Silves ville des poètes al-Gharb al-Andalus Portugal :

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Remparts de la forteresse Omeyade de Silves al-Gharb al-Andalus Portugal À l'époque musulmane, la principale ville de la région (Gharb al-Ândalus, الغرب الأندلس en arabe) est Silves. Au début du xie siècle, le califat de Cordoue éclate en plusieurs petits royaumes ou taïfas. L'Algarve est partagée entre le taïfa d'Algarve et celui de Silves. Ces deux royaumes sont conquis par le taïfa de Séville en 1051 et 1063, respectivement. Après la chute des Almoravides en 1147, le taïfa de Silves retrouve brièvement son indépendance avant de tomber sous le joug des Almohades en 1151.
Remparts de la forteresse Omeyyade de Silves al-Gharb al-Andalus Portugal.  À l’époque musulmane, la principale ville de la région (Gharb al-Ândalus, الغرب الأندلس en arabe) est Silves. Au début du xie siècle, le califat de Cordoue éclate en plusieurs petits royaumes ou taïfas. L’Algarve est partagée entre le taïfa d’Algarve et celui de Silves. Ces deux royaumes sont conquis par le taïfa de Séville en 1051 et 1063, respectivement. Après la chute des Almoravides en 1147, le taïfa de Silves retrouve brièvement son indépendance avant de tomber sous le joug des Almohades en 1151.

Al-idrissi (1099-1161) à la page 217 de sa description d’al-Andalus reviens sur les arabes yéménites de Silves (en arabe : شلب Shelb) au Portugal et la haute qualité de leurs poésie  :

« Silves , jolie ville bâtie dans une plaine , est entourée d’une forte muraille. Ses environs sont plantés en jardins et en vergers ; on y boit l’eau d’une rivière qui baigne la ville du côté du midi , et qui fait »*»0 tourner des moulins. La mer Océane en est à trois milles du côté de l’occident. Elle a un port sur la rivière et des chantiers. Les mon tagnes environnantes produisent une quantité considérable de bois qu’on exporte au loin. La ville est jolie et l’on y voit d’élégants édifices et des marchés bien fournis. Sa population ainsi que celle des villages environnants se compose d’Arabes du Yémen et d’autres , qui parlent un dialecte arabe très-pur ; ils savent aussi improviser des vers , et ils sont tous éloquents et spirituels, les gens du peuple aussi bien que les personnes des classes élevées. Les habitants des campagnes de ce pays sont extrêmement généreux ; nul ne l’emporte sur eux sous ce rapport. La ville de Silves fait partie de la province d’ach-Chinchîn , dont le territoire est renommé par ses jardins plantés de figuiers ; on exporte ces figues vers tous les pays de l’Occident; elles sont bonnes, délicates, appétissantes, exquises. »

Beaucoup d’arabes Lakhmides (souche yéménite) ce sont installer dans la région de Silves. Notamment les Banu Muzayn, Banu Millah, il y avais aussi les grandes familles comme les Banu Lubb ibn Murarrif al-Maaferi, les Banu Sana’un ibn Sufyan qui ont tous produit des hommes de lettres, poètes, imams, jurisconsultes exerçant à Silves  un autre clan arabe dirigeant de Silves, les Banû Habib al-Ansâri.

Un arabe et un chrétien jouant au échecs al-Andalus
Un arabe et un chrétien jouant au échecs à al-Andalus

Ibn Ammar (10311086) était un poète musulman Muwallad né dans la ville de Silves, dans le Gharb al-Ândalus, sur le territoire de l’actuel Portugal. Il a été premier ministre de la taïfa de Séville. Bien qu’étant pauvre et n’ayant aucune réputation, il avait un grand talent dans la poésie. C’est grâce à la poésie qu’il se lie d’amitié avec le jeune Abbad III qui deviendra sultan.

Le poète Ibn Ammar était réputé pour être imbattable aux échecs, selon Abd al-Wahid al-Marrakushi, sa victoire aux échecs contre Alphonse VI de Castille a convaincu le roi de se tenir éloigné de Séville.

Après la mort de son père Abbad II, Al-Mutamid ibn Abbad al-Lakhmi dit Abbad III devient roi , et nomme ibn Ammar premier ministre. Le célèbre roi et poète al-Mutamid ibn Abbād al-Lakhmi ; né 1040 à Beja, al-Gharb al-Andalus sur le territoire de l’actuel Portugal, et mort en 1095 à Aghmat au Maroc, (10401095) hérita de son père le talent poétique et le caractère impitoyable, et lui succéda sur le trône de Séville, en 1068.

La ville de Silves al-Gharb al-Andalus Portugal

Le père, d’al-Mutadid Ibn Abbad constatant l’influence « négative » que le poète ibn Ammar avait sur le prince héritier, le banni de  la taifa de Séville, mais une devenu roi de la taifa de Séville (al-ishbiliya en arabe ) en 1069, après la mort de son père, al-Mu’tamid ibn Abbad nomme directement son ami Ibn Ammâr wali de Silves et lui offre ces vers (extrait de L’Espagne et la Sicile musulmanes, aux XIe et XIIe siècles, Pierre Guichard) juste avant son départ :

2. Salue le palais d’al-Saadjib et demande-lui s’il est toujours aussi beau
3. C’était la demeure des lions et des blanches beautés.  Admirable repaire! Admirable demeure pour les femmes!
4. Que des nuits ai-je passées là, auprès d’une jeune beauté aux larges hanches, à la mince ceinture.
5. Que des doigts des jeunes filles blanches ou brunes ont fait à mon cœur ce que font les blanches épées et les lances brunes.
6. Que des nuits ai-je passées au barrage (sud) de la rivière avec une femme dont le bracelet semblait la courbure de la pleine lune!
7. Elle passait la nuit à me verser le vin enivrant de ses regards et, à ses moments, celui de sa coupe ou celui de sa bouche.
8. Puis, quand sur sa guitare elle jouait un air guerrier, je croyais entendre le cliquetis des épées et me sentais saisi d’une ardeur martiale.
9. Elle enleva sa robe pour faire apparaitre un rameau de saule délicat et flexible. Qu’il était beau le bouton qui s’ouvrait pour laisser apparaître la fleur!

Ammar est à l’origine de l’annexion de Murcie au royaume de Séville et a convaincu le sultan Abbad III de le nommer gouverneur. C’est ainsi qu’il se proclame roi, et qu’il coupe toute relation avec le sultan. Mais il perd rapidement le pouvoir, et il se fait attirer dans un guet-apens et il se fait capturer. Emprisonné à Séville, il se réconcilie finalement avec le sultan, mais pour un certain temps seulement. Les deux hommes rentrent quelque temps après en conflit, et le sultan tue Ammar de ses propres mains.

La taifa de Silves 1027–1150

Autres poètes de Silves ou ayant vécu à Silves (liste non-exhaustive) :

Ibn Badrun, Marwan Abou Abd al-Malik mort en 1211. poète arabe et historien. Ibn Badrun est né à Silves, au Portugal, et a vécu à Séville à la cour de Yakub Abu Yusuf l’almohade (1163 à 1184). Sharh qasidat Ibn Abdun al-marufah bi-al-basamah fīal-tarikh wa-al-adab.

Ibn Asside : Abd Allah ibn Muhammad ibn Asside poète , philosophe né à Silves

Meryem Al-Ansariya : Meryem Bint Abi Ya’qub al-Ansari al-Fusauli est native de Silves issue des arabes Ansar; elle vécu à  Ishbilya (Séville) en 1009. Elle s’est rendue célèbre par sa poésie à travers tout le monde islamique. Elle enseigna la littérature aux femmes.

As-Silbiya : poétesse de grande renommée dans la Silves sous la domination berbère des almohades. Elle rédigea de nombreuses suppliques auprès du souverain almohade sous forme de poème.

Ibn Qasi : Abu al-Qasim Ahmad ibn Husayn ibn Qasi, natif de Silves, était un soufi, un dirigeant politique de l’opposition contre la dynastie des Almoravides à Al-Gharb Al-Andalus et gouverneur de la Taifa de Mértola. Il est né et mort (assassiné) dans Silves en 1151. Il était un ami de Ibn al-Arif. Ibn Qasi a écrit un traité « Déchaussement des Sandales », ce livre tourne autour de la philosophie, le soufisme d’Ibn Qasi et d’Histoire. Ibn Arabi a écrit un commentaire sur certaines parties de ce traité. Il était aussi un allié et ami de Afonso Henriques, premier roi du Portugal.

Ibn al-Milah : Abu-l-Qasim Ahmad ibn Muhammad ibn al-Milah al-Lakhmi était un poète et panégyriques de la cour du roi abbadide al-Mou’tadid de la Taifa de Séville issue des Bani Lakhm.

Ibn at-Talla : Abu-l-Walid Hisam ibn Muhammad al-Qais ibn at-Talla as-Silbi « 1082-1156 »

Ibn as-Sid : Abu Muhammad ‘Abd Allah ibn Muhammad ibn as-Sid al-Batalyawsi (444-521/1058-1127) poète, philosophe, grammairien, lexicographe et juriste.

ibn Wazir : Abu Bakr Muhammad ibn Sidra ‘Abd al-Wahab ibn Wazir al-Qaisi  né à Silves?,? -¿mort à la . Bataille de Las Navas de Tolosa, 1212), poète inspiré appartenant à une famille arabe qaysite de la région de l’Algarve (al-Gharb), dont l’action politique et militaire  a été décisive pour la mise en œuvre de la dynastie almohade en al-Andalus. Il a écrit de la poésie.

Source et Bibliographie:

http://adabarabiqadim.blogspot.fr/2009/01/les-hommes-de-lettres-du-gharb-dans-al.html

https://books.google.fr/books?id=EjBvF5XX-2cC&lpg=PA93&ots=P_n58AxuQW&dq=ibn%20habib%20silves&hl=fr&pg=PA93#v=onepage&q=ibn%20habib%20silves&f=false

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