction du massif du Moyen et du Haut Atlas dans la région d'Almssid dans la province de Midelt . Il est long de 600 kilomètres et se jette dans la Méditerranée, dans la région du Rif, dans les plaines de Kebdana, à l’extrême nord-est du Maroc. Son embouchure est située à 14 km de la frontière algérienne.
La Moulouya est un fleuve marocain long de 600 kilomètres et se jette dans la Méditerranée, dans la région du Rif, dans les plaines de Kebdana, à l’extrême nord-est du Maroc. Son embouchure est située à 14 km de la frontière algérienne.

Beni Mansour 

Le Banu Mansour descendent de Mansour ibn  Mohamed, le deuxième fils de l’ancêtre Maqil.

 Ils ont vécu comme des nomades entre Taourirt et la vallée du Draa .

A un moment ils ont contrôlé la zone entre le fleuve Moulouya et Sijilmasa , en plus de Taza et Tadla .

 Ils étaient le deuxième plus nombreuse des sous-tribu Maqil après les Beni Ubayd Allah. 

La Qasbah d'Alger, la ville avant l'arrivée des ottomans étais tenu par les Arabes Banu Thaliba Banu maqil
La Qasbah d’Alger, la ville avant l’arrivée des ottomans étais tenu par les Arabes Banu Thaliba Banu maqil

Les Banu Thaaliba

Les Banu Thaaliba étaient les descendants de Thaalab ibn Ali ibn Bakr ibn Sahir (ou Saqir ou Suhair) fils de l’ancêtre Maqil. Ce groupe a été moins heureux que leurs parents car ils ont abandonné le nomadisme et ce sont sédentarisés dans une région proche d’Alger .

Ils y ont vécu pendant quatre siècles et finalement ils ont perdu leurs influence majeure après avoir subi de lourdes pertes dans de multiples guerres qui les opposent au berbères Abdelwadid et leurs chef Yaghmurâsan Ibn Zayan

. Ils vivent encore de nos jours dans la région d’Alger et de certaines partie de Kabylie,  mais la grande majorité de leurs descendants habitent la ville d’Alger.

Notice Bio Ibn Khadldoun :

Statue d'Ibn Khaldoun a Tunis
Statue d’Ibn Khaldoun a Tunis

Ibn Khaldoun, en arabe ابن خلدون (ibn khladoun), de son nom complet Abou Zeid Abd ur-Rahman Bin Mohamad Bin Khaldoun al-Hadrami(né le 27 mai 1332 à Tunis et mort le 17 mars 1406 au Caire), est un historien, philosophe, diplomate et homme politique arabe. Sa façon d’analyser les changements sociaux et politiques qu’il a observés dans le Maghreb et l’Espagne de son époque a conduit à considérer Ibn Khaldoun comme un « précurseur de la sociologiemoderne ». Ibn Khaldoun est aussi un historien de premier plan auquel on doit la Muqaddima (traduite enProlégomènes et qui est en fait son Introduction à l’histoire universelle et à la sociologie moderne) et Le Livre des exemples ou Livre des considérations sur l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères. Dans ces deux ouvrages résolument modernes dans leur méthode, Ibn Khaldoun insiste dès le début sur l’importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification à l’aune de critères purement rationnels. Georges Marçais affirme que « l’œuvre d’Ibn Khaldoun est un des ouvrages les plus substantiels et les plus intéressants qu’ait produit l’esprit humain ».

Ibn Khaldoun de son nom Abou-Zeid-Abd-er-Rahman, surnommé Wéli-‘d-Dîn (ami de la religion), fils de Mohammed, fils de Mohammed, fils de Mohammed, fils d’El-Hacen, fils de etc., etc., fils de Khaldoun’, appartenait à une noble famille arabe dont l’aïeul, Waïl-Ibn- Hodjr, prince de la tribu qahtanite de Kinda, avait embrassé l’islam dans la dixième année de l’hégire *. Les Kinda habitaient alors le Hadramawt, province située dans le Sud de la Péninsule arabique. Khald, surnommé Khaldoun, huitième descendant de Ouaïl, passa en Espagne avec un détachement de troupes tirées du Hadramawt, et se fixa dans Carmona. Vers le milieu du troisième siècle de l’hégire, sa famille alla s’établir à Séville, et pendant longtemps elle fournit à l’Espagne musulmane une suite de généraux habiles et de savants distingués.

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Une réflexion au sujet de « Les arabes des Banu Maqil du Maghreb : »

    abouqaada a dit:
    23 février 2015 à 7 h 39 min

    n’en déplaise aux berberistes

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