Populations Arabes Pre-Hilaliennes (VII au XIe siècles) des Junud al-Futuh ou armées des conquêtes (al-Maghreb) :

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Expansion Islamique ver l'ouest sous l'égide des Omeyyades de Dimashq
Expansion Islamique en Occident sous l’égide des Omeyyades de Dimashq. source ; R Roolvink dans « Historical Atlas of the Muslim Peoples ».

Populations Arabes Pre-Hilaliennes du VII et XIe des Junud al-Futuh ou armées des conquêtes (al-Maghreb) :

L’arabisation du Maghreb (l’occident islamique composé de l’Hispanie, de l’Afrique du nord, Malte et la Sicile, terres qui n’était pas étrangères à la culture sémitique, suite à la colonisation et la domination phénicienne) c’est faite en deux phase : la première lors des « conquêtes Islamique »  qui toucha les villes uniquement (en afrique du nord, car al-andalus étant quasi totalement arabisé) et la deuxième lors des  invasions « bédouines » qui toucha les campagnes et les villes.

Contrairement à l’idée propager par certains, la première phase de l’arabisation de cette zone c’est produite avec la migration de populations arabes composé de commerçants, fonctionnaires, et de soldats principalement, donc une « colonisation de peuplement » propre à tout les empires, et additionné à l’arabisation d’une partie des berbères, Goths, Ibères et du reste des « latins, grecs, et phéniciens de la région ».

Dans une série de témoignages de voyageurs, géographes et historiens arabes orientaux (al-Mashariqa) et occidentaux (al-Maghariba), nous avons établis un tableau des populations arabes venu avant « l’ère Hilalienne »  depuis l’époque du Califat Rashidun au Califat Abbassides. (641-909), les premières zones d’arabisation était citadine d’abord en Ifriqiya et en al-Andalus principalement.

Le Maroc accusait un retard dans l’arabisation comme l’explique l’Encyclopédie du Maroc Vol 5 page 36 (Mustapha Sehimi) : « Enfin, et surtout, il faut tenir compte du vide culturel créé par le départ en Andalousie (conquise en 92 de l’hégire) de l’élite « arabo-marocaine ». En effet, l’Andalousie était vite devenue le deuxième pôle d’attraction après Kairouan en Ifriqiya. (..)  Il faut rajouté surtout  la révolte berbère anti-omeyyade partie de Tanger  mais  aussi comme la souligné Mustapha Sehimi : « Une autre raison au retard de l’arabisation du Maroc est la prédominance du caractère rural du pays ». 

Dans la période du califat omeyyade et aussi sous les Abbassides, les centres de rassemblement des arabes en Ifriqiya les plus importants étaient al-Qayrawan, Tunis et le Zâb (l’actuel Constantinois algérien). La capitale de la province, de par sa destination originelle, en fixa naturellement un grand nombre au sein duquel se trouvaient représentés la plupart des clans connus : des Kalbites, des Ma’àfirites, des fractions de Muzayna et de Juhayna, les Tannuth, les Tujayb, les Taym de Rabî’a,des Qaysites et des Tamîmites, sans oublier l’aristocratie ansaro-qurayshite. La famille qurayshite des Fihr y occupait une place privilégiée À Tunis et dans le Zâb (Algérie), se concentrèrent surtout des groupements arabes de la deuxième vague (abbasside), dominés, par l’apport des Banu Tamim.

Yazid ibn Hàtim, gouverneur Abbasside de Kairouan entre 155 et 170 de l’hégire, après avoir démobilisé une partie de l’armée arabe omeyyade (de Kairouan), nous dit Hichem Djait, « la fixa en contingents tribaux dans la vallée de la Medjerda et dans le Cap Bon (nord tunisien), ce dont témoignent les toponymes conservés jusqu’à ce jour de Lezdine (tribu arabe des Azd), de Mahrine ( tribu arabe de Mahra), de Kalbine (tribu arabe de Kalb) etc.. » source : »L’Afrique arabe » Hichem Djait et « Histoire Generale de La Tunisie Tome 2 »

Ne sont pas mentionnés dans les « armées de conquête » les dynasties Qurayshites comme les  Sulaymanides d’al-Tilimsan, les Idrissides d’al-Fas, les Oqbides-Fihrides d’al-Qayrawan et les Omeyyades d’al-Qurtuba, qui représente l’élite de la noblesse arabe.


map-libya en arabe

Libye : 

1) Al-Bakri  (1014- 1094) décrivait les arabes Hadramites et Sehmites de Ouaddan (Waddan) en Libye dans le Fezzan 

2) Al-Bakri décrivait les  « mille cavaliers Arabes » de Lebda entre Tripoli et Cherous en Libye :  « Ce lieu est habité par une tribu arabe qui se compose d’environ mille cavaliers ils sont en guerre avec toutes les tribus berbères qui les environnent et ont sur elles une supériorité marquée quoiqu’elles puissent en se réunissant mettre sur pied plus de vingt mille hommes tant cavalerie qu’infanterie »

3) Ibn Khaldoun signalait la présence des Bédouins des Banu Qorra installé à Barqa en Libye, seule population arabe nomade du Maghreb avant l’invasion des Banu Hilal, Banu Sulaym et Banu Maqil à l’époque abbasside. Il le disait en ses termes : « Jusqu’à l’époque que nous venons d’indiquer, les Arabes nomades n’avaient pas eu de stations au-delà de Barqa, province où les Beni-Qorra , branche de la tribu de Hilal-Ibn-Amer , étaient venus s’établir. » Ibn-Saîd al-Andalusi  dit : « Parmi les descendants de Ghatafan , il se » trouve à Barqa, les Héïb, les Rouaha et les Fezara ; » 

4) Al-Yaqubi signalait la tribu arabe des Banu Modlej lié a Quraysh dans le district d’Alexandrie (Egypte) dans la région de Barqa (Libye),

5) Toujours selon al-Yaqubi ,  entre Barqa et Alexandrie, à al-Rammâda district de « Lubiya » (Libye) ce trouvais des Bani Modlej avec d’autres tribus arabe issue des Banu Bali et Banu Juhayha.

6) Selon al-Yaqubi dans la périphérie de  Barqa ce trouvais dans les montagnes du coté est de Barqa les tribus arabes :  al-Azd, Lakhm, al-Sadaf et d’autres yéménites dans les montagnes de l’ouest celle des arabes issus des « Ghassanides, des Judham, al-Azd et Tujayb et d’autres. » 

7) al-Tijani (1306-1309) signale quant à lui des Banu Tamim de Tadjoura,  à l’époque Hafside, et que, le chateau de Tadjoura en Libye (14 km de Tripoli), fut construit « par Hamid ibn Djaria père des Djouari » (fractions Dabbab des Banu Sulaym) et qu’il peupla la zone avec une peuplade venu de « Ardh Abd Rab ». « Cette population dit-il  » qui s’attribue une origine arabe, prétend descendre de Tamim (Banu Tamim), et s’etre établis sur ce territoire de « Abd Rab » dès les premières années de la conquête de l’afrique par les arabes, et y avoir été fixé jusqu’à l’époque ou Hamid Ibn Jaria al-Sulami la déplaça et la transporta sur le pays de Tadjoura«  (Page 212 Rihla ou voyage dans la régence de Tunisie d’al-Tijani)


map-tunisie en arabe

Tunisie :

1) La région de kairouan (al-Qayrawan en Tunisie ) selon al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays). était peuplé d’arabes qurayshites (fihr, makhzoum), Mudarites, de Rabi’a, de Qahtan (kinda, tanukh, lakhm, aws khazraj ghassan etc), et a une journée de Kairouan des Bani Adi (tribu d’Omar ibn al-Khatab)  et Banu Hashim.

2) La région de Baja (beja Tunisie 50km de l’Algérie)  selon al-Yaqubi était peuplé « d’anciens Banu Hachim » et « leurs soldats » (arabes) .

3) Toujours selon al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays) qui décrit des arabes dans la ville ifriqiyienne de Maggana (Sud Ouest de la Tunisie).

4) Al-Idrīsī, Kitāb nuzhat al-muštāq (1100-1165) op cit. p.131, décrivait les arabes des « Bani Ziyad de Carthage ».

5) Le géographe  al-Bakri (1014- 1094)  nous parlait de la colonie Ansarite Madinat al-Ansariyyin (des Ansars de Médine) sur le territoire du gouvernorat du Kef, Tunisie.   ), située à une journée de Laribus, est ainsi nommé parce que quelques descendants de Djaber ibn Abd’Allah l’Ansar ( Djaber ibn Abd Allah as-Selemi (ra) ; natif de Médine, fut un des Ansars. Qui participa a de nombreuse bataille) y avaient fixé leur séjour (Cette localité ce nomme encore Qala-t- Djaber; elle est à sept lieues ouest de Kef prés du territoire Algerien).

6) Al-Bakri (1014- 1094) op cit. p.135-6 disait que « Les seigneurs de cette ville  (Monastir en Tunisie) sont des Qoreïchides et descendent d’Er-Rebiâ ibn Soleiman , qui colonisa cette place lors de son arrivée en Ifrîkiya. On trouve dans Monestîr des Arabes , des Berbcrs et des Afarec. » 

7) Ibn Khaldoun (1332- 1406) nous parlait des Lakhmides de Benzert Bizerte en Tunisie,.

8) al-Bakri op cit. p.324 parlait des arabes « de Sebîba , (..) ville habitées par une population arabe nommée Beni ‘al-Moghallès (..) »

9) Un contingent de Syriens formant le « Jund  as-Shami’yun» était établis à Tunis, et une famille Ghassânîde s’illustra, en particulier plus tard, à Tunis à l’époque Hafside (Slimane Mostafa Zbiss p24 « Inscriptions de Tunis.. »)

10) Dans la ville tunisienne de  Satfura à deux jour de Kairouan ya des peuplades de Quraysh et Qud’aa ( Al-Yaqubi repris par AA Duri dans « The Historical Formation of the Arab Nation p72)


map-algeria en arabe

Algerie : 

1) Selon al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays). la ville algérienne  de Tobna capitale Abbasside du Zab  était : « peuplé d’Arabes Qurayshites (fihr, makhzoum, hachem) et d’autres arabes des différentes armées« . ( Al-Yaqubi repris par AA Duri dans « The Historical Formation of the Arab Nation p72)  » Autre auteur oriental Ibn hawqal (920-982) nous parlait  aussi « des arabes de Tobna » issue du « jund ».  Hichem Djait dans « l’Ifriqiya arabe » en parlant du Zab : »..le Zâb, considéré comme une marche, attira dans ses multiples garnisons un grand nombre de soldats, si bien qu’il se forma une armée du Zâb qui, profitant des démêlés entre Kairouan et Tunis, imposa son chef Ibn al-Aghlab (établis a Tobna) comme un personnage de premier plan, puis comme gouverneur »

2) Selon Al-Yaqubi à l’époque Abbasside  la ville de Baghai en Algérie était peuplé « d’Arabes et leurs soldats »

3) Selon  al-Bakri op cit. p.153 « La population de Mîla  (en Algerie prés de Constantine et Skikda) se compose d’Arabes, de gens de la milice et d’hommes de race mélangée.», al-Yaqubi (Buldan , p13 version arabe et p86 version latine) disait qu’elle était dominé par le clan arabe des Banu Abd as-Samad avec un chef arabe du nom de Musa ibn al-Abbas ibn abd as-Samad de la tribu des banu sulaym, Al-Nowaïri  disait en parlant d’un autre clan arabe de Mila qu’ils était issus de Rabi’a et leur chef avait le nom Hassan ibn Ahmad (gouverneur Aghlabide). Le jund Hims (Jund Emese Homs) qui selon Mohammad Talbi (« l’émirat aghlabide page 79) citant al-Nuwairi,  ce trouvait à sa tête un kalbite du nom de Mâlik b. al-Mundir alKalbî  « du jund d’Émèse (Homs), en garnison à Mila »

4) Al-Bakri op. cit p.170  décrivait  les arabes Qahtanites et Qaysites de Tolga située au nord de Bentious  en Algerie,   » (..)  composait de trois villes, entourées chacune d’une muraille de briques, et d’un fossé.(..)  habitée par des gens de sang mêlé (muwallad), l’autre par des Arabes d’origine yéménite, et la troisième par une peuplade appartenant à la tribu arabe de Qais » 

5) Al-Bakri (1014- 1094) op.171  parlait des arabes Qurayshites   de Sidi Okba (Tehuda) ,pas loin de Biksra en Algerie.

6) Ibn Hawkal op cit. p.242  décrivait les arabes de la ville algerienne de Belezma en ces termes : « est une ville moderne,  fondée par des Arabes , dont les descendants s’y trouvent encore.(..) » al-Yaqubi dit que Belezma est peuplé des  Banu Malik issu « des Banu Tamim et de leurs client » (The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

7)  al-Ya‘qûbî  (‘-?-995), Kitāb al-buldān (Livre des Pays).: 349 reviens sur les arabes  de Medjana en Algerie : «(..) Ses habitants sont un groupe (qawm) qu’on nomme les Sanâjira (arabe). On dit que leur origine est de Sinjâr, dans le Diyâr Rabî‘aIls servent comme jund pour le pouvoir aghlabide.». Al-Idrīsī, Kitāb nuzhat al-muštāq, à la page. 262 et al-Bakri (1014- 1094) dans sa Description de l’Afrique septentrionale; à la page 323 confirme la présence de ses arabes à  Medjana

8) Al-Bakri (1014- 1094)à la page 178 parlait des Aghlabides de Setif et al-Yaqubi dit explicitement qu’il ce trouvait une peuplade arabe du nom de des « Banu Usluja des Banu Assad b. Khozaima »  voire al-Yaqubi , Kitab al-Buldan en arabe à la page 13 ou The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

9) Dans la ville de Maqqara  (Cité d’Ifrîqiya d’ou est issue al-Maqqari est à une vingtaine de km au Sud-Est de Msila en Algérie). Al-Yaqubi (repris par AA.Durri) signalait les arabes de la tribu des Banu Dabba  (The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

10) Ma’din dans le zab Algérien était peuplé selon al-Yaqubi par  des  arabes issus de Sadd ibn Tamim (Banu tamim) ( repris dans « The Historical Formation of the Arab Nation » (RLE: The Arab Nation) Par A A Duri. page 72

11) al-Bakri signalait que la ville de Bentious était peuplé d’arabe qurayshite appelé Banu Kharadj ( al-Bakri Kitāb al-Masālik wa-al-Mamālik)


Le maghreb et al-Andalus en 731 sous les Omeyyades par osprey
L’Occident en 731 sous les Omeyyades par osprey

Maroc Avant la révolte berbère 740-743 de Tanger les villes marocaines du nord de Lixus, Tanger, Kasr Saghir (708-709) et Volubilis jusqu’à Tlemcen et Tahert sur le territoire algérien avait des garnissons de soldats arabes comme à Ribat Shâkir :  « Ok’ba ibn Nâfi en avait déjà laissé dans le même but (Cad islamisé) quelques-uns de ses compagnons, parmi lesquels Shâkir et d’autres. » Nous disait l’auteur Ibn Idhari. A l’avènement d’Idriss I, le « Rawd al-Qirtas » nous dit que 500 immigrants arabes venu d’Ifriqiya et d’Al-Andalus en 804  lesquels organiseront l’administration (vizirat) idrisside et sont fils Idriss II recrutera une armée d’arabes ifriqiyiens et andalous (et les ribadi révolté contre al-Hakam de Cordoue en 818) vers l’état idrisside et Fès. P. Cressier et Mohamed Méouak  exprimait cette situation en ses termes  :  « Ont a l’impression qu’au temps des califes de Damas, la partie la plus occidentale de l’afrique du nord n’était pas tenue par des garnisons importantes .(..) Ne lui trouvant guère d’intérêt propre en dehors du butin et en particulier des esclaves qu’elle pouvait fournir, ils jugeaient qu’elle était utile surtout pour relier les territoires conquis en Afrique et en Espagne, ce qui pouvait ce faire a moindre coût. (..) La faiblesse de la présence  militaire expliquerai aussi la facilité avec laquelle, de Tanger, les insurgés berbères prirent possession de l’Ex-Mauritanie. Ensuite les abbassides ne sont pas parvenus à rétablir l’autorité du califat d’orient sur le Maghreb al-Aqsa. » source : « Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental » de Patrice Cressier et Mohamed Méouak.

1) Selon al-bakri (1014-1094) op cit. p.234 235,  la population de Sebta (Ceuta Maroc-Espagnol) se composait en partie « d’Arabes, appartenant à la tribu de Sidf (sadaf) », cette tribu était originaire du Hadramaout, province du Yémen.(..) « les berbèrès viennent de Asilah et  Basrah.

2) Al-Bakri (1014-1094) op cit. p.249 . à Qalat ibn Kharroub au nord du Maroc dans la région de Tanger  nous disait qu’elle était peuplé d’Arabes  des Banu Khawlan (souche yéménite issu du jund omeyyade de la conquête), population nombreuse vivant dans l’abondance »

3) Ibn Khaldoun, racontais l’histoire des Banu-Salah Ibn Mansur al-Himyari (issu des arabes du sud par les Himyarites) de Nekor dans le Rif au nord du Maroc prés d’al-Hoceima. Fondé par Salih le Himyarite soldat de l’armée Omeyyade.

4) Ibn Abi Zar nous explique les circonstances de l’arrivée des arabes ifriqiyiens et andalous à Fès sous Idris II : « Idris II lorsqu’il eu achevé la construction de la ville (de Fès) et l’eut entourée de murailles et dotée de portes, y établis les tribus, donnant aux Arabes Qaysites depuis la porte d’Ifriqiya jusqu’à la porte de fer dans le quartier des Kairouannais, il installa la tribu de Azd à coté d’eux, et les Yahsub à coté de ces dernières, de l’autre coté il installa les tribus (berbères) de Sanhaja, Luwata, Masmuda et al-Shaykhan chacune a sa place, leur ordonnant de labourer la terre et de la cultiver » (Ibn Abi Zar, al-Rawd al-Qirtas, tr, Huici, 1964 I, p89-90)

5) Al-Bakri reviens sur les Arabes de Qoda’a de la ville de Basra al-Hamra : « Le principal cimetière est sur une montagne, à l’orient de la ville (de Basra al-hamra);  le cimetière occidental porte le nom de macbera Quda’a «le cimetière des gens appartenant à la tribu  arabe des Codâa» ( (p221, description de l’afrique)

Map d'al-Andalus faite-par 'Al-Idrissi. réalisé par Konrad Miller (Allemagne) en 1926 en arabe mais avec des caractères latins
Map d’al-Andalus faite-par le géographe arabe ‘Al-Idrissi. réalisé par Konrad Miller (Allemagne) en 1926 en arabe mais avec des caractères latins orienté sud en haut

Dans les pays suivants (Espagne, Portugal et Italie) les arabes (à cause des croisés : Francs, Normands, Castillans et Galliciens etc) sont rentrés en Afrique du Nord dans les états Hammadites, Almohades, Hafsides, Merinides, Saadiens, Zayyanides, et dans les régences ottomanes d’Alger, de Tunis et Tripoli principalement. Les arabes «Qahtanites» originaires du Yémen (Ansar, Azd, Kuda’aLakhm, Ma’afir, Tudjib, Yahsub, Kinda , Khawlan,etc.); et les «Arabes du nord» ou «Mudarites» dont la principale tribu est celle de Kais qui regroupe les Kinana, les Thakif, les Tamin, les Fihr, les Makhzum et les Omeyyades, moins nombreux au total que les Yéménites dans la Péninsule Ibérique. Ces arabes était installé dans les vallées de l’Êbre, du Guadalquivir et du Genil, autour de Tolède, ainsi que sur les bas plateaux et les plaines  côtières de Beja et de Murcie ainsi qu’autour de Valence, d’Alcira et de Jâtiva.

Les andalous se considéraient comme étant des Arabes (Ibn Arabi, al-Lakhmi, al-Qaysi, al-Umawi), ainsi le savant Said at-Taghlibi al-Andalusi (1029-1070) (« Jawāmi al-akhbār al-umam min al-Arab w al-Ajam) expliquait au 11e siècle que le « monde arabe est divisé en deux, al-Andalus et le Maschreq (sans l’Egypte)» entre les deux « ont ne parlait l’arabe qu’a Fez, et quelques secteur de l’Ifriqiya (soit quelque zones du Constantinois de la Tunisie , et  Tripolitaine), et à Alexandrie. »   Selon  Maribel Fierro (2004),  Ibn Hárit al-khushaní et Ibn al-Faradi  ont composé un dictionnaire biographiques au 10e siècle, qui traitait à la fois des personnes qui ce sont distingués dans les arts, les sciences, etc  environ 30% des personnages portent une nisba Arabes, tandis que dans le dictionnaire biographique d’Ibn Baskuwál, composé au 12e siècle le pourcentage est plus élevé,  il monte à 48% soit ‘une personne sur deux.

Al-Andalus (Espagne et Portugal) 

Les Ansar était  à Liria, dans le val d’Uxô et à Sagonte, les Banu ‘Isa de Dénia et deux autres familles de Jérica et de Murviedro (Sagonte) faisaient remonter leur origine au Ansars ( Banu khazraj) (Dis. y op., II, p. 229-235)
voir E. I. (1), IV, 32.

Les Makhzoumites à Cordoue

Les Lakhmides à Saragosse et Almeria

Les Kuda’ites à Onda. .

Les Kaisites dans les régions montagneuses du pourtour de Valence

A Seville les Banu Hajjaj et les Banu Khaldoun al-Kindi originaire du Hadramawt, les Ghafiqites du Yemen( al-Ghafiqiyun) (Conflict and Conquest in the Islamic World: A Historical Encyclopedia (2)..publié par Alexander Mikaberidze . Abu Marwān ibn Ḥayyān (987 – 1076) nous dit, et repris par Ibn Khatib le Jund d’Emesa  (Jund Hims) était dans la ville de Séville.

Ibn Hazm (jamharat ansab al-‘Arab,) indique deux familles Ansars, à al-Saraqusta (Saragosse) et l’autre à Madinat Sidonia .

Al-Istakhri quant à lui signale que « Malaga est habité par des Arabes » issu principalement du Jund Urdun (Jordanie)

Les Kinanites  constitué le groupe le plus considérable à Todmir, en particulier la fraction des Kinanites ‘Atakies dont Ibn al-Faradi et Al-Dabbi citent de nombreux représentants depuis l’époque la plus reculée . Ibn Hazm insiste sur leur nombre, leur richesse et leur puissance ( Djamhara, p. 179; Linajes, n° 10). Mais d’autres tribus ou clans étaient également représentés: les Daws (Djamhara, p. 361; Linajes, n° 47), les Djudham (Djamhara, p. 396; Linajes, n° 63) et à Elche en particulier les Kama’a (Djamhara, p. 228; Linajes, n° 17). Al-Udhri (1003–1085) , enfin, indique quelques lignages de cette région (p. 2 et 15).

Ibn Hazm signale aussi la tribu yéménite des Banu Ma’afir: les Banu Djahhafà à Valence et les Banu Mufawwiz de Jâtiva.

Selon Abu Marwān ibn Ḥayyān,nous dit Ibn Khatib, le Jund (division) de Damas (Jund Dimashq) était répartit dans la province d’Elvira (Madinat Ilbira).

Selon Abu Marwān ibn Ḥayyān (987 – 1076) , repris par Ibn Khatib le Jund de Jordanie (Jund Urdun)  était répartie dans la province de Rayya

Toujours selon Abu Marwān ibn Ḥayyān (987 – 1076), repris par Ibn Khatib le jund de Palestine (Jund filastin) dans la région  de Sidonie (Madinat Sidonia)

Selon Abu Marwān ibn Ḥayyān (987 – 1076), toujours repris par Ibn Khatib, le jund de Quinnasrine (Jund Qinasrin) dans la région de Jaén

Selon Abu Marwān ibn Ḥayyān (987 – 1076) , repris par Ibn Khatib le jund d’Egypte (Jund Misr Fustat) : une partie dans celle de Beja et une autre dans celle de Todmir.

Al-idrissi signalait la présences de « peuplades Yéménites » des environs de Silves al-Gharb al-Andalus (Portugal )

La chronique anonyme du « Dhikr Bilad al-Andalus » nous dit que la ville espagnole de « Fraga est une des capitales du Sharq al-Andalus (Espagne orientale) et que ses habitants sont d’origine arabe. Des tribus yéménites s’établirent ici lors de la conquête et leur descendants continuent  d’y vivre. ce sont des gens pieux et de foi solide » .. (Extrait du « Dhikr bilad Andalus »/ »Descripcion anonima de al-Andalus », cité par Ph.Senac, « Husun de lerida »p59)


Carte faite par le savant arabe al-idrissi , rédiger en arabe sicilien (siculo-arabe)
Carte de la Sicile faite par le savant arabe al-idrissi ,. réalisé par Konrad Miller (Allemagne) en 1926 en arabe mais avec des caractères latins (sud en haut)

Sicile

Dans la ville de Palerme et le Val di Mazzara les arabes y était en grand nombres il y avais entre autres les Banu Tamim, Banu al-Azd, Banu Kalb, al-Ansar,  Ibn al-Athîr évoque aussi la présence en ville à Palerme de la catégorie des ashrâf al-muslimûn. 

Les Banu Abd al-Samad al-Sulami (des Banu Sulaym fraction présente à ‘al-Milah en Algerie) était présent dans la ville d‘al-Karkinti (Agrigente en italien) et de Palerme.

Les Banu Qurhub de Syracuse lié au Tamim par les Aghlabides  ‘The Muslims of Medieval Italy’ p47. Par Alex Metcalfe


Haplogroup-J1 dit arabid d'Eupédia, moins les zones non-habités
Haplogroup-J1 dit arabid d’Eupédia, moins les zones non-habités

Traces « supposées »  au niveaux génétique (coté paternelle),  qui sont selon les termes d’Eupédia : « J1 est un haplogroupe typiquement sémitique constituent la plus grosse partie de la population de la péninsule arabe, ça plus forte densité a été constaté au Yemen (72%), qui doit être ça terre d’origine. La conquête musulmane du moyen orient et de l’afrique du nord, et dans une moindre mesure de l’Espagne et de la Sicile propagèrent le J1 bien au delà de l’Arabie , créant un nouveau monde arabe. »  source ;  Eupedia 2014   http://www.eupedia.com/europe/origines_haplogroupes_europe.shtml#J1

Toujours selon Eupédia « Dans les pays arabes J1 culmine, chez les Arabes des Marais du sud de l’Irak (81%), des arabes soudanais (73%), des Yemenites (72%), des Bedouins (63%), des Qatari (58%), des Saoudiens (40%), des  Omanais (38%) et des  Arabes Palestiniens (38%). Des pourcentage élevés sont observés dans les Emirats arabes unis (35%), Algerie côtière (35%), Jordanie (31%), Syrie (30%), Tunisie (30%), Egypte (21%) et Liban 20%. La plupart du J1 Arabe appartient à la Variété J1c3 . «  source Eupedia 2014http://www.eupedia.com/europe/Haplogroup_J1_Y-DNA.shtm

« Les recherche montre que l’haplogroupe J1 fait environ 72% de la population du Yémen, 34% des personnes  des Émirats Arabes Unis, 58% des qataries, 50% des Irakiens, 55% des Arabes palestiniens, 48% des Omanais,34% des tunisiens, et 35% des algériens. Dans le reste de ces pays, les populations est un mélange d’autres haplogroupes (principalement J2,  E1b1b, G et R1b)  (Source: Y-chromosome diversity characterizes the Gulf of Oman by Cadenas et al. 2008) and (Semino et al. : Origin, Diffusion, and Differentiation of Y-Chromosome Haplogroups E and J: Inferences on the Neolithization of Europe and Later Migratory Events in the Mediterranean Area) and (The Levant Versus the Horn of Africa by J.R Luis et al 2004).

Estimations d’Abd al-Aziz al-Duri (voy « The Historical Formation of the Arab Nation » p.66 et p.67), s’appuyant sur les auteurs arabes, sur certaines armées Omeyyades et Abbassides venu au Maghreb :

Muawiya ibn Khudayj al-Kindi .(665-666): 10 000 (du jund de syrie et d’egypte)

Okba ibn Nafi al-Fihri (666-674):  10 000

Abu Muhajer Dinar (674-681):  10 000? (jund dimashq et jund misr)

Okba ibn Nafi’i al-Fihri, (681-683):  40 000  (du jund al-Shamiyun)

Zuhay ibn al-Qays al-Balawi (683-689):  10 000

Hassan ibn al-Numan al-Ghassani (692-703):  40 000

Kulthum ibn Iyad al-Qaysi (741):  30 000 (Jund Dimashq, jund Urdun, jund Qinasrin, jund Hims, jund filastin et jund misr)

Muhammad ibn al-Ash’ath al-Khuza’i (762-765) 40 000 (Abbassides)

Yazid ibn Hatim al-Muhallabi al-Azdi (772-787) 30 000 Khorassaniens (abna persans et arabes-khorassaniens) et 60 000 de Basra et Kufa .

Soit pas loin de « 280 000 soldats » sur ses « simples armées » de ses 9 gouverneurs, alors qu’il y avais 53 gouverneurs dont : Musa ibn Nusayr al-Lakhmi (703-715), Bishr ibn Safwan al-Kalbi (721-727), Handhala ibn Safwan al-Kalbi (742-744), al-Aghlab ibn Salim at-Tamimi (765-766), Umar ibn Hafs al-Muhallabi (768-771) et Ibrahim I ibn al-Aghlab  al-Tamimi (800–812) etc.

Les Banu ‘Amilah étaient une tribu « arabe du sud » qahtanite vivant au bilad al-Sham (Syrie), qui formait une part non-négligeable de cette immigration comme l’explique Mohammad Rihan (« The Politics and Culture of an Umayyad Tribe » p.123) : « Le principal mouvement de colonisation  des Banu ‘Amilah eu lieu en direction de l’ouest, en Afrique du Nord et al-Andalus. Les preuves suggèrent deux principales raisons de la migration des familles  des Banu Amilah vers l’ouest, une destination peu probable pour les tribus  syrienne. La révolte berbère de Tanger, et la chute du califat omeyyade d’orient a poussé de nombreux Banu Amilah, soldats et civils, à s’établir dans cette région. »

La  victoire des Hillaliens et leurs alliés Sulaymites lors de leurs arrivées au Maghreb au 11e siècle fut « facilitée et appuyée » par les descendants de ses « arabes issus des conquêtes »  notamment ceux qui servait  dans l’armée d’al-Mu’izz as-Sanhaji le Ziride (1016-1062) comme nous l’expliquait bien,  ibn Khaldoun al-Kindi :

« Al-Mu’iz se mit alors en marche avec ses alliés, les partisans de sa famille , ses domestiques , ses amis , et le petit nombre des descendants des conquérants arabes qui habitaient encore son pays. Cette troupe s’accrut ensuite des contingents berbères , de sorte qu^Al-Mu’iz put aller à la rencontre de l’ennemi avec une armée très-nombreuse, composée, dit-on, d’environ trente mille combattants. Les tribus arabes de Rîah , Zoghba et Adi se postèrent au midi de Haideran, lieu des environs de Gabès. Quand les deux armées se trouvèrent en présence , l’ancien esprit national porta les descendants des Arabes qui, les premiers, avaient subjugué le Maghreb, à se détacher d’AI-Mu’iz pour passer aux Hilal. » .

Ibn Khaldoun dans « Histoire des tribus arabes », page35 . 

Cartographie :

ifriqiya 1
Sites des garnisons et établissement arabes d’Ifriqiya.
Les lieux de colonisation majoritaire 750 à la fin des Omeyyades à Al-Andalus en les arabes sont en vert foncé (sud et est), et les berbères en vert normal, et le vert claire est partagé.
Les lieux de colonisation majoritaire en l’an 756 (750 fin des Omeyyades, Abbasside jusqu’en 756) à Al-Andalus, les arabes sont en vert foncé (axe : sud ouest- est et nord-est), et les berbères en vert normal, et le vert claire est partagé.
L'arbre des Qahtanite (Qahtan) les arabes pures source http://alfutuhat.com/histoire/Omeyyades.html
L’arbre des Qahtanites (al-Qahtan) les arabes pures source : alfutuhat.com
L'arbre des Adnanite (Adnan) http://alfutuhat.com/histoire/Omeyyades.html
L’arbre des Adnanites (al-Adnan) les arabes arabisés source alfutuhat.com

Sources et bibliographie :

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